Disclaimer : Je ne possède pas Harry Potter ni son univers, tout cela appartient à la grande JK Rowling.
Chapitre 2 : Comment j'ai survécu
« Le professeur Potter, et moi-même allons plancher sur cela le plus rapidement possible. » fit Albus, inclinant légèrement la tête. « En attendant, nous pourrions discuter de ce que vous allez faire dans notre monde. »
« Vivre une vie d'adolescent des plus banales mais cette discussion pourra attendre demain. » contra Harry. « J'ai besoin de repos. » ironisa-t-il, tout en sortant de la pièce et laissant une assemblée pantois.
« Tout cela s'annonce compliqué. » murmura Dumbledore.
Harry se trouvait désormais dans la chambre que lui avait prêté cordialement les membres de l'Ordre du Phénix. Oui c'était la moindre des choses qu'il pouvait faire après l'avoir enlevé aussi sournoisement de son propre monde. Croyait-il vraiment qu'une personne serait assez folle pour vouloir ré-affronter le Seigneur des Ténèbres ?
Toc. Toc. Toc.
Les coups venaient de résonner faiblement contre la porte. Sûrement, une énième visite de Madame Pomfesh, qui comme dans son monde, semblait vouloir le bien-être de ses patients par dessus tout.
« Entré. » murmura Harry.
Dans l'entre-bâillement de l'entrée, le jeune Survivant put voir la silhouette rempli de puissance, et gracieuse de son ancien mentor. Albus Dumbledore. Aussi vieux que dans ses souvenirs. Aussi calculateur, et avec toujours ce penchant pour la manipulation.
« Comment allez-vous ? » s'enquit aussitôt le directeur.
« Comme une personne dans un monde.. étranger. » provoqua en répondant Harry.
« Je comprends votre peine.. » amorça Albus.
« Détrompez-vous, professeur. Vous avez la chance d'être vivant, de voir vos amis, vos alliés en parfaite santé. Et vous souhaitez invoquer quelqu'un capable de terrasser Voldemort ? Quelle idéologie vous pousse à agir comme ça ? Pour le Plus Grand Bien ? » lâcha de frustration l'Élu.
« Jeune homme, vous semblez connaître Lord Voldemort aussi bien que moi. Vous devez comprendre que ce n'est que le début et qu'au final il instaurera une Tyrannie sans précédant. »
« Et vos vies ? Vos vies ne comptent-elles pas plus que cela ? » rétorqua-t-il.
« Pourriez-vous vivre sous le joug de Lord Voldemort ? » demanda avec malice Albus.
Pendant un court instant, le directeur de Poudlard eut l'impression d'avoir touché le jeune Survivant dans ses cordes sensible. Le visage baissé, les yeux mi-clos, les poings fermés, mais quelle ne fut pas sa déception quand il le vit se redresser, le regard vide de toute émotion.
« Oui. Si cela signifiait sauver tout le monde, je me rangerais dans les rangs. Je ne me battrais pas, je renoncerai. » murmura Harry.
« Pourquoi ? » ne put s'empêcher de demander le Vainqueur de Grindelwald.
« La guerre est rempli de désastre, de morts, de sang, de victimes qui ne demandaient rien. Il n'existe pas de clan neutre, non, il n'en existe pas. Et Voldemort est bien pire que ce que vous semblez croire, il vous laisse une chance de vivre sous son joug. A la moindre rébellion, il exterminera tout le monde. »
Un long silence s'installa, puis brusquement Harry se leva, et se dirigea en direction de la cuisine, laissant un Dumbledore pantois sur le pas de la porte. Visiblement pensif, sur les paroles que venaient de dire leur 'héros'. Puis, faisant virevolter sa cape, il rejoignit les grandes enjambées de son invité. Une énième fois, la cuisine était rempli de différentes personnes, plus ou moins influentes. Le calme y régnait également, chose assez rare pour être souligné. Un regard blasé apparut un bref instant sur le visage d'Harry qui essaya de prendre place, le plus loin possible de toute l'assemblée.
