RAR :

- adenoide : Merci pour ta review ! Hahaha, oui, j'avoue ! Harry n'est pas mon personnage préféré mais je l'apprécie quand même ne t'inquiète pas ! Le petit bout va aller mieux ! Pour ta seconde review, oui, c'est vrai que j'aurais pu m'arranger pour faire quelque chose dans ce style là avec un Harry qui tombe sur quelqu'un de méchant mais bon, j'aime Harry quand même alors je lui réserve quelque chose de plus doux !

- nathydemon : Merci pour ton com's ! Tu avais envie de lire la suite, la voici ! Bonne lecture !

- Ezou : Merci ! Je suis encore très indécise sur mon style et on m'a encore confirmé que j'avais le style d'une ado. A 25 ans passé, c'est triste ^^' Mais je suis ravie que tu apprécies néanmoins cette histoire ! Pour la suite, je galère à l'écrire mais ça vient davantage d'un manque de confiance et d'un excès de frustration de ma part que d'un manque d'inspiration ! Je n'arrêterai jamais ce projet, sois-en sûr( e ) !

- Petite grenouille : Merci beaucoup !

Bonne lecture à tous et à toutes !

Quand Harry s'était réveillé, tard dans la nuit, le froid l'avait envahi. Il n'avait même pas ses lunettes. Mais une chose était certaine, il ne reconnaissait pas les murs du placard. Où était-il? Il percevait des bruits extérieurs au loin qu'il reconnaissait comme étant ceux de la ville. Que faisait-il là? Il avait mal partout. Il pouvait à peine bouger mais il fallait qu'il se lève. Qu'il mange. Ou il allait mourir là, dans cette boîte en carton.

Il se redressa, relevant les bords du carton et grimaça. Jamais il ne pourrait se lever et partir en quête de nourriture. Et où trouverait-il à manger alors que tout semblait éteint autour de lui? Quelle heure était-il? Peut-être pourrait-il trouver quelque chose dans la poubelle… Après tout, ce que les gens jetaient ne leur appartenait plus. Il pouvait bien manger ça. Péniblement, il gagna la poubelle la plus proche, davantage en rampant qu'en marchant et l'ouvrit, se hissant difficilement sur ses deux jambes. Un brin d'espoir l'envahit en trouvant un restant de sandwich qu'il goba tout rond. Depuis quand n'avait-il plus mangé? Sa bouche se tordit en une grimace affreuse alors qu'il toussait, sa gorge se rappelant tout doucement à lui. Depuis combien de temps n'avait-il pas bu aussi?

Déglutissant avec difficulté, il avisa un oiseau se poser dans une petite flaque crée par la pluie dans un nid de poule sur la route. Il approcha doucement et se regarda son reflet. Aucune partie de son visage ne semblait avoir été épargnée. Sa lèvre était ouverte et saignait, son visage était couvert d'hématomes sans oublier le reste de son corps qui le faisait atrocement souffrir. Son oncle n'y avait pas été de main morte. Il l'avait battu jusqu'à l'inconscience puis l'avait déposé là, au milieu des poubelles, dans une boite en carton, tel un déchet. Était-ce parce qu'il le considérait comme tel? C'est vrai qu'il n'avait jamais été appelé par son nom. Toujours monstre, déchet, bon à rien et des noms dans le même style. Puis il avait été jeté là, au milieu des détritus. Était-ce parce qu'il était lui-même un déchet? Un déchet qui n'avait droit à rien? Était-il à ce point un monstre pour que son oncle se débarrasse de lui comme il l'avait fait?

Le garçon jeta un dernier coup d'œil à son reflet et but l'eau de la flaque, en laissant un peu pour l'oiseau qui n'avait rien demandé mais qui ne l'avait pas chassé non plus. Il toussota. L'eau était boueuse et sentir des impuretés sous sa langue le fit grimacer. Mais il devrait se contenter de cela. Il n'y avait rien. Rien pour les déchets comme lui. Épuisé et endolori, il regagna le carton et s'enveloppa dans sa couverture, fermant les yeux, s'abandonnant au froid glacial d'un monde inconnu.

