Correctrice : NathDW

Note de l'auteure : Donc oui comme j'avais l'idée de ce chapitre avant d'écrire le 2, et bien je l'ai rédigé avant de m'attaquer à la suite d'une autre fic. Considérez s'il vous plait ma rapidité ! (quoi juste 3 semaines au lieu de 3 mois!) Bref, il ne sert à rien ce chapitre si ce n'est à être romantique et à prouver combien ils s'aiment. Après si quelqu'un y voit autre chose, je prends l'idée. Bref suite directe du chapitre 1 plus ou moins. Donc on est au présent, après mariage et c'est plutôt un POV Stiles.

Réponse à la review anonyme :

Karin : Merci pour le gentil commentaire, en espérant que la suite te plaise.

Si j'ai oublié de vous répondre à un commentaire personnellement, je m'excuse mais je pense n'avoir zappé personne. Merci pour les commentaires parce qu'en général, ça m'aide à voir ce que j'ai loupé d'expliciter correctement et me donne parfois une idée de la suite...

Merci aussi à ceux qui mettent la fic dans leur suivi ou leurs favoris. Cela fait plaisir également.

Bonne lecture.


Chapitre 3

Stiles regarde sans le voir le paysage qui défile. D'ailleurs qu'est-ce qu'un paysage au fond ? Il en a une vague idée : un ensemble de bâtiments ou mieux d'arbres et de plantes. C'est naturel un paysage en théorie, et en toute logique, il doit y en avoir un le long de la route. S'il se fie à ce que Lydia lui a décrit, elle qui connaît la région pour y être venue en vacances plusieurs fois avec sa famille: d'un côté il y a l'océan immense et bleuté, et de l'autre un magnifique paysage. Lui ne sait pas ce que cela peut être. Pour avoir une vague représentation mentale des choses et des gens, il doit toucher, palper du bout des doigts et après il essaye d'assembler le tout dans son esprit comme un puzzle. Il ne voit pas mais il ressent. Et il se concentre sur les émotions, qui traversent son cœur via les sons qu'il perçoit et les matières qu'il touche. Par exemple, il sait que la Camaro de Derek est une voiture de luxe puissante. Il peut le sentir en glissant ses doigts agiles et curieux sur le cuir, ou aux vibrations sonores du moteur qu'il entend quand son compagnon freine ou change de vitesse. Il ressent aussi le léger tremblement qui se répercute en lui de par la vitesse.

Distraitement, Stiles laisse ses doigts caresser le cuir du siège. Il est chaud et doux. La sensation lui est familière depuis un moment, mais il aime agir comme s'il découvrait la voiture. Il se rappelle à quel point Derek a été surpris quand il a glissé ses doigts sur tout. Oh bien sûr, pas autant que la fois où, sans prévenir, il a posé les mains sur son visage. Le besoin de savoir à quoi pouvait ressembler Derek avait été plus fort que la politesse. Par moment, il glisse encore ses doigts sur le visage de son époux. C'est un moyen de deviner son expression. Et puis, il aime le faire comme si c'était la première fois. Sentir la peau douce et rugueuse, où il a une barbe naissante, est agréable, mais ce qui fait battre son cœur plus vite, c'est de sentir le visage de Derek se détendre sous ses doigts habiles et de l'entendre soupirer de contentement doucement...

« Tu souris... Donc tu penses à quelque chose d'agréable ou de coquin peut-être ? » Taquine l'aîné avec un léger rire.

« Alors là, pas du tout ! ... C'est juste un petit souvenir que j'aime beaucoup me remémorer. Tu sais, c'est comme une petite perle de bonheur que je conserve et que je me remémore de temps à autre parce que ça me rend heureux. » Réplique avec un sourire encore plus grand Stiles.

« Et tu n'as pas envie de le partager, histoire qu'on soit deux à être heureux ? » Questionne, avec une pointe de curiosité dans la voix, Derek.

« Qui a dit que ça te concernait ? » C'est une taquinerie mais le silence qui suit est pesant pour Stiles.

« Tu as raison. Je ne suis pas forcément concerné,» La réponse est murmurée et Stiles devine que le pied de Derek a appuyé involontairement un peu plus sur l'accélérateur.

