Coucou les gens !
Comme d'habitude, merci de vos gentilles reviews, je ne m'en lasse pas, continuez !
Bravo à Lalyblue, qui a trouvé le roman dans le chapitre précédent: "L'étrange cas du Docteur Jekyll et Mr Hyde", mais qui n'a pas souhaité me donner de challenge à relever. Dans ce chapitre, il s'agira d'une chanson à retrouver. Et comme je suis gentil, je vous aide car elle n'est pas facile. Elle est à la base en anglais. Et il y a un indice caché en plus dans le texte.
Beaucoup attendait cela... grâce à ce chapitre, on en apprendra un peu sur ce cher Jazz.
Je vous laisse apprécier !
Deux semaines. Cela faisait deux semaines que Jazz venait manger à l'appartement quasiment tout les jours. Je le voyais peu à peu se détendre en ma présence, il avait même accepté de regarder un film après le repas. Mais il y avait toujours une sorte de tabou, une retenue entre nous sur son passé. Personnellement, je me fichais des raisons pour lesquelles il a atterrit dans la rue, du moment qu'il était en bonne santé. Alors je lui parlais de ma vie, mes études, ma famille, mes passions, la thèse sur laquelle je travaillais… Tout sujet pour éviter de parler de cette chose qu'il ne voulait apparemment jamais aborder.
J'entrais dans la boutique de vidéos et me dirigeais droit vers le caissier, une montagne de muscles brun qui remplissait un bloc notes avec une intense concentration.
- Bonjour ! Saluais-je
-Ah, Mister Edward ! S'exclama le vendeur. Comment vas-tu ?
-Bien Emmett bien ! Qu'est ce que tu es en train de faire pour avoir cette tête de déterré ?
-Pffff, le lycée de Seattle m'a désigné comme organisateur du bal de fin d'année. Je savais que je n'aurais pas dû garder contact avec Mme Granger ! Pesta ledit Emmett. Qu'est ce que je peux faire pour toi le français ?
Ce gros nounours n'arrêtera jamais ! Pensais-je avec amusement. Il était une des premières personnes que j'ai rencontré à mon arrivée à Seattle. Mais avec mon accent à couper au couteau, ce grand dadais d'Emmett ne comprenait pas un mot de mon anglais approximatif. On avait mis un quart d'heure avant de se comprendre. Depuis, je me suis amélioré, on est devenu quasiment amis, mais le grand brun ne rate jamais une occasion de me rappeler mes origines, je cite « de mangeur d'escargots ».
-Est-ce que tu as en stock « Peter Pan » de PJ Hogan et « Roméo+Julliette » de Baz Luhrmann ?
-Je vais voir ça, mais je ne suis pas sûr pour Roméo et Juliette. A croire que toutes les filles du lycée sont venues pour prendre ce film. Ca doit être le bal de la semaine prochaine, ça leur a donné une overdose d'hormones. C'est pas ton cas j'espère ? Plaisanta le grand brun.
-Oh non, ce n'est pas ma tasse de thé. C'est pour ma thèse.
-Ah oui, « L'influence de la musique sur le cerveau ». Ca avance ?
-Petit à petit mon grand.
-Ah au fait, si ça t'intéresse, j'ai reçu les coffrets de la saison 5 de…
-Ah non ! Merci bien ! Protestais-je en rigolant. Ca me retourne le cerveau ta série ! La nuit dernière, j'ai cru que j'étais suivi par un de tes anges qui pleurnichent là…
-Un Ange pleureur. Mais c'est super, ça ! Ca prouve que c'est une série de qualité, quand on l'intègre au réel ! Faut que je te passe les CD de bande originale, c'est de l'or pour ta thèse !
Je levais les yeux au ciel.
-Emmett, Emmett, Emmett… comment tu vas faire pour te trouver une petite-amie, si tu restes ancré dans le monde des geeks ? Me désolais-je en le payant.
A ce moment, la porte s'ouvrit et un agent de police entra. Une blonde magnifique, aux yeux d'acier.
Quand j'ai vu le regard d'Emmett, j'ai cru qu'il serait prêt à commettre un crime dans les prochaines secondes juste pour qu'elle puisse lui passer les menottes. Ses yeux sortaient quasiment de ses orbites. Il n'avait plus qu'à hurler à la mort et il devenait un vrai personnage de cartoon.
