Hello minna!
Oui, je sais. J'avais dit un Two-Shot. En fait, ce n'est pas vraiment moi la responsable. J'avais écrit cet épilogue pour remercier mon adorable pré-lectrice. Cela devait rester "secret". Mais, dans mon OS "Bonbon", j'ai un lancé un petit défi que Loynis a remporté. Et son souhait était de voir une fin à cette histoire. Comment refuser? Donc, après avoir obtenu l'accord de mon hamster adoré, voici enfin la fin que vous attendez tous. J'espère que cela vous satisfera. Et n'oubliez pas de remercier Loynis pour sa demande, ok? C'est grâce à elle que ce chapitre est publié
Bonne lecture!
Je me suis allongé sur mon lit. Je me sens épuisé. J'ai tout donné, tout à l'heure, pour te satisfaire. Le pire, c'est que je ne saurai jamais si tu as ressenti tout ce que je voulais que tu ressentes. Je ne pourrai pas savoir si ton plaisir a été si intense que tu as eu cet instant de regret, comme je l'espérais. Tant pis. Je crois que je n'ai pas le choix. En tout cas, cette dernière fois restera gravée dans ma mémoire. Je n'ai jamais autant été heureux de te tenir dans mes bras, de t'embrasser, de t'aimer que cette fois-là. Parce que je savais qu'il n'y en aurait pas d'autres.
Ed. Merci de m'avoir accorder ce dernier moment de joie avec toi. C'est étrange les sentiments que je ressens. Je me sens heureux d'avoir pu vivre encore ça avec toi. Et je me sens triste de savoir qu'il n'y en aura pas d'autres. Que c'est le dernier ''je t'aime'' que tu m'as murmuré. Et qu'il n'était même pas sincère. Et je t'en veux un peu de me l'avoir dit. Car, au fond, je ne voulais pas que tu me mentes. Je voulais que tu sois sincère, encore une fois.
Je me sens pitoyable d'avoir espérer que mes mots, que mes gestes changeraient peut-être tes sentiments envers moi, envers ce type qui te serrait dans ses bras, tout à l'heure. Je me sens pitoyable de t'en vouloir de m'avoir offert ce dernier ''je t'aime'' hypocrite, alors que c'est moi qui te l'ai demandé. Je t'en veux de m'avoir rendu si dingue de toi que je ne peux tout simplement pas envisager ma vie sans toi.
Mais je sais que les choses vont s'améliorer. Déjà, lorsque je n'aurai plus tous ces souvenirs qui m'assaillent à chaque instant, où que je sois dans ce maudit appartement, je pourrai voir ma vie sous un meilleur jour. Je le sais. Et je crois que je vais t'envoyer en mission, loin, et longtemps, pour ne plus avoir à supporter ce sourire heureux que tu afficheras encore, malgré le mal que tu m'as fait, malgré ce que je ressens toujours pour toi.
Un bruit de porte interrompt mes pensées. Je me redresse, la tête toujours douloureuse. Qui peut bien venir chez moi? Et entrer, comme ça, sans frapper?
Je me lève et marche doucement vers l'entrée. Personne. Mais il y a de la lumière dans la cuisine. Je m'y dirige, toujours en silence. Plus je m'approche et plus je sens l'odeur alléchante de la nourriture. Je ne sais pas qui c'est, mais cette personne est vraiment un ange pour penser à moi et me ramener à manger. Je n'aurais jamais eu la force de me préparer quoi que ce soit.
Je ferme les yeux un instant, essayant de deviner de quoi il s'agit. Je sens mes papilles me titiller en reconnaissant un plat d'un de mes restaurants favoris. Oh, oui! Peu importe l'identité de la personne qui est entrée chez moi de cette façon. C'est définitivement et obligatoirement un ange tombé du ciel pour me sauver de ma solitude et de ma tristesse.
J'accélère le pas, pressé de faire honneur à ce repas qui, j'en suis sûr, me remettra d'aplomb. Mais je me fige à l'embrasure de la porte. Cette silhouette... Ces cheveux blonds attachés en queue de cheval... Non. Ce n'est pas possible. Je dois rêver. Je ferme à nouveau le yeux, essayant de calmer les battements fous de mon cœur que cette vision a provoqué. C'est impossible que ce soit lui. Impossible. Je fouille dans ma mémoire à la recherche d'un souvenir du genre. Car c'est forcément une hallucination. Une hallucination que mon esprit malheureux a imaginé, tout comme il avait imaginé Ed dans la chambre, tout à l'heure. Ça ne peut pas être vrai.
