Salut tout le monde !
Alors voilà le chapitre 3, j'espère qu'il vous plaira ! Le prochain arrivera mardi, ou mercredi. Je ne pense pas avoir quelque chose à dire de plus pour ce chapitre, à part que j'espère que vous l'aimerez. Merci beaucoup pour vos reviews ! Ah, si ! Je me suis aperçue que dans les deux derniers chapitres, j'avais séparé plusieurs scènes, mais ça nne m'a pas pris les caractères. Désolée, parce que la lecture a pas dû être agréable; mais c'est arrangé ! =D
Bonne lecture, j'espère !
Chapitre 3
« - Maintenant ? Demandai-je. Parce que je suis avec mes amis et je…
- Moi aussi, figure toi. Mais ce ne sera pas long. »
Son regard me fit penser à celui de son père, aussi je m'excusai une seconde à mes amis puis le suivit un peu plus loin, au détour d'une rue. De là, nous n'étions pas visibles des autres, ce qui me soulagea. J'étais déjà gênée de lui parler et de le rencontrer devant eux, alors me faire passer un savon en public, non merci !
Je m'appuyai contre le mur d'une bâtisse, croisant mes bras sur ma poitrine, et tournai la tête pour ne pas le regarder. Lui par contre, me détailla.
« - Jolie tenue, railla-t-il en regardant ma jupe. Tu comptais aguicher qui ?
- Personne, répondis-je. Ce n'est qu'une jupe, j'ai dix huit ans je te signale, l'âge des sorties et tout ça…
- Et puis tu es fidèle… »
J'ouvris la bouche, prête à protester, me redressant, puis me ravisai étant donné que je n'avais rien à dire. Rien de très poli et de très constructif et argumenté, en tous cas. Et puis il avait ce sourire suffisant et moqueur qui m'énervait tant que j'aurais voulu le gifler. Je n'en fis rien cependant, sachant pertinemment qu'il m'arrêterait et que je l'énerverais, ce que je ne voulais pas vraiment.
« - Tu n'avais pas le droit d'écouter, fis-je. Ce sont des conversations privées qui ne regardent que mes amis et moi.
- Dans ce cas, soyez plus discrets, répondit-il.
- Et puis quoi encore ! Nous sommes dans un lieu public !
- Alors ne te plains pas si l'on entend vos conversations. »
Je le fusillai du regard, agacée par le fait qu'il avait raison. Je détournai à nouveau la tête, fulminant.
« - Peu importe. Tu voulais me parler ?
- Oui. Déjà, je n'apprécie pas que tu parles de moi de la sorte. Et je me fiche que ce soit à tes amis ou pas. Tu ne parles pas de moi.
- Si ça peut te faire plaisir… Tu as peur que tout le monde sache la vérité à propos de toi ?
- Arrête de te comporter comme une gamine, tu veux ? Ordonna-t-il froidement. Je ne veux pas que tu me fasses passer pour un pervers qui saute sur tout ce qui bouge.
- C'est bien ce que je dis, tu…
- Tais toi ! »
Il avait presque crié. Impressionnant, j'arrivais à lui faire perdre son sang froid, tout en étant encore debout. Peut-être que si je l'énervais et qu'il me détestait, alors il romprait les fiançailles.
« - Peu importe, éluda-t-il. Comment va ta sœur ? »
Je le regardai, sourcils levés. Il osait me demander ça à moi !
« - Tu n'as qu'à lui demander, fis-je. Va donc voir ça de plus près, ça n'a pas eu l'air de te gêner la dernière fois…
- Ca suffit, Astoria. Si je te demande, c'est que…
- Tu t'en veux ?
- Certainement pas ! C'est de sa faute, pas de la mienne, elle m'a sauté dessus….
- Evidemment, et quand nous sommes arrivés, nous avons bien vu que tu étais en train de te débattre, pour sauvegarder ta vertu bien connue… »
Il se retourna, comme si ne plus me voir pouvait le calmer. Quant à moi, je jubilais, contente de provoquer cette réaction, et mon sourire en témoignait.
