Hello...

It's me...

Petit clin d'œil à Adèle ^^ bon j'arrête mes bêtises.

Merci à tous pour votre soutien et notamment à Lily et Guest à qui je ne peux pas répondre, mais contente que cela vous plaise et vous fasse rire car c'est le but !

J'espère que cela continuera dans ce sens, car j'aime vous lire autant que vous faire partager mes délires ;)

Alors jusque là, j'étais en transe et en vacance mais je vais bientôt reprendre le boulot (ah bah oui il faut bien quand même), je ne pourrai pas publier aussi rapidement, alors je publierai quand je pourrai (au mieux, une fois par semaine comme avant).

Bonne lecture à tous.


Quand la réalité nous rattrape...

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Chapitre 3

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Tandis qu'Elsa et Anna s'étaient abritées sous une table, ne comprenant pas pourquoi la plupart des meubles du salon volaient en éclat et que les rideaux avaient pris feu, le reste du groupe évitait, tant bien que mal, les divers projectiles. Protégée par le premier canapé, qui avait viré couleur cramoisie, Kathryn balançait tout ce qui lui passé sous la main - transformé en or dans un premier temps -, afin de ralentir la progression des deux Reines.

« Qu'est ce qui m'arrive ?! C'est quoi ce bordel ! vociféra Emma auprès de Regina derrière le deuxième canapé, proche des fenêtres.

-Il semblerait que vous avez mes pouvoirs, réalisa la brune, lui tenant toujours les mains, remarquant que cela calmait la jeune femme.

-Chasseuse et voleuse, cette femme est surprenante, railla le chat assit à terre entre elles.

-Mais… je fais comment pour m'en débarrasser ? C'est du délire !

-Un vrai délire, renchérit le chat complètement fou, le sourire large.

-Vous, on vous a pas sonné, cracha la Maire entre ses dents.

-A qui vous parlez encore ? Demanda la blonde, les sourcils froncés. Je ne comprends rien à ce qu'il se passe là !

-C'est compliqué… je vous expliquerai tout, mais vous ne pouvez pas vous débarrasser de mes pouvoirs.

-Alors quoi, vous allez me tenir les mains pour éviter que je me transforme en torche humaine ?

-Je ne peux utiliser la magie, mais j'arrive à la sentir en vous et… visiblement, je peux la calmer. Vous n'allez pas vous transformer en torche humaine, cependant ma magie peut être, vite, incontrôlable…, expliqua Regina, pensive. Je ne comprends pas comment vous l'avez récupérée.

-N'est-ce pas là, une représentation de cette peur qui vous tiraille, celle qu'une personne en l'occurrence cette femme, vous « vole » quelque chose ou quelqu'un d'important pour vous ? » Demanda le chat d'une voix plus philosophique.

Regina écarquilla les yeux et observa l'air perdue d'Emma. Elle n'avait pas fait le rapprochement avec le fait que cette femme pourrait lui prendre ce qu'elle avait de plus cher. Mais la mère d'Henry ne savait rien de tout cela, et n'en été pas consciente. Que devait-elle faire face à cette femme, qui l'attirait et l'intriguait plus que de raison ?

« Vous devez rester calme.

-Rester calme ? » S'énerva d'un coup la blonde, avant de se baisser machinalement, à l'explosion d'une lampe du salon. « Mais comment je peux rester calme, alors que votre sœur jumelle démoniaque est en train de foutre la villa s'en dessus dessous, que l'autre a manqué de nous couper la tête à deux reprises ! Même moi j'ai failli tout cramer dans la cuisine ! Merde je suis en plein rêve là !

-En plein cauchemar plutôt, rectifia Regina avant de recevoir un regard perçant. Soufflez, les pouvoirs que vous avez nous aideront et je vais vous apprendre à gérer vos émotions.

-Bonne idée, Majesté, ronronna le chat qui claquait ses pattes avant, frénétiquement.

-Plus vos émotions son fortes et erratiques, moins vous n'arriverez à vous concentrer.

-Comment se fait-il que j'ai pris vos…pouvoirs ? C'est irréel…, souffla la blonde, éberlué. Et puis pourquoi maintenant ? Qu'est-ce qui a déclenché tout ça ?

-Le désir est une émotion bien plus forte qu'on ne le pense, répondit le chat en levant une griffe comme pour dire une vérité absolue.

-Je ne sais pas, dit la brune un regard en coin vers le chat, troublée par ses mots. Mais cette soirée est de plus en plus surprenante. »

Regina ne savait pas comment interpréter ces mots. Le désir ? Pour qui ou quoi ? Elle ne savait pas trop ce qu'il se passait dans la tête de cette blonde, mais il était clair que la Magie s'était déclenchée lorsqu'elle lui avait touché le bras. Voyant Emma à l'écoute et plus calme, elle tenta de lâcher ses mains, lentement. La chasseuse de prime retint sa respiration puis observa ses paumes. Elle soupira de soulagement, sûrement le fait qu'aucune flamme ou fumée n'apparurent.

« Là, restez calme et concentrez-vous sur ce que vous ressentez.

-C'est facile à dire ces femmes sont des furies, lâcha-t-elle alors qu'une pendule explosa un peu plus loin.