A quelques rues de là, dans un bâtiment isolé des autres et qui semblait être à l'abandon, des villageois étrangement vêtus discutaient. Parmi eux se trouvait un homme plutôt grand vêtu d'une étrange cape noire qui le recouvrait presque totalement, laissant des cheveux aussi noirs que sa cape à la vue de tous. Cet homme était en réalité un sorcier. Les êtres magiques comme lui fréquentaient rarement le monde des moldus mais il s'y trouvait pour une conférence tout à fait particulière sur les potions. Severus Snape, car tel était son nom, était un mordu des potions. Quand il ne donnait pas cours à des incapables à Poudlard, l'école de sorcellerie, il créait lui-même de nouvelles potions. Sa dernière création qu'il venait de présenter à l'assemblée des potionistes était l'amélioration de la potion Tue-loup qui permettait aux loups garous de rester humain sous leur forme animale. Il en était particulièrement fier.

- Nous y allons? l'appela un collègue, prêt à partir.

Severus opina et suivit ses confrères dans une rue isolée des regards pour transplaner loin des regards indiscrets. A cette heure là, il n'y avait généralement personne dans les rues mais mieux valait être prudent. Un bruit l'alerta. Il tira sa baguette, prêt à agir, jeta un œil dans la rue perpendiculaire mais n'y vit que des cartons remplis. Il se détendit. Surement un animal. Devait-il vérifier? Il s'avança dans la rue mais son collègue le retint.

- La zone est par là, Severus. Aurais-tu trop bu mon ami?

L'homme grimaça. Il n'avait jamais touché une goutte d'alcool depuis… Depuis que son père avait commencé à battre sa mère en fait. Il n'avait jamais osé boire de peur de perdre le contrôle sur lui-même. Il ne deviendrait pas un second Tobias, jamais.

- Allez-y sans moi, je dois vérifier quelque chose…

Mais l'homme ne put rien faire et fut entrainé vers la zone de transplanage où l'un de ses collègues lui servit d'escorte pour le ramener jusque chez lui sans son consentement. Le sorcier leur fit un regard noir et une fois qu'ils furent partis chacun de leur côté, il regagna la rue où il était quelques instant plus tôt. Il n'avait quand même pas rêvé. Il avait bel et bien entendu quelqu'un tousser et si ce quelqu'un les avait vus, il devait le trouver et effacer ses souvenirs sur le monde des sorciers.

Silencieusement, il gagna la ruelle éloignée, veillant à ne pas trop éclairer le chemin par un sort. L'individu devait soit s'être caché soit il était parti depuis longtemps. Il se devait de vérifier. Lentement, il regarda derrière les cartons, prenant soin de rester sur ses gardes quand l'un des cartons bougea. Était-ce vraiment un animal? Le carton était petit. Trop pour un homme. Doucement, presque religieusement, il déplia les rebords et retint une exclamation devant le corps recroquevillé d'un enfant. Il jura. L'enfant était mal en point d'après ce qu'il pouvait voir.

- Lumos ! dit-il en augmentant la luminosité de son sort, éclairant l'enfant.

D'enfant il n'avait que le nom. Son corps était recouvert d'hématomes récents à en croire leur couleur encore violette, tirant sur le noir. Il avait été vraisemblablement battu. Par qui, pourquoi, Severus l'ignorait. Mais il ne pouvait pas laissé cet enfant là, au milieu des ordures alors qu'il était si mal en point. Le gémissement de douleur de l'enfant fit écho au sien quand il bougea. Autrefois c'était lui qui subissait les coups de son géniteur. Peut-être était-ce la même chose pour l'enfant.

- Tout doux, je vais m'occuper de toi…

D'un sortilège il immobilisa l'enfant afin d'éviter d'aggraver ses blessures, le fit léviter et transplana rapidement. Qui sait depuis combien de temps l'enfant était là? Et s'il avait décidé de ne pas revenir, l'enfant serait-il mort dans cette ruelle, loin de tout?

Délicatement, il déposa l'enfant sur sa table de salon heureusement débarrassée de ses livres de potions et lança un sort de diagnostique.

Fractures, carences alimentaires, hémorragies. Il ferma les yeux en contenant sa colère et passa une main amicale dans les cheveux rendus poisseux par le sang.

- Courage petit , je vais m'occuper de toi.

Il dégagea la mèche sanglante qui gênait les yeux de l'enfant et se recula vivement sur sa chaise. Non, non, ce n'était pas possible ! Et pourtant la cicatrice en forme d'éclair était bien là. Il avait devant lui le corps presque sans vie d'Harry Potter !