Le silence reprend ses droits. Stiles mord sa lèvre inférieure. Derek est possessif et exclusif. Il l'a probablement toujours été, mais avec lui, il y a une dimension de protection en plus. Une fois, le shérif lui a dit qu'il était persuadé que Derek tuerait si on lui faisait du mal ou si on les séparait. Il parait, Stiles ne peut que croire les autres, que son époux le couve d'un regard admiratif comme s'il était la chose la plus précieuse au monde. Il sait que Derek accepte sa relation privilégiée avec Lydia et Scott, et ses autres rares amis. Il n'est pas jaloux, sauf quand quelqu'un qui n'est pas admis dans le clan s'approche. Stiles secoue la tête. Il voulait le taquiner pour se venger, et non pas glisser un froid entre eux. Et il connaît assez son compagnon pour savoir qu'il est capable de ne plus desserrer les dents avant le lendemain.

« La première fois que je t'ai touché. » Finit-il par répondre avec de nouveau ce sourire tendre et heureux sur les lèvres. « On était chez toi, au loft, assis dans les canapés. Et d'un coup, je me suis agenouillé, et j'ai tendu les mains pour les poser sur tes joues. Je t'ai senti te crisper alors que je caressais ton visage. Puis tu t'es doucement détendu sous mes doigts et tu as soupiré de plaisir... C'est ça mon petit souvenir agréable. »

« J'avais envie de t'embrasser. » Répond après quelques secondes Derek.

« Quoi ?! » Stiles papillonne des yeux et il tourne la tête vers son compagnon.

Il ne se souvient pas de ça parce que cela doit être la première fois que Derek le mentionne. À l'époque, ils étaient juste amis. C'était quelques mois après leur première rencontre, et Stiles ne savaient pas encore vraiment ce qu'il ressentait pour lui. Il avait toujours cru qu'il était le premier à être amoureux, que Derek avait cédé aux sentiments après lui. Après tout, s'il croyait ses proches sur parole, et il n'avait guère le choix à défaut de pouvoir vérifier lui-même, Derek était d'une famille connue, riche et il avait un physique à se damner. Autrement dit, il pouvait avoir n'importe qui s'il le désirait. C'était donc naturellement que Stiles croyait qu'il avait mis très longtemps à le séduire, peut-être avec son humour et son caractère...

« Je fixais tes lèvres avec l'envie de les embrasser. » Derek explique doucement. « Je... J'ai toujours eu envie de t'embrasser et de te caresser, dès notre première rencontre. Je ne savais juste pas comment te faire comprendre combien je te désirais et ce que je ressentais pour toi. Je n'ai jamais été doué avec les mots, par contre je peux faire passer beaucoup de choses par le regard et l'expression faciale... »

«Je trouve que tu t'en sors bien avec les mots. » Commente de manière rassurante Stiles. Il n'a jamais eu l'impression que Derek bloquait face à lui, peut-être parce qu'il est bavard en sa présence.

« Tu m'as appris à l'être... Enfin à te formuler certaines choses pour ne pas te surprendre ou pour t'aider. Je ne suis aussi expressif en paroles qu'avec toi. Toi, c'est différent des autres. » Avoue le plus vieux avec un soupir.

«Je suis spécial pour toi ! » Réplique fièrement le jeune aveugle avec un grand sourire.

« Je t'ai épousé, Stiles. Et crois-moi le mariage était tout sauf sur ma liste des choses à faire quand on s'est rencontré... Mais toi, tu as tout bousculé et tu m'as aidé à être meilleur. » Répond spontanément Derek.

« Oh attention, on dirait une déclaration d'amour. » Stiles a les joues en feu. Il devine qu'il a rougi, ce qui est idiot vu qu'ils sont mariés. Puis il ressent la perte de vitesse de la voiture. « Tu ralentis... »

« Hum oui. Il y a quelque chose que je veux faire, et Nina aimerait bien se dégourdir les pattes. » Répond enfin Derek en arrêtant la voiture, sur ce qui doit être un parking.