-Bon, à la prochaine, Emmett Mc Carthy ! Lançais-je en partant. Au revoir madame, dis-je à l'agent.
-Pas madame, Mademoiselle ! Rectifia-t-elle violemment.
- Excusez-moi, au revoir.
Et pendant que la jeune femme se dirigeait vers le comptoir, je montrais mes pouces à Emmett en articulant « Vas-y Emmett ! ». Celui-ci rougit furieusement en reportant son attention sur l'agent.
Je rentrais dans la rue de mon immeuble quand j'aperçus quelqu'un sur le perron, la tête dans les genoux. Je m'approchai, et c'est là que je reconnus la jeune fille.
-Bella ? Qu'est ce que tu fais là ?
Au moment ou elle leva ses yeux rougis vers moi, je compris.
-Jacob…
Et elle fondit en larmes. Je la pris par la taille et la monta chez moi. On s'assit sur le canapé et elle lâcha complètement prise. Je la laissais évacuer son chagrin, la laissant sangloter sur mon épaule. Quand elle fut calmée, je lui tendis un mouchoir et lui demanda de me raconter.
Elle avait enfin eu le courage d'aborder le garçon dans les couloirs du lycée. Elle lui avait dit bonjour, les joues naturellement en feu. Ce dernier lui avait répondu, avec un sourire en coin. Le simple fait qu'il ne l'ai pas envoyé balader l'avait rempli d'une joie intense. Malheureusement, cela fut de courte durée. Les pom-pom girls Jessica et Lauren, qui apparemment sont les pires clichés de pestes du lycée, l'avait intercepté et dis les pires horreurs du monde. « Jake est à nous, de quel droit tu oses lui parler, tu n'es qu'un petit cafard que l'on écrase du pied, une perdante, même tes parents ont préféré mourir que d'avoir honte de toi… » Elles avaient poussé le vice jusqu'à arracher le médaillon-souvenir de Bella et de le jeter par terre. Et le pire, c'est que Jacob n'avait rien fait, n'avait même pas regardé la scène. La jeune fille s'était enfuie jusqu'ici.
J'essayais de contrôler ma colère au mieux. Il fallait d'abord s'occuper de Bella. Ensuite, j'allais trouver ou habitait ces deux…
-J'en ai assez, souffla la jeune fille.
Je la regardais en lui prenant la main.
-Tous les rêves que je poursuis, n'ont pas besoin de ses critiques. J'encaisse, les lèvres pincées, parce que ce n'est pas de ma faute si je ne suis pas branchée. Je sais que je vaux mieux qu'elles mais…
Elle s'arrêta, la gorge serrée. Je lui pris le menton et tourna son visage vers le mien.
-Tu es la plus intelligente personne que je connaisse. C'est pour ça que tu peux te permettre de les pardonner. Tu en sais plus, beaucoup plus que eux tous.
-Oui, et la seule chose que je ne sais pas, c'est comment leur faire voir la fille que je peux être. Je suis la fille la plus cool du monde entier, mais je ne peux pas leur monter.
Je voyais ma sœur commencer à refaire surface. La tristesse laissa place à la colère.
-J'en suis malade et fatigué d'être rabaissée tout le temps. Il est temps de leur montrer qu'ils ont tort.
Bella se leva et commença à marcher de long en large.
-Sers-moi un verre Edward, je vais leur montrer que je suis un vrai canon sous ces cheveux crépus, ces fringues démodées ! Je vais me révéler comme jamais auparavant ! Fini la loose, j'ai fait mon choix ! Je vais être la fille la plus cool du monde, la plus grosse garce de la Terre, une poulette qu'ils n'auront jamais vu ! Ils vont essayer de m'humilier, mais c'est terminé ça ! Je vais leur montrer qui je suis !
Je souriais. Ca, c'était la vraie Bella. Une idée se planta dans mon esprit.
Ca peut marcher.
-La vengeance est un plat qui se mange froid Bella. J'ai une idée.
Ma sœur arrêta ses gesticulations.
-Ah oui ? C'est quoi ?
