Bonsoir à tous, vous allez bien ?
Voici le second chapitre de ma fic ;) J'ai essayé de corriger le plus d'erreurs possibles, mais comme d'habitude je crains qu'il y en ait encore pas mal et j'en suis désolé :(
Réponses aux review:
Fan-de-manga: Meerci beaucoup pour ta review, elle me fait très plaisir :) Je suis d'accord, on ne voit pas assez Menma dans les fics, mais en même temps on ne le voit que dans un film et du coup le plus souvent il passe à la trappe :( En espérant que ce chapitre te plaise, et qu'il étanche ta soif de lecture ;)
AkuriAtsuki: Hello :) Je tiens à m'excuser pour les fautes :( Je suis content que malgré tout tu lises :) J'espère que ce chapitre te plaira, et je crains qu'il reste encore quelques chapitres de souffrance ( mais ne t'inquiète pas, pu trop maintenant ;) )
Chapitre 2: Kyubi, Kurama et Shukaku
Le garçon roux restait debout, bien que les deux autres garçons lui aient dit de s'asseoir, il les scrutait. Il allait vivre avec eux pour le reste de sa vie, en tout cas c'est ce que l'homme qui s'appelait Orochimaru lui avait dit. Cette adulte faisait peur, mais Gaara avait l'habitude d'avoir peur. C'était sa vie depuis sa naissance. Du haut de ses 7 ans cet enfant avait déjà connu bien plus de choses horribles que ceux de son âge. Il avait été fouetté, cogné, humilié, passé à tabac, … Sa vie était tout simplement merdique, il n'avait pas de famille et on lui avait dit que sa mère l'avait maudit à sa naissance. Il avait vécu dans un orphelinat où personne ne l'aimait. Cet établissement était tellement pauvre et surendetté que pour continuer à exister, il n'avait rien trouvé de mieux que de vendre un enfant. Gaara avait donc été vendu à Orochimaru, en échange l'homme avait donné une très généreuse donation à l'orphelinat. La vente avait été très facile, Gaara n'apparaissait sur aucun papier, le seul document attestant de son existence était son acte de naissance qui était soigneusement enfermé dans un placard.
Alors que Gaara continuait de détailler ses nouveaux colocataires, il voulait trouver leurs points faibles pour être sûr de pouvoir se défendre, le blond lui fit un sourire et commença à lui parler.
- Et bah salut, moi je m'appelle Kyubi et lui c'est mon jumeau Kuruma
- Salut, dit le brun
- Et toi tu t'appelles comment ?
- J'crois qu'il a pas très envie de nous répondre Kyu
- Oui mais pour vivre ensemble ça serait bien qu'on sache comment l'appeler. On va pas l'appeler « machin », « truc », ou encore le siffler.
Le roux jaugeait les deux enfants qui se chamaillaient, le brun disant qu'il fallait laisser au nouveau le temps de s'adapter. Le blond lui répliquait qu'il n'en n'avait rien à faire et qu'il voulait que le roux dise son prénom son frère lui répondait que c'était pas à lui de décider pour les autres. Le blond se mit à bouder, Gaara ne put se retenir de sourire, les jumeaux ne semblaient pas être méchants.
- Je m'appelle Gaara
- Cool, t'as vu, il parle, sourit le blond
- Gaara c'est ton premier ou ton second nom ? Demande le brun
- Mon premier ou mon second nom ? Demande le roux perplexe
- Oui, Gaara c'est le nom que t'as donné le Maître ou celui par lequel on t'appelait dehors ?
- Celui de dehors. Orochimaru m'a dit que maintenant je m'appelais : Shukaku
- Ok, Shukaku. Il faut que tu saches que maintenant tu ne dois utiliser que ce nom là. Si le Maître t'entend prononcer ton ancien prénom il te le fera payer, crois-moi. Dit le Kuruma dont les yeux c'étaient assombris.
- Bon sinon on vient de manger, tu as mangé ? Je suppose que non, si tu reviens du bureau il ne t'as sans doute pas nourri. Allez, viens, il reste un peu de pain.
Gaara, désormais Shukaku, suivit les jumeaux qui s'installèrent sur un lit. Ils lui donnèrent du pain, un peu de riz et de l'eau. Kyubi et Kuruma expliquèrent les règles au nouveau venu, celui-ci écoutait et essayait de retenir le plus de choses et le blond lui disait que si il voulait le roux pourrait lire ses notes. Puis ils allèrent se coucher.
