Blabla de l'auteure:
Et voici le deuxiéme chapitre, beaucoup moins sombre que le précédent et avec un rating M.
J'espère que ça vous plaira, bonne lecture.
RAR:
LOLih: pourquoi? Parce ce que je trouve que cela sonne mieux. Drago j'ai toujours trouvé ça moche alors que Draco j'adore. Et ya pas que son prénom que j'écris à la sauce anglaise, je fais la même chose pour Séverus ou pour les surnom des Maraudeurs. Et à chaque fois c'est parce que je trouve que cela sonne mieux. C'est juste une question de goût. Mais j'espère que ça ne te gêneras pas trop dans ta lecture.
Eozin: contente que Tom junior te plaise. Pour le dramione...Et bien ce chapitre en est un de A a Z. J'espère que tu aimeras.
Chapitre 2 :
Le huit octobre. Date maudite. Comme chaque matin à cette date depuis cinq ans Hermione se leva et se prépara avec un soin qui lui soulevait l'âme. Elle laissa ses cheveux libres, parce que c'était comme ça qu'il les aimait et s'habilla de rouge, la couleur qui lui allait le mieux, toujours selon lui. Elle détestait se faire belle non parce qu'elle ne l'aimait pas mais parce qu'elle y était forcé. Forcé de se pomponner, force de sourire et forcé de retrouver son amour.
Lorsque le Seigneur des Ténèbres lui avait annoncé qu'elle avait l'obligation d'aller voir Draco une fois par mois et chaque huit octobre, date de la trahison, elle n'avait pas bien compris. Le voir la rendait heureuse, et la face de serpent n'aimait pas la joie. Oui, sur le coup elle n'avait pas compris mais tout était devenu clair au bout d'un an. Quand elle avait réalisé qu'à cause de ses visites mensuelles elle ne pourrait jamais oublier Draco. Si elle ne l'avait plus jamais revu après ce huit d'octobre il y avait cinq ans la plaie dans son cœur, celle d'avoir trahi son camp, celle qui la poussait à culpabiliser, aurait fini par se refermer. Il y aurait toujours eut une cicatrice un peu douloureuse mais rien d'autre alors que là, chaque mois, la plaie se rouvrait, continuait de la faire souffrir comme au premier jour et cette douleur se mêler à la joie qu'elle ressentait lorsqu'elle était proche de Draco.
Voldemort avait réussi son coup, il avait trouvé la punition la plus douloureuse et la plus durable pour le traître Malfoy. Le vieux Dumbledore avait tort, l'amour n'est pas une force mais une faiblesse et la plus grande. Chaque début de moi et chaque huit octobre il se délectait des larmes sur les joues de la jeune femme, ne rendant même pas visite au prisonnier, aller le voir signifiait qu'il était quelque chose à ses yeux et ce n'était pas le cas. Il n'était rien.
Une fois habillée Hermione se rendit dans la chambre de son fils qui dormait encore et lui embrassa le front. L'enfant bougea dans son sommeil et la jeune femme se fit la réflexion que c'est lorsqu'il dormait qu'elle aimait le plus son fils. Endormi il faisait enfin son âge, ressemblant à un petit garçon comme un autre, sans cette intelligence et l'éclat manipulateur qui brillait dans ses yeux. Remettant une mèche de ses cheveux en place elle posa une lettre sur sa table de nuit. Il ne savait pas encore lire, même s'il savait décrypter quelques mots familiers, mais Hermione savait qu'il demanderait à Misty de lui la lire. Après tout c'était comme ça chaque mois. La jeune femme savait que ces lettres n'était pas nécessaire mais elle ne supportait pas de laisser son enfant seul ne serait-ce qu'une journée, alors elle lui écrivait.