-Elles s'amusent, jouent avec nos nerfs, mais il faut qu'on trouve un autre endroit avant qu'elles ne s'impatientent et ne décident de passer aux choses sérieuses.

-Aux choses sérieuses ? Répéta Emma, les yeux ronds. Que peut-il y avoir de pire ?

-Croyez-moi... ce n'est qu'un échauffement...

-Je vais forcément me réveiller à un moment ou un autre, souffla la blonde plus pour elle-même, les yeux dans le vague.

-Swan cela presse... une idée pour nous sortir de ce guêpier ?

-Le sous-sol, répondit Emma. Les entrées sont renforcées. Cette villa a été faite pour la protection des témoins dans certaines affaires du FBI, ou de la Police de Boston. En cas de problème, la salle est aménagée mais aussi munie de camera et d'un téléphone pour contacter le bureau central.

-Très bien, mais personne ne doit savoir ce qu'il se passe ici…

-Je suis d'accord... enfin si tout cela est réel...

-Cela peut paraître fou, mais c'est réel... cependant cela reste compliqué à expliquer pour le moment.

-Admettons... il y a une entrée dérobée derrière la bibliothèque.

-On doit se débarrasser d'elles avant, et vous devez utiliser ma magie.

-Quoi ? Non… paniqua Emma, son souffle plus précité, une fumée s'échappa de ses mains tandis qu'une lueur mauve colora ses iris.

-Stop. Respirez calmement, intima Regina en reposant ses mains sur celle de la blonde. Regardez-moi. »

Emma s'exécuta et sa respiration reprit un rythme plus lent, alors que le feu dévorait les rideaux près d'elles. Regina se plongea dans le regard scrutateur de la blonde. Elle sentit son cœur s'emballer quand les émeraudes effleurèrent ses lèvres. Une chaleur s'insinua dans son ventre et jusqu'à ses mains, lorsqu'elle comprit qu'en réalité ce n'était pas une chaleur interne mais des flammes naissantes dans les paumes d'Emma.

« Merde !

-Bon dieu mais reprenez vous ! Arrêtez de pensez a ce qui vous enflamme ! s'agaça Regina.

-Alors arrêtez de me regarder comme ça ! s'exclama la blonde devant l'air surprit de la Maire.

-Emma ! Faut qu'on sorte de là ! cria Anna au beau milieu du salon.

-Le passage. » Hurla la dénommée en espérant que ses coéquipières comprennent.

Regina leva la tète, ses yeux dépassèrent du dossier du canapé. Elle vit Anna et Elsa courir vers la bibliothèque, Kathryn s'étant recroquevillée derrière le fauteuil. Emma l'avait suivit du regard et se raccrocha à ses onyx, puis attendit la suite.

« Fermer les yeux, ordonna la brune de nouveau face à elle, la blonde s'exécuta. Écoutez ma voix, canalisez vos émotions… comme la colère, la peur… le désir. »

La blonde inspira profondément, souffla une dernière fois et ouvrit les yeux. D'un regard déterminé, elle examina le fond de la pièce par-dessus l'épaule de Regina et vit ses coéquipières ouvrir le passage.

« C'est bon, on y va ! »

Regina n'eut pas le temps de réfléchir. Emma se leva et l'incita à la suivre puis attrapa Kathryn au passage, tout en évitant les projectiles. Les deux Reines les scrutèrent et s'avancèrent vers elles. Tandis qu'Anna, Elsa et Kathryn s'étaient déjà engouffrées dans le passage. Regina suivait toujours la blonde, mais une explosion lui barra le chemin et envoya Emma contre la bibliothèque. L'ancienne Reine se cacha le visage instinctivement, elle se détourna vers sa mère et son double qui ne cessaient de l'épier. Peut-être que si elle combattait, elle arriverait à les faire disparaître. Mais comment ? Et avec quelle arme ? Maintenant, Emma était la seule à pouvoir utiliser la Magie et c'était une débutante qui avait du mal à se canaliser. Pourquoi avait-elle pris cette fichue drogue ? C'était d'une stupidité sans nom.

A deux pas du passage, elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle s'était figée. Peut-être la peur, la stupéfaction ou le courage, elle ne savait pas, mais elle était incapable de faire un seul geste, alors qu'une lance filait droit vers elle dans un étrange ralentie. Toujours aussi stoïque, elle n'entendait pas les cris d'Emma, elle ne sentit pas sa main sur son bras pour l'attirer vers le passage. Ce n'était qu'un rêve, il fallait qu'elle se réveille et peut-être que pour cela il fallait un sursaut, un choc, un coup mortel si puissant qu'il la sortirait de cet enfer comme lors de ses cauchemars. Brusquement, elle sentit qu'on la tirait sur le côté, la lance écorcha son bras puis l'arme se ficha entre les étagères de la bibliothèque. Une chevelure blonde cacha sa vue, deux mains se tendirent et une vague de magie s'en échappa. La vague surprit les Reines et les repoussèrent à l'autre extrémité de la pièce.

Regina sortie de sa torpeur et se dirigea vers le passage, qui se referma d'un claquement sec derrière Emma.

« Je peux savoir ce que vous foutiez ?! s'écria la blonde, indignée.