OOOO
Les jours et les mois se ressemblaient, les 3 enfants travaillaient depuis le réveil à l'alarme et à la lumière rouge, et ne terminaient que lorsqu'ils étaient épuisés et s'effondraient dans leur lit. Chacun avait une tâche précise à faire, et chaque matin il y avait toujours le même rituel. L'alarme les réveillait vers 5h, les enfants l'avaient deviné par le biais de l'horloge qui trônait dans le salon, ils mangeaient un peu de pain rassis puis se débarbouillaient le visage.
Puis ilsg commençaient leur travail, Kyubi était chargé du réveil du Maître. Le blond devait apporter le petit déjeuner, préparer les habits d'Orochimaru, ranger la chambre une fois que le maître était parti et il s'occupait également d'autres petites tâches. Kurama était chargé de nettoyer la bibliothèques, la cuisine et le salon. Shukaku était astreint au nettoyage de la salle de bain, des pièces du deuxième étage (excepté la chambre). En apparence on pourrait penser que leurs travaux n'étaient pas très éreintant, mais le fait que Orochimaru était un perfectionniste leur prenait un temps considérable. Le propriétaire du domaine voulait que chaque pièce soit nettoyée quatre fois, les vêtements devaient être pliés et rangés dans un ordre précis, la baignoire devait être lavée à l'aide d'une brosse à dent, le parquet en bambou devait être ciré au lait mélangé à de l'eau, … Autant de règles que devaient suivre les enfants, mais il y avait deux règles qui primaient sur les autres. La première était que les enfants ne devaient émettre aucun son, des caméras avec micros pour le son étaient placées dans toute la demeure c'est pourquoi ils avaient développé une technique de mimes pour se comprendre entre eux. La deuxième règle la plus importante était qu'ils avaient interdiction d'ouvrir les volets en métal, ces volets étaient si épais qu'ils ne laissaient filtrer aucune lumière. Ils travaillaient donc dans le silence le plus absolu et éclairés par les seules lumières de la maison.
Shukaku s'adapta assez vite à son nouvel environnement, il s'entendait bien avec les deux jumeaux et les trouvait drôles. Le petit blond était un peu leur rayon de soleil, il faisait des blagues dès qu'il le pouvait ou bien des mimiques drôles. Le brun, lui, était plus sarcastique que son frère. Les deux formaient un duo de choc, bien que malgré leurs sourires et leur bonne humeur on pouvait déceler leur peur et leur angoisse permanente. Le roux se sentait à peu près bien dans cette univers, il avait sa place avec les jumeaux. Bizarrement, il ne s'était jamais senti autant à sa place que lorsqu'il était entré dans cette cave, les deux frères s'inquiétaient pour lui. À chaque fois qu'il revenait des quelques séances qu'il avait avec le Maître, Kyu et Ku lui faisait un câlin, le faisait manger, l'allongeait dans le lit et le laissait se reposer. En bref cet enfermement lui avait apporté une famille, le roux se souviendrait toujours du soir où les deux jumeaux lui avaient dit qu'il était leur frère.
Ça s'était passé deux mois après son arrivée dans la cave, Shukaku revenait d'une séance avec Orochimaru. Cette séance avait duré plus de trois heures et avait fait suite à une erreur du roux, ce dernier n'avait pas frotté les traces noirs des toilettes assez fort pour toutes les éliminer. Shukaku fut ramené en sang dans la cave et jeté à même le sol, Kyu s'approcha rapidement du roux et le souleva mais sous les grognements de l'enfant au sol il préféra ne plus le toucher. Kuruma arriva ensuite, encore mouillé par sa douche, et prit la petite trousse de secours qu'ils cachaient dans un trou du mur. Ils s'appliquèrent à nettoyer les plaies et le sang qui se répandait sur tout le garçon, ils mirent des compresses et un peu de scotch. Une fois fait, ils portèrent le roux dans son lit et l'allongèrent sous les couvertures les jumeaux s'assirent en tailleur devant le lit. Le blond passait ses doigts dans les cheveux roux, le brun lui caressait le bras non meurtrie.