Sortant de la chambre à reculons sans faire de bruit, elle contempla une dernière fois le visage de son enfant avant de refermer la porte. Elle prit ensuite le chemin des cuisines et y commanda un panier bien garni, comme celui qu'on préparait pour les pique-niques. Du poulet et du rôti froid. Des salades et des terrines. Des biscuits et des tartes. Tout ce qu'il fallait. Elle demanda aussi une bouteille de citronnade maison, une boisson d'enfant mais qui plaisait tant à Draco qu'elle lui en apportait à chaque fois.
Assise sur un tabouret Hermione regardait les elfes s'activaient, elle avait compris depuis bien longtemps que ça ne servait à rien de proposer son aide, ils diraient toujours non.
Draco s'enduisit les joues et une partie du cou de mousse à raser avant de passer la lame d'un rasoir aux mêmes endroits. Ce raser était un privilège, il n'y avait droit que le premier de chaque fois. Entre temps un poil doux et pâle recouvrait peu à peu ses joues. Il passa un dernier coup de rasoir avant de se rincer et de nettoyer ses instruments.
Il avait déjà pensé à abrégé ses souffrances, et celle d'Hermione, avec le rasoir mais Voldemort avait pensé à tout. Il avait lancé un sort sur sa cellule, un sort qui lui interdisait de se faire du mal. Certaine personne son condamné à mort, lui, Draco, était condamné à vivre. Il aurait préféré mourir car il savait très bien que ça aurait soulagé Hermione. Pas tout de suite, bien sûr, mais après et elle aurait pu vivre délivré de ses remords.
Repoussant ces pensées dans un coin de sa tête il emporta ses affaires de toilettes, les posa devant la porte avant de frapper trois coups sur celle-ci et d'aller s'assoir sur son lit. Quelques secondes plus tard un homme entra et emporta ses affaires. Draco n'avait jamais su qui était cet homme, mais avait à plusieurs reprises soupçonnées qu'il était sûrement un ancien prisonnier ou un Mangemort en disgrâce, à cause de la peur dans ses yeux et aussi peut être, parce qu'il avait la langue coupé.
Le jeune homme s'allongea sur son lit. Il n'avait pas d'horloge, ni de montre mais il savait qu'il n'avait plus longtemps à attendre. Dans quelques minutes elle serait là, avec lui. Il jeta un coup d'œil à la fenêtre magique au-dessus de son lit en soupira.
Ce petit carré d'un mètre sur un mètre trente il l'avait aimé, adoré même, pendant ses premières semaines de captivités. Il avait passé son temps à regarder dehors en se riant du Lors Noir qui lui avait laissé un moyen de s'évader, de partir par la pensée, loin, très loin. Mais quelques mois plus tard il c'était mis à la maudire. Cette liberté, si proche mais si lointaine en même temps, le tuait. Plusieurs fois il c'était surpris à frapper la fenêtre dans l'espoir qu'elle se brise avant de se souvenir que ce n'était qu'une illusion. Qu'il n'y avait aucune fenêtre, juste de la magie et un mur de pierre.
Ce jour-là on pouvait y voir une prairie vallonnée, couverte de fleurs avec une petite rivière qui serpentait et un chêne centenaire qui offrait un peu d'ombre. Dieu, ce que Draco aurait donné pour être dans cette clairière, ne serais ce qu'un instant, pour pourvoir enfin sentir le vent sur son visage. Il ne se souvenait plus de comment c'était dehors, il avait oublié la sensation du soleil du soir sur son visage, il avait perdu l'odeur de la pluie, après une chaude journée d'été. Et cela lui manquait cruellement. Il passa les minutes qui le séparaient d'Hermione à imaginer le vent dans ses cheveux, comme un enfant habitant dans le désert qui imagine la neige ou la mer.
Lorsque Hermione passa la lourde porte de fer forgé qui séparait le cachot du manoir elle eut comme toujours l'impression de passer dans un autre monde et de faire un bond dans le temps. Le manoir était lumineux, les cachots étaient sombres, le manoir était briqué chaque jour par les elfes, les cachots n'avaient jamais vu un balai ni une serpillère. C'était deux monde opposé, celui d'en haut faisait partie du monde des vivants, celui d'en bas avait déjà un pied dans la mort.
