En tendant nos petites mains, créons ensemble, toi et moi...
La vive lueur des rayons du soleil, l'inhabituel silence ambiant et une sensation de quelque chose de dur et froid contre sa joue finirent pas éveiller le jeune homme. La lumière éclatante l'empêchait d'ouvrir complètement les yeux, aussi, ne put-il pas analyser l'endroit où il se trouvait.
Son dernier souvenir était la sensation d'être brutalement soulevé dans les airs. Sa chute, quelques kilomètres plus loin, avait été incroyablement violente, le jetant dans un sommeil lourd. Et, comme à chaque fois qu'il faisait un cauchemar, Alphonse Elric avait revu la porte de la Vérité. Cet endroit où son corps avait airé durant de longues années était devenu une sorte de hantise pour l'alchimiste. Oui, c'est aussi là que son frère était venu le chercher au prix d'un gros sacrifice mais un endroit si vide, si immaculé, si solitaire ne rappellerait jamais au cadet des Elric qu'un affreux souvenir d'une époque révolue.
C'est donc avec la résolution de revenir à l'immédiate réalité, qu'il se releva précipitamment. Chancelant sur ses deux jambes, il parvint au bout de quelques minutes à se redresser. Ce qui l'avait réveiller se trouvait être de la pierre, épargnée du soleil grâce à ce qui semblait être les restes d'une coupole. S'écartant de quelques pas, il eu le loisir de constater que ce n'était pas un vulgaire parterre de pierre mais une mosaïque. Le dessin représentait maladroitement un serpent crachant des flammes. Les restes de la coupole semblaient flotter dans l'air car les piliers qui la soutenaient étaient tellement effrités et fragiles qu'ils menaçaient de s'effondrer. Ses piliers et les débris de mur tombés au sol s'ornaient d'une frise qui avait également orné les murs de…
« De quoi d'ailleurs ? Où est-ce que j'ai encore atterri, moi ? »
Le jeune homme marchait de long en large de cet espace carrelé croyant trouvé une réponse à ses questions. N'y tenant plus, il joignit les deux mains, comme adressant une prière à Dieu, et les plaqua violemment contre la seule surface qui n'était pas recouverte par la mosaïque. Et, sous ses pieds, se forma une masse qui l'élevait sans cesse dans les airs. Ayant pris assez d'altitude, il put voir s'étendre à perte de vue des ruines d'innombrables maisons. Au loin, le désert se devinait pourtant, ce qui le rassura quelque peu. Puis, jugeant que le fait de voir cette ville fantôme ne l'aiderait pas, il redescendit de son perchoir.
Arrivé à terre, il entreprit de sortir de ce lieu qui lui évoquait une sorte de dimension sacrée. A grands pas, il passa une large porte qui semblait avoir été l'entrée principale du lieu. La lumière qui n'affectait pas ce dernier, aveugla l'alchimiste lorsqu'il sortit au grand jour. Malheureusement, ce temporaire handicap n'empêcha pas Alphonse Elric d'éviter la massue qui s'abattit brutalement sur sa nuque. L'homme qui venait de lui asséner le coup s'était tapit dans l'ombre attendant le moment propice pour abaisser son arme malgré les protestations d'une dame qui semblait âgée…
Note de l'auteur:
Haha, c'est encore moi! Quelle relou je fais avec mon suspens, vraiment...
Sinon, j'espère que mon histoire vous plaît, que vous avez passé une bonne journée, et que vous allez laisser un gentil-mignon-petit commentaire.
Arigatooooo! *_*
