Hello tout le monde ! Voici le deuxième chapitre de cette fic. J'espère qu'il vous plaira !

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, l'univers non plus, et je ne me fais pas d'argent dessus !

Voilà, je voulais juste vous dire que si cette fic vous plait, faites le savoir en laissant votre avis. Si elle ne vous plait pas, il peut être utile que vous le laissiez aussi, surtout si vous dites pourquoi. Cette fic n'est pas encore écrite, et j'aime bien la modifier selon les avis, donc n'hésitez surtout pas à me donner le votre :p

Bonne lecture !


Le vaisseau s'arrêta. A son bord, Gareki semblait nerveux. Hirato et Tsukitachi l'avaient quitté en lui laissant plus de questions que de réponses. Pourtant, il ne devait pas laisser sa motivation s'amoindrir, il était plus qu'évident qu'il était prêt à tout. Il inspira un grand coup et descendit de l'engin.

Durant son voyage, il n'avait pas regardé par la fenêtre, et il fut surpris de ce qu'il vit une fois dehors. L'avion, de très petite taille, avait atterri directement devant ce qu'il jugea être l'école. En effet, le bâtiment qui se dressait en face de lui n'avait rien d'une école, mais ressemblait beaucoup plus à un parc d'attractions. Autour d'une maison de toutes les couleurs se tenaient ça et là de géantes grues très colorées elles aussi, des statues d'animaux géants et d'autres manèges dont Gareki ignorait l'utilité. Plus loin, d'autres bâtiments se dressaient, mais l'espace étant vaste, ils étaient trop loin de lui pour qu'il puisse bien les distinguer.

L'homme qui l'avait déposé à terre le guida vers la maison et lui dit de rejoindre l'accueil avant de repartir. Gareki obéit et poussa la porte bleue de la maison. L'intérieur était tout aussi coloré que l'extérieur, mais les couleurs étaient moins vives, plus dans des tons pastel reposants pour les yeux.

Au comptoir, une jeune fille aux cheveux dorés et aux yeux verts l'accueillit avec un grand sourire.

- Bonjour, et bienvenu parmi nous ! Tu te trouves actuellement dans l'internat de l'école, le Carrousel ! Je suis Nagisa, la gérante du dortoir. Enchantée !

- De même.

- Bien ! Je vais te faire visiter l'internat, puis te montrer ta chambre. Si tu as des questions n'hésites pas à me les poser, et vient me voir en cas de problème. Par ici !

Gareki la suivit, l'écoutant d'une oreille. Parfois il répondait « mm » ou « oui » pour rester poli. Le flot de paroles qui s'écoulait de la bouche de Nagisa semblait interminable et ennuyeux, mais pourtant, il parut familier à Gareki et le mit à l'aise.

- Voici ta chambre ! Dit-elle enfin en ouvrant la porte. Et voici ta clé. Ne la perd pas !

Ils pénétrèrent dans la chambre. Elle était spacieuse et double, et comportait donc deux lits, ce qui exaspéra le brun. Quel genre d'imbécile devrait-il supporter cette fois-ci ?
Heureusement, la chambre était plutôt sobre, et les meubles anciens donnaient une certaine noblesse à la pièce, appuyée par la finesse des draps et la qualité des épaisses étoffes recouvrant les chaises.

- La chambre te plaît ? C'est une des plus belles que nous ayons, même si elle manque un peu de couleur à mon goût. Mais Mr. Hirato a donné des consignes très strictes, les personnes haut placées ne se rendent pas compte de la quantité de travail qu'ils nous donnent …

Hirato ? Gareki se demanda quel genre de consignes il avait pu donner et si elles concernaient tous les élèves, ou seulement lui.

- Avec qui je partage cette chambre ?

- Ah ça ! Tu le sauras dans moins d'une demi-heure. Tient, les bagages sont arrivés avant toi, prends bien le temps de t'installer.