Stiles sait très bien qu'il est matérialiste et qu'il ne gare jamais sa Camaro n'importe où. Derek accorde étrangement de la valeur aux choses qu'il achète. Bien sûr, il est à l'abri niveau financier, mais c'est comme s'il gardait la mesure du prix de chaque chose. Il a 2 voitures et une moto, des tableaux de luxe, probablement d'autres choses de valeur... Et tout le monde sait qu'il faut faire très attention de ne rien déplacer, griffer, salir, abîmer sous peine de représailles. Stiles a eu affaire à une scène de colère une fois. Il s'est crispé de surprise quand Derek a rugi parce qu'on avait osé griffer sa voiture sur un parking. Pourtant, Nina a le droit de monter à l'arrière de la Camaro. Cela a surpris beaucoup de monde, et à la question fatidique du 'n'as-tu pas peur des griffes ?' La réponse a claqué sèchement : 'c'est une chienne d'aveugle'. Apparemment cela rend plus sage et docile l'animal, ce qui en soit n'est pas faux. Il se souvient aussi avoir brisé par accident, une fois, un vase en cristal. Il y avait du monde chez Derek ce soir-là, et en reculant, Stiles a percuté ledit vase. La scène était en soi surréaliste parce qu'il y a eu un silence pesant alors qu'il s'était agenouillé dans l'espoir de ramasser les morceaux. Il savait que Derek allait le tuer littéralement pour cela. Pourtant, rien ne s'était passé comme il s'y attendait. Comme lors de leur rencontre, Derek avait emprisonné ses mains pour ne pas qu'il se coupe, et n'avait d'ailleurs fait aucun commentaire. Stiles avait l'absolution complète et totale. Et il l'a toujours. Peut-être parce qu'il est aveugle, mais aussi parce que Derek l'aime et qu'il n'y a rien qu'il lui refuserait, comme il est incapable de le faire souffrir. Et c'est réciproque.

«Allez viens. » Ajoute Derek en sortant de la voiture et en libérant Nina, qui fidèle à son rôle, contourne la Camaro pour venir près de son maître.

« Tu ne veux pas me dire où l'on est... » Demande Stiles en sortant du véhicule et en attachant la chienne avec son harnais.

« Ouvre tes oreilles » Est la seule réponse de Derek avec un léger rire.

Stiles finit d'attacher son harnais de guidage à Nina et il fronce les sourcils. Le bruit n'est pas assourdissant mais relativement fort. Il lui rappelle vaguement l'orage un soir d'été quand il est lointain. Bien sûr, il se doute qu'il s'agit de la plage, il n'a juste jamais imaginé que c'est cela le son de la mer. Il sent la main de Derek prendre la sienne et entrelacer leurs doigts. La chienne ne fait aucun mouvement, attendant patiemment que son maître se décide à marcher. Elle est là pour le guider et l'épauler, et elle reste en général relativement calme, guère effrayée par l'inconnu. C'est Derek qui le tire légèrement pour avancer. Il se retrouve à marcher sur un sol mou dans lequel il s'enfonce. Il connaît la sensation pour l'avoir vécue enfant dans le bac à sable du parc. Il sourit doucement, c'est amusant comme impression.

« C'est bruyant comme un orage mais en continue. » Commente-t-il doucement avec un léger rire. « Je l'avais déjà entendu à la télévision tu sais, mais ce n'est pas le même. »

Finalement, au bout de quelques mètres ils s'arrêtent. Nina s'assied de nouveau et ne bouge plus. Stiles devine que Derek observe le mouvement des vagues. Il entend son époux se débarrasser de sa veste lentement et de ses chaussures. Hésitant, il l'imite lentement lâchant le harnais de la chienne, qui en profite pour se coucher. Stiles se dit qu'elle n'a guère envie de se dégourdir les pattes en réalité. Il se remet debout et savoure un moment la sensation de chaleur des grains de sable. C'est agréable. Il perçoit le bruit du harnais qu'on détache. Il faudra qu'un jour Derek comprenne que Nina n'agit jamais comme un chien normal. Quoiqu'il arrive, attachée ou non, elle reste collée à Stiles, protectrice et aidante comme on l'a éduquée à l'être. Au fond, elle est ses yeux.

« Tu me fais confiance n'est-ce pas ? » Demande subitement Derek, et Stiles plisse du nez.

« Euh oui, bien sûr… Sinon tu crois que j'aurais dit oui devant l'autel ? » Réplique avec humour Stiles.

