« Je l'ai perdu »

- Quoi ?????????

- Ben…..

- Non ne me dis pas que tu as fait ça !!!!

- Ben si ça peut te faire plaisir…répondit-il de plus en plus rouge.

Mais avant que la jeune femme ne puisse continuer un vent familier rose et violet vint frapper de plein fouet nos deux héros cependant cette fois Harry ne ressentit rien d'anormal à part ses cheveux se dressant dans sa nuque et la vision effrayante de Tonks à nouveau avec son apparence s'effondrer.

Il réagit vivement et se précipita à sa rencontre quand la tourmente eue finit de les ballotter.

- Tonks ! Tonks !!

- Je suis là ! souffla une petite voix alors que le corps sans vie reposait toujours à terre.

- Mais, où est tu ?

- Dans ta tête ! soupira t-elle se retenant à peine de lui fracasser le crâne en songeant qu'en ce moment c'était également le sien.

- …

Il préféra garder le silence sous l'assaut de mauvaise humeur de Tonks et puis merde c'était elle qui envahissait sa tête elle n'allait tout de même pas lui faire porter le chapeau non plus.

La petite voix légèrement excédée lui rappela aussi doucement que possible que ayant perdu le ticket tout était de sa faute en rajoutant que vouloir lui cacher ses dire se révélait inutile au vu de la situation de cohabitation psychique dont parlait le manuel qui décidément ne servait à rien ! Elle se fit une note mentale « se plaindre aux éditeurs » mais se ravisa bien vite en songeant à la multitude déjà conservée dans les pages du dit bouquin qu'elle n'avait jamais pris la peine de lire.

- Euh…Tonks ? Demanda Harry d'une voix timide.

- Oui quoi ? répliqua t-elle sèchement.

- Arrête de penser ça me donne une de ces migraines !

- Pfffffffffffff je fais ce que je veux tout est de ta faute, assume !

- Mais…à cela il rajouta en bougonnant qu'il n'avait pas fait exprès et que si elle avait pris la peine de vérifier qu'il possédait toujours le billet on n'en serait pas là.

- Parfait ! si tu crois ça, nous n'avons plus rien à nous dire ! tiqua t-elle

- Exactement ! puis il essaya de repartir vers le 4 privet drive sans succès, ses jambes refusant d'obéir.

Abasourdi il réessaya maintes fois mais rien n'y faisait aucun de ses membres ne bougeaient.

La voix de l'auror retentit alors dans un effort de faire une trêve qu'il rabroua toujours fâché.

- Allez Harry écoutes-moi !

- Pourquoi je devrais ?

- Parce que sinon je ne te dis pas pourquoi tu ne peux pas bouger !

- Parce que tu sais toi ? s'insurgea t-il sceptique

- Ben oui sinon je ne te le proposerais pas ! il se rembrunit encore à sa remarque

- …

- Pas la peine de faire cette tête je ne voulais pas te vexer !

- …

- Bon passons ! Si tu ne peux pas marcher c'est simplement parce qu'avec deux entités dans un cerveau, nous devons arriver à commander ensemble nos fait et gestes, tu comprends ?

Il fit mine de réfléchir puis abandonna et sans honte :

- non en fait je ne vois pas !

- désespérant !

- héééééé !!

- En gros, il faut que nous pensions à marcher au même moment, ce n'est pas compliqué enfin!

- Alors on essai ?

- Oui, à trois on avance droit devant !

- 1…

- 2…

- 3

Nous passerons la scène pour éviter que l'estime que vous portez à nos deux héros ne se fracasse littéralement sur le sol voyez vous j'ai été immensément triste quand on a cru bon de m'avouer que le père noël n'existait pas alors dans un souci de générosité rare je ne vous dévoilerait que l'essentiel, c'est-à-dire un bouffon s'écrasant lamentablement par terre sans raison apparente car par le plus grand des hasard le destin, ce comique, à fait Tonks gauchère et harry droitier chacun désirant s'élancer par sa jambe de prédilection vous imaginez la suite !

Enfin toujours dans cet élan de gentillesse je vais vous aidez à visualisez l'évènement, levez-vous, allez pas d'objection j'ai dit levez-vous ! Bien vous voyez quand on obéis ça marche tout de suite mieux !

Ensuite connaissez vous la chanson que l'on apprend dans les colonies de vacances, quoi vous n'en avez jamais fait ? Inculte !

Donc elle racontait à peu près ça, pardonnez à ma mémoire défaillante mais la vieillesse peut faire des ravages hallucinants, Alzheimer déjà !

« La meilleure façon de marcher c'est de mettre un pied devant l'autre et de recommencer »

Enfin bref vous bidouillez un peu à ma manière « la meilleure façon de marcher c'est de mettre les deux pieds devant l'autre et de recommencer »

Bon plus qu'a mettre en application sauf que pour nos deux amis c'est déjà fait et comme je suis légèrement sadique si vous avez pris le temps de le remarquer et bien cela leur prendra un certain temps pour coordonner leurs mouvements et réussir à se relever !