- T'inquiète Shu, la douleur va passer
- Kyu a raison, nous aussi ça nous fait mal quand on revient. Puis après ça va mieux, tu verras, une bonne douche sa aide
- Je crois pas qu'il soit prêt pour prendre une douche
- Oui je sais bien, on va le laisser se reposer et après il prendra une douche. Allez dors bien, frérot
- Oyasumi, aniki*.
Le roux pensa d'abord que les deux jumeaux se parlaient l'un à l'autre, mais voyant qu'ils le regardaient toujours. Shukaku ne put que sourire, il avait une famille, même si c'était dans le pire endroit au monde.
OOOO
POV Kyubi, 8 ans
J'en peu plus de cette journée, elle est lente et sa faisait longtemps que j'avais pas eu aussi mal. En même temps je pense que c'est pareil pour mes deux frères, vue la tête que faisait Shukaku quand il est revenu tout à l'heure sa séance a du être aussi dur que la mienne. En fait je devrais pas appelé ça une séance mais plutôt une opération, comme on doit subir quand on a l'appendicite. Quand je me suis réveillé ce matin la journée commençait normalement, j'ai dit bonjour à mes frères, j'ai un peu mangé et je me suis débarbouillé. 10 minutes après mon réveil j'ai entendu le bruit de la bibliothèque s'ouvrant, puis celui de la clé tournée dans la serrure. Le Maître avait décidé, je sais pus trop quand, d'ajouter une serrure à la porte de la cave parce qu'il trouvait que le fait qu'elle soit caché derrière une bibliothèque coulissante n'était pas suffisant. La porte une fois ouverte je suis directement allé jusqu'à la cuisine. J'ai mis sur un plateau une tasse avec du thé fumant, un bol de riz, un peu de saumon et de thon, de la salade et du choux blanc. Ensuite je suis monté dans la chambre du Maître, j'ai toqué à la porte et ai attendu 10 seconds puis je suis entré dans la pièce peinte en noir et décoré par des portraits du Maître. Orochimaru-sama était allongé dans le grand lit, un de ses pieds dépassait de la couette, je m'inclina quand sa tête sortit. Je posa le plateau sur la table de chevet et me retourna vers mon Maître.
- Ohayo gozaimasu, Orochimaru-sama.
Je n'obtins pour seul réponse qu'un grognement, je m'inclina de nouveau et m'avança vers la sorti de la chambre. Avant que j'eu le temps de faire coulisser le battant j'entendis la voix de l'adulte, je me retournas car il avait horreur qu'on lui tourne le dos.
- Kyubi, je prendrais une ou plusieurs femmes ce soir. Je veux que ma chambre ainsi que la salle de bain soient nickel, tu disposeras des bougies et de l'encens un peu partout. Demain matin tu m'apportera le médicament bleu qui est dans le placard de la salle de bain, tu nettoieras ma chambre trois fois tu diras au roux de nettoyer ma salle de bain, trois fois également. Et aujourd'hui tu viendras dans mon bureau à 17h, juste après Shukaku, nous avons une très importante séance. Maintenant sort me chercher des vêtements, et fait moi couler un bain.
Je m'incline à nouveau et sort de la chambre pour aller dans le dressing, la troisième porte sur la droite et prépare les vêtements de mon Maître. Je vais ensuite dans la salle de bain et met les affaires sur une chaise, la beauté de la salle d'eau me surprend encore mais il ne faut pas que je tarde trop Orochimaru-sama va sortir de sa chambre dans à peu près 6 minutes. J'allume le robinet de la baignoire et fait couler l'eau, le liquide chaud se repend sur la parois en marbre blanc. Pendant que la baignoire se remplit j'allume quelques bougies et verse des produits dans l'eau, des bulles roses apparaissent et je trouve ça assez mignon. Je me demande ce que sa fait de prendre un bain dans des bulles, en-bas on n'a qu'un savon et de l'eau est froide. J'aimerais plonger ma main dans ce liquide chaud, mais si je le fais et que le Maître arrive je vais me faire taper. Une fois que l'eau est rendu au maximum je coupe l'arrivé, je mets en route le poste de radio et sors de la pièce au moment où Orochimaru-sama ouvre la porte de sa chambre pour sortir. Je descends dans la cuisine où se trouve Kuruma, il est entrain de briquer les plans de travail, il faut dire que j'ai mis un peu de bazar en préparant le petit déjeuné. Je lui fais un signe d'excuse, puis je vais prendre les produits à vitre dans le placard et commence mon ouvrage. Shukaku est dans le salon et passe le balais, normalement il est censé s'occuper de l'étage mais il ne peut le faire que lorsque le Maître est parti.