« Parfait » réponse typiquement derekienne en soit. Oui, Stiles a inventé le mot spécialement pour la manière étrange et très succincte qu'a son compagnon de communiquer et de répondre. En général, un simple mot comme celui-là peut renfermer bien des significations…

Le plus jeune glapit et pousse un léger cri quand l'autre le soulève du sol. Par réflexe, Stiles passe ses bras autour du cou de Derek. Ce n'est pas la première fois que l'autre le prend à bras sans beaucoup d'efforts, mais cela reste exceptionnel. La dernière fois, c'était le jour du mariage pour respecter la tradition… Cela remonte déjà à quelques mois. Stiles n'est pas forcément petit, mais il est certainement moins musclé et plus léger que son époux. Il peut sans peine sentir les muscles de son compagnon sous son T-shirt fin. Il sait que Derek s'entraîne tous les jours, il ignore pourquoi il désire un corps aussi parfait et sexy (s'il en croit ses rares amies féminines). Cela ressemble plus à un moyen de se défouler en réalité. C'est comme s'il passait ses nerfs dans le sport et la fatigue physique. Parfois, Stiles tente de suivre le rythme, il y a des choses qu'il peut faire, et d'autres qui restent dangereuses sans voir où il va. Mais il n'a certainement pas le corps de rêve de Derek, et ses mains et doigts lui donnent un excellent aperçu de ce que doit être le physique du plus vieux. Il ne s'en plaint pas, bien au contraire.

Et puis, c'est la chute et il finit dans l'eau tiède. Stiles se débat un moment, surpris d'avoir fini à la mer. Il n'a pas grand-chose à craindre parce que, malgré le rire amusé de Derek, ce dernier est près de lui. D'ailleurs, il se penche pour l'aider à se redresser un peu. Stiles s'agrippe à sa nuque et utilise son poids pour réussir à faire chuter Derek sur lui. Il n'y a aucune raison qu'il soit le seul mouillé dans cette histoire. Cette fois-ci, le jeune homme rigole ouvertement, bien qu'il devine que son compagnon doit être surpris et vaguement irrité. Il doute que Derek apprécie d'être à l'eau maintenant.

« Ok, c'est mérité » Finit par dire avec un soupir Derek. « Mais cela ne veut pas dire que je ne vais pas me venger. »

« Quoi... » Commence outré Stiles, mais il est coupé par les lèvres de Derek sur les siennes.

Instinctivement, il pose les mains sur les joues rugueuses de son époux. Le baiser est d'abord chaste et doux, avant que le plus vieux ne mordille les lèvres charnues, cherchant un moyen d'approfondir l'échange. Et Stiles lui offre bien volontiers l'accès de ses lèvres avec un léger gémissement. Cela devrait être interdit d'embrasser aussi bien. Les mains de Derek se referment sur sa taille et l'attire sur ses cuisses pour le coller de manière possessive contre lui, avant de glisser sur les fesses de son époux pour le maintenir en place. C'est Stiles qui brise pendant quelques secondes le baiser pour inspirer avant que Derek ne reprenne possession de ses lèvres. Et le plus jeune abandonne bien volontiers aux lèvres expertes le contrôle du baiser, et se contentant de passer ses bras autour de son cou et de gémir quand une langue taquine vient à la rencontre de la sienne. Ils s'embrassent passionnément encore quelques minutes avant que Derek ne mette fin à l'échange.

« Je t'aime » Murmure Stiles en frottant son nez délicatement contre celui de son vis-à-vis.

« Peut-être, mais c'est moi le plus amoureux des deux » Contre-attaque Derek avec un doux sourire avant de déposer une légère bise sur le coin des lèvres de son mari.

« Mais bien sûr, comme si c'était vrai… » Soupire faussement ennuyé le plus jeune. « On va mouiller ta Camaro... »

« Pas grave, ce n'est que de l'eau. » Derek ne semble pas se soucier plus que cela de la voiture alors qu'il cache sa tête dans le cou de Stiles pour picorer du bout des lèvres la peau chaude et douce.

« Tu sais, je crois que le sel abîme le cuir » Il essaye vraiment de ne pas gémir outrageusement parce que, quand Derek commence comme cela, c'est très compliqué pour lui de ne pas réagir, de ne pas désirer plus… Et l'autre sait pertinemment comment attiser le feu en lui.

« Peut-être… Mais ce n'est rien, j'assume. » Murmure Derek contre son oreille, et il mordille légèrement le lobe de celle-ci, obtenant un étrange son étouffé en réponse, qui le fait sourire un peu plus.

« Tu…. Hum, tu détestes qu'on abîme tes affaires… Je… Je sais que tu es … hum, matérialiste et que c'est un crime de…. » Tente de continuer le jeune aveugle tant bien que mal avec les lèvres qui taquinent sa peau. Mais il semble que sa dernière phrase mette fin au jeu de séduction. Il sent Derek s'éloigner, probablement pour le fixer droit dans les yeux. Il imagine sans voir qu'il doit froncer les sourcils, il paraît qu'il fait ça chaque fois qu'il est étonné ou contrarié.