Sous les regards perplexes des passants bien entendu on est perfectionniste où on ne l'est pas !

Heureusement, enfin cela dépend du point de vue, quelqu'un transplana à leurs côtés !

- Rémus ! s'exclama soulagé Harry dans le corps de Tonks

- Tonks ? Pourquoi est-tu toujours là on s'inquiétait à l'ordre !

- Ben…on a eu quelques problèmes mineurs…

"Mineurs ? Comment ça mineurs ? C'est une catastrophe tu veux dire ! Je vais me retrouver coincé dans un corps de fille pour l'éternité !"

"Juste pour une semaine au maximum Harry !"

"Justement une éternité !"

"Et tu crois que ça m'amuse moi ! Avoir un gamin mal élevé dans ma tête !"

"Alors pourquoi tu ne l'expliques pas à Rémus parce qu'il attend là !"

"Je ne peux pas ! Tu te doutes bien que ça m'était complètement interdit cette ballade mais je voulais tellement te faire plaisir que…"

Après un long silence Harry s'excusa en bougonnant qu'il aurait du prendre au sérieux les menaces d'Hermione « si tu continues tu vas finir par ressembler à Ron ! » ce à quoi le concerné répondait outré un Héééé très expressif !

Elle étouffa un rire qui se répercuta sur le visage de l'auror et qui laissa Rémus perplexe réfléchissant sérieusement à la santé mentale de son amie.

Il préféra passer outre et repris la conversation :

- Quels problèmes ?

Il n'eu pas à attendre de réponses car baladant son regard il tomba sur le corps inerte de Harry juste à côté de l'auror.

- Tonks ! Que s'est-il passé ? S'écria à t-il en s'agenouillant au chevet de l'adolescent.

- Ben, comment dire…

- Tonks, fit-il d'une voix dangereuse

- Euh, et bien...

"Ah bravo ! On ne risque pas de le convaincre avec tes bégaiements stupides ! Fustigea Nymphadora"

"Ah parce que tu crois que c'est facile d'expliquer à un Rémus furieux le pourquoi de mon moi avachi sur le sol ? Si c'est le cas je te laisse faire !"

"Si je pouvais j'aurais déjà pris la parole depuis longtemps !"

"Ben je suis pas sensé deviner tous ce qui passe dans l'esprit de madame !"S'indigna Harry vexé

Rémus pendant ce temps envisageai réellement de faire passer des tests à sa collègue qui paraissait avoir des problèmes à s'exprimer préférant marmonner sans lui accorder un regard.

Il observa l'endroit où il était puisqu'en désirant transplaner à côté de Harry il avait porté son choix sur un parc anodin près du 4 privet drive et par hasard Harry où plutôt le corps sans vie gisant par terre s'y trouvait.

Une multitude de buissons et de hauts arbres certainement centenaires peuplaient la place.

Le soleil ayant passée la main, une clarté familière qui lui donnait des frissons dans le dos s'étendait sur le gazon en friche, où le pied s'enfonçait dans de désagréables sensations de chatouillis.

Ce ne devait sûrement pas être la partie la plus visitée du parc, une atmosphère régnait que quelqu'un de normal désignerait d'adjectifs tels que glauque, effrayante, peu engageante, etc.

Mais voilà L'observateur qu'il était ne pouvait plus revendiquer le titre de « normal » qui semblait si privilégié dans la société, il était définitivement étrange, de part ses sens hyper développés et sa force surhumaine lorsque s'approchait insidieusement la plein lune.

Non, tout cela avait disparu il y a bien longtemps de sa vie, il en avait été jusqu'à occulté le souvenir cuisant de ce jour où lui traînant dans la naïveté de l'enfance à l'intérieurs des bois près de chez lui, il avait subi la morsure douloureuse d'un loup-garou errant. Errant, oui, tous ces êtres au destin tragiquement modifié en un battement de cil, erraient ces nuits venues à la recherche de la proie qui lui donnerait la sensation d'exister, qui lui permettrait d'évacuer toute la pression de la journée.

Et ensuite l'âme en peine solitaire hurlerait à s'en déchirer les cordes vocales du désespoir d'une condition amère et ironique. Du dégoût du sang qui jamais ne partait vraiment de ses mains, de son visage comme hanté par les malheureuses victimes.

Il ressentait parfaitement l'angoisse et le malaise de la jeune femme qui agissait bizarrement à ses côtés, troublé il ne parvenait pas à mette un nom sur son attitude pour le moins étrange comme si elle avait besoin du consentement de quelqu'un pour libérer sa gorge et avouer.