« Qui es-tu ? » s'enquit brusquement Sirius.
Pour toute réponse, il eut un regard vide de la part de son interlocuteur, un regard à la limite du reproche. Pourquoi tenait-il temps à savoir ce genre de détail si puéril, si insignifiant. ? Excellente question, secouant la tête, il reporta son attention sur le petit déjeuner que venait de lui servir Madame Weasley.
« Nous sommes en droit de savoir qui tu es. » s'emporta le Black.
« Il fallait peut-être y penser avant. » grogna Harry, la voix rempli de mépris.
« Tu me ressembles tellement.. » ne put s'empêcher de dire James.
« Que les choses soient clairs, je n'appartiens pas à ce monde, ou à cet univers comme vous souhaitez l'appeler. Je ne fais pas partie de vos vies, quoique je pourrais dire, rien n'a d'importance. » rétorqua-t-il.
« Vous pourriez répondre à certaines de nos questions ? » proposa calmement Albus.
« Pourquoi ? »
« Nous aider à vous connaître, à vous fondre dans notre monde. » fit-il.
Un court instant, il avait voulu répondre un non catégorique, puis dans sa tête, certaines questions venaient d'émerger.
« Seulement si vous répondez au mienne. » lâcha-t-il.
« Avec grand plaisir. » s'extasia Dumbledore, les yeux rempli de cette étincelle qui le caractérisait tant.
Harry regarda chaque personnes présente dans l'assemblée, puis avala son dernier Toast, avant de pousser le plateau devant lui. Faisant comprendre au groupe qu'il était prêt à écouter les questions qui lui seraient demander.
« Qui es-tu ? » ré-attaqua Sirius.
Posant son regard dans celui de Sirius, puis celui de James, de Lily et pour finir celui de Dumbledore, il poussa un profond soupir et lâcha :
« Harry James Potter, fils de James et Lily Potter, filleul de Sirius Black, dernier apprentis connus de Nicolas Flamel et Albus Dumbledore. Plus connu dans le monde magique comme étant le Survivant, l'Élu. Le seul à avoir résisté au sortilège de la mort. » énuméra-t-il, surprenant l'ensemble de la petite troupe.
« Mon fils.. » murmura faiblement Lily.
« Non, fils de Lily Potter, pas le votre. Mes parents sont morts quand j'avais un ans. Vous n'êtes pas eux. » riposta avec agressivité Harry.
« Mort ? » bégaya James.
« Oui. Lord Voldemort a découvert la prophétie, Peter Pettigrew les a trahis, et mes parents se sont sacrifiés pour me sauver la vie. A partir de ce jour je suis devenu le Survivant dans le monde magique, et un simple sac de frappes pour ma famille d'accueil : Les Dursley. »
« Les Dursley ? » s'offusqua Lily.
« Sale rat. » s'énerva James, vite suivi par Sirius, et calmé par Rémus.
« Mon apprenti ? » demanda Dumbledore, la perplexité clairement visible sur son visage.
« J'y reviendrai plus tard. » esquiva avec maladresse le Survivant.
« Pourquoi Sirius ne s'est pas occupé de toi ? Au lieu d'aller chez les Dursley ? » interrogea James.
Une nouvelle fois, un petit silence s'installa. Visiblement, leur interlocuteur semblait chercher les mots qu'il allait prononcer.
« Rien n'est pareil, qui pouvait innocenter Sirius après la trahison de Peter, et la mort de mes parents ? Personne, il a été condamné à passer le restant de ses jours à Azkaban, sans procès. » cracha-t-il avec amertume.
« Azkaban ? » répéta Sirius, le visage soudainement visible.
« Oui. » se contenta de répondre le jeune Potter.
« Que s'est-il passé ensuite ? » demanda avec prudence Dumbledore.