-Vous avez réussi, alors je ne vois pas le problème, dit Regina d'un air hautain, pour ensuite descendre l'escalier.

-Le problème c'est que vous avez failli y rester ! Mais vous aviez quoi dans la tête ?!

-Arrêter de me sermonner, je ne suis pas une enfant !

-Vous êtes inconsciente ! »

Regina se stoppa et fit volte face pour lui lancer une réplique cinglante. Dans la faible lumière de l'escalier, elle aperçut quelque chose dans le regard qui la scrutait. Une lueur qu'elle n'avait pas vue depuis longtemps… très longtemps.

« Vous avez eu peur pour moi ? Demanda-t-elle, surprise.

-Eh bien…, souffla la blonde, le regard fuyant.

-Vous vous êtes fait du souci, alors que vous me connaissez à peine. » Souffla la brune d'une voix rauque, empreint par l'émotion.

Personne ne s'était soucié d'elle, personne n'avait vu au delà de son masque et personne n'avait bougé le petit doigt alors qu'elle criait intérieurement. Snow lui avait laissée plusieurs chances de se repentir sans jamais la comprendre vraiment, où était-ce elle qui n'avait pas compris ? Enchaînée à sa vengeance, à sa douleur comme à un poids qui l'entraînait dans les abysses. Personne n'avait eu le courage de couper cette corde et de tendre une main pour la sortir des profondeurs, dans lesquelles elle s'enfonçait au fil du temps. Aujourd'hui, son fils lui avait permis d'aimer à nouveau, mais qu'en était-il de cette douleur intérieure, de ses peurs et de ses doutes ? Emma ne la connaissait pas, elle ne savait rien de son passé mais n'avait pas hésité à la sauver, par deux fois. L'aurait-elle secouru si elle avait su tout ce qu'elle avait fait ?

Elle remonta une marche, les yeux levés vers la blonde. Celle-ci déglutit et semblait confuse, elle se frotta machinalement les mains sur son jean comme pour enlever leur moiteur. Regina s'approcha d'elle au point de sentir la chaleur de ce corps athlétique et de ce souffle plus rauque. Emma se pinça les lèvres ne sachant sans doute plus où se mettre. Elle croisa le regard profond de la Maire, souffla et se passa une main dans les cheveux dans un geste de gêne.

« Je ne sais pas ce que vous allez chercher Madame Mills, gloussa-t-elle, nerveusement. Je me fais du souci pour mon contrat, lança la blonde d'un ton incertain.

-Je vois, je ne suis qu'un contrat. » Cracha Regina d'un ton sec, vexée, avant de se détourner pour poursuivre d'un pas rageur sa descente au sous-sol.

A quoi s'attendait-elle vis-à-vis de cette femme irritante. Une femme qu'elle avait croisée en boite, et qui n'était rien de plus.

Emma resta stoïque quelques instants, puis se mordit l'intérieur des joues. Elle secoua la tête, pour enfin suivre la brune avant de la rattraper par le bras et de la retourner afin qu'elle lui fasse face.

« J'ai menti… »

Regina l'observa dans un silence pesant, qu'il en troubla la chasseuse de prime.

« Tout ce qui se passe ce soir est étrange… je ne sais pas si c'est un rêve ou la réalité, je ne sais pas pourquoi je ressens cela mais une chose est sûre… vous n'êtes pas qu'un contrat.

-A la bonne heure. » Lança le chat près de l'oreille de Regina, la faisant sursauter avant de disparaître.

Elle détourna le regard puis reprit consistance, retrouvant son masque de politicienne.

« Ce qu'il se passe en ce moment est plus important que nos états d'âmes..., soupira-t-elle, montrant un point au hasard d'un geste de la main. Allons rejoindre les autres, vous voulez bien ? Demanda-t-elle ne voulant pas s'attarder sur cette révélation embarrassante.

-Hum… oui bien sûr. »

Sans un mot de plus Emma suivit Regina et toutes deux rejoignirent la salle aménagée d'où sortaient des éclats de voix. Des lits d'appoints avaient été disposés dans le fond. Un grand écran était accroché au mur, montrant plusieurs caméras de surveillance, braquées sur les différentes pièces de la villa. Il y avait des armoires de rangements et même un mini-frigo...

« Ok là on ne joue plus ! Vous allez arrêter de vous foutre de ma gueule et tout nous dire ! Ordonna Elsa, d'une voix autoritaire, un doigt pointé vers Kathryn.

-Ah Regina ! Explique-leur, car elles ne me croient pas quand je leur dis que la Magie existe bel et bien et que nous n'étions pas seule, là-haut, dit l'ancienne princesse dans un soupir de lassitude.

-C'est vrai Elsa, intervient Emma. La Magie existe et il y avait bien des sorcières dans la maison.

-Tu cautionnes leurs délires ?

-Tu n'as pas trouvé cela bizarre que tout vol en éclat dans le salon ? Puis le feu, les explosions, les lances…

-Alors c'est ce dont tu parlais ? Cette femme, celle qui vous pourchassait ? Demanda Anna, intriguée.

-Elles sont deux en vérité, rajouta Regina.

-Et pourquoi on ne les voit pas ? Poursuivit la rousse.