Mais avouer quoi ? Que pouvait-elle trouver à redire à ce corps sans vie qu'il serrait maintenant dans ses bras cherchant désespérément une solution à laquelle se raccrocher dans ses yeux variant de teintes si vite qu'on en avait la migraine rien qu'a les fixer plus d'une seconde.

Il détourna alors le regard, frustré et tomba sur un tas de paquets et de papiers multicolores jetés pêle-mêle un peu au hasard.

Il avança sa main et dénicha son cadeau et celui de Sirius plus de doutes possibles c'était ceux de Harry, il avait du les ouvrir ici pour ne pas être dérangé.

Puis un manuel d'un rouge carmin flamboyant retint son attention, il était pratiquement sûr de l'avoir déjà vu, mais où ?

Il le récupéra de sous un papier bleu clair et pris un temps avant d'assimiler ce qu'il lu. Mais passé ce moment il éclata de rire mélangé entre un soulagement palpable et l'envie de vérifier son hypothèse, saurait été ridicule de rire si la situation avait été vraiment grave !

La jeune femme perplexe loucha sur le livre qu'il tenait toujours dans les mains et rougit encore plus lorsqu'il lui tendit et qu'elle le reconnu. Elle lui jeta un regard horrifié à l'idée de ce qu'il puisse penser et révéler aux autres. Mais il la rassura d'un geste de la main avant de se relever et d'épousseter sa robe bleue nuit un sourire en coin toujours peint sur son visage.

Agacée Tonks se retourna tant bien que mal pour bouder ce qui n'eu pour effet que de faire pouffer pas très discrètement Rémus.

"Je ne vois pas ce qu'il y a de si drôle, alors je vous en pris cessez sur le champs !" s'indigna t-elle de l'intérieur et que Harry essaya de transmettre à Rémus

- Mais rien ! assura t-il après avoir tiqué à son vouvoiement.

- …

- Oh allez Tonks ne fais pas la tête tu ne vas pas me dire que tu ne trouves pas la situation amusante ?

- Eh bien non justement ! mais son sourire démentit ses propos et elle injuria Harry de sourire bêtement alors qu'elle tentait désespérément d'être sérieuse

- Alors que décides tu ? demanda-t-elle ayant repris contenance

- Je suppose que tu ne comptes pas le dire aux autres

"Certainement pas j'imagine déjà Minerva « comment avez-vous pu oser faire ça à un gamin aussi jeune il aurait pu être en danger des millions de fois ! » ou encore « au moins cela mettra un peu de plomb dans votre gracieuse petite tête » avec une voix moqueuse bien entendu !" s'écria Tonks de l'intérieur

- Elle ne veut pas. Réussit à formuler Harry en Tonks après un laps de temps à se reprendre parce qu'à rire sans raison, Rémus allait les prendre pour des demeurés !

Une expression indéchiffrable s'installa un bref moment sur le visage de Rémus qui reprit enjoué

- Alors on va bien s'amuser !

- Pourquoi ? Répondirent-ils de concerts inquiets

- Parce que Harry doit revenir avec moi au 12 square Grimmaud ! s'écria t-il vainqueur à en voir la tête de dix pieds de long qu'affichait Tonks.

"Harry ferme la bouche ce n'est pas très élégant !" pria t-elle Harry une fois remis du choc de la nouvelle et elle intima à son colocataire de refaire la traduction pour Rémus :

- Quoi !!!!! Mais comment on va faire !

- Eh bien c'est simple on va dire à tous que Harry ne se sent pas bien le temps qu'il retourne dans son corps et on l'enferme dans une chambre du manoir comme ça personne ne s'en rendra compte !

- Bien sûr et tu crois que notre incapacité motrice va passer inaperçue !

- C'est là que c'est drôle tu ne trouve pas ! répliqua-t-il avec une moue à la Dumbledore.

"Harry retient moi de l'étrangler s'il te plait !"

"Harry ? Pourquoi tu ne réponds pas ?"

Devant le manque de réaction elle commença à paniquer mais elle entendit un murmure à peine audible dans le fond de sa tête qui s'amplifia jusqu'à ce qu'elle parvienne à en comprendre le sens :

- AAAAAAA une semaine dans le corps d'une fille au secours !!!!!!!!!!!

Et là je ne sais absolument pas comment il a fait mais il se mis en tête de parcourir tous les coins du cerveau de la pauvre Tonks sous les yeux de celle-ci complètement écroulée sur le sol pliée de rire !

Il continua sa litanie indifférent à l'étouffement de l'auror : veuxpasveuxpasveuxpasveuxpasveuxpasveuxpas…

La vois de Rémus la fit revenir à une conversation plus sensée :

- Euh ça va ?

- Non dit-il d'une voix étranglée

- Pourquoi ?

Veux pas rester dans le corps d'une fille pendant une semaine ! il débita sa phrase si vite que Rémus mis longtemps à assimiler puis il éclata encore de rire tandis que le petit Harry dans le cerveau de la grande Tonks courait tel un débile mental en répétant toujours les mêmes mots.