Et elle sortit de la chambre sans lui donner plus d'information. Seul dans la chambre, Gareki soupira et s'étendit sur le lit qu'il considéra comme sien, puisque le bureau d'en face était plein et décoré. Des cartes postales vides, des photos de paysages, rien qui pouvait le renseigner sur la personne qui vivait ici. Et même s'il fouillait dans les tiroirs, il n'obtiendrait sans doute pas plus qu'un nom.

Alors il attrapa la peluche Nyan Perrona qui trônait joyeusement sur sa valise et ferma les yeux.
Comment allaient se dérouler ces deux mois ? Quel était le secret de la force de Circus ? Comment ses amis du second vaisseau allaient-ils le considérer une fois qu'il serait comme eux ? Submergé par ses réflexions, il finit par s'endormir.

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-DEBOUT LE FENEANT !

Ce fut ce cri qui tira Gareki de son sommeil. Il se leva d'un coup, effrayé par le bruit monstre qu'il entendait.
« Des bombes ? Pensa-t-il d'abord. Le feu ? »

Mais ce n'était rien de tout ça. Debout, face à lui, se tenait un garçon, plutôt jeune à première vue, avec des cheveux bleus et un énorme sourire. Armé d'une casserole et d'une louche en métal, il faisait autant de bruit qu'il pouvait, hurlant et tapant des pieds en même temps.

« Je vais le tuer ... » fut la première pensée de Gareki qui sentait sa tête sur le point d'exploser.

- FERME LA !

Et sans réfléchir, il attrapa le coussin le plus proche avant d'assommer ce petit monstre avec. Surpris par la force du lancé, celui-ci tomba à la renverse et grimaça de douleur ( bien qu'il en rajoutait un peu pour une chute sur de la moquette).

- Aie ! Pourquoi t'as fais ça ? Je voulais juste t'accueillir dans la bonne humeur !

Gareki regardait l'enfant s'agiter et eut une impression de déjà vu.

- Yogi … murmura-t-il, exaspéré.

- Yogi ? C'est ta copine ? Demanda le garçon en souriant, comme s'il ne venait pas de se prendre un coussin dans la figure.

- Bien sur que non, soupira Gareki. Pourquoi Hirato a tenu à ce que je sois dans la même chambre que la pire personne de cette école ?

- Ah ! Je ne me suis pas présenté ! Je m'appelle Yuki, mais tout le monde m'appelle Yuu. Et toi, c'est Gareki non ? En fait tu as plutôt de la chance d'être avec moi !

- Parce qu'il y a pire que toi ? Demanda Gareki, bien qu'il doutait de cela.

- Je suis quelqu'un de très sympathique ! Se renfrogna Yuu . Et je suis très populaire aussi !

- Chez éléphants en statues peut-être …

- Pfff …. Quoi que … J'aurais peut-être préféré les éléphants. La plupart des élèves ne font semblant de m'apprécier uniquement parce que je suis le fils du directeur.

- Du directeur ? S'étonna Gareki. Pourquoi l'avait-on envoyé ici.

- Oui, on ne te l'a pas dit ? Tu croyais quand même pas que toutes les chambres sont comme ça ? Les autres chambres sont bien plus petites, et il n'y a aucun mobilier. Les élèves dorment sur des futons …

- Même pas de bureau ?

- Non, les élèves doivent s'habituer à vivre dans des situations inconfortables sans se laisser dépasser par le désordre, le tout en ayant de grosses responsabilités, et leur futur en jeu. Aussi, ils sont six par chambre, leur mental est donc souvent mit à l'épreuve, et chacun doit y mettre du sien. Bien sur, c'est seulement le premier mois.

- Et toi, qu'est-ce que tu fais là ?

- Je n'étudie pas, j'ai déjà passé mon concours . Simplement je m'occupe du bon fonctionnement et de la cohérence de l'école. Mais aucun élève ne le sait bien sur.

Gareki fut surpris de la maturité du garçon et des responsabilités qui lui étaient confiées, mais jugea qu'il n'était pas nécessaire de lui demander son âge.
Après lui avoir parlé du fonctionnement de l'école pendant près d'un quart d'heure, le tout en l'aidant à vider ses valises, Yuu proposa à Gareki d'aller visiter l'école.

