Chapitre 3
Une histoire classique en chapitre (rating T) et des chapitres en parallèles, sous forme d'OS pour le lemon (rating M). Les chapitres et les OS peuvent être lus à la suite, ou les chapitres sans les OS et inversement.
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Après être sortis du bureau de Robert, Felicity, Gloria et Oliver montèrent dans l'ascenseur pour rejoindre l'étage inférieur. Felicity écoutait avec intérêt les informations que Gloria obtenait d'Oliver. Il lui expliquait qu'il avait passé les dernières années à profiter de la vie et que finalement la réalité arrivait à le rattraper. Elle lui tapota l'épaule, Felicity hallucina, qui pouvait oser faire ça à Oliver Queen. Cette femme était toute puissante ici. Elle avait su se choisir le meilleur allier.
Gloria, qui devait avoir une cinquantaine d'années, faisait deux têtes de moins qu'Oliver, elle était fine, habillée sobrement et avec gout. On voyait au premier coup d'œil qu'elle voulait faire bonne impression sans en faire trop. Elle posait sur les gens un regard sérieux et doux, quand Felicity avait eu des difficultés en arrivant à sa place de vice-présidente, Gloria avait toujours été là pour l'aider. Elle était sérieuse et compétente, et depuis des décennies dans l'entreprise.
Ils descendirent de l'ascenseur, trois directions s'offraient à eux. Le couloir de gauche menait au bureau du second vice-président Ray Palmer, le couloir en face d'eux menait à une grande salle de réunion à laquelle faisait face une petite cuisine, ils avancèrent dans le couloir de droite pour arriver au bureau de Felicity. Oliver observait les lieux, il y avait le bureau du secrétaire qui trônait face au couloir et perpendiculaire au bureau de la vice-présidente. Les murs de celui-ci était fait de vitres qui permettait de surveiller ce qui s'y passait et inversement pensa-t-il avec regrets.
L'ambiance était studieuse, on entendait au loin le téléphone de la secrétaire de Palmer et la voix étouffée de celle-ci quand elle décrochait. Les secrétariats étaient protégés d'une observation directe car les couloirs faisaient un petit crochet pour permettre aux deux vice-présidents de travailler sans se sentir observés. Tout ceci baigné dans une atmosphère beige. Où qu'il regardait, Oliver ne voyait que des tons beiges dégradés, c'était bon pour vous faire devenir dépressif pensa-t-il. Heureusement que quelques touches de gris brisaient cette teinte discontinue. Le bureau, son bureau, était simple et en bois marron. Il était équipé d'un ordinateur, imprimante, téléphone et toute la fourniture de bureau dont il pourrait avoir besoin. Il secoua la tête à cette idée, il allait avoir besoin de fourniture de bureau. Oliver fut tiré de ses observations quand Gloria invita Felicity à rejoindre son bureau tandis qu'elle lui expliquerait les bases et elle lui proposait de faire un point après ça pour voir de quoi elle aurait besoin. Felicity la remercia, disparue dans son bureau et s'installa pour travailler.
Gloria fit installer Oliver dans le fauteuil, mit en marche l'ordinateur et lui expliqua ce qu'il allait devoir faire. Son travail se résumait à seconder Felicity, il devait bien sûr répondre au téléphone, recevoir les rendez-vous, mais aussi gérer son emploi du temps, lui préparer ses dossiers et s'il était parfait répondre à toutes ses attentes. Gloria vit le sourire en coin d'Oliver à sa remarque et lui donna une tape sur l'épaule.
- Hors de question Oliver, en lui lançant un regard sérieux.
- Quoi ?, lui demanda-t-il avec un air innocent.
- Tu ne peux pas avoir ce genre de relation avec mademoiselle Smoak. C'est ta supérieure. A la rigueur, tu peux voir quelqu'un de l'entreprise, même si c'est fortement déconseillé mais pas interdit, mais pas ta supérieure.
Son regard restait sérieux et intransigeant. Voilà une première mise en garde qui lui était adressé et c'était une possible piste pour se faire renvoyer mais il n'était pas prêt non plus à coucher avec la maîtresse de son père. Une fois l'ordinateur lancé, elle lui expliqua le fonctionnement du planning électronique et de tout ce qui pouvait lui être utile concernant le fonctionnement de l'entreprise, des horaires au self du personnel.