Quand ils débarquèrent au 12 square Grimmaud l'aube pointait à l'horizon et Harry se sentait soudain très fatigué, dieu qu'il aurait aimé rester à Privet drive ! Il s'étouffa quasiment à cette pensée et fustigea le neurone responsable de sobriquets que je ne citerais pas pour ne pas offenser les âmes sensibles, élan de gentillesse souvenez-vous !! Vous savez le truc sensé être rare !

La maisonnée dormait encore et il en remercia le ciel tandis que Rémus entrait tant bien que mal avec son corps soulevé grâce à un levicorpus.

Puis la semaine passa très très très lentement composée entre autres de discussions de filles tout à fait intéressantes sur la dernière mode du moment et du comment attacher ses cheveux de manière provocante mais pas trop, subtile quoi, tellement subtile même qu'il ne voyait pas la différence !

De regards appuyés de Rémus oscillant entre le fait gaffe tu vas trop loin et le sourire en coin quand il le poussait vers Hermione et Ginny tout a fait innocemment.

Et puis enfin les « je sais tout » jubilatoires visibles dans les yeux de Dumbledore à chaque fois qu'il encourageait Rémus dans ces entreprises pour se moquer de lui encore plus avec Sirius qui avait probablement été mis au courant vu le rire peu discret qu'il avait émis lors d'une discussion assez personnelle sur la présence du nœud sur le soutien gorge ou pas avec Mme Weasley, Hermione et Ginny.

Mais, bien sûr il ne l'avouerait jamais à personne, il avait apprécié ne pas être le centre des attentions dégoulinantes de gentillesse et d'inquiétude.

Il pouvait faire ce qu'il voulait sans qu'on lui reproche, de mettre la vie de milliers de sorciers par ses bêtises digne d'un enfant. Mais, il avait toujours eu envie de leur crier que, bordel il en était un !!! Tandis que d'autres cherchait désespérément qu'on les voit plus matures qu'ils ne le sont lui il aurait préféré qu'on voie son âge véritable !

C'est-à-dire celui d'un adolescent, à qui on passait outre ses crises de colères comme on aurait oublié pour Hermione ou Ron parce que eux ils en avaient le droit ! Voila ce qu'on lui avait pris, un droit inaliénable pourtant ! Celui d'être un enfant comme les autres, auquel on ne prête pas plus attention à ses élucubration certes, mais pour qui on n'est pas envahi d'une terreur sans nom à chaque fois qu'il fait un cauchemar, en demandant immédiatement à son réveil ce que s'était pour soi éclater en sanglot ou soit s'en trouver soulagé, « l'enfant prodige n'a rien annoncé d'horrible cette fois hourra hourra ! »

Et puis il en avait marre de vivre dans cette peur permanente du lendemain et des regards vides tant que la lecture des morts de la nuit n'a pas été faite, comme si déplorer les morts pouvait changer les choses oui s'était logique bien sûr mais ça n'aidait pas !

Bref une semaine palpitante quoi !

Puis quand il avait enfin réintégré son corps, Hermione lui avait sauté au cou comme si sa vie en dépendait et Ron, l'avait salué avec sa tape dans le dos inimitable vu qu'elle lui bloquait à chaque fois l'accès à l'air pendant au moins une demi seconde.

La locomotive rouge d'où s'élevait de gros panaches de fumée comme les indiens avec leur calumet de la paix, une foule pressée autour envoyant les dernières recommandations gênantes aux rejetons déjà à l'intérieur, le cliquetis de ma valise bringuebalant sur les pavés disjoints de la gare et enfin les mouvements exaspérés de Zéphyr sur mon épaule, je me sentais bien, mais, en même temps impatiente de rejoindre l'immense terrain de jeu que représentait Poudlard, et mes amis ! Qui ne risquaient pas de m'envoyer des lettres vu leur condition.


Un garçon me bouscula, je détournais mon regard vers le fauteur de trouble qui gêné leva sa tête du chariot qu'il s'efforçait de pousser. Je sentis comme une vague familière m'envahir quand mes iris rencontrèrent l'émeraude des sien, un voile couvrit l'intensité de ses yeux que je jugeais beaux, irrésistibles.

Puis comme un ballon qui se dégonfle la tension jusqu'alors palpable retomba.

Il m'observa encore mais je compris qu'il ne m'aimait pas, pourquoi ? Mystère ! Il en allait ainsi et je n'allais pas m'en plaindre, la compagnie des adolescents de mon âge ne m'avait guère attiré depuis ma première année et je ne comptais pas commencer aujourd'hui !

- Tu ne devrais pas l'enfermer dans une cage ça la rend triste ! indiquais-je en pointant sa chouette.