-Je n'y comprends rien, souffla Elsa, l'air hagard.

-Vous allez me croire si je vous réponds honnêtement ? Interrogea Regina d'un air très sérieux.

-Après ce que nous avons vu et ce que j'ai fait je pense que ce serait stupide de ne pas vous croire..., répondit Emma, les bras croisés.

-Vous connaissez les contes, comme Blanche-Neige ou Alice aux pays des merveilles ?

-Bien sûr, répondirent en cœur les chasseuses.

-Kathryn et moi ne sommes pas de votre monde, nous venons de vos contes et légendes. La femme qui me pourchasse et bien la Reine de Cœur du pays des merveilles, ma mère, soit dis en passant. L'autre n'est pas ma sœur jumelle, mais c'est... enfin c'est moi, lorsque j'étais dans mon royaume et que je pourchassais Blanche-Neige et son Prince Charmant...

-Vous êtes... attendez... la Reine maléfique qui est en train de faire un feu de joie dans le salon, c'est vous ?

-Oui, mais je ne me pensais pas si…

-Sadique, angoissante, terrifiante, super sexy, coupa Emma, impulsivement.

-Miss Swan ! s'exclama la brune en la frappant sur le bras.

-Quoi, jalouse ? Vous êtes la même femme, je vous rappelle, taquina la blonde.

-Arrêtez vos bêtises, je suis sérieuse, ordonna la brune.

-Mais moi aussi Madame Mills, renchérit Emma avec un sourire taquin.

-Vous me trouvez sexy ?

-Oh heu... vous n'avez retenue que ça ?

-Vous ne répondez pas à ma question. » S'amusa la brune devant la confusion d'Emma.

Elles entendirent un raclement de gorge et toutes deux se détournèrent vers les deux sœurs. Elsa avait les sourcils froncés et Anna affichait un sourire en coin, amusé, tandis que Kathryn levait les yeux au ciel.

« Hum oui… pardon…, reprit Emma. Ce que je ne comprends pas, c'est que vous êtes devant moi… alors pourquoi êtes-vous si différente ?

-Les contes que vous connaissez ne sont qu'une partie de la véritable histoire de leurs personnages. Il y a vingt-huit ans, pour me venger de Blanche-Neige, j'ai lancé une malédiction. Emportant tout un royaume dans une ville crée de toute pièce, leur donnant à tous un métier et une autre personnalité. Ils ne se souvenaient de rien et la magie était aussi inexistante que dans votre monde. J'étais la seule à pouvoir sortir de la ville, alors il y a trois mois je suis venue à Boston et lorsque je suis rentrée la Malédiction avait été rompu sans que je ne sache pourquoi. Tout le monde avait retrouvé la mémoire et la Magie était revenue.

-Ils ne devaient pas être ravie de ce que vous aviez fait...

-Non pas vraiment, mais Blanche reste persuadée que c'est un revirement de ma part. Elle me donne une seconde chance. Tout cela pour vous dire que...

-Vous n'êtes pas vraiment la Maire d'une ville, coupa Emma.

-Je le suis devenue, au fil du temps.

-Et vous n'avez pas vieilli à ce que je vois.

-Nous étions figés dans le temps, nous n'avons donc pas changé... physiquement.

-Et personne de l'extérieur ne s'en est rendu compte ?

-Personne n'est resté assez longtemps.

-Je vois..., dit la blonde, sceptique. Et quel est le rapport avec la venue de votre double et votre mère dans la villa ?

-Vous devriez leur parler des cauchemars, conseilla le chat, en lui tapotant l'épaule.

-Ce sont… des cauchemars.

-Tout comme le loup…, rajouta Kathryn, voyant les deux sœurs effarées par ce qu'elles venaient d'apprendre. Et cette malédiction qui fait que je transforme tout en or…

-Mais comment cela ce fait que vos cauchemars se matérialisent ?

-Parlez-lui du « Cheshire », intervient le chat, voletant joyeusement autour d'Emma.

-J'y viens, rétorqua la brune, d'un ton rageur, face à l'air intrigué de son interlocutrice. Kathryn et moi avons avalé une gélule qui vient du pays des merveilles... Elle superpose le rêve et la réalité.

-Oh, alors vous aviez bien pris de la drogue, lança Anna.

-Si on peut dire... car cela reste magique.

-Et donc vous avez un ami imaginaire ? C'est pour cela que vous semblez parlez à quelqu'un, déduisit Elsa.

-Et bien nous sommes les seules avec Kathryn à le voir, mais il s'agit du Chat de Cheshire.

-Mais je peux voir vos cauchemars, rappela Emma. D'ailleurs pourquoi je les vois ? Elsa et Anna ne les voient pas, elles.

-Je ne sais pas, mentit Regina.

-Vous mentez.

-Swan, je vois votre regard ! Arrêtez d'essayer de m'analyser !

-Alors dites-moi la vérité !

-Parce que vous êtes aussi dans mes rêves. » Avoua-t-elle enfin d'un ton las.

Elle vit les yeux ronds de la blonde et sentait le regard lourd de sous-entendus des deux sœurs.

« Ça c'est dit, murmura Kathryn, amusée.

-Heu… c'est... c'est gênant, dit Emma les joues en feux.

-Vous rougissez.