Pour finir Gloria, lui demanda s'il avait des questions et de mimer une prise de communication et de rendez-vous pour vérifier s'il avait retenu l'essentiel. Dans l'absolu, Oliver Queen savait se rendre abordable, le problème c'est qu'il n'aimait pas qu'on lui dise quoi faire. Et tout le problème de la situation reposait sur ce point. Gloria l'observait travailler, il était intelligent et retenait rapidement ce qu'on lui expliquait quand il y mettait du sien. Il ne lui manquait que la motivation et l'envie de faire quelque chose de bien. Quand elle fut satisfaite de son niveau de maitrise, elle le félicita et lui demanda de la suivre.
Gloria frappa à la porte du bureau de Felicity, celle-ci abandonna son dossier et lui fit signe d'entrer, ce qu'elle fit, suivie d'Oliver. Felicity les invita à s'assoir, se focalisant le plus possible sur Gloria en jetant des coups d'œil à Oliver. Elle lui expliqua ce que Oliver était capable de faire et lui demanda de quoi elle avait besoin. Felicity la remercia pour son aide, et lui précisa qu'elle aurait besoin qu'il puisse prendre des notes en réunion et que quelques notions de sténo seraient utiles, mais pour un début c'était suffisant. Elle le cachait mais tout ceci l'angoissait terriblement. Elle allait devoir se retrouver seule avec lui, devoir travailler en restant concentrer alors qu'il était juste à côté. Elle pourrait le faire, c'était quelque chose d'important pour Robert. Et elle devait se raisonner, elle avait fantasmé sur son corps mais en ce qui concernait son comportement, elle ne connaissait personne qui arrivait à son niveau de mépris la concernant.
Gloria finit par se lever et rappela à Oliver qu'il pouvait venir la voir s'il y avait un souci ou une question. Celui-ci la remercia, il était sur le point de quitter le bureau à son tour quand Felicity le retint.
- J'aurai besoin…
Elle s'interrompit. Elle devait prendre les choses en main et être directive pour ne pas se faire marcher dessus. Ce n'était pas son tempérament mais elle savait qu'elle était obligée de se forcer.
- Va prendre de quoi noter, je dois te donner des consignes.
Elle le vit se tendre à l'ordre, il ne la considérait pas comme sa supérieure et il n'avait aucune envie d'être ici, elle le savait. Il se retourna cependant pour sortir et elle grimaça, elle n'aimait pas ça du tout. Elle allait devoir trouver une juste mesure entre donner des ordres et être à son écoute. Quand il revint, il s'assit en face d'elle, bloc ouvert et stylo levé prêt à écrire. Elle ne prit pas le temps d'interpréter son comportement, qui s'apparentait plus à de l'ironie qu'à une véritable docilité.
- Quand la société Steward & Co, cherche à me joindre tu peux m'interrompre même en réunion. C'est un des plus gros dossiers dont je m'occupe et en ce moment c'est un peu compliqué avec eux. En revanche pour les autres, tu prends le message et tu m'en fais part. Habituellement je fais un point des messages et de mon planning avec John, mon ancien assistant, le matin en arrivant, à midi et en milieu d'après-midi. Quand tu as un doute, tu me demandes.
Oliver prenait des notes, il était concentré pour l'instant et elle en fut ravie. Ça pouvait se passer finalement mieux que prévue.
- Tu as des questions ?
- Non, tout est clair, en lui lançant un regard sérieux.
- Très bien, je te laisse rejoindre ton bureau. Merci.
Il se leva et s'assit à son bureau. Il avait l'impression encore de cauchemarder. Pour l'instant, il allait prendre ses marques, éviter de faire trop de vagues et de faire trop bien aussi ce qui lui était demandé. Il n'allait tout de même pas devenir l'employé du mois. Il n'eut pas le temps de respirer que son téléphone sonna.
- John, c'est Rosie. Il y a un monsieur James qui se présente pour mademoiselle Smoake. Est-il attendu ?
- Ce n'est pas John…
- Je me suis trompée de numéro ?, s'étonna-t-elle.
- Non, c'est bien le secrétariat de mademoiselle Smoake. Je suis Oliver son nouveau secrétaire, précisa-t-il en levant les yeux au ciel.
