Qui est-ce qui revient après 4 ans pour poster la fin de cet OS? C'est bibiiii! Comme quoi y a des miracles! Donc cet OS a été écrit en TROIS FOIS, ouiouioui, avec environ un ou deux ans entre chaque fois, dooonc.. ben donc rien, bonne lecture!


Changer les règles du jeu

Règle n°3: Refouler le désir, faire des concessions

Near était allé dans sa chambre. Il est 03 heures du matin il ne dort pas. il essaie de comprendre. Pourquoi a-t'il accepté, voire apprécié que Mello lui griffe le dos de cette façon? Pourquoi trouve-il attirant ce contraste, ce paradoxe, d'être embrassé ainsi par celui qui le déteste? C'est tellement compliqué les sentiments.. C'est pour ça que Near les refoule. Il n'arrive pas à se débarrasser du souffle de Mello près de son oreille et de la douleurs des dents se serrant sur son lobe. Son estomac se tord au souvenir de ce plaisir qui lui apparaôt comme malsain. "Il faut que ça s'arrête.." se dit-il désespérément. Sur ce, il s'allonge, éteint sa lampe de chevet et ferme les yeux.
..Une sensation de froid le fait frissonner et le réveille. Near ouvre difficilement ses yeux collés. Pourquoi sa fenêtre est-elle ouverte? Il se sent aussitôt réveillé. Il sursaute en entendant une voix s'élever dans la pénombre.

-Tu en as mis du temps dis-moi..

Mello est là et il s'avance vers l'albinos qui a la curieuse mais certaine impression que tout va de nouveau aller de travers, comme à chaque fois que Mello est là.

-Et bien si tu es réveillé, tant mieux, ça m'évitera la peine d'avoir à te porter..

Porter? Le blond s'approche de Near, lui saisit la manche et l'entraîne à sa suite. Near essaie de se débattre mais il sait déjà que c'est en vain, car une partie de lui veut suivre Mello. Il le laisse donc l'emmener, sortir par la fenêtre, courir dans le jardin jusqu'à arriver dans un coin, le plus éloigné des bâtiments, une espèce de petit bois où parfois les enfants vont se balader.
Mello le pousse violemment et Near tombe en douceur sur un tapis de mousse. L'albinos lève la tête et son regard se cogne contre les yeux aux pupilles dilatées de Mello. Un regard qu'il n'oubliera pas, pour l'avoir bien vu la veille quand il lui avait lacéré le dos. Mello fait quelques pas vers Near, puis s'arrête et le regarde de haut, très satisfait de voir Near allongé à ses pieds. Il frémit doucement et, progressivement, fléchit les jambes, courbe le dos, pose ses genoux à terre, se penche en avant, étire son cou et sa bouche vient emprisonner celle de Near qui reste surpris par cette douceur.
Ses mains frôlent subtilement de toute part le corps pâle de Near. Tandis que le baiser se fait plus sauvage, et les mains plus joueuses. Elles traînent sur le bassin de l'albinos. Ce dernier s'en rend soudain compte et la panique refait surface. Dans un réflexe qui le surprend lui-même, sa main s'envole et atterrit sur la joue de Mello. Réalisant qu'il a de nouveau prise sur la situation, il se lève, dérape et s'enfuit loin de Mello qui reste ébahi.
Puis il reprend contenance et la fureur s'empare de lui. Ce sale cafard délavé pense qu'il va lui échapper? Quel amusement. Souriant et ricanant, il se lève à son tout et s'élance à sa poursuite. Il court et finit par repérer un bout d'étoffe blanche voletant. "Un nouveau trap-trap-bisous?" pense Mello. "Avec des enjeux différents cette fois-ci.." Il allonge le pas, tend le bras et, sentant le vêtement effleurer ses doigts, il ferme le poing, emprisonnant le pyjama. Il tire un coup sec dessus. Near est projeté en arrière sur l'herbe froide. Une fois de nouveau à terre, il se rend compte qu'il est écrasé par Mello, posé à califourchon sur son ventre.

-Perdu, Near.. dit-il avec un doux rictus.

Il passe doucement une main dans les duveteux cheveux blancs tout en souriant tendrement. Near sent son coeur battre rapidement. C'est quand Mello est le plus mielleux qu'il est le plus dangereux. En effet, une seconde plus tard, il agrippe la tignasse de Near et approche son visage du sien. Son autre main passe sous son t-shirt et peint des arabesques invisibles.

-Tu n'imagines pas comme c'est bon d'avoir enfin le dessus sur toi..

Near reste silencieux. La main dansant sur son buste le déconcentre.

-Ton état de faiblesse est récemment devenu l'oxygène dont j'ai besoin.
-Ce qui t'octroie également une faiblesse, par la même occasion, tente Near.
-Qu'est-ce que tu veux dire? se stoppe Mello.
-Et bien, si je suis devenu ton obsession, ça signifie qu'une partie de toi dépend de moi.

Mello est interloqué. Near compte saisir cette chance pour lui échapper, mais lorsqu'il amorce un mouvement en ce sens, Mello l'attrape par le col et le plaque au sol, son poing serré appuyant sauvagement sur sa gorge.

-Tu penses que j'ai besoin de toi? Que je ressentirais de la tristesse si tu disparaissais? Tu es complètement à côté de la plaque, mon pauvre Near.. D'ailleurs, je ne pense pas que quiconque ici pourrait regretter ton absence.

Son poing relâche le col pour venir se serrer autour du cou si pâle. Son nez est à quelques féroces centimètres de celui de Near.

-Je pourrais même te tuer dès maintenant. Sans avoir si regrets, ni problèmes par la suite.

Le coeur de Near bat à tout rompre de terreur. Mello devait le sentir dans sa main. Il n'est pas sûr de la manière de désamorcer la bombe qui se tient sur lui. Les mots de Mello résonnent en lui.

-Tu ne m'apprends rien.. dit-il tout bas.

Puis il efface toute distance entre eux pour l'embrasser à son tour. Il sent la prise de Mello tressaillir. Cela dure un court moment avant que Mello ne s'écarte, sa colère toujours partiellement présente, accompagnée d'incertitude. Sa main libère enfin son cou.

-Pourquoi tu m'embrasses?
-Pourquoi tu m'as embrassé en premier, puis dans le couloir?
-Mais.. Parce que.. Parce que j'ai aimer te déstabiliser, voilà tout! s'énèrve Mello en essayant de se donner contenance. Ne va pas te faire des films!
-Moi ça m'a fait quelque chose, lâche Near sans le regarder.

Le blond reste bouche bée. Il sait qu'il a eu un impact sur son rival, mais.. de cette manière?.. Il lui relève le visage.

-Tu ne parles quand même pas de sentiments, dis-moi?..
-Et si c'était le cas?..

Mello, incrédule, fait face à un Near à mi-chemin entre résignation et douce crainte.

-Alors même que je t'étranglais il y a quelques secondes en te promettant la mort?
-C'est le mieux auquel je peux m'attendre de ta part.

Le blond le considère avant de détourner le sujet.

-Ainsi donc, le stoïque Near est capable d'aimer? Voyez-vous ça..
-Et toi Mello, est-ce que tu aimes?

Mello le dévisage, dénué d'expression. Puis il s'approche de nouveau.

-Et pourquoi pas? dit-il avant de sceller à nouveau leurs lèvres.

FIN


Et voilààà, donc si tout se passe bien, le dernier chapitre de la version "Near joue" sera bientôt écrite, et postée avant quatre ans! (Et je vous invite à la lire si vous voulez une version alternative de cette histoire!