« Après le choix de votre homologue de me placer chez les Dursley ? J'ai grandi 10 ans dans un placard sous les escalier, à faire la cuisine, le ménage. Ignorant tout de mon passé, si glorieux. » ironisa-t-il. « Ignorant jusqu'à la magie elle même. »
« Immonde. » commenta une Madame Weasley offusquée.
« Rubéus Hagrid est venu me chercher, et m'a tout expliqué. Mon don si précieux, mon passé. Lord Voldemort. Puis ma première année à Poudlard est arrivée. »
« Dans quelle maison as-tu été répartie ? » ne put s'empêcher d'intervenir James.
« En quoi est-ce important ? » demanda-t-il, avec froideur.
« Un Potter ne peux aller nul part d'autre qu'à Gryffondor. » rétorqua-t-il d'un ton supérieur.
« Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle, Serpentard ? Ses maisons n'ont pu lieu d'être quand la guerre éclate. »
« Je ne voulais pas dire.. » commença-t-il, espérant se rattraper.
« J'étais à Gryffondor. » coupa-t-il. « Courage, bravoure, loyauté. » ironisa-t-il. « Durant ma première année, j'ai du combattre un Troll, sauver la pierre philosophale caché dans les sous sols de Poudlard, et affronter Voldemort gravé dans le crâne de mon professeur de Défense. » ricana-t-il. « J'avais onze ans. » fit-il plus sérieusement.
« Pourquoi mon homologue a-t-il autorisé cela ? » demanda un Dumbledore perplexe.
« Poudlard est l'endroit le plus sur du monde magique après tout. » lâcha Harry.
« Tu as affronté ça tout seul ? » demanda fébrilement Lily.
Tous purent voir soudainement un voile de tristesse et de nostalgie parcourir un instant son regard vert émeraude. Puis une larme si faible, si fragile perlait le long de sa joue droite.
« Non. J'avais mes amis à mes côtés. Hermione Granger, Ron Weasley. » répondit-il.
« Mon fils ? » s'exclama Molly.
« Non, il n'est pas la même personne qu'ici. Cela je n'en doute pas. »
« Hermione Granger, est une élève brillante, stricte et droit dans les règles. Étonnant qu'elle se soit mêlé à tout cela. » coupa MacGonagall.
« Tout diffère de mon univers. » murmura Harry. « Un seul mort est tout est différent. » murmura-t-il encore pour lui même.
« La suite ? » demanda curieusement Dumbledore.
« Ma seconde année ? La chambre des secrets a été ré-ouverte par Voldemort en personne utilisant une personne innocente, insouciante du danger que représentait un simple journal. Personne n'ai mort, mais j'ai dû tuer un Basilic, et sauver Ginny Weasley. » fit-il platement.
« Comment ? » s'esclaffa Molly, vite soutenue par son mari.
« L'épée de Gryffondor et le Choixpeau magique. A Poudlard, une aide sera toujours apporté... »
« A ceux qui en ont besoin. » acheva Albus dans un sourire.
« Exactement. Ma troisième année ? » reprit-il. « Sirius a réussi à s'échapper d'Azkaban, et a retrouvé Peter. J'ai appris que ma plus grande peur.. était les Détraqueurs. J'ai appris la vérité sur cette soirée Halloween, appris que j'avais encore de la famille, et que Sirius n'était pas le responsable de tout cela. Je l'ai extrait des griffes du ministère, et il a pu fuir une nouvelle fois. » grogna Harry.
« Détraqueurs ? » demanda James, surpris.
« Oui, c'est ma plus grande peur. »
« Avoir peur de la peur elle même est un acte de grande.. » commença Dumbledore/
« Sagesse. Je le sais. » coupa Harry, faiblement.
« Tu sais te défendre face à eux ? » intervint fébrilement Lily.
« La Patronus, je l'ai appris cette année là. »
« Un corporel ? » s'étonna pour la première fois Rogue.