« - Ca te fait rire ? Demanda-t-il. »
Mon sourire s'effaça, et je me maudis de n'avoir pas vu qu'il s'était retourné.
« - Alors comme ça tu crois que je ne pourrais pas être fidèle ? Demanda-t-il.
- Oui, réussis-je à articuler.
- Tu te trompes lourdement, fit-il. Je peux, mais je ne veux pas.
- Evidemment…
- Donne moi une bonne raison de l'être, ordonna-t-il. Pas celle de rester fidèle par égard pour toi, elle ne prend pas et n'est pas assez valable.
- Tu es odieux, crachai-je. Mais si tu le prends comme ça, moi aussi je pourrai avoir des amants. »
Il ricana et se rapprocha de moi. Quel crétin ! Ne m'en croyait-il pas capable ?
« - Tu es une femme, rit-il. Si je couche avec plusieurs filles, je suis un séducteur, si tu couches avec des hommes, tu seras une putain, comme ta sœur.
- Ce qui n'a pas l'air de te déranger…
- Que ta sœur soit une putain ? Non, je m'en fiche, je passe du bon temps avec elle, c'est tout. En revanche, je ne veux pas que tu salisses ma réputation et mon nom, alors oui, ça me dérangera. Tu peux toujours interpréter ça comme de la jalousie, ça te consolera, après tout, tu as déjà cru au conte de fée avec le mariage.
- Je te déteste, sifflai-je. »
Au bord des larmes, je le poussai et retournai avec mes amis, qui avaient payé la note et m'attendaient face au restaurant. Evidemment, Malefoy ne me retint pas, et j'en fus soulagée. Nora, Ben et Laurie me regardaient, inquiets.
« - Ca va, 'Ria ? Me demanda Ben.
- Viens, fit Nora. »
Elle me prit par le bras, et tous les quatre nous nous dirigeâmes vers les boutiques, et peu à peu, j'oubliai Malefoy.
oOo
J'aimais la bibliothèque du manoir. Pas spécialement pour les livres, bien qu'il y en avait de très bons, mais c'était un endroit peu utilisé. Mon père passait son temps dehors ou dans son bureau, ma mère préférait la broderie ou le jardinage, et ma sœur…
Je n'y lisais pas forcément, mais j'aimer me pelotonner dans le grand fauteuil en cuir. C'était un endroit calme, et j'y connaissais presque chaque livre.
Ce matin là, deux jours après ma sortie au chemin de Traverse, j'étais emmitouflée dans une couverture, avec un livre que je n'avais jamais lu sur les Fondateurs. Un des elfes de maison m'avait apporté une tasse de chocolat chaud, et j'avais me sentiment que je pouvais passer ma vie comme ça.
Puis la porte s'ouvrit, et une silhouette se dessina dans l'embrasure.
« - Bonjour, Astoria.
- Théodore ? Salut ! Enfin… Bonjour. »
J'oubliais presque que la fiancée de ma sœur et moi n'étions pas vraiment proche, même pas du tout. J'étais toujours gênée face à lui, à cause du comportement de ma sœur, comme si je me sentais coupable à sa place. Il me sourit tandis que je refermais mon livre et me redressai. Puis je l'invitai à s'asseoir dans le fauteuil à côté du mien, ce qu'il fit.
« - Tu sais, j'ai appris pour tes fiançailles avec Drago, et pour…
- Oh, fis-je gênée. Je suis désolée…
- Moi aussi, répliqua-t-il avec un sourire triste. Mais toi comme moi n'y pouvons rien, malheureusement. Daphné est… Incontrôlable.
- Tu n'en veux donc pas à Malefoy ? M'étonnai-je.