J'ouvre à nouveau les yeux, me préparant à la déception de voir que ce n'était vraiment qu'une hallucination, ou qu'il ne s'agit que du lieutenant Hawkeye qui s'inquiétait et qui a décidé de visiter son fainéant de supérieur. Cependant, la vision n'a toujours pas changé. Je reconnais toujours ta carrure, tes vêtements, tes cheveux.
_ Ed? Je murmures, toujours incrédule.
Tu te retournes et m'offres un magnifique sourire qui me fait chanceler de bonheur. Que ce passe-t-il? Pourquoi es-tu revenu? Serait-ce que cette ''dernière fois'' t'ait réellement fait regretter notre relation et que tu veux qu'on recommences? Je secoues la tête. Non. Ça ne peux pas être ça. Pas après les choses que je t'ai dites. Alors, c'est la pitié qui t'a poussé à revenir? Je ne veux pas de ta pitié, Ed. Je te l'ai déjà dit. Pourquoi t'obstines-tu à me l'offrir?
Je te regarde à nouveau, furieux et je vois dans tes yeux cette lueur d'inquiétude qui me conforte dans l'idée que tu n'es revenu qu'à cause de ce sentiment de pitié, ou pire, de culpabilité que tu ressens. Je serre les poings.
_ Qu'est-ce que tu fais là, Ed? Je dis, ma voix de nouveau froide et distante, le regard dur.
Tu as l'air particulièrement surpris par mon attitude. Pourquoi, Ed? Pourquoi revenir pour me faire souffrir encore?
_ Roy, qu'est-ce qui te prend? Demandes-tu.
Je sens la colère se joindre à ce cortège de sentiments qui m'animent en ce moment.
_ Non mais je rêve, je dis, ma colère audible dans ma voix. Je croyais pourtant avoir été clair, tout à l'heure, pourtant. Je me demande bien pourquoi tu es revenu. Pour remuer le couteau dans la plaie, peut-être? Depuis quand aimes-tu torturer les gens?
Je vois ton regard confus, comme si tu ne comprenais pas vraiment ce qu'il se passait.
_ Roy, je suis revenu parce que je voulais qu'on discute, dis-tu. Je te l'ai écrit.
Mon regard se dirige vers la feuille que j'avais refusé de lire quelques instants plus tôt. Alors, c'était ça que tu avais écrit? Que tu voulais parler? Je repose mon regard sur toi, plus dur encore qu'avant.
_ Ça ne m'intéresse pas, Ed. Va-t-en. Je ne veux plus te voir. J'ai pas envie de devenir un jouet avec lequel tu t'amuses, aux dépens de mes sentiments. Va jouer plutôt avec ce type avec lequel tu étais. Je suis sûr qu'il serait extrêmement ravi!
Je vois ton regard blessé. Tu baisses la tête. Allez, Ed. Ne perds pas ton temps ici! Tu as mieux à faire!
_ Peu importe ce que tu as à me dire, Ed. Ça ne m'intéresse pas. Tu m'as donné la dernière chose que je pouvais souhaiter de toi. Et quoi que tu puisses dire, ça ne me fera pas changer d'avis. Maintenant, dehors.
Tu relèves la tête et ce que je vois dans tes yeux me tétanise. Tes yeux, d'ordinaire si joyeux, si chaleureux sont pleins de douleur, de tristesse et de larmes que je n'aurai jamais cru voir un jour.
_ Tu restes vraiment un c... jusqu'au bout, hein? Très bien, puisque c'est ce que tu veux, je m'en vais. De toute façon, moi aussi j'en ai marre de me prendre la tête avec toi, monsieur l'orgueilleux de service. Mais si tu prenais le temps de lire les mots qu'on te laisse ou d'écouter ce qu'on a à te dire, et d'oublier un peu ta fichue fierté, alors peut-être que ta vie serait moins merdique.
Et sur ces mots, tu sors de la cuisine, me bousculant au passage. J'entends la porte d'entrée claquer. J'ai l'étrange sensation d'avoir commis une grossière erreur. Je m'avance dans la cuisine et je prends le mot que tu m'avais laissé. Je le lis rapidement et je sens mon cœur se serrer. De joie. De colère. De honte. Je laisse tomber la feuille et je me précipite à ta suite. Je n'ai pas pris le temps de mettre des chaussures. Tant pis. Je veux juste te rattraper. J'espère juste qu'il n'est pas trop tard et que je ne t'ai pas perdu pour de bon, et par ma faute.