-Je sais, merci...

-Cela vous gêne à ce point ? Taquina la brune.

-Il y a de quoi !

-Ce ne sont que des rêves.

-Tout dépend... suis-je un fantasme ? » Demanda-t-elle plus taquine.

Le cœur de Regina rata un battement, elle perdit son sourire et une chaleur envahie à nouveau son corps.

« Quelle situation gênante, ricana le chat assis sur son postérieur, les yeux ronds, en train d'observer méticuleusement les deux femmes.

-Pourrait-on parler en privée ? » Suggéra Regina mal à l'aise à l'idée de parler devant Elsa et Anna.

Emma opina et toutes deux s'écartèrent, invitant le reste du groupe à s'asseoir plus loin sur les lits d'appoint, afin de parler entre elles. Le chat suivit les deux femmes, avide et curieux mais Regina lui lança un regard tranchant qui le fit déguerpir en vitesse, dans un rire exaspérant.

« Vous n'êtes pas un fantasme Swan. » Souffla la brune, bien qu'elle ne sache pas trop quoi répondre. Elle ne se souvenait pas de ses rêves en détail mais certains l'avaient réveillés en sueur, l'avait intrigués voire exaltés. Alors être face à l'objet de ses désirs était troublant. « Je rêve simplement de vous depuis notre rencontre.

-Pourquoi êtes vous venue à Boston, il y a trois mois ? »

Regina pinça ses lèvres, elle ne s'attendait pas à cette question. Devait-elle tout lui avouer ? Qu'elle était la mère biologique de son fils, qu'elle avait voulu la retrouver, qu'elle avait été subjuguée mais qu'au final elle avait fuit car elle avait pris peur. Peur qu'elle ne chamboule sa vie, qu'elle ne prenne sa place. Non elle ne pouvait pas... pas maintenant. Elle n'avait jamais réagi ainsi par la passé, l'Evil Queen avait peut-être raison : elle était devenue faible et s'était laissée charmer par cette femme.

« Une envie de voir le monde, mystifia Regina, tandis qu'Emma l'épiait minutieusement.

-Vous mentez… encore. » Dit la blonde dans un souffle en faisant un pas vers la Maire.

La luminosité faible de la cave rendait la scène déconcertante, Emma ne pouvait pas voir son trouble et la chaleur qui s'était insinuée sur ses joues. En revanche, elle était vraisemblablement douée pour déceler le mensonge et avait du comprendre à son regard. Parce qu'en vérité, il était facile dans certains cas de voir quand quelqu'un mentait au simple mouvement de ses yeux. Un mouvement incontrôlé, irréfléchi et insoupçonné pour celui qui doit répondre. Là, elle avait dévié son regard vers sa droite, signifiant sans s'en rendre compte qu'elle créait sa réponse et donc qu'elle mentait. L'inverse aurait été de chercher dans ses souvenirs et son regard aurait été vers sa gauche. Le plus simple aurait été qu'elle fixe Emma mais certains mouvements sont inconscients.

Maintenant, elle devait noyer le poisson.

« Pourquoi m'avoir donné votre pendentif ? »

Surprise, Emma écarquilla les yeux, les baissa et passa une main sur sa nuque. Elle semblait gênée et cherchait ses mots.

« Je voulais vous revoir, répondit-elle, en toute honnêteté.

-Pour me ramener à votre client ?

-Non ! Je n'ai eu ce contrat qu'il y a trois jours.

-Oh alors pourquoi ? Demanda-t-elle d'une voix rauque, se rapprochant d'un pas. Un numéro de téléphone aurait été plus simple.

-Je… c'était impulsif… et puis pourquoi faudrait-il une raison à tout, soupira Emma.

-Tout dépend de ce que vous aviez en tête. » Murmura la brune, ne pouvant s'empêcher de faire courir ses doigts sur le col du chemisier noir de la blonde.

Elle ne savait pas pourquoi elle était autant attirée par cette femme, par ses yeux, ses lèvres qu'elle avait déjà effleurées et goûtées par le passé, lors de cette fameuse soirée. Pourtant, elle avait été effrayée mais ses rêves l'avait enivrés, et le « Cheshire » la poussait à agir ainsi, à aller vers elle, à assouvir l'un de ses fantasmes. En cet instant, il n'y avait pas de doute et malgré certains de ses principes, elle devait se l'avouer.

« Vous aviez écourté notre soirée..., chuchota la blonde, les yeux rivés sur les lèvres charnues, pour remonter vers les onyx assombris.

-Et le destin nous donne l'opportunité de reprendre là où elle s'était arrêtée. »

Elle ne comprenait pas ses mots, mais elle avait irrémédiablement envie d'embrasser les lèvres fines et légèrement entrouverte de la mère d'Henry. Elle sentit une main chaude se poser sur sa joue, bien plus chaude que d'accoutumé. Emma dut le sentir car elle ferma le point et les yeux.

« C'est pas vrai... ça recommence...