- Non, pas vraiment, avoua Théodore. J'ai pour ainsi dire grandi avec lui, tu sais. Je sais que pour lui, ce n'est pas sérieux. Et à sa place, j'aurais cédé, je crois.
- Donc pour toi ce n'est que la faute de Daphné ? Demandai-je. »
Je n'étais pas énervée. Même pas étonnée. Ma voix était calme, et je la trouvais même douce. Je m'approchai de lui, taquine, comme pour lui confier un secret.
« - Tu sais, il faut être deux pour coucher ensemble. »
Il me regarda comme si j'étais débile, puis se mit à rire. Je ne pus que l'imiter, me trouvant stupide. Cependant, un toussotement éteignit notre amusement.
« - Eh bien, on dirait que finalement, je ne suis pas le seul… »
Je m'aperçus que Théodore et moi nous étions considérablement rapprochés, et nos têtes se touchaient presque. Je m'éloignai donc, gênée, et jetai un regard noir à Malefoy. Théodore, lui, s'était levé, et s'avançait vers Drago.
« - Allons, Drago, ne le prends pas mal, je ne faisais que discuter avec ta charmante fiancée....
- Contrairement à d'autres, marmonnai-je.
- Je t'ai entendue, siffla Malefoy. Et tu ferais bien de ne pas en rajouter.
- Peu importe, éludai-je. Qu'est-ce que tu fais ici ? »
Il me fusilla du regard, et je frissonnai.
« - Théodore est venu voir Daphné, expliqua-t-il, alors j'en ai profité pour…
- Venir aussi ? C'est sûr que c'est très correct de ta part, peut-être un autre plan à trois… Je laisse ma place.
- Tu deviens vulgaire, prévint-il. Ca ne te va pas du tout. »
Je baissai la tête, honteuse d'être rabrouée de la sorte devant Théodore. D'accord, il avait raison, mais quand même ! Théodore s'excusa et nous laissa, et pour mon plus grand malheur, referma la porte derrière lui. Maintenant que j'étais seule avec lui et que je le savais en colère, je devais avouer que je me sentais moins fière. Il s'approcha de moi, et, comme une idiote, je ne bougeai pas.
« - Tu sais, être exécrable ne me fera pas renoncer, alors ne perds pas ton temps et ton énergie pour rien. D'accord ?
- Pourquoi moi ? Gémis-je. Tu n'aurais pas pu choisir quelqu'un d'autre ?
- Non, tu es l'une des rares qui soit convenable de nos jours dans notre société, tu es un bon parti, et de toutes les filles que j'ai retenues, je t'ai choisie.
- Et pourquoi moi ? De toutes les malheureuses filles de ta liste, tu n'aurais pas pu choisir le nom en dessous du mien ?
- Eh bien non, de celles que j'ai retenues, tu es la plus jolie. »
Je ne pus m'empêcher de rougir, et détournai la tête pour ne pas qu'il le voir, et que cela devienne un sujet de moquerie. Je ne savais pas recevoir les compliments, de manière générale, et puis ceci n'en était pas un. Non, il me trouvait jolie comme il aurait choisi le plus joli de ses chevaux de courses, et le fait qu'il dise ça comme ça me répugnait.
« - Ne dis pas n'importe quoi, dis-je.
- Evidemment, j'aurais dû m'y attendre, venant de toi…
- A quoi ? »
Il haussa les épaules, et son sourire glacé semblait indulgent. Je détestais ce type. Je le contournai pour sortir et ouvrit la porte. Lui restait impassible, et je me sentais stupide de ne pouvoir dissimuler moi aussi mes émotions.
« - Au fait, dit-il tandis que j'ouvrais la porte. Une date a été décidée pour nos fiançailles. Il semble que tu ne peux plus reculer, Astoria. »
Pour toute réponse, je sortis et claquai la porte derrière moi. Arrivée au salon, je vis Daphné et Théodore, elle assise sur un canapé, et lui accoudé à la cheminée. Apparemment, je les interrompais dans une dispute.