Il était 18 heure 30, les cours étaient finis depuis une demi-heure, mais l'école était encore ouverte afin de garantir l'accès des élèves à la bibliothèque jusqu'à 20 heure, heure du dîner. L'école était divisée en quatre bâtiments, chacun d'une couleur principale ( jaune, vert, bleu et rouge ) et comportait de nombreuses salles de sport, gymnases et terrains de sport.

A son passage, la plupart des filles gloussaient, se faisant ds clins d'œil les unes aux autres. Certaines même lui souhaitaient la bienvenue de manière très solennelle, comme si elles avaient vécu toute leur vie ici et que lui allait y passer le restant de la sienne, alors qu'elles n'étaient la que depuis la rentrée ( soit trois jours ) et qu'ils ne resteraient l'un comme l'autre pas plus de deux mois.

Certains garçons vinrent le saluer de manière plus décontractée, et il finit même par accepter de jouer un match de basket amical improvisé, sous l'œil amusé de Yuu et l'émerveillement de quelques adolescentes présentes.

Bien qu'il n'était là que depuis quelques heures ) peine, il se sentit étouffer dans cette maison de jouet géante, et il fut bien heureux de pouvoir se défouler sur un pauvre ballon. Et bien qu'il ne voulait pas se l'avouer, se concentrer sur le jeu lui permettait de ne pas penser à ses amis du Second vaisseau. Déjà qu'il devait supporter Yogi numéro deux ( qui s''était entre temps improvisé majorette ) il était bien heureux que les filles du Second vaisseau ne soient pas aussi bêtes que la plupart de celles d'ici.

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Le temps passa et Gareki découvrit les cours. Il se fit vite sa place puisque, doté d'une intelligence vive et spontanée nourrie d'une culture générale impressionnante, il s'était vite bâti une certaine estime aux regards des professeurs, et bien sur aussi des élèves.

Bien que de nombreuses filles tentaient -en vain- de l'approcher, il était toujours en compagnie de Yuu ( ou plutôt Yuu le suivait partout où il allait ) ainsi que de trois garçons un peu plus âgés que lui avec qui il avait joué au basket le premier jour. Ces trois élèves mettaient Gareki à l''aise car ils ne se souciaient pas du manque de conversation du brun, et lorsque celui-ci les ignorait, ils ne s'en formalisaient pas et continuaient de parler comme si de rien n'était. En fait, la seule personne avec qui Gareki avait de vraies conversations était Yuu. Enfin, de vraies conversations pour Gareki. Ces deux là ne pouvaient pas rester dans la même pièce sans se disputer pour des raisons plus ridicules les unes que les autres, et partager la même chambre n'aidait pas vraiment les choses. Mais lorsque l'heure du repas ou du début des cours sonnait, la dispute était immédiatement oubliée et Yuu arborait de nouveau son sourire charmeur d'enfant.

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La première semaine se passa bien, Gareki était toujours parmi les premiers ( voire le premier ) et il n'y eut aucun dérapage notable. Pourtant, à la fin de la dernière semaine, comme Gareki sortait de sa salle de classe dans un couloir bondé, une fille l'aborda timidement et lui demanda de la rejoindre dans l'escalier un peu plus tard dans la soirée.

- Pourquoi ? Demanda Gareki qui estimait qu'il n'avait pas que ça à faire.

- Je voudrais te dire quelque chose, balbutia la jeune fille confuse, en triturant la manche de son gilet.

- Alors dis le maintenant, répondit Gareki, sur le point de partir.

Quelques élèves, en plus des amies de la fille, s'arrêtaient pour voir ce qui allait se passer.

- Mais … je ne peux pas. Il y a des gens et …

Ses joues étaient rouges et elle semblait sur le point de pleurer.

- Alors tant pis, répondit-il en tournant les talons.

-Attend... Gareki je t'aime ! Hurla-t-elle comme si elle venait de se libérer d'un énorme poids, avant d'ouvrir grand les yeux, surprise par sa propre audace.

Gareki tourna la tête.