- Je n'ai pas besoin de tes conseils ! siffla t-il il est vrai que n'ayant jamais eu d'amis je me jugeais peu douée en relations humaines et préférais couper court à cette conversation en m'éloignant vers le train.

A la recherche d'un compartiment de libre tel était ma mission au milieu de tous ces excités et du bruit des portes coulissantes constamment ouvertes, puis fermées à mon désarroi.

J'ouvris la première que je trouvais jolie, je sais ce n'est pas très sélectif comme manière étant donné qu'elles se ressemblent toutes !

Une bande de Serpentards m'accueillit de regards peu aimables mais détournèrent vite la tête n'étant pas une cible intéressante aux yeux de leur chef dont je ne me rappelle jamais le nom ça à un rapport avec dragon voila tout ce dont ma mémoire a trouvé utile de garder ! Je dois bien être la seule à ne pas connaître son nom par cœur mais qu'importe puisque lui ne sait même pas le mien !

Je refermais le battant et ouvris le second.

J'entrevis une jeune fille aux cheveux longs, blonds, retirés derrière les oreilles par commodité. Elle ne releva même pas la tête à mon arrivée mais je pris le parti de ne pas m'en offusquer et entrais sans autre préavis.

Soudain elle sembla prendre conscience de ma présence et m'observa sous toutes les coutures avant de reporter son attention sur un livre de la série amour passion ou quelque chose dans ce genre qu'elle tenait dans ses mains.

Sa voix pourtant s'éleva rompant le silence alors que je la croyais concentrée sur sa lecture :

- Tu es belle ! dit-elle avec conviction

- Pas toi ! Répliqua une personne venant d'ouvrir le compartiment d'un geste brusque.

Nous la dévisageâmes un moment puis d'un accord tacite elle replongea dans son amour passion avec gourmandise et je détournais la tête vers le paysage défilant comme flou à travers la vitre.

- Tiens Luna ! Tu t'ais fait manger la langue par un kelpy ou tu l'as offerte à un de ces animaux complètement imaginaire sortis tout droit de l'esprit loufoque de ton père ? A moins que ce ne soit tes idées ?

- On répond aux imbéciles par le silence ! répliquais-je non pas dans un soucis de défendre cette inconnue mais parce cette jeune arrivante brisait d'une manière agaçante ma tranquillité !

- Ooh il semblerait que tu te sois fait une nouvelle amie, mais, suis-je bête tu n'as pas d'autre amies ! continua t-elle en se frappant le front avec un air ahuri.

- Je ne suis pas son amie. Fis-je pour toute réponse placidement

- Ooh alors tu défend la veuve et l'orphelin c'est ça ? Laisse moi deviner tu es à Gryffondor c'est ça ?

Bien que d'une nature calme, cette fille commençait réellement à me casser les pieds mais avant que je n'ais pu réagir la voix chantante de ma voisine lu un passage de son livre qu'elle désirait manifestement partager :

« si un jour je revois sa sale gueule de harpie défigurée je lui décocherais mon poing dans les côtes moi ! s'écria George

Non, George il ne faut pas ce n'est pas de sa faute ! s'indigna Nathalie »

Elle rigola doucement et comme refroidie par sa maîtrise de soi, je rendais au landes sous mes yeux l'intérêt que cette cruche leur avait fait perdre.

L'intruse refit plusieurs tentatives pour regagner notre attention, mais, c'était un effort vain et frustrée autant que son reflet dans la vitre me renvoyais, elle partit à grandes enjambées en claquant la porte.

- Je m'appelle Esseult Callahan et toi ?

Luna Lovegood répondit-elle après un moment le nez dans son bouquin et d'une voix empâtée.

Je lui étais reconnaissante de ne pas m'avoir fait la réflexion habituelle à l'entente de mon nom de famille et décidais que cette fille était intéressante.

A part d'autres intrusions mais toujours brèves vu que nous passions inaperçues, le voyage approcha de son terme doucement.

J'enfilais ma tenue et aidais Luna à en faire de même vu que les différents accessoires ajoutés à son uniforme rendaient difficile son habillement.

- Tu ne me demande pas ce que c'est ? dit-elle curieuse en désignant ses ajouts.

- Cela ne m'empêchera pas de vivre ! répliquais-je

Elle me regarda de ses grands yeux, où brillait une étrange lueur et m'obligeant à m'asseoir sur la banquette entrepris de m'expliquer le pourquoi de tous son attirail :

Tout d'abord la ceinture d'où pendouillait de gros citrons servait à attirer les Porlock car elle avait aimé l'histoire que lui racontait son père avant de s'endormir sur ces petites bêtes gardeuses des écuries.

