Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à J.K Rowling. Seuls les faits sont de moi.
Avertissement : Le rating de cette Fiction est NC-17 pour causes de scènes de sexe, hum, assez, hum, explicites ainsi que de langage très familier.
Autres choses: Je ne tiens pas vraiment compte des tomes 5 et 6 de"Harry Potter".
Tous les évènements cités ici ne sont que pure fiction, toute ressemblance avec des faits ayant déjà existés serait une simple coïncidence.
Je préfère que ce récit se passe à notre époque, dans les années 20.. , pour le rendre plus accessible et moins compliqué, surtout.
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Chapitre 3 : Préfète en chef : avantages… et inconvénients
Les jours suivants passèrent très vite, entre amusements et repos, sans oublier l'apprentissage des cours à venir pour Hermione, et ils se retrouvèrent bientôt tous, Harry, Ron et Hermione sur la voie 9 ¾, direction Poudlard.
Hermione avait décidé de porter pour ce jour-là, une jupe courte en jean, ainsi qu'un débardeur décolleté, moulant juste comme il le fallait ses formes superbes.
La belle avait laissé sa chevelure détachée, cascadant à sa guise sur ses épaules.
Elle avait aussi complété sa tenue par de jolies ballerines noires à talons compensés.
Elle avait aussi opté pour un maquillage assez sobre, ce qui la rendait tout simplement sublime.
Le départ du train était imminent lorsque le Professeur Mac Gonagall vint la chercher.
- Suivez- moi, Ms Granger, je vais vous montrer le compartiment réservé aux Préfets en Chef.
Hermione suivit le professeur de métamorphoses et adressa un dernier signe de la main à Mrs Weasley.
Pour des raisons personnelles, lui expliqua Mac Gonagall tout en cheminant dans un
des wagons du « Poudlard Express », le Préfet en Chef n'arrivera sûrement que demain matin, à l'heure du petit-déjeuner.
En attendant, vous pouvez disposer à votre de guise de ce compartiment, lui dit-elle en lui ouvrant la porte.
Le wagon des Préfets en Chef était facilement deux fois plus long, et plus large que celui des élèves non gradés.
Les banquettes en cuir rouge avaient l'air très confortables et il y avait un petit chariot plein de friandises dans un coin, n'attendant qu'un gourmand en quête de sucreries.
- Bien, nous y voilà, Ms Granger. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un agréable
trajet, à moins que vous n'ayez besoin de quelques précisions ?
Hermione hésitait. Voilà que l'occasion de poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis quelques jours lui était donnée.
Depuis les lettres en provenance de Poudlard, elle désirait ardemment savoir l'identité du Préfet en Chef.
Quand elle vit le professeur Mac Gonagall s'en aller faute de réponses, elle se décida.
- Pr… Professeur ?
- Mrs Granger ?
- Est-ce que, balbutia, Hermione.
Non, excusez-moi. Merci de m'avoir amener jusqu'ici.
Au dernier moment, quelque chose l'avait retenu.
Avait-elle tellement peur de savoir qui était son homologue masculin ?
Etait-ce ce que l'on appelait l'instinct féminin ?
Elle-même ne se l'expliquait pas. Après tout, elle le saurait bien assez tôt.
Hermione passa le reste du voyage seul, à lire ses manuels scolaires, bien qu'elle les connaissait déjà tous par cœur.
Bien sûr, elle avait pensé à maintes reprises qu'elle pouvait toujours rejoindre les autres Gryffondor dans leur compartiment, mais elle en ignorait l'emplacement, et elle se voyait mal déambulé dans tout le train ainsi.
De plus, si un professeur quelconque ou un directeur de maison comme Mac Gonagall venait à trouver le compartiment vide, pour en premier jour en tant que Préfète ne Chef, cela la desservirait plus qu'autre chose.
La Rouge et Or s'endormit sans s'en rendre compte, la tête posée contre l'une des vitres du compartiment.