- Quelle idiote …

Puis il continua son chemin. Elle ne le connaissait même pas, comment pouvait-elle utiliser des mots qu'elle ne maitrisait même pas ?
Tandis qu'il rejoignait la grande porte, un garçon qui observait la scène non loin de là s'avança vers lui et lui bloqua la route.

- Qu'est-ce que tu viens de dire ?

Gareki leva les sourcils, l'interrogeant du regard.

- C'est ma sœur que tu viens de traiter d'idiote, enfoiré ! S'énerva-t-il en pointant du doigt la jeune fille qui pleurait à présent à chaudes larmes. Elle était soutenue par ses amies ainsi que d'autres filles, surprises et déçues que leur prince charmant soit en réalité un ogre.

« Sa sœur ? »

Sans prévenir, le garçon à la voix portante et aux gros bras tenta d'étrangler Gareki, mais celui-ci fut plus souple que lui, et il para l'attaque avant de mettre son adversaire à terre et de lui bloquer les bras derrière le dos.
- Tu me reproches d'avoir traité ta sœur d'idiote et tu oses me qualifier d'enfoiré ?

Gareki ne supportait pas ce genre de personnes qui n'appliquaient leurs principes qu'aux autres. Soudain, les élèves autour d'eux se mirent à profiter de la situation. Certains se rangèrent du côté du garçon qui voulait juste défendre sa sœur, et d'autres du côté du garçon qui n'a rien demandé. Très vite, cette histoire servit à tous de prétexte pour chacun des désaccords précédents : jalousie, triche et même partage inégal de la nourriture lors des repas. Toutes ces fois où ils avaient du se retenir de s'énerver allaient être vengées. En moins d'une minute, une bagarre générale s'était déclarée.

Néanmoins, ce n'était pas ce que Gareki souhaitait. Au contraire, il ne voulait pas d'ennui et avait peur que cette histoire ai une répercussion néfaste sur ses résultats. Tout à coup, comme si le ciel avait entendu ses prières, une pluie d'eau glacée tomba sur les élèves et les calma tout de suite.

- Oups ! Fit Yuu, perché sur une fenêtre, un tuyau d 'arrosage à la main. Je n'ai pas assez de force pour guider cette chose, ajouta-t-il en souriant.

Aucun élève n'avait soupçonné que Yuu avait agi exprès, tous étaient allé se changer ( tomber malade à un moment aussi crucial de leur vie aurait été stupide).
Allongé sur son lit, Gareki pensa que Yuu ne s'en serait pas tiré aussi facilement sans son regard de chat perdu et son sourire enfantin. Il espérait en tous les cas que cette histoire ne remonte pas aux oreilles du directeur, ou pire, de Hirato. Le garçon aux gros bras semblait penser pareil, puisqu'il l'avait tout simplement évité ces trois derniers jours.

Pourtant, un soir ou le brun rentrait au dortoir après une journée particulièrement fatigante, Nagisa l'informa d'une lettre qui était arrivée le matin même. Elle venait d'Hirato. Il n'avait pas eu besoin de lui demander puisqu'il lui avait déjà précisé qu'elle pouvait jeter toutes les lettres qu'il recevrait, sauf si elles venaient de lui.
Il récupéra la missive sans dire merci et alla la lire dans sa chambre, sous l'œil attentif de Yuu. C'était peut-être sa dernière nuit avec lui, dans cette chambre.

Karoku s'est réveillé. Il m'a demandé de te dire de ne pas t'approcher de Yogi, que c'est un code secret que tu comprends. Bonne chance pour le concours.

Tsukumo.

PS : ne réponds pas à cette adresse, Hirato ne sait pas que j'ai envoyé cette lettre.

Gareki n'eut même pas le temps de penser qu'il n'était pas viré de l'école que déjà il avait l'impression qu'il allait se retrouver dans une situation pareille que celle là. Un code secret ? Il n'en avait jamais été question avec Karoku.


Voilà ! Alors, vous en pensez quoi du Yuu ? J'ai un peu de mal à ajouter des personnages, déjà que je galère avec le caractère de ceux qui sont déjà là x)

A bientôt pour la suite !