« - Tu es là, constata ma sœur. »
Elle avait un ton froid qui m'agaça. Depuis que sa punition avait été levée, et qu'elle était autorisée à circuler dans e manoir, elle me snobait et me tenait pour responsable. Moi ! Alors que c'était elle qui se tapait mon fiancé ! Apparemment, Drago avait mis un terme à leur « relation », sûrement sous la pression de son père. Et de toute évidence, pour Daphné, c'était de ma faute. Comme si j'avais choisi ça !
« - De toute évidence, répondis-je d'un ton indifférent. Mais je m'en vais, je crois que je vous ai interrompus…
- Non, reste, fit Théodore. De toutes façons, ça ne mènera à rien. Où est Drago ?
- Aucune idée, maugréai-je. Et je m'en fiche.
- Vraiment ? Fit Daphné. Pourtant tu es bien contente quand il te regarde.
- Quoi ?
- Tu fais tout pour qu'il te remarque, expliqua ma sœur d'un ton mauvais. Depuis que tu es là, il ne me regarde plus ! Depuis cette satanée soirée où…
- Ca suffit, Daphné, interrompit la voix de Drago. Ne dis pas de bêtises parce que tu es jalouse, tu savais depuis le départ qu'il n'y avait rien entre nous, alors ne blâme pas ta sœur. »
Je le bénis intérieurement de m'avoir défendue, parce que Daphné, après ça, ne dit plus rien. J'eus un petit sourire satisfait, comme une gamine qui obtient ce qu'elle veut, et je croisai le regard d'acier de Malefoy. Contrairement à ce que j'aurais pu penser, je ne me départis pas de mon sourire, qui se fit plus discret, et je hochai la tête en guise de remerciement. Pour toute réponse, il eut un rictus que j'interprétai comme de l'amusement et un « pas de quoi ».
« - D'ailleurs, continua-t-il. Tu as un fiancé, et il serait temps que tu t'en souviennes. Si ma mémoire est bonne, le mariage approche.
- Cela n'avait pas l'air de te déranger quand tu me faisais l'amour, fit-elle d'une voix sensuelle. Tu…
- Tais toi ! »
Ce n'était pas Drago qui avait crié, mais Théodore. Je ressentis de la peine, mais je l'encourageai intérieurement.
« - Ne me parle pas comme ça, siffla Daphné. Je te rappelle que… »
La gifle partit. Daphné plaqua une main sur sa joue comme moi, choquée, j'en plaquais une sur ma bouche. Théodore avait le regard fou, et il me fit peur. Ma sœur se mit à pleurer, mais lui ne semblait pas vouloir s'arrêter. Et moi, comme une idiote, je restais plantée là sans bouger. Daphné se mit, entre deux pleurs, à insulter Théodore qui, perdant son sang froid, leva la main. Je sentis deux bras me saisir et me tirer en arrière.
« - Tu es vraiment bizarre, commenta Drago en m'éloignant. Que tu n'agisses pas quand il se passe quelque chose, d'accord, mais tu pourrais au moins prendre la fuite, non ? Plutôt que de rester plantée là… »
Je n'eus pas le temps de répondre. Malefoy se dirigea vers Théodore et l'enserra pour le retenir. Daphné avait vraiment peur. On aurait dit que Théodore libérait toute la rancœur accumulée au fur et à mesure des agissements de ma sœur.
« - Daphné, éloigne toi ! Criai-je. Sors d'ici ! »
A mon grand étonnement, elle obéit, et s'enfuit en courant. Je tournai mon attention vers Malefoy, qui avait lâché Théodore. Celui-ci était essoufflé, et regardait sa main d'un perdu.
« - Je n'y crois pas… Ce n'est pas vrai… J'ai vraiment fait ça ?
- Calme toi, Théo, intima Drago. Ce n'est pas si grave, tu as eu un accès de colère, tu… »
Il ne continua pas, et puis de toutes façons, Théodore n'écoutait même pas.