« Je suppose que matérialiste est le bon qualificatif. » Finit par répondre Derek avec un soupir. « Mais, rien n'a autant de valeur à mes yeux que toi, et un objet quelque soit son prix, Stiles, ne passera jamais avant ce que je ressens quand je te vois sourire, ou que je t'entends rire. Rien ne peut être plus précieux que t'avoir avec moi et te savoir heureux… Alors, au pire, j'aurais une parfaite excuse pour changer de voiture, au mieux on épongera pour éviter les dégâts. »

Stiles sourit doucement. Il sent toujours les vagues venir mourir sur eux, vu qu'ils sont toujours dans l'eau. Il imagine Nina qui doit hésiter à se mouiller les pattes, mais qui n'est certainement pas loin. D'ailleurs il siffle doucement, s'inquiétant un peu pour la chienne qu'ils ont laissée sur la plage. L'aboiement, qui lui répond, lui indique qu'elle n'est guère loin, et au bout de quelques minutes, il sent sa présence, sa patte sur sa jambe. Stiles tend une main et l'animal vient taper sa tête sous la paume, indiquant son emplacement. Il la caresse doucement. Nina est un cadeau de Derek. Un chien d'aveugle, c'est cher, très cher. Il peut comprendre, tous les chiens ne peuvent être dressés à le devenir et l'apprentissage est long. Le shérif n'avait certainement pas les moyens de lui offrir ce genre d'aide. De plus, Stiles a toujours été aveugle. Le monde, il ne l'a jamais vu. Il l'entend, le sent, le ressent, mais c'est tout. Il a donc très vite appris à marcher les mains devant, ou avec une canne. Ce n'était pas un problème, ni un ennui. Il a même simplement expliqué ce fait à Derek quand ce dernier l'a questionné sur le fait de posséder un chien. Les gens n'imaginent pas le prix réel de ce genre d'aide. Lui sait parce que son père a essayé d'en obtenir un. Mais Derek est Derek, et il y a des choses, comme la contrainte financière, qui n'entrent pas vraiment dans son vocabulaire et sa conception de la vie, quand cela touche sa famille ou son époux. Et finalement, il a offert à Stiles une chienne d'aveugle, Nina, pour l'aider et lui faciliter la vie. C'est vrai qu'elle est un plus non négligeable et une présence de tous les instants près de lui, qui lui offre plus de liberté.

«On devrait y aller. On pourra revenir profiter de l'océan et de la plage plus tard. » Déclare Derek après un dernier baiser sur sa joue. Stiles sent la main de son époux frôler la sienne alors qu'il caresse aussi la tête du chien, doucement. Ce qui est étrange, c'est que Derek n'aime pas vraiment les animaux, mais Nina, c'est autre chose.

« D'accord. » Murmure Stiles en réponse. Et Derek l'aide à se remettre debout lui prenant le bras pour le reconduire vers leurs vêtements.

La chienne suit en jappant, restant collée à son maître comme pour le guider. Stiles grimace quand il marche enfin sur le sable sec. Cette fois la sensation est désagréable parce que son pied s'enfonce, mais les grains restent collés à sa peau humide. Il grimace. La sensation est étrange et un peu brûlante. Finalement, Derek s'arrête. Stiles s'agenouille et Nina l'aide en poussant du museau les chaussures. Il passe une main sur la tête de la chienne en remerciement avant des les enfiler. En tâtonnant, il découvre le harnais qu'il prend en main. Fidèle et obéissante, Nina vient d'elle-même se positionner devant son maître, lui permettant d'accrocher le harnais. Stiles soupire et se redresse. Il a toujours du sable collé à la plante des pieds, et ça picote légèrement dans ses baskets. Derek lui prend la main et ils remontent tous les trois vers la voiture lentement. Il ne reste pas grand-chose comme route avant d'arriver à la villa sur la plage de la famille Hale. Et Stiles est sûr qu'il va adorer le séjour ici.


The end !

Non je plaisante, et voilà pour le chapitre 3, au prochain, on fera un petit saut dans le passé. Mais avant cela, je vais m'attaquer aux drabbles et à la suite du stisaac…. Et puis, on verra.

C'est moi où ils sont un peu ooc ? Bon, en même temps, c'est un univers alternatif…

Comme toujours, le bureau des réclamations est juste en-dessous, ne vous gênez pas.