Nous travaillons chacun dans notre coin sans rien dire, une trentaine de minutes plus tard Orochimaru-sama descend les escaliers et sort de la maison sans un regard ni une parole pour nous. Nous on c'est juste incliné devant lui, une fois l'adulte sortit Shukaku nous fait un petit signe de la main et monte nettoyer l'étage, Kuruma s'occupe du salon et moi je termine avant de monter ranger la chambre du Maître.
La journée passa tranquillement, puis vient l'heure fatidique. En effet il était 17h et je devais aller dans le bureau, Shukaku y était depuis à peu près une heure et demi. Je monta les escaliers et me retrouva devant la porte rouge, je frappa trois petits coups mais une voix me dis d'attendre. Quelques minutes plus tard bec de lièvre sort de la pièce avec Shukaku qu'il porte dans un de ses bras, mon frère roux est en sang et semble dormir. Entendant la voix de mon Maître j'entre dans la pièce, un homme de main me conduit vers le coté droit de la pièce et c'est la que je vois pourquoi mon frère était en sang. A la place du mur habituel il y avait une ouverture qui donnait sur une pièce blanche avec des sortes de « coussins » aux murs, décidément le Maître adore les pièces dérobées. Au centre de la petite pièce se trouve un « lit » comme chez le dentiste, il y a une grande lumière au-dessus, il y a aussi un petit meuble en métal sur lequel repose un plat remplit de ciseaux et d'autres ustensiles pleins de sang. Le Maître de tient debout derrière le « lit », il relève la tête et me fait un des ses sourires qui vous glaces le sang.
- Ha Kyubi, je t'attendais. Viens, approche toi de moi.
J'ai hésité avant de faire les quelques pas qui me rapprocheraient de lui, je pensais que sa ne servait à rien de résister et que ça serait sans doute pire si je me rebellais. Comme je ne savais pas ce qui m'attendais je pouvais penser que des coups de bâtons pourraient être tout aussi douloureux, si j'avais su j'aurais essayé de m'enfuir. Il me dit ensuite de retirer mon haut et de m'installer sur le fauteuil, apparemment c'est donc un fauteuil. Je m'exécute et regarde droit devant moi pour ne pas croiser les yeux de serpents, il se penche vers moi et me parle.
- Bien alors comme tu as du le deviner la séance du jour est, comment dire, assez spécial. En effet pendant que toi et tes compagnons demeurés à l'abri ici à l'extérieur les choses évoluent, on fait de plus en plus de petits bijoux de technologies. J'ai acheté une nouvelle génération de téléphone portable, beaucoup plus pratique que les anciennes cabines portatives. Et oui le monde évolue, et moi en tant que Chef Suprême de ce mouvement je me dois de suivre cela. C'est pourquoi j'ai décidé d'améliorer ton quotidien mon chère petit démon, vois tu pour l'instant tu ne peux pas sortir de cette maison. Grâce à l'opération que je vais pratiquer tu vas pouvoir sortir sans que j'ai à m'inquiéter si tu t'enfuis ou pas, je pense que mes méthodes pour te rendre dociles ont fonctionné mais comme je ne veux prendre aucun risque. Je vais t'introduire une puce de localisation, elle me permettra de savoir exactement où tu es. De plus cette puce est munie d'un système de sauvegarde, imaginé par un de mes fidèles cela t'électrocuteras le corps si tu sort des limites que j'aurais fixé. La décharge électrique sera tellement intense que tu te pliera au sol sous l'effet de la douleur, et elle se répétera jusqu'à ce que tu sois revenu dans les limites couvertes par les balises que je vais faire installer. Bien maintenant que cela est dit, a tu compris que je fais cela pour ton bien ?
- Oui, Maître
- Très bien, dans ce cas nous allons pouvoir commencer l'opération. Je vais t'anesthésier la zone où je vais implanter la puce, et comme je ne voulais pas payer pour plus de produit je te remercierais de ne pas trop crier. Si tu le fais je risque de te foutre mon poing dans la gueule, sa aurait été l'autre brun sa ne m'aurait rien fait et bien au contraire je m'en serais délecté. Mais toi tu as une tête si mignonne, bientôt je me délecterais de toi d'une façon qui te seras inédite.