« - Je pense que nous allons partir, décréta Drago. »
Il entraîna Théodore, choqué, et m'adressa un signe de tête. J'étais impressionnée par le calme et la maîtrise dont il faisait preuve.
« - Je suis désolé, Astoria, me fit mon futur beau frère. Je ne voulais pas…
- Je sais, assurai-je. Ne t'inquiète pas. »
Je lui adressai un sourire que je voulais rassurant, mais je ne sais pas si j'y parvins. Puis les deux hommes quittèrent le manoir, et je remerciai le ciel pour l'absence de mes parents.
Je ne savais pas de quel côté j'étais. Je veux dire, ce n'était pas bien d'user de la violence, certes non, mais je pouvais au moins comprendre les motifs de la colère de Théodore. Ma sœur aguichait Drago devant lui, et elle était allée vraiment loin. Et elle pouvait vraiment s'estimer heureuse de la réaction de Théodore face à son comportement avant aujourd'hui. Peu de gens auraient en effet accepté d'être traités comme ça.
« - Maîtresse. »
Je me retournai, et regardai l'elfe de maison, qui s'avançait, portant un petit plateau d'argent sur lequel était posée une lettre.
« - Merci, dis-je. »
Je pris la lettre et la décachetai, sachant d'après l'écriture de l'adresse qu'elle venait de Nora.
Salut ma belle !
J'espère que tu vas bien et que tes problèmes avec Malefoy ne te préoccupent pas trop (te connaissant, je suis sûre que c'est le cas !). Il faut qu'on se voit, ou toutes les deux ou avec Ben et Laurie, ça me manque vraiment de ne plus vous voir !
Enfin, Bref, je t'ai parlé de mon patron super beau, à mon stage ? Je t'avais dit qu'il semblait intéressé, eh bien, c'est fait ! Il m'a invitée à dîner. Et il a été très compréhensif face au petit problème de mon… inexpérience. Il a parfaitement compris que c'était important pour moi. Tu sais, il est vraiment adorable, et super beau. J'espère que ça va durer, pour que tu le rencontres. Il est aussi cynique que toi, vous devriez vous entendre !
Je t'embrasse,
Nora.
Je souris à la lecture de la lettre, contente pour elle. Nora était une fille assez traditionnelle, et était prête à attendre le mariage avant de faire quoi que ce soit, pour être sûre que c'est le bon.
Soulagée de m'être changée les idées, je montai dans ma chambre pour lui répondre.
« - Astoria ? »
La voix tremblante de ma sœur ma parvint aux oreilles, et j'ouvris la porte de sa chambre. Elle était allongée sur son lit, et pleurait.
« - Daphné, ça va ?
- Pas vraiment, gémit-elle. Théodore est un monstre, je ne veux pas l'épouser, je ne veux pas d'un mari qui bat sa femme.
- Il ne t'a pas battue, contredis-je. Pas vraiment… Enfin, tu… Tu l'avais poussé à bout et… »
Elle se releva d'un bond, et je pus voir que jusque là, elle n'avait pas pleuré.
« - Alors toi tu défend le bourreau au lieu de la victime ? S'offusqua-t-elle. De quel côté tu es exactement ? Tu t'en fiches de savoir que je souffre ?
- Et Théodore ? Tu t'en fiches de le tromper effrontément comme tu le fais ? Demandai-je en haussant la voix. »
Ma sœur me regarda, l'air désintéressé. Comme si elle n'avait pas cherché à attiser chaque jour un peu plus la colère de son fiancé. Bien sûr, je ne cautionnais pas la gifle, mais je comprenais l'origine de la colère.
« - Tu te maries dans peu de temps, Daphné, tu ne crois pas qu'il est temps que tu changes de comportement ?