Elle fût réveillée par un mouvement brusque du « Poudlard Express », annonçant l'arrivée prochaine du train en gare.
Elle rangea donc ses affaires soigneusement et entreprit de passer une robe de sorcier ample et noire, qui ne masquait pourtant pas ses avantages, par-dessus ses vêtements.
Bien que depuis cette année, et seulement pour les élèves entamant leur septième, Dumbledore avait autorisé le port de vêtements autres que l'uniforme tant qu'il n'était pas trop provoquant.
Une fois habillée, elle eût juste le temps de se recoiffer rapidement du plat de la main.
A l'arrêt du train, elle sortit et se dirigea vers un endroit visible des plus jeunes pour se faire bien voir.
- Les élèves de première année, expliqua t-elle d'une voix forte, suivez Hagrid, c'est l'homme très grand là-bas, le désigna t-elle.
Laissez vos affaires ici, ils vous seront apportés plus tard.
Les premières années obéirent docilement et une fois qu'elle eût fini de les diriger, aidée des autres Préfets, elle repéra Harry et Ron, dans un coin un peu en retrait.
- Salut, vous deux, dit Hermione en s'approchant.
Bon voyage ?
- Ouais, répondit Ron.
On regrette juste que t'es pas été avec nous.
Et toi ?
- Ca aurait pût être pire, j'ai passé le trajet toute seule.
- Et... le Préfet en Chef, demanda Harry, hésitant.
Oh, répondit Hermione tranquillement, il n'était pas là.
« Raisons personnelles », continua t-elle.
Il faut que j'y aille, je prends la diligence des Préfets.
On se voit au dîner ?
- Ok, répondit Ron.
Hermione se dirigea vers son moyen de transport, qui l'attendait, avec un petit signe pour ses amis.
Elle se glissa lestement à l'intérieur et la diligence, tirée par des sombrals, avança.
Elle arriva bien vite au château, traversa le hall d'entrée et la Grande Salle et s'assit tranquillement à la table des Gryffondor où elle fût chaleureusement congratulée par les quelques camarades qui n'étaient pas encore au courant de sa nomination au poste de Préfète en Chef.
Elle se tourna ensuite vivement vers le centre de la Grande Salle où l'arrivée du Professeur Mac Gonagall, avec le Choixpeau magique dans les mains, avait fait taire tous les bavardages alentours.
Sans plus attendre, la cérémonie de répartition commença.
Après le traditionnel discours du Professeur de métamorphoses et l'habituelle chanson du Choixpeau, les premières années furent répartis dans les quatre maisons.
- Lou Sullivan... Serdaigle !
Un tonnerre d'applaudissements accueillit les nouveaux venus.
Hermione se posait des questions depuis déjà quelques temps.
- Jerry Taylor... Poufsouffle !
Qui pouvait donc bien être son homologue masculin ?
- Nicolas Vaillant... Gryffondor !
Tiens, un Français.
Etait-il un Gryffondor ?
- Lucas Wayne... Serpentard !
Non, se dit Hermione, s'il faisait partie de sa maison, elle l'aurait sût.
Un Poufsouffle ?
Sans vouloir être offensante, elle ne voyait personne pouvant prétendre à ce poste...
Et, un Serdaigle ?
Après tout, ils étaient généralement calmes et réfléchis.
Oui, pourquoi pas ...
Pardon ? Un Serpentard ?!
Ah ça, non !! Il en était hors de question !
Enfin, tout le monde savait qu'ils étaient réputés pour être tellement...si... Serpentard !
Non, tout cela était vraiment impossible, le Préfet en Chef était sûrement de Serdaigle.
De toute façon, elle verrait bien le lendemain, à l'heure du petit-déjeuner.
Hermione se servit assez copieusement des mets servis, tous plus délicieux les uns que les autres, et étancha sa soif à l'aide d'un grand verre de jus de citrouille frappé.