Je t'aperçois, au loin, qui marche, la tête baissée. J'aimerais t'appeler mais je n'ose pas. J'ai peur que tu ne t'enfuis. Et tu aurais le droit. Je m'approches doucement de toi, je ne veux pas t'effrayer. Mais tes sens sont bien développés et tu te retournes avant même que je ne sois à tes côtés. Tu me regardes avec tant de douleur et de haine! Je m'arrête. Tu ne t'es pas enfuis, comme je le pensais. Mais je ne sais pas si tu me laisseras t'approcher. Et je ne veux pas gâcher ma dernière chance de te parler.
_ Ed, je murmure, je suis désolé.
_ Ah ouais? Ben tant mieux, dis-tu, le ton de ta voix clairement sarcastique, tournant la tête dans une autre direction que la mienne.
Je fais un pas vers toi. Tu ne bouges pas.
_ Tu avais raison. Je ne suis qu'un c... . Un pauvre c... orgueilleux et stupide.
_ Bravo de t'en être enfin rendu compte, dis-tu, toujours sarcastique.
_ Et je regrette ce que je t'ai dit, Ed. Vraiment. Je le regrette. Mais je n'aurais jamais cru que tu m'aimais encore. Je croyais que tu venais pour me quitter, ce jour-là. Et je pensais que tu étais maintenant heureux avec ce type. Aurais-je des circonstances atténuantes si je t'avoue que je n'ai agit comme ça que dans l'espoir de me protéger?
Un nouveau pas. Tu ne dis rien. Mais je vois les larmes couler les long de tes joues. Si j'avais pu imaginer que, dans cette histoire, c'est moi qui te blesserait plus que toi, tu ne me blesserait!
_ Ed, je t'aime.
_ Hmph! Ça me fait une belle jambe!
Un nouveau pas. Je pourrais te toucher. Mais je ne veux pas précipiter les choses. Je ne veux pas brûler les étapes et te voir m'échapper pour de bon.
_ Ed, dis - moi quelque chose, s'il te plaît.
_ Sale c... .
_ C'est vrai.
_ Pourquoi faut-il que tu sois aussi chiant, aussi c..., aussi fier? Exploses-tu soudain, me faisant sursauter. P..., je voulais juste qu'on discute! Je voulais juste qu'on mette les choses à plat et qu'on soit de nouveau heureux ensemble. Alors pourquoi tu fous toujours tout en l'air? Pourquoi faut-il que tu t'imagines des trucs débiles dès que tu penses que tu vas souffrir? Pourquoi est-ce que tu ne crois pas en moi?
_ Je sais, je dis.
_ Tu sais? TU SAIS? M..., Roy! Tu me prends pour qui? A t'entendre, j'ai l'impression que tu ne me connais pas! Tu crois franchement que j'aurais couché avec toi si j'étais avec Eric? Tu crois sincèrement que je t'aurais dit ''je t'aime'' si je ne le pensais pas? Tu crois vraiment que ça me fait plaisir de voir quelqu'un souffrir A CAUSE DE MOI?
Je m'approches de toi et je te prends dans mes bras. Tu te débats. J'encaisse les coups sans rien dire. Je les mérite. Pour t'avoir sous-estimé. Pour avoir été aveuglé par ma peur de souffrir que je n'ai pas vu ce qu'il y avait dans tes yeux. Je sens la culpabilité me ronger mais je refuse de me laisser aller. Je veux d'abord m'occuper de toi, Ed.
_ Pardon, Ed, je suis désolé. Je t'aime tellement! S'il te plaît,pardonnes-moi! Je murmure inlassablement à ton oreille.
Tu finis par te calmer. Tu restes là, inerte, dans mes bras. Tu ne fais rien pour te dégager. Mais tu ne me rends pas mon étreinte. Tant pis. J'ai tout le temps pour me faire pardonner. J'ai tout le temps pour te prouver que tu ne peux être heureux qu'avec moi. Je t'embrasse doucement à la tempe.
_ On rentre à la maison, Ed? Je demande.
