Hello, hello.
Troisième chapitre de Vinyle où vous en apprenez un peu plus sur l'entourage de Hermione et un petit peu plus sur son enfance, etc. Si cela vous intéresse, je pourrais — je vais faire des chapitres où l'enfance de certains personnages sont plus expliquées parce que je trouve ça intéressant de vous donner une idée sur le « background » des personnages car quand je raconte une histoire, j'ai toute l'histoire du début à la fin du personnage et j'aime beaucoup les histoires individuelles des personnages de cette fiction. Pour le prochain chapitre — petit spoil : il y aura beaucoup de Malfoy.
Je vous souhaite une bonne lecture et on se retrouve en bas pour les RAR.
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I I I
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« Dear, I thought I'd drop a line / The weather's cool, the folks are fine / I'm in bed each night at nine / P.S. I love you ».
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Yarmouth, Massachusetts, États-Unis.
Anne-Marie Arnaud — plus couramment appelée Annie, détestait les surprises. Ou plutôt elle haïssait le fait de ne rien pouvoir contrôler dans ce genre de situation.
Cela remontait à son enfance, lorsqu'elle vivait encore en France dans une charmante petite maison avec ses deux parents et sa nourrice — Jacqueline. Sa mère avait arrêté de travailler pour des problèmes de santé et la petite Annie âgée de seulement dix ans pensait que cela signifiait que sa mère allait pouvoir s'occuper d'elle. Que nenni. Pour son plus grand malheur, c'était cet espèce de sorcière de Jacqueline Blanpin qui était chargée de s'occuper de l'éducation de la jeune fille.
Ensuite, le 24 janvier 1922, Maude Hélène Arnaud — née Bouvier, rendit l'âme dans la maison familiale. L'endroit où elle vivait avec son mari depuis quarante ans ; l'endroit que Anne-Marie détestait le plus lorsqu'elle était plus jeune et où elle s'était juré de ne plus jamais y remettre les pieds une fois partie. Maintenant, elle ne déteste plus cet endroit ; elle regrette juste de ne pas avoir assez profité de l'odeur délicieuse qui émanait de la cuisine lorsque sa mère faisait de fantastique pâtisserie pour le goûter ; elle regrette aussi les sourires qui illuminaient la pièce lorsque sa mère était là ; elle regrette son odeur, sa présence dans les pièces. Elle regrette beaucoup de chose. Mais par-dessus tout : elle regrette de ne pas avoir été là pour lui dire au revoir.
Deuxième fois où Anne-Marie ne pouvait absolument rien contrôler.
Puis à la fin du printemps 1925, lorsqu'elle n'avait que trente-cinq ans, l'une de ses meilleures amies — Katherine Monroe, était venu passer quelques jours dans la demeure de Annie située à Southampton dans l'état de New York. C'était une magnifique journée d'été ; tout était absolument parfait ; de la température à la tenue que portait la jeune femme. Seul ombre au tableau : le sujet de conversation. Annie et Kathy s'étaient installées sur la terrasse qui venait tout juste d'être fini pour prendre le thé — P.S I love You de Bobby Vinton en fond sonore, tandis que les enfants jouaient dans le jardin. C'est alors que Kathy avait décidé de faire écrouler la petite vie parfaite de Anne-Marie en lui déclarant que quelques jours avant, elle avait croisé son mari en présence d'une ravissante jeune femme dans un restaurant. Après cette annonce, Annie bu une très longue gorgée de thé, ses yeux océans fixés sur son amie. Anne-Marie reposa sur la table sa tasse de thé en porcelaine avant d'ouvrir la bouche avec un léger sourire en coin.
« Tu as certainement dû confondre avec un autre homme, Katherine. »
Mais bien sûr, Annie savait que Katherine ne s'était pas trompée. D'autres personnes auparavant avaient croisé son mari en compagnie d'une autre femme. Annie avait fermé les yeux pendant un long moment sur les frasques de son mari.
Anne-Marie fut une fois de plus surprise lorsqu'elle apprit que la jeune fille en question était la baby-sitter de leurs filles, âgée seulement d'une vingtaine d'années.
Cinquième surprise pour Annie lorsqu'elle découvrit que son mari la trompait avec plusieurs femmes depuis déjà deux ans.