- Tais toi ! Tu ne sais rien, rien du tout ! Tu te crois tout permis parce que c'est toi qui vas épouser Drago, mais…
- Mais qui te parle de lui ? Explosai-je. Ce n'est pas lui le problème, oublie le bon sang ! Tu agis toujours comme si tout t'étais dû, mais tu te rends compte que c'est horrible de coucher avec le fiancé de ta sœur ? Tu l'imagines, ça ? »
A bout de souffle, je quittai la pièce. Je ne voulais pas de sa réponse, parce que je savais qu'elle dirait une fois de plus que c'était ma faute. Et puis je m'en fichais, je ne voulais plus lui parler. Je m'enfermai dans ma chambre pour ne plus y penser.
oOo
Une semaine avait passé, et les préparatifs du mariage de ma sœur avançaient. En fait, ils étaient apparemment bien entamés depuis longtemps, mais le mariage était maintenant dans moins d'un mois.
Je devais le lendemain essayer la robe de demoiselle d'honneur. J'avais tout d'abord refusé, puisque ma sœur et moi étions en froid depuis notre altercation, mais je n'avais pas eu le choix. La seconde demoiselle d'honneur serait Pansy Parkinson, et les témoins seraient Malefoy et Zabini. Tu parles d'un mariage !
Je finis de me préparer. Je déjeunais aujourd'hui avec Nora et son patron, plutôt son petit ami. J'avais beaucoup écrit à ma meilleure amie, qui m'avait parlé de sa relation idyllique, et apparemment, il voulait me rencontrer. Puis je lui avais confié que j'avais moins de mal avec Malefoy depuis l'incident avec Théodore. Enfin, disons que je le détestais moins.
En tous cas, son copain avait les moyens, puisqu'il nous amenait dîner dans un restaurant très chic. Aussi, je m'habillai en conséquence, passant une robe vert pastel portefeuille qui faisait plutôt habillée et qui m'arrivait au dessus des genoux, et laissai mes cheveux ondulés libres. Je ne me maquillai pas, seulement un mince trait noir sous les yeux et du mascara. Rien de plus. C'était discret, mais ça rendait bien.
J'avais averti ma mère que je sortais, et débordée par les préparatifs du mariage, elle n'avait même pas cherché à savoir où j'allais.
Je pris la poudre de cheminette, et atterris au Chaudron Baveur. De là, je remontai la rue, et ne tardai pas à trouver Nora. Elle portait une robe blanche très chic qui la mettait vraiment en valeur, au décolleté profond mais pourtant pas vulgaire.
« - Que t'es belle, No' ! »
Elle me sourit, et me prit le bras pour m'entraîner vers le restaurant.
« - Je suis tellement contente de te le présenter ! Me fit-elle. Au fait, il a amené l'un de ses amis…
- Et alors ?
- Je ne voulais pas, mais il a insisté, j'espère que tu ne seras pas déçue…
- No', de quoi tu me parles ? »
Elle eut un sourire malicieux avant de me faire entrer dans le restaurant. Je savais qu'elle n'était pas sûre de ma réaction. Elle me dirigea vers une table, et un jeune homme noir se leva à notre approche. Je fus stupéfaite.
« - Blaise, je te présente Astoria, ma meilleure amie. 'Ria, je te présente Blaise Zabini.
- Dites moi que je rêve, murmurai-je.
- Quoi ? Fit Nora.
- Astoria ? Qu'est-ce que tu fais ici ? »
Je me retournai pour voir à qui appartenait cette voix, et écarquillai les yeux.
« - Malefoy ? M'étonnai-je. Zabini ?
- Vous vous connaissez ? S'étonna Nora. »
Je regardai tour à tour Zabini puis Malefoy, n'y comprenant rien. Eux semblaient me fixer avec appréhension. Et puis d'abord, pourquoi était-il là lui aussi ?
« - Est-ce que quelqu'un peu m'expliquer ce qui se passe ? Implorai-je. »
A suivre dans le chapitre 4.
Alors, ça vous a plu ? Une petite review ? Merci beaucoup =D