Il y avait cinq ans les rôles étaient opposés. C'était Draco qui descendait ces marches avec des victuailles et elle qui attendait dans la cellule. Aux différences prés qu'elle était en sang et que lui était dans l'illégalité. Elle passa devant la chambre du gardien, un pauvre bougre qui avait un jour osé dévisager le Lord, depuis il était muet et surveillait les prisonniers. Lorsqu'elle lui adressa un sourire il détourna le regard, pour lui elle était une traitresse, pire même, un monstre.
Détournant le regard elle pressa le pas et arriva vite devant la cellule numéro sept. Sa cellule et maintenant celle de Draco. Elle donna un coup de baguette puis ouvrit la porte de la cellule. Elle n'avait pas besoin de s'annoncer, Draco n'attendait personne d'autre qu'elle.
Comme chaque mois elle le dévora des yeux à l'instant même où elle entra dans la cellule. Malgré la captivité il demeurait magnifique, aussi beau, voire plus, que quand elle était tombée amoureuse de lui. Sans réfléchir elle posa son panier sur le sol et couru dans ses bras. Leurs lèvres se retrouvèrent, leurs langues s'unirent de nouveaux, ils se dévoraient mutuellement. Hermione passa ses bras autour de son cou et agrippa ses cheveux blonds et fin tandis que Draco serrait la taille fine de la jeune femme. Au bout de plusieurs minutes ils se séparèrent, un peu essoufflé. Draco lui caressa doucement la joue avant de lui murmurer :
« Tu ne peux pas savoir comme j'aime le mois d'octobre, le seul de l'année où je peux te voir plus d'un jour.
- Ne seriez-vous pas accro à moi messieurs Malfoy ?
-Un Malfoy n'est accro à personne, ce sont les autres qui sont accro à eux, lui répondit-il sur un ton légèrement arrogant, ce ton qui l'avait rendu folle à Poudlard mais que maintenant il prenait pour la faire rire. Cela marcha car elle éclata d'un rire léger avant de lui embrasser doucement les lèvres.
-Installons nous, et après nous parlerons, j'ai plein de chose à te raconter.
-Comme qu'elle équipe est la mieux placé pour remporter le championnat ? Demanda Draco, rieur.
-Idiot, murmura-t-elle en lui frappant sans force le haut du crâne. »
Tandis qu'elle sortait le petit-déjeuner elle songea que c'était toujours ainsi lorsqu'il se voyait. Draco avait une mine légère, joyeuse et elle aussi, alors que d'ordinaire elle ne souriait guère, sauf pour son fils. Mais quand ils étaient ensemble elle avait l'impression de pouvoir soulever des montagnes. Elle posa un thermos de chocolat, un autre de café, des viennoiseries, du pain et diverse autres choses sur un plateau qu'elle avait emporté et posé sur le lit puis invita Draco à s'assoir. Alors qu'il savourait son troisième pain aux raisins elle lui demanda, moqueuse :
« C'est bon ?
-Tu n'imagine pas à quel point. Tu sais je n'ai rien contre le pain et l'eau au petit-déj' mais ça ne vaudra jamais ça, répondit-il en brandissant sa viennoiserie. De quoi voulais-tu me parler ?
- Hein ? Ho…En fait je ne sais pas…Je ne crois pas que ça va t'intéresser…
-Hermione, je suis coincé dans une cellule depuis cinq ans, tout ce qui se passe à l'extérieure m'intéresse. Alors ?
-Ginny c'est marié et elle va avoir un bébé.
-Hermione…
-Je sais.
-Tu dois arrêter de demander aux elfes de te rapporter des informations sur eux. Ça te fait du mal.