Un regard rempli de respect croisa celui du Professeur Rogue. Pour la première fois, la personne qu'ils avaient invoqués semblait pouvoir rester calme, et montrer autre chose que de l'animosité, de la tristesse et de la nostalgie.
« Oui. » fit-il simplement.
« Incroyable.. » murmura Rémus.
« Et ceux grâce au Professeur Lupin. »
« Impossible. » s'exclama le concerné.
« Être un Loup-Garou n'est pas une tare. » répliqua avec sévérité Harry.
L'ensemble de la salle semblait être sous le choc du ton utilisé par le jeune Potter. Sa voix qui aurait dû être si enfantine, si joviale, était tout le contraire stricte, dure, haineuse et froide par moment. Son regard vide semblait fixer un point au dessus de chaque personne, comme réfutant l'idée de voir des personnes de son ancien monde si différent ici.
« Ensuite ? » encouragea Dumbledore, son regard ayant perdu sa bienveillance et sa malice.
Un voile de tristesse et de nostalgie traversa le regard du Survivant, cherchant avec soins les mots qu'il allait utiliser. Un instant son regard se reposa dans les pupilles bleus de Dumbledore, il se revoyait quelques années en arrière dans le bureau du proviseur, là où tout avait définitivement changé, ce jour où il s'était définitivement transformé en un arme, en un soldat destiné à tuer.
« Lord Voldemort a retrouvé son corps. » lâcha-t-il finalement,la voix rauque, le visage crispé, déformé d'une haine sans pareille.
Des hoquets de surprises résonnèrent dans l'ensemble de la pièce, l'horreur de la situation visible sur les visages des plus anciens. Dumbledore s'était soudainement levé, son visage dur.
« Vous comprenez n'est ce pas ? » demanda délicatement Harry en fixant son mentor.
« C'est impossible.. » murmura le vieil homme.
« Personne ne devrait douter des pouvoirs de Voldemort. » répondit simplement Harry.
« Comment ? » s'étouffa Sirius. « Ce monstre a essayé de vous tuer et vous semblez le vénérer. »
« Tais toi. » gronda séchemment le jeune Potter. « Que sais-tu de moi ? » continua-t-il, se déplaçant avec grâce en direction de son parrain. « Que sais-tu ? » répéta-t-il dangereusement.
« Tu es un.. mangemort ? » demanda fébrilement James Potter.
« Ts. » se contenta-t-il de répondre, avant de reposer son regard dans celui de Dumbledore.
« Que s'est-il passé pour que Tom retrouve un corps ? » demanda-t-il avec lassitude.
« Poudlard a eu l'honneur d'accueillir le Tournoi des Trois Sorciers. » lâcha avec ironie Harry. « Malgré la limite d'age un mangemort déguisé en Alastor Maugrey m'a fait participé au tournoi en tant que quatrième champion. Affronter un Dragon fut la première tache, sauver un être cher des êtres du lacs fut la seconde, et trouver la coupe dans un labyrinthe la troisième. Ironiquement, j'étais le plus jeune champion et cela ne m'a pas empêché a la surprise de tous de rentrer le premier dans le labyrinthe. » ricana-t-il froidement.
Le silence s'installa un court instant, personne n'osant de nouveau interrompre le récit du Survivant. Ce dernier avait bougé, et se contentait de fixer le feu qui brûlait dans la cheminée.
« Mais ce n'était pas fini, une tache supplémentaire avait été ajouté. La résurrection de Lord Voldemort. Il a tué Cédric Diggory, a pris les ossements de son père, le sang de son fidèle serviteur Peter Pettigrew, et le sang de son ennemi, le mien. Je l'ai affronté en duel par la suite et miraculeusement j'ai réussi à me sauver. » lacha-t-il avec amertume.
« Alors la résistance a pu s'organiser ? » demanda simplement James.
Un rire s'échappa de la gorge d'Harry. Un rire froid, sinistre, rempli de toutes ses années d'amertume.