Une fois rassasié et désaltéré, comme tous les élèves présents dans la Grande Salle, Dumbledore, vêtu d'une longue robe de sorcier bleu nuit à étoiles d'argent, se leva et réclama le silence.
- Bonjour, déclara t-il d'une voix forte, pour ceux qui ne me connaisse pas encore, je suis le Professeur Albus Dumbledore, directeur de Poudlard.
Comme chaque année, vous êtes ici pour apprendre la magie, les différents moyens de l'utiliser et même de s'en protéger, ce qui est d'ailleurs très utile par les temps qui courent.
Aussi, je vous recommande l'union entre les maisons. Toutes les maisons, rajouta Dumbledore pour couvrir les protestations qui s'élevaient déjà de Gryffondor et Serpentard.
D'ailleurs, j'espère que nos Préfets en Chef, étant de maisons différentes, sauront nous montrer l'exemple, fit-il en adressant un hochement de tête bien entendu à Hermione.
Je laisse aussi le soin à Mr Rusard, notre concierge, et aux Préfets des différentes maisons de vous expliquer le règlement de l'école.
Néanmoins, je souhaite pour vous tous, chers élèves, que cette année se déroule sans le moindre problème.
Hermione fût l'une des premières à applaudir le discours de Dumbledore.
Il avait raison, qu'elle que soit l'identité du Préfet en Chef, elle s'entendrait bien avec lui, elle le DEVAIT !
Hermione se leva et commença à diriger les nouveaux élèves :
- Les premières années Gryffondor, suivez-moi, je vais vous guider vers la Tour.
Elle les emmena d'un bon pas jusqu'au portrait de la grosse dame à la robe rose, en prenant bien garde de ne perdre aucun des nouveaux venus dans les nombreux couloirs du Château.
- Le mot de passe, s'enquit la gardienne des lieux.
- Bien, dit Hermione, pour accéder à la tour Gryffondor, il vous faut un mot de passe.
Il changera souvent, mais pour le moment, c'est « patacitrouille », tachez de vous en souvenir, dit-elle avec un léger sourire.
Elle prononça le mot de passe d'une voix claire, et le portrait s'effaça pour les laisser entrer.
- Nous sommes ici dans la salle commune des Gryffondor, dit Hermione en laissant les premières années la découvrir.
Elle vous servira à faire vos devoirs, lire au coin du feu, ou tout simplement passer un bon moment entre amis.
Je vais laisser nos Préfets vous montrer la suite.
Hermione laissa les jeunes arrivants entre de bonnes mains et s'éclipsa discrètement vers le dortoir des filles, juste à l'endroit où elle avait dormi l'année dernière pour déballer ses affaires, qui n'y étaient pas, et y trouver… la place déjà prise !
- Vous êtes encore là, Ms Granger, questionna son directeur de maison, le Professeur Mac Gonagall.
- C'est-à-dire, bredouilla une Hermione confuse, mon lit est occupé…
- Suis-je bête, s'exclama Mac Gonagall, ne vous en ai-je donc parler ?
- Pardon ? J'ai peur de ne pas vous suivre …
- Mais, enfin, vous ne dormez plus ici !
Durant cette année, vous partagerez des appartements avec le Préfet en Chef.
Bien sûr, vous aurez chacun votre chambre avec des sanitaires, cela va de soi, mais vous aurez aussi une salle commune comprenant une bibliothèque, ainsi qu'une salle de bains que vous partagerez, une cuisine et une salle à manger.
Des elfes de maisons vous apporteront vos repas si vous ne souhaitez pas les prendre dans la Grande Salle, il vous suffira d'appeler Dobby.
Ils s'occuperont aussi de votre linge personnel, vous n'aurez qu'à le déposer dans la panière à linge de la salle de bains.
Votre chambre sera nettoyée chaque matin, après votre départ en cours.