Je ne comprends pas ce qu'il entend par là mais je m'en fiche un peu en fait, je sens l'aiguille entrer dans le haut de mon bras droit. Cette partie de mon corps s'engourdit, mais je sens encore la main d'Orochimaru qui est posé dessus. Quelques secondes après je sens le scalpel me découper une partie de ma peau, je me mords la lèvre pour ne pas hurler de douleur, l'anesthésiant ne fait pas son effet. Il triture ma chaire et mes nerfs, mon sang coule abondamment et je commence à avoir mal à la tête. Au bout de quelques minutes de ce traitement je ne peux pus me retenir et hurle de douleur, Orochimaru-sama rigole et me dit de me taire car ça le déconcentre. Peu après je sombre dans le sommeil.
Je me réveille dans la cave, je suis sûr mon lit. Je sens une douleur au niveau de mon bras droit, je palpe un peu avec mon autre main mais la douleur apparaît au simple contact de mes doigts. J'ai énormément mal à la tête et j'ai envie de vomir, de plus une odeur acre me submerge le nez. Les lumières de la cave sont éteintes mais j'entends une respiration autre que la mienne, j'essaye de me concentrer pour savoir à qui elle appartient. Après plusieurs secondes d'hésitation je suis sûr que c'est celle de Kuruma, Shukaku est moins bruyant lorsqu'il dort. J'entends aussi du bruit dans le troisième lit, il semble qu'on soit tous trop faible pour se lever.
- Kyu, tu es réveillé ? Demande la petite voix de Shukaku
- Oui, toi sa fait longtemps ?
- Je sais pas trop, j'arrive pas à compter les minutes. J'ai trop mal à la tête
- Moi aussi c'est pareil, ani-kun est revenu quand ?
- Quand je me suis réveillé, le mec qui l'a amené c'est prit les pieds dans le barbelé devant son lit et du coup sa a fait du bruit. Puis il a hurlé que c'était con qu'il ne pouvait pas allumer la lumière
- Mmmm, j'ai soif
- Normalement ton eau doit être au pied de ton lit, enfin si l'autre imbécile ne l'a pas renversé.
Je tends le bras et tâtonne autour de mon lit, je trouve enfin la substance tant désirée. Je continue de parler un peu mais le sommeil me reprend. Je hais cette journée, cette endroit, cette homme. J'ai envie de partir loin avec mes frères.
POV Shukaku, 9 ans
Il fait froid et sombre, c'est une dure nuit d'hiver. La neige tombe et le vent me fouette le corps, évidement avec le si peu de vêtement que j'ai ce n'est pas étonnant si je grelotte. C'est moi qui est de corvé pour aller chercher de l'eau dans à la rivière, et comme on a pas le droit de sortir le jour je suis obligé d'y aller dans le froid de la nuit. En plus avec ces saletés de puces on peut pas aller partout, le Maître à mis des balises sur tout le chemin conduisant à la rivière et donc je ne peux pas sortir du chemin sinon je me prends une décharge et ça fait trop mal. À la « maison » c'est pareil, si j'essaye de sortir par une des fenêtres (encore faudrait il que les volets d'aciers soient relevés) ou par la porte je me prends une décharge. Kuruma a essayé une fois, en plus de la décharge qui l'a collé au sol il a reçu une correction qui l'a obligé à rester au lit toute une journée, Kyu et moi on a du faire ses tâches et on a bien cru qu'il allait crever. Donc me voilà avec un seau dans la main dehors en pleine hiver, mais si je vais chercher de l'eau à la rivière c'est un peu pour la bonne cause alors sa passe à peu près. C'est surtout Kyu qui a pas de chance, il est en séance avec le Maître, Ku lui doit finir de préparer le repas.