Anne-Marie demanda le divorce immédiatement, mettant fin à douze ans de mariage. Elle n'avait pas pris la peine de prévenir son mari, préférant lui envoyer les papiers du divorce à signer à son bureau. Le temps que son mari accepte de signer les papiers, Annie était partie s'installer chez son amie Katherine avec ses deux filles. Lorsque les papiers furent signés en juin 1925, Anne-Marie s'était envolée à Newport en compagnie de ses filles âgées de sept ans et cinq ans à l'époque sans jamais prévenir le père de ses enfants.
Anne-Marie Arnaud n'avait eu que des mauvaises surprises qui faisait qu'à présent : elle les haïssait du plus profond de son cœur.
Et que ne fut pas sa surprise lorsqu'elle apprit que sa fille allait se marier.
Annie dû se retenir au fauteuil pour ne pas tomber par terre. Anne-Marie était littéralement furieuse en apprenant la nouvelle. Premièrement parce qu'elle apprenait les fiançailles de sa fille par une des meilleures amies de cette dernière et deuxièmement parce qu'elle ne se mariait pas avec la personne à laquelle elle pensait.
Et c'est dans cet état d'esprit que débarquait Anne-Marie Arnaud Granger Potter sur le seuil de la porte de la maison de sa fille : Hermione Jean Granger.
« M-maman ? ! »
« Surprise. » répondit cyniquement Anne-Marie, ses lunettes de soleil devant ses yeux.
Le visage de sa fille se décomposa, seconde après seconde. Ses yeux de biche étaient écarquillés sa bouche était entrouverte et ses épais sourcils étaient légèrement relevés.
« Qu'est-ce tu fais ici ? ! »
Annie enleva ses lunettes.
« C'est comme ça que tu accueilles ta mère, Hermione ? » demanda d'une voix hautaine Annie.
Hermione se retenue de justesse de soupirer.
« Excuse-moi, mère. Bonjour mère. Comment vas-tu, mère ? Tu veux entrer, mère ? Que fais-tu ici, mère ? ! »
Anne-Marie ne répondit pas et se contenta de pousser sa fille pour entrer dans le ridicule petit salon. Elle laissa sa valise à côté du sofa et s'installa dessus en prenant soin d'analyser le tissu blanc cassé du canapé. Hermione avait les yeux fixés sur la valise de sa mère : elle était médusée. Pourquoi avait-elle sa valise avec elle ? ! Oh, non, non, non.
« Je vais bien, merci de demander. » commença Annie en croisant ses jambes. « J'ai été invité au mariage de notre chère Pansy. Au cas où tu l'aurais oublié, je me suis beaucoup occupée d'elle, il était donc normal qu'elle m'invite mais comme tu ne réfléchis que quand cela t'arrange... » dit-elle en roulant des yeux. « Ne sois pas si surprise, Hermione. Tu as l'air ridicule. »
Hermione ferma les yeux et se retourna pour fermer la porte d'entrée. Elle allait commettre un meurtre.
« Je suis aussi ici car j'ai appris une grande nouvelle. » reprit-elle. « Et que ne fut pas ma surprise lorsque j'ai appris au téléphone non pas par toi mais par ta meilleure amie que toi, ma fille allait se marier avec un maudit libraire ! » s'exclama Annie. « Est-ce que tu te fiches de moi, Hermione ? ! »
Hermione était à présent horrifiée par les déclarations de sa mère. Réflexion faite, elle allait commettre deux meurtres aujourd'hui.
« Maman, je — »
« Tais-toi. » ordonna Anne-Marie en se levant. « Te rends-tu compte de la position dans laquelle tu m'as mise ? Je suis passée pour une idiote quand j'ai appris cela. » raillait Annie. « Moi, ta mère, celle qui t'as mise au monde n'est pas au courant que sa fille se marie. Tu as quoi dans la tête ? ! »
« Si tu prenais plus souvent de mes nouvelles tu aurais été au courant. » siffla Hermione.
Anne-Marie haussa ses sourcils.
« Ne me parle pas comme ça, jeune fille. Je t'appelle dès que je le peux, c'est toi qui ne décroches jamais. »
Hermione ne dit rien. Sa mère n'avait pas tout à fait tort mais elle n'avait pas tout à fait raison non plus. Anne-Marie appelait une fois tous les deux mois Hermione. Et c'est vrai que Hermione ne décrochait pas à chaque fois, voulant éviter une énième dispute avec sa génitrice.