- Ah, très bien. Désolée. Alors pour monsieur James ?
Oliver consulta l'agenda affiché et vérifia les rendez-vous et lui confirma qu'il était attendu. La dénommé Rosie le remercia et raccrocha. Dix minutes plus tard, le rendez-vous attendu arrivait à l'étage. Oliver le reçu et le fit attendre dans la petite salle d'attente dans le couloir, en revenant sur ses pas il frappa à la porte de Felicity et elle lui fit signe d'entrer en raccrochant son téléphone. Il la prévint que son rendez-vous de onze heures était arrivé.
Felicity devait ferrer ce client, ça lui permettrait d'étendre leur collaboration avec l'Europe. Elle se leva, lissa sa jupe et son chemisier, souffla pour garder son calme et se dirigea dans le couloir pour le rencontrer. Oliver l'observa, elle avait un sourire resplendissant et vrai. Il avait vu assez de sourires faux pour faire la différence rapidement. Elle accueillit cet homme avec plaisir et l'invita à le suivre dans son bureau. Ils passèrent le reste de la matinée à discuter, tandis qu'Oliver prenait les appels. En fin de matinée, elle lui demanda de réserver au restaurant du centre « Chez Victor ». Il s'exécuta et se surpris encore une fois à être aussi discipliné. Il sourit en coin, il fallait savoir endormir l'ennemie pour lui donner un coup par surprise.
Quand ils furent partis, il souffla un moment, posant ses pieds sur le rebord de son bureau en s'adossant dans son fauteuil. Il observa son costume, il y avait longtemps qu'il n'avait pas mis ce genre de costume stricte. Il vérifia l'heure, il allait pouvoir respirer pendant deux heures au moins. Son ventre gargouilla, il commençait à avoir faim. Il évalua l'intérêt de descendre au self du personnel. Il allait surement avoir des dizaines de paires d'yeux fixés sur lui et il préférait éviter. Il ne se considérait pas comme imbu de sa personne, mais devoir venir travailler dans l'entreprise de son père en tant que secrétaire, ça ressemblait plutôt à une punition qu'autre chose. Il prit la direction de la petite cuisine à l'étage. Il trouverait bien quelque chose à manger, sinon il irait faire un tour à l'extérieur. Mais ça aussi, il préférait éviter. Il devrait traverser le hall d'accueil et à une heure où il y avait beaucoup de passages.
Il entra dans la cuisine, simple et fonctionnelle, elle était blanche avec des touches de bleu. Moins déprimant que les couloirs pensa-t-il. Il y avait tout ce dont on pouvait avoir besoin, micro-onde, bouilloire, vaisselle, réfrigérateur. Une table avec quatre chaises et un plan de travail avec un évier. Il se dirigea sans attendre vers le réfrigérateur et l'ouvrit, en plus de ça il était garni. Il était encore penché à choisir ce qu'il pourrait manger quand il entendit la porte s'ouvrir. Il se releva et tomba sur une jeune femme brune, les cheveux coupés au carré et très sophistiquée. Elle était plus petite que Felicity mais en imposait par son comportement énergique et direct.
- Ah, Oliver Queen ! Ravie de te rencontrer pour ton premier jour, en lui tendant la main.
- Moi aussi, il lui serra la main, une poignée franche et des mains douces pensa-t-il.
- Jessica, se présenta-t-elle. Je suis la secrétaire de monsieur Palmer.
- L'autre couloir, hein ? On est censé être rivaux ?
- Cette entreprise est une grande famille voyons, en lui souriant.
- Il n'y a pas de course pour atteindre la présidence ?, lui demanda-t-il d'un air intéressé.
Il ne connaissait pas encore Ray Palmer mais sa réputation parlait pour lui. Un petit génie scientifique, qui avait le sens des affaires et qui appartenait à une famille importante. Il avait voulu se faire lui-même et ne pas compter sur sa famille c'est pourquoi il était venu travailler chez Queen Consolidated. Il était son parfait opposé, à cette pensée, il grimaça.
- Pas entre Felicity et Ray, ils s'entendent bien.
Il ne connaissait pas Felicity, seulement ce que son père lui en avait dit. Elle avait gravit les échelons mais surement grâce un savoir-faire particulier sinon pourquoi son père l'encenserait autant et la gardait près de lui.