Je vais chercher de l'eau parce que la douche est cassée, le Maître a dit qu'il la ferait réparer mais il a pas précisé quand. Du coup cette eau va servir pour nous laver, et laver aussi les vêtements d'Orochimaru-sama. Bien qu'il aime être à la pointe de la technologie il n'a jamais acheté de lave linge, n'y de lave vaisselle. Il préfère que se soit nous qui le fassions, et du coup on est obligé de faire ça dans la cave et le linge mouillé sa rend une pièce humide. Sa y est je suis arrivé à la rivière, l'eau est hyper froide et je manque de tomber. Je repars ensuite vers la demeure, je me dépêche parce que j'avoue que j'ai un peu peur. Quand je suis dans la cave et qu'il fait noir c'est pas grave parce qu'il y a toujours un de mes frères à côté de moi, mais là dehors je pourrais tomber sur des animaux ou des gens de la secte du Maître qui hésiteraient sans doute pas à me tuer. Bec de lièvre a raconté qu'il y a deux jours on a brûlé l'un des membres, il avait dit que le sermon du Guide n'avait pas été assez gens sont tous fou dans le coin. J'arrive devant la baie vitrée, je tape de légers coups pour faire remarquer ma présence. On vient m'ouvrir et je vais directement vers la bibliothèque, j'entends le bipe des touches du clavier de contrôle de la baie vitrée. Les boîtiers de contrôle sont placées sur chacune des sortit de la maison, également près de la porte de notre cave, et servent à déverrouiller les sécurité de nos puces et de ne pas nous donner de décharge. Une fois en bas je pose le seau dans un coin de la pièce, Kurama est assit au sol et semble attendre quelque chose, devant lui il y a du pain et de l'eau. Kyubi est sous la douche, j'entends l'eau couler. Le brun lève son regard vers moi et me montre le pain devant lui, je comprends qu'ils nous attend pour manger. Je m'assois en tailleur, on parle un peu mais pas beaucoup. L'eau s'arrête et peu de temps après Kyu passe devant nous complètement nu, sa ne nous dérange pas vue qu'on c'est habitué à n'avoir aucune intimité. Mon frère blond s'habille et vient nous rejoindre, il lance un « itadakimasu » et nous commençons à manger.
On discute de tout et de rien, ils me demandent comment ça s'est passé dehors et comment c'était de sentir le vent dans mes cheveux. C'est vrai que Ku et Kyu ne sortent pas souvent, ça n'a du leur arrivé qu'une fois depuis que l'on a nos puces. Je leur réponds qu'il faisait froid et qu'il y avait des bruits bizarres d'animaux, et qu'il faisait nuit noir. Je dois avoir l'air triste, ou fatigué, parce qu'ils arrêtent de manger et me prennent dans leurs bras. La séance câlin collectif achevée, nous allons nous coucher.
OOOOO
Je crois que bientôt je ne pourrais pus tenir, j'ai envie que ma vie s'arrête. J'ai eu une séance particulièrement difficile avec le Maître, j'ai mal fait mon travail. Il m'a battu pendant plus de deux heures, j'ai le dos en sang et mal au crâne. Actuellement je suis dans mon lit, emmitouflé dans mes couettes, et je pleure. Je ne pourrais pas supporter çà à nouveau, je ne pourrais pas, … Avant de venir ici j'avais déjà supporté la haine des autres, aussi bien des enfants que des adultes. En arrivant je me disais que ma situation ne pouvait pas être pire, j'avais été vendu et donc je n'étais pu considéré comme un enfant mais comme une marchandise. Mais quand on m'a amené dans la cave j'ai découverts deux autres garçons comme moi, eux aussi avaient perdu toute espoir depuis leur arrivée entre ces murs. Ils m'ont accepté et traité comme un frère, c'est drôle de se dire que ma première famille est celle d'une cave. Mais maintenant je n'en peux plus, avec eux j'ai souris et ris quelque fois et je me suis accroché au bonheur que j'avais. Cette fois c'est finit, le Maître m'a enlevé toute envie de continuer à me battre.
Il n'a cessé de me répéter que je n'étais un bon à rien, que ma vie ne valait pas grand chose, et que de toute façon elle ne durerait pu longtemps. Il m'a annoncé que d'ici deux ans, au plus, je serais sacrifié. Il a prévu de me faire brûler devant tous ses fidèles, une offrande aux dieux pour qu'il le guide dans sa quête qu'il a dit, en gros il me garde en vie comme on fait avec les animaux. Je n'en n'ai pas encore parlé aux autres, je sais pas si je dois vraiment leur dire. Ils risquent de péter un plomb, ils voudront m'aider mais ils ne pourront absolument rien faire. Donc je suis condamné à mourir, la question est : est-ce que je dois me laisser faire ? En même temps je vois pas ce que je pourrais faire, je ne peux pas court-circuité l'électricité de la maison pour que les puces se désactivent et que je puisse fuir de cette baraque. Le Maître nous a dit que ce genre de chose était absolument impossible, et j'ai peur qu'il est raison. Donc je dois me préparer à mourir, génial le futur m'ouvre grand ses bras.