D'aussi loin qu'elle se souvienne, Hermione ne s'était jamais vraiment entendue avec sa mère. Depuis qu'elle avait quitté son père, Hermione lui en avait tout de suite voulue. Elle lui en voulait de ne pas la laisser voir son père. Depuis le divorce depuis ses sept ans, Hermione n'avait vu son père que cinq fois seulement.
« Pendant que j'y suis... qu'as-tu fait de ce charmant jeune homme... hum... Dra... Drake quelque chose... ? »
Hermione passa nerveusement sa main sur son visage.
« C'est Draco, maman. Et cela fait quatre ans que c'est terminé avec lui. »
« Quatre ans ? ! » s'étonna sa mère. « Ne me dis pas que... » elle réfléchissait à tout allure. « Hermione ! » s'exclama Annie. « Ne me dis pas que votre histoire est finie à cause de ce qu'il s'est passé — »
« Oui ! » coupa Hermione. « Ça ne marchait plus. »
Anne-Marie laissa échapper un rire cristallin.
« Par tous les saints du paradis, pincez-moi je rêve ! » s'exclama-t-elle hilare. « Vous vous êtes séparés pour ça ? Hermione, il n'y a pas qu'à vous à qui cela arrive. Des tas de f— »
« Nous ne sommes pas toutes comme toi, maman ! » coupa une fois de plus Hermione, les yeux humides. « Je te demanderai de ne plus en parler devant moi — non, je te demanderai de ne plus en parler du tout si tu veux rester ici ! »
Les sourcils d'Anne-Marie se froncèrent, agacée par le comportement de sa progéniture.
« Je ne compte pas rester dans cette maison miteuse, Hermione. J'ai pris une chambre d'hôtel, rassure-toi. » informa Anne-Marie froidement. « J'espère que ton fiancé est au courant de ton état et de ce qu'il s'est passé parce que clairement le psychologue ne t'a servie à rien du tout. » continua-t-elle en attrapant sa valise avant de s'avancer vers la porte d'entrée. « Nous nous voyons ce soir, jeune fille. Tâche de ne pas être aussi désagréable. »
Et elle partit en claquant la porte. Hermione pouvait entendre sa mère murmurer à elle-même :
« Un libraire. HA ! Je n'ai pas épousé des hommes riches pour que ma fille puisse se marier avec un maudit libraire. »
Une fois seule, Hermione s'autorisa à laisser couler une larme manifestement blessée par ce que sa mère venait de lui dire. Hermione aimait sa mère mais plus elle était loin d'elle et mieux elle se portait.
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Hyannis Port, Massachusetts, États-Unis. J - 5 avant le mariage.
Confortablement installée dans son bain, Pansy Parkinson esquissait un énorme sourire. Elle était tout simplement heureuse. Tout marchait comme sur des roulettes.
Pansy avait envoyé Draco s'excuser, et d'après le regard de ce dernier lorsqu'il était revenu : cela s'était plutôt bien passé. Oh, Pansy savait que rien d'extraordinaire ne s'était passé mais c'était un début.
Ensuite, toujours en accord avec son plan, elle savait qu'aujourd'hui Madame Anne-Marie Arnaud – Potter arrivait. Pour Pansy, c'était une bénédiction. Outre le fait qu'elle aimait beaucoup la mère de Hermione, Pansy appréciait encore plus le fait qu'elle soit présente à son mariage. Pourquoi ? Parce que quand Pansy était revenue un jour plus tôt de chez Hermione où elle avait fait la connaissance de Maxwell, après avoir raconté cet énorme problème à son fiancé, Pansy s'était enfermée dans sa chambre et avait composé le numéro d'Annie.
Aux grands maux les grands remèdes.
Pansy savait que si son amie s'était fiancée c'est parce que c'était du sérieux avec Maxime et il fallait à tout prix éviter ça. Et qui de mieux pour l'aider dans cette tâche que Annie Arnaud ? La future mariée savait que la mère de Hermione allait lui faire un scandale, ce qui faciliterait encore plus le plan de Pansy. Et c'est avec plaisir qu'Anne-Marie avait accepté de l'aider.
