- Scott ouvre-moi !
Je ne pouvais pas ouvrir. Après ce qui s'est passé... Hors de question ! J'ai besoin de plus de temps.
Cela fait une semaine que... Ça s'est produit. Une semaine que je ne suis plus retourné le voir. Je dois y réfléchir... Comment est-ce que l'on est supposé réagir quand on se fait embrasser par le père de son ex-copine décédé ? je n'ose même pas en parler à Stiles et c'est toujours lui qui m'aide quand j'ai ce genre de problème !
Bien sûr, j'ai aimé ça, oui, c'est indéniable... Mais est-ce que c'est normal ? C'est tout de même un homme ! Et vieux en plus de ça. Bon... Pas si vieux. Et puis il est plutôt bien fait pour quelqu'un de cet âge. En plus, il est tellement beau. Et sans parler de la taille de son... Et merde ! Je suis gay maintenant ? Stiles m'a bien dit que ça pouvait arriver parfois à un Hétéro de craquer pour un mec. Oh et puis merde ! Je m'en fous que se soit un mec ! Le problème, c'est que maintenant, je suis attiré sexuellement par le père de mon ex ! Mais est-ce purement et simplement physique ? Et puis merde ! Je ne suis pas obligé d'y penser. Je n'ai qu'à faire le mort. Chris pensera que je ne suis pas là.
- Scott, je sais que tu es là.
Et merde ! Comment peut-il le savoir ? Il n'a pas la super ouïe des lycanthropes. C'est du bluff.
- Je t'ai vu par la fenêtre. Arrête de te cacher derrière ce canapé et ouvre moi Scott. Il faut que l'on parle.
- Non.
- Ne fais pas l'enfant. Ouvre-moi ou bien, je la défonce.
N'ayant plus le choix, je finis par ouvrir la porte. Hors de question qu'il la défonce, Maman ne me laisserait plus tranquille.
- Avant que...
Je n'ai même pas le temps de finir ma phrase que je me retrouve plaqué contre un mur, ses lèvres sur les miennes. Et bon dieu que ce n'est pas désagréable ! Je m'abandonne un instant dans ses bras et me laisse faire. Il est tendre et doux, mais son étreinte est ferme. Comme si j'étais à la fois une chose fragile et volatile. C'est si bon...
Je le repousse doucement, juste assez pour que mon érection apparente ne le touche pas ( ça risque d'enlever toute crédibilité à mon discours ), mais pas assez pour me faire quitter ses bras.
- Chris. Il faut que l'on parle.
- Le faut-il vraiment ?
Le vert de ses yeux me transperce. Ils sont si perturbants... Si profond...
- Tu ne te poses aucune question ? Tu ne trouves pas cela bizarre et immoral ?
- Je ne sais pas . Je ne comprends ni pourquoi ni comment c'est arrivé. Mais je sais une chose McCall... Ce que l'on fait n'est pas immoral. Ce que je ressens pour toi est tout sauf immoral.
Il ponctue chacun de ses mots par des baisers sur mon coup, mon menton, mes lèvres...
Je gémis à chaque baiser et me relâche un peu plus à chaque fois. Ce dont il profite pour combler le peu de centimètres que j'avais mis entre nous, me collant ainsi à lui. Je peux sentir, par la protubérance proéminente au niveau de son bas-ventre, qu'il est dans le même état que moi. Je tente de me convaincre de résister, mais c'est peine perdue. Mon instinct me pousse à m'abandonner à lui. Et je suis de plus en plus tenter de le suivre...
- Chris... Je murmure vainement tendis que ses lèvres dévorent mon cou, laissant derrière elle les marques brûlantes de leur labeur. Je sais que je ne pourrai pas l'arrêter. D'ailleurs, je n'en ai aucune envie... Pourtant, il s'arrête bel et bien. Il me regarde encore un instant avec ses yeux si troublant
- Si ce que l'on fait est pour toi mal, si tu penses que tu risques de le regretter, dis-le-moi et je m'arrêterai immédiatement. Je partirai et je ne reviendrai plus. Mais si comme moi, tu penses que ce que l'on fait est juste et normal, si toi aussi, tu...
J'étouffe ses derniers mots avant même leur naissance. Juste vengeance après ce qu'il m'a fait tout à l'heure. Je m'agrippe à sa nuque tendis qu'il approfondit le baiser. Ses mains, elles, sont sur ma taille et me maintiennent contre lui bien que ce soit inutile vue que je me serre contre lui. Très vite, il leur trouve une autre utilité, car les mains prédatrices ne tardent pas à défaire ma ceinture pour se glisser sous mon jean et se saisir fermement de mes fesses. Je profite de cette petite liberté pour frotter mon bas-ventre contre le sien.
Cela dure un instant avant que l'on ne se sépare, à bout de souffle. Encore une fois, il plonge son regard si perturbant dans le mien. Je ferme les yeux pour y échapper un instant, tant je suis incapable de les soutenir. Mon dieu... je réagit comme une de ces adolescente cliché que l'on voit à la télé. Cette pensée me fait rire doucement.
- Qu'y a-t-il de si drôle ?
- Rien... Je me trouve juste un peu stupide.
- Hey. Regarde-moi. Tu es tout sauf stupide.
Je rougis. Quand est-ce que je suis tombé amoureux de toi Chris Argent ?