-Laissez-moi faire. »

Regina posa une main sur le bras d'Emma pour calmer la Magie qui crépitait au fond d'elle. Elle se retrouva bien plus proche, effleurant presque les lèvres désirables de son souffle. Elle en avait oublié sa promesse, cet étrange contrat, ce lieu, le Cheshire et les cauchemars quand un cri reconnaissable la sortie de sa transe. D'un coup, comme si elle se réveillait d'un rêve, elle se recula et réalisa ce qu'elle s'apprêtait à faire. Légèrement déstabilisé, elle se détourna pour observait Kathryn, debout face à l'un des angles obscure de la salle.

« Dommage cela devenait intéressant, scanda le chat d'une voix déçue.

-Kathryn qu'est ce qui se passe ? Demanda la brune, interloquée.

-Une... une... mon dieu..., bégaya la blonde en reculant tandis qu'Anna et Elsa, l'observaient, intriguées.

-Non pas encore... » Souffla rageusement la brune.

Regina fit quelques pas et se stoppa. Elle aperçut une patte fine, noire et légèrement velue, puis une autre qui s'allongea et enfin la tête plate, l'abdomen rond et bombée d'une araignée monstrueuse, dont les dimensions étaient surréalistes. Se confondant dans l'obscurité soudaine du sous-sol, elle voyait surtout les paires d'yeux luisantes qui fixaient Kathryn. Fort heureusement, elle s'avançait lentement, ralentie par les obstacles de la pièce. De plus, elle restait dans l'ombre et semblait être effrayée par la luminosité des écrans.

« Regina, je le sens pas là..., souffla l'ancienne princesse.

-Il y a une chose que vous devait savoir sur votre inconscient, lança joyeusement le chat proche de la montreuse créature. Quel cauchemar répugnant !

-Par tous les dieux ! Si vous ne voulez pas que je vous transforme en paillasson, dites moi ce que je dois faire là ! s'écria Kathryn.

-Les menaces ne fonctionnent pas sur moi, chère princesse, sourit le chat.

-Qu'est-ce qu'il se passe ? Il y a quelque chose en face de vous ? demanda Elsa à Kathryn, tandis que sa sœur fit le tour des lits et se posta devant l'araignée qui jouait de ses mandibules et approchait dangereusement ses énormes pattes fines.

-Anna ne reste pas là ! cria Emma.

-Bah quoi il n'y a rien.

-Si une énorme veuve noire !

-QUOI ? Hurla la rousse. Mais on est vraiment en plein délire !

-Mais merde ! On ne voit rien, comme pour ces mystérieuses femmes… ça commence à bien faire ! s'agaça Elsa tout en attrapant le bras d'Anna pour la faire reculer derrière Kathryn.

-Utilise ta malédiction, intima Regina à l'intention de son amie.

-Hors de question que je touche à cette chose hideuse ! Elle serait capable de me bouffer la main ! s'écria la fille de Midas, perdant tout son calme, maintenant dos aux armoires de l'autre côté du coin où se trouvait la veuve noire.

-Le feu devrait la tuer ou au moins l'effrayer » intervient Emma qui regardait à nouveau ses mains. Elle se concentra et pourtant rien ne vint. « Pourquoi ça ne marche pas ? »

Regina scruta l'énorme arachnide alors qu'elle continuait sa lente progression vers la blonde, ses pattes s'enfoncèrent dans le tissu d'un lit d'appoint et fort heureusement cela la stoppa. La brune se mordit la lèvre sachant ce qui pourrait déclencher sa propre magie, via Emma. C'était encore plus fou que cette histoire de cauchemar.

Elle posa sa main sur le bras d'Emma qui se mit à la fixer intensément.

« Faites ressortir vos émotions... comme tout à l'heure. » murmura la brune ne réalisant pas l'ampleur de ses mots.

Sa main glissa le long du bras et effleura la main plus chaude de cette surprenante femme. Emma ne cessez de la dévisager, ses yeux, ses lèvres pour revenir à ses yeux. Regina se mordit la lèvre encore plus fort, elle n'allait plus tenir, sentant des crépitements dans son ventre et une chaleur presque étouffante. La blonde s'approcha et encore une fois la Maire fut subjuguée.

Comme ce premier jour, cette première nuit.

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Trois mois plus tôt

Assise derrière son volant, cela faisait des heures qu'elle attendait. La nuit était tombée et la fraîcheur de la soirée s'était infiltrée dans sa Mercedes. Qu'attendait-elle au final ? Les yeux rivés vers l'immeuble que Sidney lui avait renseigné, elle scrutait l'entrée dans l'idée de tomber sur cette femme. Mais comment la reconnaîtra-t-elle ? Elle qui n'avait qu'un nom, qu'une adresse, qu'un vague descriptif : Blonde, yeux vert/bleu, occidentale, de taille moyenne. Elle avait réussi à rentrer et à monter plus tôt dans la journée, pour sonner, mais personne n'avait répondu. Alors elle avait attendu, et essayait de retrouver son élan courageux. Se rappelant sans cesse qu'elle faisait cela pour son fils.

A force, elle observait sans les voir les résidents entrer et sortir, jusqu'à cette femme qui attira un peu plus son attention.