Il y a des bruits de pas dans les escaliers, c'est Kyu et Ku qui reviennent. La lumière de la cave vient de s'allumer, sa agresse mes yeux. Sans me retourner je peux deviner qu'ils se sont arrêtés au bas de l'escalier et me regardent, j'entends les pas de Kyu qui se dirige vers le seau d'eau. Ku se rapproche de mon lit et soulève ma couette et mon tee-shirt, je n'ai pas la force de me mettre sur le ventre alors c'est le brun qui me retourne très doucement. Kyubi revient et passe de l'eau sur mon dos à l'aide d'une éponge, il se fais engueuler par Kuruma par ce qu'il frotte au lieu de tapoter mes blessures. Si je n'étais pas si mal en point, et si ce n'était pas moi qui devait être soigné, j'aurais sûrement explosé de rire. Ils continuent de me soigner, me font manger et boire et me font un câlin avant d'aller se coucher en me faisant promettre de les réveiller si je n'allais pas mieux.
Je ne veux pas perdre ça, en fait maintenant que j'ai deux frères je ne veux pas les abandonner. Il va falloir que je me batte et que je trouve un moyen de me sortir d'ici.
POV Kurama, 10 ans
Aujourd'hui on est le 12 août, je le sais parce qu'ils l'on dit à la radio. Et oui aujourd'hui on a eu droit à la radio, c'est une nouvelle dans le service de sécurité du Maître et elle ne semble pas vraiment connaître les règles. Nous on n'a pas droit de parler alors on allait pas lui dire, et puis sa change un peu. Elle a prit la place de bec de lièvre, il est parti comme à son habitude il y a deux jours et depuis plus aucune nouvelle. Remarque c'est pas plus mal, ce type était un salaud avec un sale caractère, et en plus il faisait peur à Kyu (comme si avoir peur du Maître ne suffisait pas). Cette femme est bizarre, elle est là pour nous surveiller mais elle semble s'étonner qu'on ne sorte jamais et même que l'on soit présent dans la maison. Ce matin elle avait une drôle de tête quand elle a vue Shu revenir d'une séance avec Orochimaru-sama, peu être qu'il ne lui avait pas expliqué en quoi consistait notre « éducation ».
Bref, aujourd'hui est un jour spécial, on reçoit des invités à la maison. Ce sont des gens fortunés qui souhaitent financer la Quête de la communauté, et sans doute y entrer aussi. Nous devons donc nettoyer, astiquer, cuisiner et préparer une charmante pièce pour les accueillirent. Le Maître est beaucoup plus exigeant que d'habitude, moi qui croyais que c'était impossible, et ce travail nous use. En plus ce soir nous devons faire les serveurs, Orochimaru-sama nous a dit qu'il garderait sa cravache sur lui au cas où on fasse une erreur. Le point positif de ça, si il y en a un, c'est que nous avons droit à un véritable bain. La nouvelle, Konan qu'elle s'appelle, nous a descendu une barrique en bois dans la cave, elle l'a remplit d'eau et de produit mossant puis nous a dit de bien nous frotter pour enlever la crasse accumulée. Elle nous a ensuite parfumé, coiffé et habillé de nouveaux vêtements. Elle est vraiment étrange, elle est presque trop gentil pour travailler pour Orochimaru-sama, mais peut être qu'elle nous cache sa vraie personnalité. Je me méfie des adultes depuis la mort de mes parents, bien qu'évidement comme je suis coincé ici je n'en ai pas vue beaucoup.
Il est 19h et les invités devraient bientôt arrivé, je termine de préparer le repas, Kyu met la table et Shu s'occupe de la décoration. Je m'arrête un instant pour regarder mes habits, je porte une sorte de kimono rouge avec des nuages dessus, c'est un peu grand pour moi mais sa change de mes vêtements récupérés dans des œuvres de charités (sûrement volés d'ailleurs). La porte d'entrée s'ouvre et le Maître ainsi que dix autres personnes s'installent autour de la table dans le salon, nous on s'incline et la soirée commence. Nous jouons les serveurs, les adultes eux parlent d'argent de grand plan et de renouveau pour le monde. Soudain le Maître s'adresse à moi.