Annie s'était empressée de prendre le premier avion en direction de Boston. Anne-Marie n'habitait pas si loin d'eux, elle habitait à Newport avec son nouveau mari et leurs deux enfants — Christine et Frank. Anne-Marie s'était remariée environ un an après son divorce avec le père de Hermione et filait le parfait amour depuis. Elle avait été rapidement acceptée par le fils de James Potter — Harry, et la famille recomposée était très heureuse. Au début, tout comme Hermione, Pansy pensait que Annie s'était remariée pour l'argent. Mais au fil des années, Pansy avait pu voir que tout était sincère entre eux.
Pansy savait que la mère de Hermione n'avait cessé de dire que Draco n'était pas fait pour sa fille mais lorsqu'elle avait appris que sa fille allait se marier avec un pauvre petit libraire de Paris, son avis avait changé automatiquement.
La jolie brune esquissa un sourire mesquin aux lèvres avant de porter son verre de rosé à sa bouche. Encore une fois, rien ni personne ne pouvait se mettre en travers du chemin de Pansy Barbara Parkinson.
Pansy était très satisfaite. Son mariage allait être une pure réussite. L'ombre au tableau s'effaçait peu à peu et la jolie brune ressentait un sentiment de plénitude l'envahir. Dans moins d'une semaine, elle allait épouser Blaise, Hermione et Draco serait de nouveau ensemble et elle partirait en lune de miel à Copacabana. Et ensuite ? Et ensuite…
Pansy fronça des sourcils.
Et ensuite ? insista la petite voix dans sa tête. Ensuite… Pansy ne savait pas. A vrai dire, elle évitait toujours le sujet. Pour elle, le mariage était déjà une grande étape dans sa vie et elle l'avait bien fait comprendre à Blaise. Elle ne voulait pas discuter de la suite.
Le regard absent et presque comme dans un automatisme, Pansy passa sa main droite sur une cicatrice qui représentait le plus lourd secret que cachait Pansy Parkinson.
Une chose était sûre, Blaise Zabini ne serait jamais au courant. Jamais.
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Il faisait extrêmement froid. Les rues bondées laissaient place à des rues jonchées uniquement de feuilles mortes signe que l'automne était enfin là. C'était la saison que préférait Hermione. Elle trouvait les couleurs de l'automne magnifique ; ce mélange de rouge, orange et marron était un véritable régal pour ses yeux.
Avec un énorme châle noir en cachemire cachant son long manteau marron clair, Hermione traversait la rue, perchée sur des talons de dix centimètres au bras de son fiancé. Ils se trouvaient devant le Alberto's Ristorante — le restaurant préféré de Pansy. Depuis le lycée, Pansy avait pris l'habitude de fêter de grands événements dans ce restaurant italien. C'était un restaurant très chic et très populaire à Hyannis Port de part sa petite structure chaleureuse mais aussi très riche qui attirait tous les riches de la région. C'était le restaurant de la région ; il était au même niveau que le Plaza ou encore le célèbre restaurant Astoria. La bâtisse du Alberto's Ristorante faisait ressortir tout ce qui faisait penser à l'Italie. Il y avait une charmante terrasse à l'arrière qui se tenait face à la mer où l'on pouvait admirer le coucher de soleil tout en mangeant le célèbre plat du restaurant « Pansy ». Le gérant, Alberto Loren, avait ouvert son restaurant dans les années cinquante. Au début, le restaurant n'était fréquenté que par les personnes de la région, sa popularité se décuplant au fil des années. Pansy connaissait bien le gérant ; elle le considérait comme un second père.
A l'époque du lycée, le petit groupe d'amis avait passé de très bon moment ici.
Hermione était anxieuse de remettre les pieds ici. C'était ici qu'elle avait annoncé son départ à Pansy, Blaise, Harry et Ginny quelques années plus tôt. Elle s'en souvenait comme si c'était hier : Hermione avait commandé son plat préféré avec un verre de vin blanc ; lorsqu'elle avait annoncé son départ, Pansy s'était levée et à la surprise générale de tout le monde : elle enlaça Hermione, les yeux pleins de larmes. C'était la dernière fois que Hermione avait mis les pieds au Alberto's Ristorante.