Puis de mignonnes clochettes sur son col pour faire venir les lethifolds qui ressemblaient à un drap tout noir étouffant ses victimes avec son corps et les dévorant sans pitié et sans traces. Elle avait un visage éblouissant à cette histoire et je ne pu m'empêcher de sourire légèrement ce qui eu pour effet d'arrêter son discours tandis qu'elle me fixait intensément, une aura de folie l'entourant si visiblement qu'on avait l'impression de la toucher si l'on étendait le bras, ce que je fis bien entendu !

- Elle est jaune ! Dis-je les yeux dans le vague.

- Oui, répondit-elle enthousiaste et parfois verte mais rarement bleue je suis étonnée que tu l'aies vu !

- Qu'est-ce que c'est ?

Quand nos humeurs sont trop fortes, la magie que nous utilisons habituellement avec notre baguette, s'échappe peu à peu du contrôle et elle se diffuse tout autour de nous en une aura invisible mais je m'efforce de lui faire changer de couleur c'est plus joyeux ! répondit-elle toute fière d'un rire ressemblant plus au hululement d'une chouette qu'à autre chose.

Le train s'arrêta enfin dans un branle-bas de combat assourdissant, ma valise s'échappa du porte-bagages et se renversa par terre.

Je m'affairais à ranger tout ce bazar quand d'un livre virevolta un morceau de papier, je le ramassais et lu ce qui y était écrit d'une écriture fine et soignée « ma chérie envoie moi une photo de tes amis ».

Le bouquin quant à lui était banal à part si l'on retenait qu'il faisait partie d'une collection à best-sellers mondialement connu et qu'il avait été écrit par Méré !

- Bonnes nouvelles ? me demanda Luna d'un air éteint.

- Pas vraiment.

- Elle lu par-dessus mon épaule.

- Pourquoi ?

- Je n'ai pas d'amis.

Elle retourna au rangement de ma valise comme si de rien était. Je l'observais décidément l'attitude de Luna était spéciale un peu décalée et intéressante je me doutais qu'elle ne devait pas avoir beaucoup d'amis non plus.

Peut-être enverrais-je une photo d'elle à Méré.

- Pourrais-tu me donner une photo de toi ?

- Qui t'as écrit ce message ?

- Méré, ma mère.

- Alors je suis d'accord que veux tu comme photo ?

- Celle qui ne te dérange le moins de me donner.

- Je trouverais ! Tu es à Gryffondor ?

- Oui, dortoir des sixièmes années si je ne suis pas dans la grande salle.

Nous sortîmes du train et elle partit rejoindre un groupe qui l'appelait au loin où j'aperçus le garçon de tout à l'heure. Je ne reconnu que peu des personnes le composant. Comme d'habitude d'ailleurs, il était étonnant à quel point ma mémoire semblait indépendante gardant ce qu'elle jugeait utile et rejetant tout le reste cela m'avait toujours posé problème puisque je ne reconnaissais alors personne dans les couloirs.

Il y avait d'abord les deux amis du héros, Hermione que j'admirais pour sa gentillesse et son intelligence quasi hors du commun et Ron que je qualifiais de Gryffondor type, il était rare d'en trouver si près du stéréotype Gryffondorien et en quelque sorte cela m'avait attiré moi une fille que tous se demandaient comment elle était arrivée là !

D'ailleurs le temps qu'avait mis le choipeaux magique à me répartir en avait fait jaser plus d'un et on racontait partout que faute de solution celui-ci m'avait laissé choisir.

Mais voilà il en était tout autrement en ce jour de la répartition complètement terrorisée comme la multitude d'enfants dans la même situation, je frissonnai à l'appel de mon nom, m'avançant maladroitement jusque l'estrade et enfonçant presque comme une question de survie le chapeau sur ma tête.

Il me paru chaleureux et essaya de m'apaiser tant bien que mal puis il commença sa fouille de mon esprit pour y déceler mes qualités prioritaires comme il disait.

Après un certain temps il découvrit quelque chose qui le laisse coi, lui si bavard un instant auparavant s'était tu en un silence angoissant.

Je lui parlais doucement consciente que m'adresser à un chapeau n'était guère habituel mais Méré m'avais appris que tout était possible dans le monde de la magie dans laquelle je baignais tout de même depuis ma naissance !

Puis il se ressaisit et me demanda si j'avais envie d'entendre son histoire, une histoire qu'il voulait raconter depuis bien longtemps mais que personne n'était digne d'entendre jusqu'à maintenant.

Je lui dis que j'étais d'accord bien sûr ! Comme tous les enfants de mon âge, j'adorais les histoires mais un doute subsista en moi, étais-je vraiment digne de sa confiance je lui fis part de mes sentiments et il me répondit naturellement que c'était son destin de savoir.

Il commença donc à montrer dans ma tête des images, fournissant quand il en ressentait le besoin ou quand je les lui demandais des explications.

Un jeune garçon tout d'abord, petit et timide avec un grand chapeau marron et défraîchi cachant ses cheveux flamboyants au reste de l'attablée offert par ses frères précisa-t-il.