-Ce n'est qu'une idée en l'air mais… ton bal de fin d'année, c'est bien la semaine prochaine ?
-Tu plaisantes ? Tu crois que je vais y aller après ça ? Et seule ? Freina Bella.
-C'est essentiel pour mon plan.
Mais en effet, Bella soulevait une question importante. Elle devait avoir un cavalier. Je ne pourrais pas l'accompagner si je voulais que tout se passe bien. Il faut quelqu'un d'autre. A ce moment, quelqu'un frappa à la porte. J'allais ouvrir. C'était Jazz.
-Bonsoir ! Qu'est ce qu'il y a à manger ? Demanda-t-il, avant de voir Bella dans le salon. Oh, tu es occupé… je te laisse alors… continua-t-il, la voix faible.
-Non, non reste, c'est ma sœur ! Expliquais-je en le retenant.
-Je vous dérange, et puis, est ce qu'elle sait que tu invites un clochard à manger chez toi ?
Aïe, je n'avais pas pensé à ce cas de figure !
-Non, elle ne le sait pas, et si tu ne veux pas qu'elle le sache, je ne lui dirais pas. Et puis, t'a pas l'air d'un clochard, juste d'un mec qui a beaucoup bougé aujourd'hui. Répliquais-je.
En effet, il portait un jogging avec un trou sur le côté une chemise froissée un peu sale. Les cheveux en queue de cheval et le front légèrement humide de transpiration. Et là, l'évidence jaillit.
-Bella, je reviens dans deux minutes, avertis-je ma sœur.
Je sortis sur le palier, sous le regard méfiant de Jasper.
-J'ai besoin de ton aide Jazz.
Ce dernier souffla.
-Et tu as le droit de refuser si tu veux, ce n'est pas pour ça que je te fermerais la porte au nez si tu dis non. Le prévins-je de suite.
Le blond ne dit rien, attendant la suite.
-Voilà, ma sœur est au lycée, et elle est rabaissée constamment, considérée comme une looseuse par la majorité de ses camarades. Je veux la venger.
Jazz ne dis rien du tout, mais la curiosité éveillai son regard.
-Le bal de fin d'année est la semaine prochaine. Je veux lui faire passer la plus belle soirée de sa vie. Est-ce que tu pourrais être son cavalier ?
Le blond réfléchit un instant.
-Pourquoi pas toi ? Demanda-t-il
-Je serais du côté de l'organisation, et je suis son frère, ça ne l'aidera pas. Il vaut mieux que ce soit toi.
Jazz afficha encore cet air indéchiffrable qu'il a quand il pense.
-Va falloir me trouver un smoking, lâcha-t-il avec un sourire.
Sans savoir pourquoi, mon cœur rata un battement.
-Ne t'inquiètes pas pour ça, je m'en occupe. Tu me donneras ta taille. Répondis-je. Au fait, tu sais danser ?
Le regard effaré du blond me fit rigoler un peu.
-Ce n'est pas grave, vous apprendrez tout les deux en même temps comme ça. Je vais vous concoctez un planning de répétitions. Viens, je vais vous présenter, continuais-je en tournant la poignée pour rentrer.
-Mais dans quel pétrin je me suis encore fourré… Maugréa Jazz.
Il rentra avec moi, les mains derrière le dos, et se planta devant ma sœur.
-Jazz, voici Bella. Bella, voici ton cavalier.
-Enchanté de vous connaître, Bella, roucoula Jazz en se penchant en avant, la main sur le cœur.
La jeune femme ouvrit grand les yeux, et rougit.
-Moi de même, balbutia ma sœur.
-Bien, maintenant, la seule chose que vous devez savoir faire, c'est savoir danser. J'ai quelques bases, je peux vous apprendre une chorégraphie. Je prendrais quelques jours à l'hôpital, l'administration se plaint que je ne prends pas assez de congés. Si tu n'as pas encore de robe Bella, je demanderais à ma mère de voir avec toi, ou si elle pourrait t'en confectionner une si elle est d'accord. Elle est bonne couturière. Et pense à prendre des talons hauts pour t'habituer à en porter. Rendez-vous demain à 17h ici pour votre première leçon.