Hermione avait quitté le restaurant en compagnie de Harry, Ginny, Pansy et Blaise et aujourd'hui elle allait retrouver pleins de personnes à qui elle n'avait pas adressé la parole depuis quatre ans. Cela la mettait mal à l'aise de penser que dans quelques instants elle allait se retrouver face à face avec Lucius et Narcissa Malfoy — ses anciens beaux-parents.
Lorsque Hermione pénétra dans le restaurant, elle remarqua immédiatement l'immense table qui se trouvait à côté des baies vitrées qui donnaient vu sur la mer. Pansy était déjà confortablement installée en bout de table, ses longs ongles roulant sur la table — signe qu'elle était légèrement irritée par le retard de ses invités. A ses côtés, se trouvait Harry Potter — le demi-frère de Hermione, qui s'amusait à tracer des petits cercles avec son pouce sur le bras de Pansy. Hermione vit également Ginny à ses côtés, zieutant attentivement la main de son mari ; Ronald et Lavender se tenaient à côté de Blaise et de ses parents — Flora et Dean ; il y avait également Theodore et sa compagne de toujours Daphne Greengrass ainsi que sa soeur Astoria au bras du petit frère de Draco… Oh Scorpius… Comme il avait changé. Scorpius avait toujours été là pour Hermione durant le temps où elle était avec son frère aîné. Elle l'adorait ; il était vraiment comme un petit frère pour elle. De l'autre côté de la table se trouvait les soeurs de Draco — Rose et Margot. Rose était la première des filles Malfoy et Margot était la petite dernière de la famille. Draco — quant à lui, était attablé aux côtés de ses parents qui conversaient avec Annie et James Potter. Parfait. Absolument parfait.
« Toujours en retard, petite soeur. »
Hermione se retourna, la main sur le coeur. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle vit la femme qui venait de l'interpeller.
« Ma.. Marion ? ! »
La dénommée Marion esquissa un petit sourire en coin.
« Surprise. » répondit-elle.
Hermione n'attendit pas une seconde de plus pour sauter dans les bras de sa soeur. Marion était la soeur aînée de Hermione qu'elle n'avait pas revu depuis deux ans maintenant. L'aînée vivait à New York avec sa petite famille tandis que Hermione vivait la vie d'une petite parisienne en France. De ce fait, les deux soeurs ne se voyaient pas très souvent ; voire pas du tout.
« Mais… Comment… ? »
« Pensais-tu réellement que Pansy allait se marier sans m'inviter ? » ria Marion.
Hermione répondit seulement par un simple sourire. Elle passa ses mains le long des bras de Marion, essayant de profiter au maximum de sa présence. Marion avait toujours été une figure rassurante pour Hermione et la revoir aujourd'hui lui apportait un bien-être qu'elle ne pensait pas avoir besoin. D'aussi loin qu'elle puisse s'en souvenir, Hermione avait toujours pris Marion comme modèle ; elle avait toujours admiré sa beauté, sa grâce, son élégance et sa douceur. Marion était tout simplement parfaite contrairement à Hermione. Elle était l'enfant prodige et Hermione était le vilain petit canard de la famille Granger. Les yeux chocolat de Hermione scrutaient attentivement la silhouette de sa soeur qui n'avait pas changé du tout ; elle semblait juste beaucoup plus fatiguée et Hermione comprit très vite pourquoi.
« C'est pour quand ? » Hermione ne pu se retenir de sourire.
« Avril si tout se passe bien. » répondit Marion toute excitée. « John, Sharon et Maude sont très impatients de le ou la rencontrer. » avoua-t-elle en souriant. « Sharon a stipulé qu'elle voulait un petit frère car deux filles c'était déjà trop. »
John, Sharon et Maude étaient les trois enfants de sa soeur et Marion avait toujours cette petite lueur dans le regard lorsqu'elle parlait de ses enfants. Elle vivait une vie parfaite et Hermione ne pouvait s'empêcher de ressentir une pointe de jalousie au fond d'elle ; Marion était réellement heureuse tandis que Hermione faisait semblant de l'être. La brune n'avait pas passé beaucoup de temps avec les enfants de sa soeur ; d'ailleurs la dernière fois qu'elle les avait vu ils devaient avoir respectivement cinq ans ; trois ans et deux mois. Marion envoyait souvent quelques photos des enfants par accompagnées de quelques petits mots par courrier, comme ça Hermione pouvait voir la petite évolution de ses neveux.