C'était un porte-bonheur qui se transmettait dans sa famille à chaque enfant entrant dans sa première année à Poudlard. Mais bien que symbole important pour ses parents et ses grands-parents, l'aîné le lui avait refilé de bonne grâce, heureux de se débarrasser enfin du dit objet !

C'était à lui d'arborer et d'abhorrer le présent de ces générations stupides croyant dur comme fer à son pouvoir.

On se moquait doucement de lui à la table des Gryffondors mais il n'en avait cure, il s'y était préparé mentalement et de toutes façon n'ayant pas de petits frères il se savait condamné à le porter tout le long de sa scolarité alors autant s'y faire.

Le choipeaux soupira à l'évocation de cette période en maudissant cet objet ridicule qui ne lui avait valu que des ennuis !

Je le priais de continuer son récit ce qu'il fit avec un engouement attendrissant.

Un jour alors qu'il se promenait dans les corridors sous le regard curieux et moqueurs des tableaux qui se déplaçaient dans ceux de leurs voisins pour pouffer de rire pas vraiment discrètement dans son dos le plus longtemps possible, il s'engagea excédé sur un escalier au hasard avec juste comme espoir de s'enfuir loin de ces tableaux et de leurs occupants irritants.

Fort de cette pensée, l'escalier changea subitement de direction et plongea dans les profondeurs du château plus encore que les cachots et que le rez-de-chaussée, jusque dans les fondations sombres que seuls, il en était certain, les fondateurs avaient foulé du pied.

Le couloir qui s'offrit à lui était éclairé de petites bougies tremblotantes qu'il croyait entendre glousser.

Puis épuisé d'une longue marche dans ce dédale de couloirs dans lesquels il ne s'engageait jamais parce qu'il n'y avait pas de lumière, il s'arrêta en face du seul tableau de la galerie, il geint et s'effondra au sol.

Il tenta de percer l'obscurité pour apercevoir les contours de la peinture mais les bougies semblaient en avoir peur et refusait catégoriquement de s'en approcher.

Il tenta alors d'utiliser lumos mais se rendit compte avec horreur que la magie ne fonctionnait pas dans les boyaux du château et il sentit un inexplicable sentiment d'étouffement l'envahir. Quand il pu à nouveau respirer convenablement il se jura de ne plus jamais se moquer des claustrophobes !

« J'en ai marre ! Je veux sortir d'ici » dit-il d'une voix à peine audible.

Un bruit de déplacement de roche lui parvint et il se redressa immédiatement alerte.

Il s'en suivit une dizaine de bruits semblables jusqu'à ce que le tableau ne s'ouvre sur un grand vide dans lequel il plongea non pas de gaieté de cœur mais plutôt pour échapper à ce sentiment lui broyant les poumons et la gorge dans un étau invisible.

Il glissa, puis remonta et atterrit après maints changements de directions dans une grande salle aux couleurs rose et parme qui donnait à la pièce un mauvais goût affligeant.

Il remarqua ensuite quatre portes au fond, en bois verni et poignées dorées elles rehaussaient le style ! Puis en s'approchant il lu ce qui y était inscrit, en lettre bleues étincelant :

Sur la première était écrit : « Je ne t'emmènes que là où il faudra »

La deuxième affichait : « je ne t'emmènes que si par ton désir tu es là »

La troisième, elle : « je ne t'emmènes que si mon choix tu accepteras »

Et enfin la dernière : « je ne t'emmènes que si ce qu'il faut tu as »

Il resta perplexe devant ces choix laquelle prendre, « que ce passera t-il si je choisi la mauvaise » pensa t-il

Il s'assit face aux portes et essaya de se calmer pour réfléchir plus posément. Je n'aurais sûrement pas ce qu'il faudra puisque je suis pauvre et d'origine moldue ! Récita t-il las. Je suis pratiquement sûr que celle-ci vient de Serpentard !

Je ne penses pas être ici par mon désir et puis je ne vois vraiment pas pourquoi j'aurais envie d'y être c'est lugubre, j'ai froid et j'ai faim !

Si c'est dans un monde parallèle que tu m'emmènes je ne suis pas sûr d'en être satisfait ! Continua t-il en s'adressant à la troisième porte.

Et puis il en as de bonnes « là où il faudra » si c'est en retenue parce que j'ai pratiquement loupé tous les cours de l'après-midi alors autant attendre ici que les autres viennent me chercher !

Et tu n'as pas essayé de prendre une de ces portes ? Lui demandais-je coupant son histoire.

Non, j'étais jeune et borné.

Tu ne te considères plus comme ça aujourd'hui ? demandais-je tout à fait innocemment.

A mon âge on ne peux plus se qualifier de jeune ! s'exclama t-il outré

Je ne continuais pas bien qu'il ait évité de répondre à ma question.

Il reprit donc.