-Je sais mais j'aime savoir qu'ils sont en sécurité. Tu sais, la bas, en Alaska, Voldemort n'a encore aucune emprise. Ginny a rencontré cet homme, il est cuisinier et à des cheveux roux foncé. Ils vont très bien ensemble. Regarde, Ruki me l'a apporté. »
Elle tendit une photo à Draco qui la prit et l'examina. La plus jeune Weasley était magnifique dans sa robe de mariée avec ses cheveux roux coupés à la garçonne et il devait bien reconnaitre qu'elle avait l'air heureux et que l'homme à son bras dégageait un certain charme. Ils avaient l'air amoureux, ça se voyait dans leur regard. Il rendit la photo à Hermione.
« C'est bien. Je suis heureux, vraiment, qu'ils aient réussi à fuir. Personne ne mérite de vivre en Angleterre par les temps qui courent. Ne t'inquiète pas, un jour tout se terminera et tu leur diras la vérité et ils comprendront.
-Tu y crois encore ? A la liberté ? »
Et elle explosa en sanglot. Draco posa le plateau sur le sol et attira Hermione contre lui, la forçant à s'allongeait sur le lit. Il ne parla pas, se contentant de la serrer contre lui et de lui caresser les cheveux. Elle finit par arrêter de pleurer, se redressa et le regarda droit dans les yeux :
« Je suis désolé. C'est toi qui est enfermé et moi qui me lamente. Déso… »
Les lèvres de son amant sur les siennes la coupa dans sa tirade. Très vite elle retrouva sa position allongée et ferma les yeux. Elle imagina autour d'elle une jolie petite chambre, un nid d'amoureux et une vraie fenêtre donnant sur un jardin et cela rendit encore plus doux les lèvres de Draco contre son sein droit.
Le jeune homme téta quelques instant avant de mordiller doucement le téton et de pincer le second de son autre main. Hermione se tordit sous ces caresses et laissa échapper un soupir. Ils faisaient toujours l'amour lorsqu'elle lui rendait visite, toujours. Draco abandonna ses seins et descendit vers son pubis en embrassant son ventre. Il ne parlait jamais. Même avant il avait toujours était silencieux pendant l'amour, comme s'il faisait quelque chose d'interdit ou de sacré. Il acheva d'enlever la robe d'Hermione puis posa un baiser sur son sexe encore couvert de sa culotte.
Le jeune homme écarta le tissu et glissa un doigt à l'intérieur d'Hermione qui poussa un petit gémissement. Du pouce il caressa son clitoris ce qui la fit se tortiller. Un deuxième doigt suivi puis sa langue se joignit à son pouce. Bientôt le corps de la jeune femme s'arqua et elle poussa un gémissement plus profond ou se détachait le prénom de son amour.
L'esprit embrumé par l'orgasme Hermione laissa un sourire planai sur ses lèvres et laissa ses mains défaire le pantalon de Draco. Sa main entoura la verge déjà dur de son amant et fit quelques vas et viens avant de se poser sur le matelas. Avec un sourire mutin elle écarta les cuisses et ondoya du bassin. Draco se pencha en avant et l'embrassa sauvagement. Ce ne fut que lorsque Hermione poussa son sexe contre le siens qui la pénétra d'un ample mouvement, la faisant gémir.
Alors qu'il commençait à bouger il agrippa le dos de son amante, la collant contre lui au maximum. Ainsi imbriqué il ne pouvait que donner de petits coups rapides mais cela faisait gémir Hermione qui passa ses jambes autours des hanches de Draco pour approfondir le contact. Quelques secondes plus tard elle jouit en criant le prénom de son amour. Draco la suivit peu de temps après et murmura le prénom d'Hermione à son oreille.
Peu après la jeune femme était endormie contre Draco qui l'observait, le regard plein d'amour. Ce fameux jour dans le cachot, lorsqu'il c'était rendu compte de son amour, ça n'avait pas été une erreur mais la plus belle chose de toute sa vie. Tendrement il posa un baiser sur son front avant de rabattre la couverture sur eux.
Alors? Vous en avez pensez quoi? N'hésitez pas à laisser une review, ça prend trente secondes et ça fait super plaisir.
Le prochain chapitre sera certainement plus sombre, à la semaine prochaine!