« Le ministère n'était pas prêt a voir la vérité. Non pas prêt. Treize années de paix briser en une seule seconde ? Ils ont réfuté cette idée, j'étais devenu un paria, un fou a la recherche d'une gloire supplémentaire aux yeux de la communauté sorcière. Seule l'Ordre du Phœnix et mes amis croyaient encore en moi. Des étudiants, de simples étudiants. On s'entraînait sans relâche pour être prêt quand la guerre éclaterais au grand jour. Il n'y avait plus de place pour rien d'autre que cela. J'ai appris l'art du duel aux côté de Nicolas Flamel. Une dette qu'il me devait pour avoir sauver la pierre philosophale. Son premier apprenti depuis plus de cent ans. » fit avec nostalgie le Survivant.
La douleur était clairement visible dans les yeux du jeune homme, une telle douleur que même Dumbledore n'osa pas poser la question qui menaçait de quitter ses lèvres. Le récit de cette personne l'intéressait au plus haut point, il avait baigné dans une guerre, dans des jeux politiques, dans des alliances, sa posture, sa façon de raconter tout cela d'une façon si simple, sans rien exagérait lui rappelait une chose, et son esprit comprit aussitôt : Il était le meneur d'homme , l'espoir qui manquait réellement à la rébellion.
« Plus tard j'ai compris pourquoi il avait fait cela, il mourrait, et il m'avais jugé apte a recevoir son héritage. J'étais noble selon ses mots, j'avais l'âme pur, je ne recherchais pas le pouvoir pour moi, mais pour sauver des centaines de vies. J'étais l'exception du monde sorcier, ma vie ne m'intéressait pas, seule celle de mes amies comptait. » reprit-il. « Pendant toute une année, je me suis préparé dans l'ombre, j'ai feint l'ignorance en cours, j'ai feint de progresser devant mes amis. Et le mois de Juin lors de ma cinquième année est arrivé. Là, tout a basculé dans le chaos. Lord Voldemort est sorti de son isolement. Il a montré sa puissance en attaquant le Chemin de Traverse, le Ministère de la Magie et surtout en attaquant Poudlard. » lâcha-t-il.
« Il s'est emparé du pouvoir ? » ne put s'empêcher de murmurer Severus Rogue.
« Bien pire que cela. » marmonna Harry. « Il a semé la panique dans le monde sorcier. Le pouvoir, le ministère ne l'intéressait pas encore. Des centaines de sorciers sont tombés ce jour là. Les Aurors ont été dépassé, l'incompétence du Ministère a été mis au Grand jour. Et ce jour là pour la première fois, j'ai tué quelqu'un. » murmura Harry.
« C'était ta vie ou la leur., » essaya d'intervenir Lily.
« Peut-être. »murmura simplement Harry. « Depuis ses événements les choses se sont accélérer, pas une semaine ne passer sans que Voldemort n'attaque quelque part. Une famille sorcière, un village moldus.. » commença-t-il. « Alors j'ai reçu l'apprentissage de Dumbledore. Le seul et unique apprentis du vainqueur de Grindelwald, j'étais honoré de cela, mais avec le temps je compris une chose. » acheva-t-il.
« Qu'est-ce ? » demanda curieusement Albus.