J'en viens à la fin de mon récit, l'idiot que j'étais, s'est contenté de se caler dans un coin de la salle loin des portes, et d'attendre patiemment que des secours pointent le bout de leurs nez.

Oh bien sûr j'ai bien essayé plusieurs fois de passer l'une des portes mais à chaque fois le doute m'assaillait, « et si je ne prenais pas la bonne » « et si il n'y en avait pas pour moi ? » Alors que je me rasseyais par terre en grommelant et ruminant des menaces contre les directeurs qui ne venaient pas me chercher et qui peut-être me croyaient déjà morts.

J'ai souvent paniqué, surtout quand la faim se fit plus tenace et me rappelait sans cesse que je n'avais pas mangé le déjeuner du jour de ma disparition, parce que je m'étais disputé avec une fille et que je ne voulais pas la revoir.

Et puis au bout de je ne sais plus combien de temps je me suis endormis pour la dernière fois.

Je reniflais alors qu'il finissait son histoire « et après » lui demandais-je

Et bien finalement, les fondateurs qui me cherchaient bel et bien parvinrent à me trouver au bout de huit années de recherche sans répit dans ma salle aux quatre portes, mais ils ne découvrirent que mon chapeau, auquel ils donnèrent vie à l'aide d'un sortilège complexe. Sûrement afin d'alléger le poids de leur culpabilité que leur conscience leur rappelait chaque jour.

Je ne leur en veux pas, grâce à eux j'ai trouvé un but dans ma vie et même un compagnon de jeu, Albus est un directeur assez peu orthodoxe et je m'amuse bien en sa compagnie.

Je souris.

Il me remercia comme si je lui avais offert un cadeau précieux. Et me rassura quand à sa décision pour la maison dans laquelle je serais répartie et lança d'une voix claire « Gryffondor »

Au grand étonnement de tous qui pour la plupart s'étaient avachis sur leur siège ou dormaient d'un sommeil profond, je ne me levais pas et posais une dernière question au choipeaux :

comment vous appelez-vous ?

Hector Selinscita Quivat

Merci murmurais-je en le replaçant sur le tabouret et en m'élançant vers ma table qui m'encourageait modérément. Mais vu que la moitié dormait je ne pouvais décidément pas leur en tenir rigueur !

Plus tard je fis des recherches à la bibliothèque, pour un cours de signification des noms à l'intention du professeur Binn et découvris que Hector Selinscitia Quivat voulait si l'on cherchais un peu dire « celui incapable de faire des choix » un peu ironique pour un choipeaux magique ! Songeais-je alors tout en me replongeant dans mon devoir.

Tout le monde se dirigea vers les calèches mais Luna pila à quelques mètres ainsi que Harry et plusieurs autres personnes sans raisons apparentes.

Je posais la question à Luna qui répondit passionnée que les sombrals piaffaient et s'échappaient peu à peu de leurs attaches.

Je baladais mon regards mais bien évidemment je ne perçu rien, même pas un mouvement d'air qui puisse me confirmer ce que m'avais expliqué Luna.

Cependant je la cru et partis avec les autres « voyants » en direction du château laissant les « non-voyants » derrière nous, bougonnant et râlant qu'ils ne comprenaient pas pourquoi les calèches n'avançaient pas comme à l'habitude.

Harry revint pourtant en arrière prévenir ses amis qui descendirent, de mauvaise grâce pour le rouquin et d'incompréhension pour la brunette qui envahissait le jeune garçon de montagnes de questions.

Luna suivit des yeux un ballet invisible et son aura vira vert comme elle me l'avait prédit.

- Ils ont peur de quelque chose. Susurra Luna

- A quoi le vois-tu ? Répondis-je intéressée.

- Ils volent dans tous les sens, ils ne sont pas ordonnés comme d'habitude, peut-être un ogre les poursuit ! Où un ronflak cornu à poil longs ! S'exclama t-elle les yeux agrandis dirigés en plein sur la forêt de l'autre côté du lac qu'on distinguait à peine.

Le voyage se fit sans encombres mais parfois énervant surtout lorsque Ron râlait et suppliait Harry de le porter mais en vain car Harry était lui aussi subjugué par les étranges équidés tantôt à droite, tantôt à gauche du chemin. Comme pour nous protéger fis-je remarquer à voix haute, ce qui eu pour effet de faire apparaître sur le visage d'Hermione, sa moue de réflexion, qu'elle arborait toujours quand un détail attirait son attention, « mouais après nous avoir lâchement abandonnés » comme s'exclamais si bien notre boudeur préféré !

La répartition passée avec tout de même un détail qui fit jaser toute la salle, une jeune fille, blonde, passe-partout entra en sixième année à Gryffondor, « une première ! » Ne pu s'empêcher de faire remarquer Hermione.

Puis j'attaquais avec joie mon assiette enfin pleine.