Enjoy~
Sherlock était assis sur son lit, les yeux rivés sur l'enveloppe qui se trouvait sur ses genoux. Il savait d'avance que le contenu ne lui plairait pas. De plus, il n'avait pas encore résolu certaines zones d'ombre sur cette affaire. C'est pourquoi il se montrait assez réticent à voir ce qui se trouvait à l'intérieur. Préférant chercher des hypothèses, il ferma les yeux et se concentra. Cette affaire était étrange. Bien sûr, le sociopathe en avait déjà vu du même type mais là... Rien ne semblait tourner rond.
Déjà, cette histoire de corps. La police a retrouvé un seul corps dans cette explosion. La victime était un homme d'une trentaine d'années. Il a reçu 4 balles : une dans la jambe droite, une dans le ventre, une dans l'épaule et une autre dans la gorge qui est la cause du décès. Donc, il était déjà mort lors de l'explosion. D'après le rapport du légiste, le tireur l'a d'abord criblé de balles avant de lui tirer dans la gorge, le faisant agoniser. La bombe ayant été placé dans le local où se trouvait les escaliers pour accéder au toit, le corps a été pris dans le souffle et a été sévèrement brûlé. Du sang en grande quantité a été également retrouvé dans le bâtiment ainsi que sur le toit, appartenant à John. D'après le légiste, la perte de sang n'est pas mortelle mais elle pourrait entrainer une anémie grave qui a sûrement fatigué le blessé. D'ici, deux hypothèses pouvaient être émises
La première : John aurait été tué par une personne X(ou sa perte de sang a eu raison de lui). Dans ce cas, son corps aurait pu être déplacé par la personne X qui s'en serait débarrassée ou John aurait fini par mourir quelque part et son cadavre n'a pas encore été retrouvé. La question serait donc : qui était la personne X? Et aussi, où a été abandonné le corps?
La seconde hypothèse serait que l'ancien militaire ait survécu et se serait enfui. Pourquoi fuit-il? Où était-il actuellement? Et, comment a t-il fait?
Le détective avait déjà vu des cas comme ça. De personnes qui 'disparaissent' après un crime. Cependant, c'était la première fois qu'il avait affaire à ce genre de dilemme. Lui qui d'habitude gardait de la distance avec ces émotions, son côté réaliste et son côté émotionnel se livraient un duel acharné. Car si sa raison lui soufflait que son colocataire était encore vivant, ses sentiments, eux, espéraient qu'il soit mort.
Si John était mort, il serait considéré comme une victime. S'il était vivant, il pourrait être considéré comme un coupable. Et pour une quelconque raison, Sherlock ne pouvait pas l'accepter.
Le brun avait déjà ressenti ça quand il avait retrouvé John à la piscine avant de faire la connaissance avec Moriarty. Quand l'ancien militaire était sorti, le saluant comme si de rien n'était, le sociopathe s'était senti trahi. Il avait cru pendant l'espace d'un instant que la relation amicale qu'il partageait avec son colocataire n'était qu'une farce, un mensonge. Puis, il avait vu les bombes et Moriarty était apparu. Cela l'avait rassuré pendant l'espace de quelques secondes. Et maintenant, il devait encore une fois le soupçonner. Sherlock soupira et secoua la tête. Il fallait qu'il réfléchisse sur l'affaire. Rester concentré, éliminer l'impossible pour faire ressortir la vérité.
Il fallait tout reprendre depuis le début. Déjà, les morts. Quatre personnes assassinés dans leur salon, empoisonnés après avoir lu un livre dont les pages avaient été recouvertes d'arsenic. Une feuille avec des idéogrammes étaient posés près de chaque victime, désignant la prochaine victime. Il y avait aussi un bouquet de fleurs oranges qui, d'après le rapport de police, seraient des lys oranges. Néanmoins, le détective ne savait pas si cela avait un rapport avec l'affaire ou non. Un problème se posait, où était l'arme du crime? C'était sûrement un journal ou un livre qui disparaissait à chaque fois. De plus, les victimes ne semblaient avoir aucun lien entre elles.
La seule chose qui s'était révélée différente, avait été retrouvée sur la dernière scène de crime. La feuille où les idéogrammes avaient été inscrit, possédaient également un message écrit avec du jus de citron pour cacher le contenu. Sherlock avait réussi à résoudre l'énigme. Le meurtrier avait laissé un message pour dire que sa prochaine victime serait John et que cela débutait le jeu entre le chat et le chien. Cependant, il restait encore une zone d'ombre.