« Où sont-ils d'ailleurs ? » demanda Hermione intéressée.
« Ils sont à l'hôtel avec leur père. » elle fit un signe de main comme pour dire 'peu importe'. « Je suis venue avec maman. » précisa Marion avant de faire des gros yeux et de taper le bras de Hermione. « D'ailleurs petite cachotière ! N'as-tu aucune honte de cacher tes fiançailles à ta soeur ? ! »
Hermione se passa la main sur le bras que venait d'attaquer sa soeur tout en retenant un petit rire gêné.
« Oh Marion… » commença Hermione en roulant des yeux. « Je ne l'ai pas dit à beaucoup de monde tu sais. »
Marion acquiesça en faisant une drôle de moue comme pour dire 'mais oui bien sûr'.
« Et peut-on savoir où se cache ton bel Apollon ? »
« Il discute avec le voiturier. »
Hermione désigna d'un signe de la tête Martin qui discutait effectivement avec le voiturier. Il était vêtu d'une simple chemise blanche rentrée dans un pantalon de costard gris. Marion haussa un sourcil en esquissant un petit sourire en coin. C'était un tic qui agaçait fortement la plus jeune des soeurs Granger.
« Maman n'est pas heureuse. » déclara Marion.
« Maman n'est jamais heureuse. »
Marion et Hermione éclatèrent de rire au même moment. Il était vrai que leur mère n'était jamais heureuse concernant les petits amis de ses filles. Enfin quand Marion avait présenté Olivier Dubois — avocat, à Anne-Marie Arnaud Granger Potter, c'était limite si elle n'avait pas fait un chèque de plus d'un millions de dollars pour qu'ils se marient dans le mois tandis que quand Hermione lui avait présenté Draco à l'époque, Annie n'avait cessé de le comparer au père de Hermione — Peter Granger.
« Ce n'est pourtant pas compliqué d'arriver aux horaires indiquées, non ? ! »
Hermione se retourna vers la voix mélodieuse de sa meilleure amie qui en était déjà à son deuxième verre de rosé.
« Allons à table avant que Pansy n'envoie valdinguer la table et les invités avec. » proposa Marion avant d'attraper le bras de sa soeur.
Hermione appela Martin pour qu'il vienne la rejoindre — coupant court à la passionnante discussion entre le libraire et le voiturier.
Chaque pas que faisait Hermione se mettait en rythme avec les battements de son coeur qui s'accélérait de plus en plus rapidement si bien que la jeune femme pensait que son coeur allait sortir de sa poitrine. C'est surtout lorsqu'elle vit le visage de Pansy faire une mine faussement surprise en se levant et en accompagnant son mouvement par un ''c'est pas trop tôt'' que son coeur faillit entièrement se désintégrer. Le doux visage de Narcissa Malfoy était braqué sur elle ; de là où Hermione se tenait, elle pouvait voir toute l'émotion que ressentait la mère de Draco dans son regard. Narcissa Malfoy se leva avec toute la grâce qu'elle possédait et s'empressa d'enlacer Hermione. Narcissa caressa tendrement les cheveux de la brune tandis qu'elle lui rendait son étreinte. Narcissa se sépara de la jeune femme et posa ses deux mains sur les joues roses de Hermione ; un sourire triste sur les lèvres peintes en un rouge pâle.
« Tu es encore plus radieuse qu'avant, ma chérie. » complimenta Narcissa Malfoy. « Regarde qui est là mon Lulu… »
Et là, pour la première fois depuis qu'elle était entrée dans le bâtiment : Hermione eut envie de pleurer en voyant Lucius Abraxas Malfoy.
Et c'est déjà la fin de ce troisième chapitre, j'essayerai de poster le prochain au plus vite. Ils sont plutôt courts parce que l'histoire le sera — peut-être pas plus de quinze chapitre, nous verrons cela… En attendant je vous dit à très bientôt, prenez soin de vous !
Réponses aux reviews :
Nedwige Stark : Haha ravie de faire ton bonheur avec cette fiction, j'espère que cette suite te plaira ! Des bisous et à bientôt,, xoxo. LMDB.
NeverForgeett : Eh bien voici quelques indices saupoudrés légèrement tout au long du chapitre. Effectivement ils s'en veulent beaucoup mais tu verras par la suite… Des bisous et à bientôt,,, xoxo. LMDB.