Dans une robe rouge moulante, sa chevelure blonde au vent, elle la suivait du regard alors que la blonde marchait d'un pas vif vers l'immeuble, pour s'y engouffrer. Quelques minutes et elle vit la fenêtre de l'appartement d'Emma Swan, s'allumer. En son fort intérieur, elle savait que c'était celle qu'elle cherchait. Elle sortit enfin de sa voiture et traversa la rue, dans une impulsion qui l'a surprit elle même. Puis s'arrêta devant la porte de l'immeuble. Qu'allait-elle lui dire ? La croirait-elle ou la prendrait-elle pour une folle ? Et que se passerait-il ensuite ? La lumière du hall s'alluma et l'a sortie de ses réflexions. Elle se détourna et, les mains dans les poches de son manteau, s'éloigna pour entendre une porte claquer puis des pas, de plus en plus lointain. Elle se retourna et vit cette même femme dans un jean et une veste plus courte, marchant d'un pas décidé.

Elle ne saura jamais ce qui l'avait poussée à la suivre jusqu'à cette boite miteuse, alors qu'elle détestait ce genre d'endroit.

Elle s'était assise au bar commandant un verre de Whisky, qu'elle sirotait pour se redonner consistance et supporter l'ambiance frivole de l'endroit. Après plusieurs minutes où elle avait vaguement observé la salle, une personne vint contre le bar pour commander une bière. Du coin de l'œil, elle reconnue la chevelure dorée de la jeune femme et se perdit dans sa contemplation. Laissant ses yeux effleurer ses courbes dans un jean moulant et dans un débardeur blanc avant de remonter vers son visage pour croiser un regard clair et profond, mais aussi un sourire timide, qui la fit tressaillir. Elle détourna les yeux et se mordit la lèvre… il était trop tard.

« Bonsoir, Emma. » Se présenta la blonde, tout près de son oreille.

Elle ferma les yeux, avant de regarder la main qui s'était tendue vers elle.

Regina l'observa et sentit son cœur s'emporter sans réellement comprendre pourquoi, car cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Elle aurait pu partir sans un mot, elle aurait pu tout oublier, mais, en plus de la promesse faite à son fils, une partie d'elle voulait en savoir plus sur cette femme.

« Regina, répondit-elle pour ensuite serrer la main fine et douce d'Emma.

-Je vous offre un verre ? »

Cette femme n'allait pas par quatre chemins et ne s'attardait pas avec un flot de paroles sans intérêts. Elle qui venait d'un monde où l'étique et les coutumes étaient tenaces et ancestrales, fut surprise par son assurance. Elle acquiesça avec un sourire qui ravie la blonde, avant de la voir s'asseoir auprès d'elle.

« Que fait une si belle femme, seule, à ce bar ? Demanda Emma avec un sourire empli de charme, tout en demandant au barman la même boisson pour Regina.

-Je cherchais quelqu'un.

-Oh et l'avez-vous trouvé ici ?

-Oui. »

Elle était surprise par sa propre franchise, mais aussi son courage pour s'être déjà perdue dans le regard de la blonde. Pourquoi laissait-elle l'ambiguïté prendre les devant. Elle détourna les yeux afin de prendre une gorgée de son nouveau verre et vit le cul d'une bouteille de bière.

« Alors trinquons à cette belle rencontre. »

Regina, les yeux rond, ne put cacher sa surprise. Elle trinqua et but une autre gorgée, observant la blonde de biais, quand elle aperçut un homme l'interpeller. Elle ne pouvait entendre ce qu'ils se disaient mais l'homme, plutôt charmant, était une bonne connaissance au vu de l'étreinte qu'elle lui fit. Elle réalisa qu'elle n'était peut-être pas à sa place, finit son verre cul sec puis s'apprêtait à partir quand une main accrocha le bar et qu'un homme au regard aguicheur se retrouva à quelques centimètres de son visage. Elle pouvait sentir, avec dégoût, les effluves de rhum qui s'échappaient de ce brun, dont les yeux bleus s'étaient déjà permis de tomber dans son décolleté.

« Vous êtes seule ce soir ?

-J'allais partir.

-Déjà ? La nuit ne fait que commencer, ma beauté. »

Elle crut rendre son dîner à ces mots et aurait bien voulu avoir ses pouvoirs pour le transformer en un immonde rat grassouillet.

« Pour moi elle se termine et je ne suis pas votre beauté, cracha-t-elle, se détournant pour fuir ce malotru.

-Ne fait pas ta mijaurée, je doute que tu sois une sainte ni touche. » Dit-il en laissant vagabonder sa main baladeuse sur ses fesses.

La claque qu'il reçut faillit lui déboîter la mâchoire et interpella même le barman qui étouffa un rire, ce type écœurant devait être connu pour ses écarts. Tandis qu'il lui lançait un sombre regard, se frottant la joue, la bouche entrouverte dans la vaine idée de répliquer, une main ouverte apparut entre eux à l'attention de Regina. Elle releva les yeux et aperçut le regard intense d'Emma. Comme pour la sortir d'une situation embarrassante, elle était arrivée telle une sauveuse. Sans réfléchir, elle posa sa main dans celle de la blonde et se laissa entraîner vers la piste, non s'en ressentir un frisson parcourir sa colonne. Certes il y avait du monde, certes il faisait chaud, mais bien que ce soit étrange pour elle, Regina n'avait d'yeux que pour cette curieuse femme. Elle ne la voyait plus en cet instant comme étant la mère d'Henry.