Sans s'en rendre compte, Hermione avait suivi le Professeur de métamorphoses et elle se trouvait maintenant dans un couloir du cinquième étage, devant un tableau représentant deux personnages d'une beauté divine, totalement nus, s'élançant l'un vers l'autre.
Les longs cheveux d'or de la femme volaient au vent tandis que l'homme tendait ses bras pour la rapprocher d'elle.
Les deux divinités se tenaient sur des nuages, dans un ciel d'un bleu limpide.
- Le mot de passe, reprit Mac Gonagall lorsqu'elle jugea que Hermione eût assez contemplé le tableau, est « Vénus y Phébus : Némésis ».
Il est un peu long, mais ainsi, vous serez les seuls à le connaître.
J'ose espérer que la « collocation » avec votre homologue se passera dans les meilleurs termes.
Je compte d'ailleurs sur vous pour faire de votre mieux.
Sur ces mots, le Professeur se retira, laissant Hermione seule.
- Vénus y Phébus : Némésis, dit Hermione, une note d'appréhension dans la voix.
Le tableau se déplaça aussitôt, dévoilant une porte ouverte, auparavant cachée.
Hermione entra dans la pièce, elle fût d'abord surprise par la clarté du lieu puis détailla la salle commune avec attention.
C'était une pièce vaste et lumineuse où il faisait bon vivre.
Vers le fond de la salle, un canapé d'angle en cuir couleur crème orné de coussins chocolat donnait une sensation de confort.
Hermione se sentit tout de suite à l'aise en découvrant les bibliothèques qui longeaient les murs du fond et de droite.
Il y avait aussi une table basse d'une couleur semblable aux coussins ainsi qu'un grand tapis moelleux qui couvrait une grande partie du sol.
Des fauteuils du même cuir que celui du canapé étaient disposés un peu partout dans la pièce et une cheminée venait réchauffer l'ambiance de la pièce, déjà très chaleureuse.
Du côté gauche de la pièce, il y avait une porte donnant sur une salle à manger intime, mais sophistiquée.
Une table ronde était placée au milieu de la salle, entourée de deux chaises joliment ouvragées.
Un placard encastré dans le mur, et un buffet contre un autre espace de rangement devaient sûrement contenir la vaisselle de l'appartement.
Si l'on traversait la salle à manger et que l'on passait par la porte de gauche, on arrivait dans une cuisine usuelle et pratique, ne manquant d'absolument rien.
En revenant dans la salle commune, Hermione constata que deux escaliers en colimaçons s'y trouvaient.
Un des escaliers était placé dans l'angle supérieur gauche de la pièce, et l'autre dans l'angle inférieur droit.
Les deux escaliers menaient à l'étage, mais à des couloirs différents.
L'escalier de gauche se terminait dans un couloir où au bout se situait une chambre.
Le grade du « propriétaire » était gravé en lettres d'or sur la porte, ici, « Préfète en Chef ».
Le couloir desservit par l'escalier de droite menait à la chambre de son homologue.
Hermione gravit les marches de l'escalier gauche et tenta d'entrer dans sa chambre, dont la porte ne s'ouvrit pas en tournant la poignée.
- Alohomora, prononça-t-elle distinctement.
La porte s'ouvrit pour faire apparaître la pièce, avec son mobilier aux couleurs de Gryffondor.
Les nombreux meubles de la pièce étaient agencés de manière à ce qu'elle paraisse plus vaste, alors qu'elle contenait tout ce qu'une chambre digne de ce nom devait avoir, et même plus.
Hermione ouvrit une porte au hasard et remarque que le Professeur Mac Gonagall n'avait pas menti, elle avait ses propres sanitaires, bien pratique quand on est une jeune fille...
Elle ouvrit une seconde porte et entra dans la salle de bain la plus spacieuse qu'elle ait jamais vue. Elle comprenait maintenant pourquoi elle devait la partager avec son « colocataire » !