- Kurama
- Oui, Maître
- On m'a dit que tu avais une belle voix, et vue ta manière de crier quand je te corrige elle doit être portante. J'aimerais que tu chantes
- Que je chante ?
- Oui, tu dois bien connaître une chanson, allé dépêche.
Je tourne mes yeux vers Kyu, il me rend mon regard et se met à réfléchir.
- J'attends, dit le Maître.
Je pose de nouveau mon regard sur mon frère blond, lui à les yeux pétillants. Il déplace l'index de sa main gauche vers son nez, pose le doigt dessus puis éloigne sa main, le signe pour dire « maman ». Il veut donc que je chante une de ses berceuses, seulement je ne me rappel que d'une. Je respire à fond et entame la musique, espérant me la rappeler en entière :
Yondeiru mune no dokoka okude
Itsumo kokoro odoru yume wo mitai
Kanashimi wa kazoekirenai keredo
Sono mukô de kitto anata ni aeruKurikaesu ayamachi no sono tabi hito wa
Tada aoi sora no aosa wo shiru
Hateshinaku michi wa tsuzuite mieru keredo
Kono ryôte wa hikari wo idakeruSayonara no toki no shizuka na mune
Zero ni naru karada ga mimi wo sumaseru
Ikiteiru fushigi shindeyuku fushigi
Hana mo kaze mo machi mo minna onajiYondeiru mune no dokoka okude
Itsumo nando demo yume wo egakô
Kanashimi no kazu wo iitsukusu yori
Onaji kuchibiru de sotto utaôTojiteyuku omoide no sono naka ni itsumo
Wasuretakunai sasayaki wo kiku
Konagona ni kudakareta kagami no ue ni mo
Atarashii keishiki ga utsusareruHajimari no asa no shizuka na mado
Zero ni naru karada mitasarete yuke
Umi no kanata ni wa mô sagasanai
Kagayaku mono wa itsumo koko ni
Watashi no naka ni mitsukerareta kara
Je rouvre les yeux, que j'avais fermé au moment du second couplet pour être sûr de bien me rappeler des paroles, les adultes semblent satisfait. Le Maître me dit que c'était bien, et qu'il voudrait plus de saké et je le ressert.
Il est 3h du matin et on nous a renvoyé dans notre cave, les invités et le Maître ont fait venir des femmes de la communauté et ils ont jugé préférable que cela reste entre eux. Nous allons nous coucher complètement épuisé, avec un peu de chance on pourra dormir un peu plus que 2h. Mais je n'y crois pas trop.
OOOO
POV auteur
La machine avait été livré un mercredi, Orochimaru réalisait un de ses vieux rêves d'enfant : avoir un métier à tisser*** qui fonctionne. Il l'avait commandé chez une entreprise anglaise spécialisée en machines anciennes. De plus cela lui permettait de trouver une autre fonction aux enfants, il estimait que ces gosses ne travaillaient pas assez. Après tout ils ne servaient que à tenir la maison propre, faire la cuisine, laver le linge. En somme ils ne travaillaient pas vraiment, mais avec cette machine tout allait changer.
A défauts de pouvoir faire de la fausse monnaie, les enfants allaient faire de la couture. Le nombre de membre de la communauté de l'Akutsuki augmentait de plus en plus chaque jour, et acheter des vêtements pour eux coûtait extrêmement cher. Donc le Guide avait eu l'idée d'acheter la matière première et de faire faire le boulot aux enfants, et donc la machine avait été installée dans la cave. L'engin n'était pas bien grand, ce n'était qu'une réplique en miniature des grands métiers à tisser de l'air industrielle. Les enfants allaient enfin pouvoir vraiment servir à quelque chose, et il s'en réjouissait.
Notes :
*: Aniki veut dire « frère »
**, la chanson : Ending du Voyahe de chihiro
*** : Si vous voulez vous faire une idée de ce à quoi sa peut ressembler moi j'ai juste tapé « Métier à tisser » dans le moteur de recherche. Et après dans image, en tout cas dans mon esprit, elle doit ressembler à la première ou celle de la peinture avec les deux femmes ;)