Tu ne réponds rien. Mais tu hoches imperceptiblement la tête. Je passe un bras autour de tes épaules et te diriges doucement en direction de mon appartement. Je sens que ça va être difficile. Mais je ne veux pas croire que j'ai réussi à détruire la chance que je n'espérais pas par ma bêtise.
Une fois dans mon appartement, je nous dirige vers la cuisine et t'assois sur une chaise. Tu ne me regardes pas. Je comprend très bien pourquoi.
Je continue ce que tu avais commencé, à savoir mettre la table pour faire honneur au repas. Je me demande si tu auras envie de manger, après ce qu'il s'est passé. Je te jette un coup d'œil et constate que tu regardes la nourriture avec envie. Je me retourne pour que tu ne me voies pas sourire. Je me sens soulagé. La situation n'est pas aussi désespéré que je ne l'aurais cru.
Je te sers rapidement et je te regarde te goinfrer, comme à ton habitude. J'ai envie de rire. Je me sens tellement heureux que je pourrai en danser et chanter. Et pourtant, qu'est-ce que je déteste ça! J'ai aussi une furieuse envie de te prendre dans mes bras, de t'embrasser, de te ramener dans ma chambre et te prouver à quel point je t'aime d'une manière plus... concrète. Mais je ne dois pas précipiter les choses. Le câlin au lit devra attendre un peu.
_ Tu ne manges pas? Tu me demandes, surpris.
Je me rend compte que je n'ai pas touché à mon assiette, tellement j'étais absorbé par toi. En temps normal, j'aurai tout fait pour que tu ne remarques pas à quel point tu me captives. Mais là, je n'ai plus envie de le cacher. Je veux que tu vois l'ampleur de l'effet que tu as sur moi.
_ J'aime te regarder, je réponds distraitement, sans vraiment réfléchir.
Tu rougis à mes paroles. Je me sens encore plus heureux d'être là, à te regarder, tout simplement. Tu es beau. Encore plus beau lorsque tu rougis. Encore plus beau lorsque tu me regardes avec cette expression gênée et ravie. Encore plus beau lorsque je vois ton regard chargé de joie et d'amour. Oh, Ed!
Je tend ma main et te caresse doucement la joue. Mes yeux ne peuvent s'empêcher de t'admirer, comme si tu étais la chose la plus précieuse au monde. Non. Tu ES l'être le plus précieux au monde, pour moi.
Nos yeux se croisent et je vois que tu devines mes pensées. Je n'ai jamais été aussi ouvert que je ne le suis en ce moment. Tu peux tout lire. Et je VEUX que tu lises tout. Si c'est le prix pour te garder auprès de moi... alors ce n'est pas cher payer, en comparaison au bonheur que tu m'apportes.
_ Ed, je murmure, en penchant ma tête vers la tienne, incapable de garder cette distance entre nous plus longtemps.
Nos lèvres se touchent, se frôlent, se caressent. Comme si c'était la première fois qu'on s'embrassait. Et, dans un sens, c'est le cas. Parce que c'est une nouvelle relation que nous allons vivre, tous le deux. Une relation plus sincère, plus ouverte, avec plus de communication. Une relation plus vraie.
Nos lèvres se séparent à regret, mais nos têtes restent proches l'une de l'autre.
_ Est-ce que tu veux vivre avec moi, Ed? Je demandes, sur un coup de tête.
Je vois tes yeux s'agrandir de surprise, briller de joie, pétiller d'amour.
_ Oui, tu réponds simplement.
Je t'embrasse à nouveau, heureux. Mes bras bougent d'eux-mêmes pour s'enrouler autour de ta taille et je te soulève. As-tu compris mes intentions, Ed? Tu enserres ma taille de tes jambes.
Je t'emmène dans ma chambre, dans NOTRE chambre. Je vais te faire oublier ces horreurs que j'ai pu te dire. Je vais te faire oublier la souffrance, la peine. Tu ne te souviendras que tu du bonheur que je t'apporte, que de l'amour que nous partageons. Je te le promets, Ed. Tu ne seras plus jamais malheureux à cause de moi.
Alors? Qu'est-ce que vous en pensez? J'espère n'avoir déçu personne. C'est comme ça que je voyais leurs "retrouvailles". Je ne pouvais pas ne pas imaginer Roy faire une nouvelle bourde.
S'il vous plaît, REVIIIIIIIEWS!!!!!!