Il y avait une douche dans un coin où l'on ne se sentait sûrement pas à l'étroit, un évier, doté d'un grand miroir, bien sûr, mais aussi de nombreuses baignoires, qui ressemblaient plus à des piscines, du jacuzzi au bain à bulles.
Hermione traversa la salle de bain d'un bout à l'autre et essaya d'ouvrir l'autre porte à l'aide d'un sortilège.
Pourtant, celle-ci ne s'ouvrit pas.
A ce moment là, la Rouge et or ne pouvait se douter que cette porte menait à une autre chambre...
Après cette journée longue et harassante, la belle décida de se détendre dans un bon bain.
Sans plus attendre, elle enleva ses vêtement un à un, et d'enfonça dans l'eau chaude et moussante.
Hum... rien ne valait un bain d'eau chaude, presque brûlante.
Après quelques minutes de volupté, Hermione décida de sortir de l'eau et se dirigea vers le miroir près de l'évier en faïence, une serviette enroulée autour de son corps.
Lorsqu'elle eut fini d'examiner son reflet pendant quelques instants, Hermione écarta légèrement les pans de la serviette, puis plus franchement.
Elle rougit aussitôt à la vue de son corps nu, comme si elle se découvrait pour la première fois.
Elle passa une main sur son visage aux traits délicats, descendant ensuite vers le cou, puis vers sa poitrine, que la plupart des filles de Poudlard lui auraient enviée, caressant ensuite son ventre musclé et… s'interdit d'aller plus bas.
Si sa mère la voyait ! Elle lui aurait sûrement dit :
- Hermione, je ne t'ai pas élevé comme ça ! Tu te comporte comme vraiment comme
une fille de petite vertu !
Mais qu'ai-je donc fait au ciel pour avoir une fille comme toi !
Je te l'interdis, tu m'entends ? Je te l'interdis !
Te tripoter ainsi comme la plus vulgaire des prostituées, non, non et non !
- Hermione, son timbre se serait radoucit à cet instant, viens-là, tu n'es pas trop laide, nous te trouverons un bon parti, il te suffit juste de rester pure…
Veux-tu vraiment faire du mal à ta pauvre mère ?
Tu ne veux pas me rendre heureuse ?
Sa mère était toujours comme ça.
Aussi jusqu'à maintenant, Hermione l'avait toujours écoutée et s'était interdit de se toucher, à proprement parler.
- Tu auras assez de ton mari pour le faire, lui assurait sa mère.
Bien sûr, Hermione prenait une douche, un bain tous les jours, sa mère était d'ailleurs très pointilleuse sur le sujet, et quand elle était indisposée, elle avait droit aux tampons légers.
- Fins comme le petit doigt et doux comme la soie, aurait assénée sa mère.
Mais cela s'arrêtait là.
Son corps ne lui appartenait absolument pas.
Hermione regagna sa chambre.
Ses affaires avaient été rangées pendant qu'elle était dans la salle de bains, sûrement un elfe de maison, se dit-elle.
Elle se sécha consciencieusement à l'aide d'une serviette et enfila une nuisette d'un blanc éclatant avant de se fourrer tranquillement dans ses draps de soie.
Elle s'endormit en repensant à la journée qui venait de passer et à celle qui allait suivre le lendemain.
Il lui faudrait bien du courage.
Le nouveau venu était arrivé dans la nuit.
Il avait logé « Aux trois balais », faute de pouvoir faire mieux, et cela l'avait irrité.
Il détestait ne pas avoir ce qu'il voulait, bien que cela fût très rare.
Le jeune homme sortit de son lit en prenant son temps, après tout il n'était pas pressé.
Il se dirigea d'un pas nonchalant vers la salle de bains, sa chambre était peut être la seule à en posséder une, mais il l'avait exigé.
C'était le minimum, après tout, il n'était pas n'importe qui.
Le jeune apollon se décida à une toilette rapide et prit une douche.
Quand il se résigna à en sortir enfin, il s'attarda devant le reflet que lui renvoyait le miroir.