Si le dernier nombre était la transcription numérique des idéogrammes pour désigner John, les premiers nombres semblaient insensés. 325161851919. Si le code utilisé était le même, cela donnerait donc :3-25-16-18-5-19-19, c-y-p-r-e-s-s. Cypress ou le cyprès. Et pour le second, 1301180907151204, cela donne 13-01-18-09-07-15-12-04, m-a-r-i-g-o-l-d. Marigold ou le souci.
Pourquoi le tueur parlerait de deux plantes? Cela paraissait logiquement insensé.
Et pas que pour cette énigme. Sherlock avait utilisé le même système avec l'indice de John et le résultat avait été étrange lui aussi.
518931. 5-18-9-3-1, e-r-i-c-a. L'erica. 918919 . 9-18-9-19, i-r-i-s. L'iris. 1325151915200919 . 13-25-15-19-15-20-09-19, m-y-o-s-o-t-i-s. Le myosotis.
Le détective eut un petit soupir avant de secouer la tête. Il n'avait pas affaire avec des nombres mais à des fleurs... Il se demandait même si celui qui n'avait pas mis en place ces énigmes ne serait pas John. Étant donné que ce dernier connaissait les faiblesses de Sherlock niveau connaissance, le médecin devait sûrement se moquer de lui s'il le voyait. Le cadet se reprit et se reconcentra.
L'erica, c'est mon état d'âme. L'iris, c'est où je vais. Le myosotis. C'est ce que je pense de toi.
Qu'est-ce que l'erica? Il ne souvenait pas avoir entendu une fleur portant ce nom. Si le myosotis et l'iris restaient des fleurs connues, l'erica ne semblait pas exister.
Le cyprès, c'est ce que je sème. Le souci. C'est ce que j'éprouve. Et ce que je cherche...Watson.
-Cela ne rime à rien!
Le détective attrapa la boîte de patchs qui se trouvait à côté de lui et s'en posa 3 sur le bras. Puis, il attrapa l'enveloppe et se décida enfin à l'ouvrir, espérant avoir un indice à l'intérieur.
La première chose qu'il sortit fut des photos. C'étaient les photos que Lestrade avaient pris dans l'appartement de John. La première chose qui le surprit, c'était le bouquet qui se trouvait sur une petite table à côté de la fenêtre. Au vu de l'état de l'appartement, la petite amie de John avait l'habitude de venir. Les chaussures à talons qui trainaient dans le salon ainsi que les pots de vernis qui avaient été abandonnés sur le plan de travail, tout laissait croire qu'une femme était venue ici. C'est pour cela que le détective n'aurait pas du être surpris par ce bouquet normalement. Néanmoins... cela ne pouvait pas être une coïncidence.
Dans le vase, il y avait deux espèces de fleurs. Si la seconde était inconnue, la première était très reconnaissable. Des lys oranges, les mêmes que sur les autres scènes de crime. Les autres fleurs d'un rouge écarlate étaient semblables à des araignées.
Le détective en conclut que le salon était aussi une 'scène de crime'. Même si le corps n'était pas présent, le coupable était passé ici.
D'après les photos, la pièce était assez grande et bien éclairé. Une télé avait été posé sur un meuble contre le mur avec en face, un canapé en cuir recouvert d'une couverture blanche. Quelqu'un avait dormi dessus récemment. Près de la cuisine, une table avait été installée. Une tasse de chocolat chaud était encore là, attendant d'être ramenée dans l'évier. Point étrange, Sherlock n'avait jamais vu John boire du chocolat chaud. C'était toujours du café ou du thé.
Dans la chambre, sur le bureau, des journaux parlant de l'affaire des idéogrammes et des nombres(ou des fleurs, cela dépendait du point de vue) avaient été empilés dans un coin, laissant de la place pour poser un ordinateur portable. À côté de la lampe, un carnet était posé, ouvert sur une page blanche. Dans les tiroirs, il y avait un livre, l'ordinateur de John ainsi qu'une lettre. Sur une autre photo, on pouvait apprendre que la lettre venait de Harry. Le contenu était simple. La sœur du médecin écrivait pour avoir des nouvelles. Ce dernier lui avait visiblement écrit une lettre quelques mois auparavant, lui racontant qu'un de ses amis venait de mourir et elle lui répondait, lui déclarant que s'il avait besoin de s'éloigner de Londres, il pouvait venir chez elle. Cependant, au vu de leur relation, Sherlock savait que John avait décliné, préférant éviter des soucis à sa sœur.
Encore une fois, il manquait quelque chose. Le revolver du médecin était absent. La raison était simple. Quand John était parti, il s'était senti menacé et a pris son arme avec lui. Une autre chose assez étrange, le lit était défait. Quelqu'un a dormi dans l'appartement et John a gentiment prêté son lit à la personne. Peut-être la propriétaire du vernis et des talons? Cependant, un détail le dérangeait.