Dans une danse plus proche, elle sentit des mains effleurer les siennes, quand une se posa avec appréhension sur sa hanche. Elle avait sourit timidement à cette réserve et se rapprocha d'elle-même, comme un aimant, jusqu'à ce que la main se décale sur ses reins. Elle sentait son cœur battre plus fort, sa chaleur augmenter, son souffle plus profond quand elle remarqua que la blonde fixait ses lèvres. Leur visage plus proche, leurs nez se touchaient presque et elle pouvait sentir le souffle chaud d'Emma sur ses lèvres. Pourquoi se laissait-elle allait à ce point ? Comme si elle était complètement envoûtée par cette promiscuité, normalement impensable pour elle. Mais que lui avait-elle fait ? Elle sentit les lèvres fines effleurer les siennes puis ferma les yeux.

Et, dans un mouvement imperceptible, elle combla le vide entre elles.

Son cœur implosa tant le désir la submergea. Cela faisait si longtemps, et jamais elle n'avait connu pareil sensation de bien être, pareil exaltation en s'appropriant les lèvres de quelqu'un. Le baiser d'abord doux et timide devint alors plus appuyé. Une main se perdit dans les mèches dorées et incita la blonde à approfondir ce baiser devenue ardant dans une danse fiévreuse. Un feu s'alluma dans le cœur sombre de l'ancienne Reine et un frisson parcourut son épiderme sentant sous ses doigts la peau douce et tremblante du cou d'Emma.

A regret, elles se séparèrent pour s'observer, toutes deux surprises par cet étrange désir qui les avait submergés. Mais que ce passait-il ? Que faisait-elle ? C'était la mère d'Henry, ce n'était pas censé ce passer ainsi. Elle se recula et lâcha prestement la main d'Emma qui la regarda avec surprise. Regina s'enfuit vers la sortie, quand le froid de la nuit s'immisça entre les pans de son manteau. Mais qu'il était bon de pouvoir à nouveau respirer et sentir la fraîcheur raviver ses sens. Elle marcha pour oublier ce qu'il venait de se passer, quand des pas se précipitèrent vers elle et qu'une main l'obligea à se retourner.

Emma était aussi stupéfaite qu'elle et aucun mot n'arrivait à passer la barrière de leurs lèvres. Mais la blonde porta ses doigts à son cou et défit sa chaîne, qu'elle passa autour du cou de Regina laissant le pendentif quelques instants entre ses doigts, au niveau de la courbe supérieure de sa poitrine.

«Gardez-le, comme ça vous ne m'oublierez pas »

Pourquoi l'avait-elle écouté à cet instant ? Elle ne le saura sans doute jamais.

.

Regina s'était envolée dans ses souvenirs, entre ce regard clair et ces lèvres attirante, quand une fumée mauve les entoura avant qu'elles ne disparaissent devant l'air ahuri des trois autres.

« BANDE DE LÂCHEUSES ! Hurla Kathryn, ne se contrôlant plus.

-Oups, ricana le chat.

-Bon dites-nous ce que nous devons savoir, ordonna-t-elle, tout en observant le chat qui faisait ses griffes sur un vieux fauteuil en osier avant de voler vers elle.

-A quel sujet ?

-Au sujet de nos cauchemars, s'impatienta Kathryn, les yeux rivés vers le chat pour ne plus voir les billes luisantes de l'araignée qui essayait de se dépêtrer de plusieurs lits et d'une poubelle.

-Vos cauchemars, vos rêves, ne sont que les extensions de vos peurs, vos désirs mais aussi de ce que vous vivez, voyez et imaginez, expliqua le chat, la tête à l'envers, ses pattes avant tenant ses pattes arrière.

-Ce qui signifie ?

-Qu'avec un peu d'imagination, vous pouvez les maîtriser et en faire ce que vous voulez.

-Vous êtes en train de dire que vous nous avez menti ? Qu'en réalité nos cauchemars pouvaient disparaître, s'écria la blonde, excédée par le chat.

-Pas les faire disparaître mais les transformer, rectifia-t-il, les pattes croisées.

-Et vous ne pouviez pas le dire plus tôt !

-Cela aurait été moins drôle, sourit le chat sadiquement.

-Chat de… Raaa ! Dites-moi comment fait-on pour transformer nos rêves ?

-Visualisez, imaginez.

-Imaginez quoi au juste ?

-Tout ce qui vous passe par la tête, utiliser votre grain de folie et rendez la drôle ou inoffensive.

-Drôle ou inoffensive ? Je peux savoir comment une araignée aussi volumineuse, peut être drôle ?

-Je ne sais pas, chère princesse, c'est à vous de trouver une idée, dit le chat avec un clin d'œil, avant de disparaître à nouveau.

-C'est pas vrai, souffla-t-elle.

-Vous n'avez qu'à l'imaginer avec des patins à roulettes, où en une simple mouche ridicule et inoffensive, suggéra Anna, n'ayant entendu que les mots de Kathryn.

-Ouai bah je te retiens sur ce coup Regina, ce n'est pas moi qui suis partie je ne sais où, avec je ne sais qui. » Murmura la blonde entre ses dents serrées.


Tapez dans les mains si je suis sadique ^^