Il scruta son visage aux traits fins, presque féminins, aux yeux d'un gris d'acier et aux cheveux d'un blond très clair, presque blanc.
Son regard descendit vers son abdomen aux muscles bien dessinés, comme tout le reste de son corps.
Sa peau était d'un blanc d'albâtre, et cela lui donnait un côté androgyne qui plaisait aussi bien aux filles qu'aux garçons…
Il se mit de profil, posa ses mains sur ses reins, puis sur ses fesses, que plus de quatre-vingt dix-neuf pourcent des élèves de Poudlard, garçons et filles confondus, avaient un jour rêvés de caresser…
Vraiment, il était parfait sous tous les angles.
Sous tous les angles ?
Peut être pas. Sur un plan physique, il n'y avait rien à redire.
Mais son âme, son monde étaient tellement noires…
Stop, il n'était pas du genre à s'apitoyer sur son sort.
Son père aurait eu honte de lui.
Et puis, il était riche. L'argent pouvait tout acheter.
Le jeune homme sortit de la salle de bains et fit apparaître une chemise blanche, un pantalon noir parfaitement repassés.
Il ajouta une cravate tout aussi sombre et s'habilla tranquillement.
Il passa son pantalon et sa chemise qu'il n'avait pas entièrement boutonnée, laissant ainsi découvrir un torse imberbe, ce qui, il en était sûr, allait arracher plusieurs soupirs aux midinettes de Poudlard. Il n'était pas suicidaire, il avait seulement reçu le nouveau décret de Dumbledore...
Il mit ensuite ses chaussures, noires elles aussi, qu'il avait acheté auparavant dans une grande
boutique moldue italienne.
Les moldus pouvaient s'avérer utiles, parfois.
Le jeune homme aux yeux gris ajusta une cape sur ses épaules et sortit de la chambre.
Ses bagages lui seraient apportés plus tard par un domestique.
Il laissa son elfe de maison régler sa nuit à l'auberge et il sortit dans les rues de Pré-au-lard.
Il irait jusqu'à Poudlard à pied, après tout, ce n'était pas si loin.
L'Adonis arriva à Poudlard comme dans sa propriété et ce fût d'un pas sûr qu'il entra dans la Grande Salle.
Il remarqua que la plupart des conversations s'étaient tus et que maintenant, on le dévisageait ouvertement.
Décidemment, rien n'avait changé.
L'éphèbe se dirigea d'un pas calculé vers la table des Serpentard, laissant ainsi le temps, à ceux qui ne l'avaient pas encore fait, de l'admirer.
Il vit que sa place, au centre de la table, lui avait été réservée, et il s'en approcha.
Nombre d'entre les Serpentards autour s'éloignèrent de lui mis à part ses plus proches confidents.
Il s'assit alors calmement et fût tout de suite hélé.
- Hé, Malfoy, s'écria Blaise Zabini.
- Blaise, répondit-il indolemment.
- Les vacances ?
- Au Manoir.
- Ah.
Un court silence s'installa entre eux.
- Malfoy ?
- Blaise, répondit-il en sentant l'irritation montée en lui.
- Tu l'as vue ?
- Vu quoi, répondit le Serpentard, agacé.
- Vu qui précisément. Remarque, si tu l'avais vue, tu m'en aurais déjà parlé.
- Tu préfères mourir, avant ou après m'avoir dit de quoi tu parles ?
Sa nuit à l'auberge l'avait passablement contrarié, mais Blaise avait un don naturel pour le mettre hors de lui.
- C'est une fille. Une très jolie fille, rajouta t-il devant son manque de réactions.
On peut même dire qu'elle est belle, enfin sublime.
- Blaise, Blaise, Blaise, dit Malfoy tranquillement.
Tu sais que s'il y avait eu une fille sublime dans Poudlard et qu'elle ait dépassée sa quatrième année, elle serait déjà passée faire un tour dans mon lit.