- Comment s'est passé ta première matinée ? reprit-elle en se penchant dans le frigo et en attrapant son repas.
Oliver souffla et s'assit face à elle pour déjeuner.
- J'ai répondu au téléphone, pris des rendez-vous, réservé une table au restaurant, en comptant les tâches sur ses doigts. Je pense que je m'en suis plutôt bien sorti, dit-il d'un ton ironique.
- Et Felicity n'a pas été trop pénible ?
Oliver resta étonné. C'est la première fois que quelqu'un disait du mal de Felicity.
- Non. Je dois m'attendre à quoi exactement ?
- Comme un peu avec tous ces directeurs je pense, elle est toujours mécontente de ce que faisait John, rien n'était jamais assez bien. Ou bien il n'était pas assez rapide,…elle fit un geste vague de la main pour lui signifier que la liste n'avait pas de fin. Avec monsieur Palmer, j'ai l'impression qu'il ne pourrait pas survivre sans moi, en se mettant à rire.
Oliver l'observait, elle aurait été plus intéressante au bord d'une piscine que dans un bureau mais dans ce contexte son esprit de peste devait faire des merveilles. Elle descendait Felicity sans avoir l'air d'y toucher et se mettait en avant.
Ils mangèrent en parlant de l'entreprise puis de leurs occupations. Quand elle eut terminé elle rangea tout et se leva pour sortir. Avant de franchir le seuil de la porte, elle se retourna et lui lança un bon courage pour le reste de la journée. Elle sortit de la cuisine avec un sourire radieux.
Oliver regagna son poste lui aussi. Il passa devant le bureau de Felicity, jeta un coup d'œil dans le couloir et poussa la porte. Il entra en laissant la porte ouverte et en guettant le bruit de l'ascenseur. Il observa la vue, vraiment magnifique, fit le tour du bureau et s'installa dans son fauteuil de direction. Sur son bureau, une seule chose personnelle, une photo encadrée et qui paraissait ancienne, il se retourna pour vérifier sur les étagères contre le mur du fond, pas d'autres. C'était étrange. Il la prit dans sa main pour l'observait, une petite fille blonde avec un grand sourire qui prenait dans ses bras une femme blonde qui devait être sa femme. Une photo anodine mais chargée de souvenir. Il profita du fauteuil cinq minutes puis repris son exploration. Il y avait une série de dossier sur un bureau contre le mur face à la baie vitrée, différents tas, surement selon leur degré d'importance. Il décida qu'il n'y avait rien d'intéressant et sorti. A ce moment, il entendit la sonnerie de l'ascenseur, il ferma la porte du bureau de Felicity et s'installa au sien. Celle-ci arriva d'un pas rapide, la tête baissée, perdue dans ses pensées. Puis elle releva la tête et lui demanda s'il y avait des messages. Il lui parla d'un rendez-vous pris, rien de plus.
L'après-midi passa rapidement, Oliver se leva de son fauteuil à cinq heures moins le quart. Il frappa à la porte de Felicity et entra quand elle lui fit signe. Il la prévint qu'il allait bientôt partir et lui demanda si elle avait besoin de quelque chose. Elle le remercia et il sorti, il éteignit le matériel informatique et parti sans attendre. Il avait rencontrés quelques employés, il avait découvert son bureau et surtout il avait survécu à sa première journée. Son père voulait le mettre à l'épreuve et il voulait garder un œil sur lui, mais en étant dans les locaux de l'entreprise, il pourrait aussi surveiller son père. Il gardait aussi à l'esprit qu'il avait promis à Théa de faire un effort et il teindrai sa promesse dans la mesure du possible. Il devait être patient, ça lui coûtait d'être ici à faire le larbin mais il pourra peut-être en tirer un avantage.
Felicity le regarda partir distraitement, en se demandant pourquoi elle s'était fait autant de soucis. Cette première journée s'était très bien passée. Il n'était peut-être pas aussi pourri que sa réputation de fils de riche, le laisser penser.
Ca avance doucement, Oliver prend ses marques. Le prochain chapitre sera plutôt orienté sur Felicity.
J'ai vite posté la suite pour celles qui étaient impatientes et j'espère que ça vous plait toujours. J'espère à très vite pour la suite. Je vous embrasse.