-Pourquoi je sens que je vais regretter… Se plaignit la jeune femme.
-Moi c'est déjà fait, assura Jazz.
Le téléphone de Bella vibra. Elle le consulta.
-Mince, c'est Angela. J'avais rendez-vous avec elle pour bosser.
Elle nous fit la bise en nous remerciant.
-Et prépare tes pieds Jazz, avertit-elle. J'ai les pieds gauche et droit inversés. Tu vas t'en vouloir à mort d'avoir accepté cette folie.
-J'ai hâte de commencer, répondit l'homme en riant.
Bella sourit et sortit de l'appartement. Jazz et moi étions seuls maintenant. On se dirigea vers la cuisine pour préparer le repas en silence. Je le remerciai encore de son aide. Sa réponse fut étrange.
-Je devrais te détester.
J'arrêtai d'un coup de préparer la salade.
-Qu'est ce que tu veux dire ? Demandais-je timidement.
Le regard de Jazz devint sombre et triste.
-J'ai perdu ma petite amie il y a longtemps. Je n'ai pas pu assister à cette fête débile sans elle.
J'accueillis cet aveu silencieusement. En cherchant son aide, je lui demandais d'affronter son passé.
-Tu sais, si tu ne peux pas, je chercherai quelqu'un d'autre, proposais-je.
Le blond mis un temps avant de répondre.
-Non, je vais le faire. Il est temps de l'oublier.
-Si tu as besoin de parler, je suis là. Dis-je simplement.
Mais Jazz se ferma comme une huître. Il n'émit plus aucun son jusqu'au moment ou on allait regarder un film. Il s'assit sur le canapé, les jambes contre lui, la tête sur ses genoux. Et là, il commença à parler.
-Alice. Elle s'appelait Alice. Une petite brune, belle, brillante... On se connaissait depuis l'âge de 10 ans. On était de simple amis jusqu'à ce 31 décembre et ce baiser sous le gui. On ne s'est plus quittés depuis. Tu aurais dû la voir, un vrai petit lutin du père Noël. Toujours à courir partout : elle était la meilleure de sa classe, capitaine des pom-pom girls, accro au shopping, apprentie styliste… Et en même temps, toujours à l'écoute de ses amis, le cœur sur la main. Une amoureuse de la vie tout simplement… Je me suis souvent demandé comment elle faisait pour tout gérer. J'avais fini par voir des signes de mal-être. Elle était fatiguée, nerveuse, avait des sautes d'humeurs… Mais cinq minutes plus tard, elle était aussi pimpante que d'habitude. Je me disais que je me faisais des films. J'avais tort. J'avais tellement tort…
Il marqua une pause, ça allait commencer à être difficile.
-Un soir où on devait aller au cinéma, je suis passé chez elle pour la prendre. J'ai salué ses parents, puis je suis monté dans sa chambre. Elle était au sol, comme une poupée désarticulée. J'ai hurlé. Ses parents sont montés, ils m'ont vu sur elle, sa tête dans mes mains en train d'essayer de la réveiller. Les secours sont arrivés, et l'ont transporté à l'hôpital. Ses parents sont montés dans l'ambulance, en me laissant seul. J'ai couru le plus vite possible jusqu'à l'hôpital. « C'est pas possible, c'est pas possible… » me répétais-je.
Quand je suis arrivé… il était trop tard. Elle était morte d'un arrêt cardiaque... Elle avait fait une overdose d'amphétamines, et son cœur a lâché. J'étais complètement détruit. Puis ses parents sont débarqués devant moi, ils m'ont accusé, me hurlant que c'était de ma faute. Je ne savais même pas… j'aurais dû lui demander, mais j'ai rien dit…
Ses larmes avaient coulé tout au long de son récit. J'étais complètement démuni. Je ne savais pas quoi dire, quoi faire face à sa trop grande peine. Je lui caressai le dos en attendant qu'il se calme. D'un coup, il se rua dans mes bras, en redoublant de pleurs. Je le laissais faire, et l'enlaça à mon tour.
Et nous restâmes ainsi une bonne partie de la nuit.
Je rappelle qu'il est impossible de m'envoyer des pierres en les lançant à travers l'écran.
J'attends vos reviews !