- Hum, désolé de te contrarier, Dray, mais pas celle-là.
Disons que c'était pas trop ton genre.
Bon, j' vais te faire deviner.
- Une Serpentard ?
L'Apollon commençait à se prendre au jeu.
Il connaissait les filles de Poudlard par cœur.
- Ah, non ! Celles-là, tu les as toutes déjà eu.
Blaise avait raison. Malfoy avait eu toutes les filles les plus mignonnes de Serpentard. Il les avaient aussi toutes laissées tombées...
- Alors une Poufsouffle ?
- Non plus, elles croient toutes au grand Amour.
- Une Serdaigle ?!
- Non, non, trop coincées.
Malfoy réfléchit quelques secondes. Ce pourrait-il qu'elle soit…
- Une Gryffondor !!
- Bingo ! Une vrai lionne, ajouta Blaise.
Mais t'as vraiment été long…
- Je propose que tu te taises, Zabini, parce que…
- Regarde, elle arrive.
Une jeune fille aux cheveux couleurs chocolat, longs et bouclés venait d'entrer dans la Grande Salle.
Elle était fine et ses jolis yeux d'ambre scrutèrent la pièce.
Son visage d'ange s'éclaira d'un sourire lorsqu'elle repéra ses amis assis à la table des Gryffondor.
- Elle est en septième année, questionna Draco sans la quitter des yeux, tout en buvant
un café noir, sans sucre.
- Hum, hum, répondit le brun à côté de lui, soudain moqueur.
C'est pour ça que je dis que tu n'es pas très observateur… Elle ne te dit pas quelque chose ?
- Quoi, tu la connais, s'étonna Malfoy.
- Oui, et toi aussi.
Hermione Granger.
Malfoy manqua de s'étouffer avec son café brûlant.
- Mais tu l'as bien regardée ?
Granger ne ressemble pas du tout à… à cette bombe !
- Elle va s'approcher de Weasley et l'embrassera sur la joue dans exactement
5…4…3…2…1.
La jeune fille s'approcha et déposa un baiser sur la joue de Ron.
- Ok, t'as raison, supposons que cette fille sublime soit Hermione Granger.
Et alors ?
- Alors j' vais me la serrée…
Draco se mit à réfléchir.
Et si quelque chose de nouveau venait pimenter son année ?
Oh oui…
Il allait la séduire, et une fois qu'il aurait réussi, il la mettrait dans son lit… pour ensuite la laisser tomber.
- 2 semaines, fit –il.
- Pardon ?
- C'est le temps que je lui laisse avant de me tomber dans les bras.
Mon cher Blaise, nous serons adversaires.
Malfoy se leva prestement et un sourire machiavélique se dessina sur ses lèvres.
Oui, il l'aurait coûte que coûte.
Hermione avait espéré apercevoir son homologue masculin, mais en vain.
Elle avait passé la journée avec cette idée qui lui trottait dans la tête et c'est presque en courant qu'elle rejoignit ses appartements.
- Vénus y Phébus : Némésis, fit-elle, haletante.
Elle se précipita dans la salle commune pour découvrir… que rien n'avait changé .
Rien, aucun déplacement d'objets ni aucune trace ne pouvaient démontrer que quelqu'un d'autre qu' Hermione avait pénétré dans ces appartements.
Hermione monta dans sa chambre un peu déçue et se dit qu'une douche lui ferait du bien.
Elle entra dans la salle de bains et commença à se déshabiller.
Elle était en train de dégrafer son soutien-gorge quand un bruit de la porte mystérieuse la fit se retourner.
Un jeune homme blond adossé au mur la regardait avec un sourire narquois.
- Bonsoir, chère homologue, dit Draco Malfoy en la fixant.
Hermione comprit à cet instant qu'il y aurait des inconvénients à être Préfète en Chef…
Cette année ne serait vraiment pas comme les autres.
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Sylya