Quand Mycroft a rendu visite au médecin, son frère a déclaré qu'il n'avait rien vu d'anormal. Donc, le bouquet ainsi que l'arrivée de cette femme sont survenus après le départ de Mycroft. Ce dernier étant parti pour l'heure du déjeuner, tout cela s'est passé en l'espace de 2 heures.
Sherlock posa les photos sur son lit et sortit les deux derniers éléments qui se trouvaient dans l'enveloppe. Le livre et le carnet. En premier, le brun attrapa le carnet et commença à le feuilleter.
Vierge, il n'avait absolument rien d'écrit dedans. Surpris, Sherlock le renifla à la recherche d'un indice comme une odeur de citron ou quoique ce soit. La seule chose qu'il pouvait sentir, c'était du parfum qui se trouvait sur la couverture. Et, c'était du parfum pour femme.
Donc, le carnet serait un cadeau d'une de ses petites copines. Cependant, pourquoi n'y a t-il rien d'écrit?
Le détective posa l'objet et attrapa le livre, l'observant sous toutes ses coutures. Il n'y avait pas de titre et le contenu avait été écrit à la main. Sherlock commença à lire le contenu qui s'avérait être des histoires pour les enfants, mettant en scène un chien et un chat. Il continua à lire quand au moment où il allait porter les doigts à sa bouche, il s'arrêta subitement. Si le coupable était passé chez John, il se pouvait que ce livre soit l'arme du crime et donc... qu'il soit rempli d'arsenic. Renfermant l'ouvrage, le sociopathe le posa sur le sol à côté du lit avant d'aller dans la salle de bain pour se laver les mains. C'est à ce moment où la porte s'ouvrit avant qu'une voix que le détective consultant n'aurait pas voulu entendre à ce moment précis, retentit.
-Bien le bonjour, cher frère. As-tu fait des progrès dans ton enquête?
-Bonjour, Mycroft, répondit le plus jeune des Holmes sur un ton ennuyé. Tu tombes bien, passe-moi tes gants.
L'ainé des Holmes fronça les sourcils devant la demande assez rapide de son frère et finit par lui passer ce qu'il désirait. L'homme au parapluie put voir son frère s'asseoir sur son lit, avant de mettre ses gants et de lire un livre. Au vu de l'air sérieux que le cadet arborait, il savait que cela ne servirait à rien de parler. Le plus âgé s'installa sur la seule chaise de la pièce et se posa un instant, profitant du silence pour souffler un peu.
De son côté, Sherlock fut interrompu par un SMS de Lestrade. En le lisant, il écarquilla les yeux avant de fermer les yeux d'un air las. De nouveaux éléments.
Le brun posa son regard sur le livre avant de fermer les yeux. Son inquiétude s'était changé en regrets. Mais, la vérité était claire et surtout sans appel. Effectivement, il y avait beaucoup d'incohérence si on prend cette conclusion. Néanmoins, les explications seraient tout simplement de la panique ainsi qu'une volonté à tromper la police.
L'inspecteur avait trouvé le lien entre toutes les victimes, conduisant à un seul coupable valable. De plus, l'arme du crime retrouvé chez lui le désignait d'office. Un mobile, l'arme, l'absence d'alibi ainsi que sa mystérieuse disparition, tout amenait à ce résultat. Le brun soupira et leva ses yeux vers Mycroft. Ce dernier, remarquant ce contact visuel, l'observa, attendant une explication. Le visage du cadet éprouvait de la tristesse, voire de la culpabilité. Le sociopathe ouvrit la bouche et d'un ton morne, il déclara.
-John a été désigné comme coupable pour cette affaire.
Hello~
Déjà, j'espère que ce chapitre vous a plu~
En relisant les autres chapitres, j'ai remarqué à quel point l'affaire est devenue complexe. J'espère que vous continuerez à aimer cette histoire même si cela commence à devenir du grand n'importe quoi(à moins que ce soit que mon impression u.u). J'ai aussi l'impression que les personnages deviennent un peu OC enfin, j'espère que cela ne vous dérangera pas ^_^'
Je suis désolée de vous dire que je ne sais pas quand le prochain chapitre viendra car je ne serais pas chez moi la semaine prochaine et je ne sais pas si je pourrais poster. Je vous prie de m'excuser
Merci à tout le monde pour vos reviews ainsi que de prendre le temps de lire cette histoire~ Si quelqu'un pense avoir résolu l'affaire, faîtes-le moi savoir~
See you later~