« Chaque instant depuis ma naissance votre double avait contrôlé ma vie, je n'étais qu'un simple pion pour le plus grand bien. Élevé chez des Moldus qui me détestait pour m'apprendre à encaisser, à détester si c'était nécessaire, et a me faire comprendre que le bien et le mal existait. Puis ma répartition a Gryffondor, le fait qu'il fermait les yeux sur chacun de mes débordements, sur chacun de mes « exploits », il faisait de moi une figure de proue, une figure de ralliement quand la guerre éclaterais. Sans le savoir j'étais déjà le leader de la lumière, je devais lui suppléer si un jour il mourrait. » lâcha Harry avec fureur. « Et ce jour est arrivée, la première véritable bataille, toute les forces de Voldemort concentré sur un lieu. Le Ministère de la Magie, le 25 Décembre de ma sixième année. » continua-t-il. « Un jolie cadeau de sa part, Dumbledore est accouru, j'ai suivi, je me suis battu, j'ai vu la mort de près, j'ai vu les yeux de mes adversaires me suppliait d'abréger leur souffrance, j'ai vu leur bras accueillir la mort comme un vieil ami, j'ai vu leurs yeux s'éteindre fuir la vie. Puis j'ai vu le corps de Dumbledore s'écroulait sur le sol , sans vie, exécuté par Voldemort en personne. J'ai essayé de venger mon mentor, son enseignement si précieux n'a servi a rien, j'ai échoué, j'ai été désarmé et fait prisonnier. Ainsi la lumière n'avait plus de raison d'exister. Le Ministère était tombé, Albus Dumbledore mort, Harry Potter prisonnier. » lâcha Harry.
Le silence régnait une nouvelle fois dans la pièce, la douleur dans les yeux de leur potentiel héros n'était plus la même. Elle semblait physique, plus que morale cette fois.
« Qui a déjà été prisonnier du Seigneur des Ténèbres ? » reprit-il, et voyant aucune réponse, il reprit : « La torture, la douleur qu'il vous fait subir est inhumaines, une longue semaine de doloris, d'infiltration dans mon esprit pour me faire revivre mes pires souvenirs. Une longue semaine de torture continue, sans relâche, pire que la mort. Il me faisait abandonner tout espoir, me faisait renoncer un peu plus à chaque instant, je n'attendais plus que la mort. Chacun de ses mangemorts que j'avais pu tuer au cours de la bataille, il me le faisais payer au centuple. » murmura-t-il faiblement.
« Comment t'en es-tu sorti ? » demanda une Molly, au bords des larmes.
« Par le sacrifice de mes proches. » lâcha-t-il avec mépris. « L'amour, les liens qui les unissait à moi les ont conduits à une mort certaines. L'Ordre du Phœnix a défié une dernière fois le Seigneur des Ténèbres, a attaqué son repaire dans le but de me délivrer. Emmené par Sirius et Rémus, ils se sont tous battus en sachant ce qui allait leur arriver. Sirius est mort en ouvrant ma cellule, il agonisait sur le sol, mais ses paroles je m'en rappellerais éternellement : « Vis, Harry. Bats toi, n'abandonne pas, tes amis comptent sur toi. ». Et Rémus comme un signe du destin a tué Greyback avant de recevoir le sortilège mortelle de Bellatrix. Seule Tonks a pu me ramener a Poudlard. Dernier fief de résistance de la Grande Bretagne magique. Ce jour là, la résistance a perdu des dizaines d'hommes uniquement pour sauver ma vie. » murmura de lassitude Harry.
Il s'arrêta un instant, regardant toujours le feu brûlait, consumer un peu plus les bûches présentes en son sein. Les reniflements se faisaient entendre du côté de Molly, les plus anciens de l'Ordre regardait avec vénération le jeune homme qui se tenait en face d'eux. Non, il n'était pas le lâche qu'ils avaient tous cru voir. Ils étaient juste un homme lasser de temps de bataille, de temps de manipulation, de temps de morts. Il était un soldat si jeune, si dévoué à une cause qu'il avait cru juste.
« J'ai du récupérer pendant un mois complet, entendre les horreurs que Voldemort faisait, il continuait de faire régner la Terreur. Sa fureur n'avait plus d 'égale, il détestait perdre, et il m'avait perdu. Mon évasion était la cause de dizaine de cadavres innocents, de tortures inutiles. J'aurai pu me rendre a ce moment, mais la mort de Sirius, de Rémus, de Dumbledore, de Cédric, de mes parents ne devaient pas être vaine. Alors j'ai pris le flambeau qui me tendait les bras, j'ai pris la tête de la résistance, et je l'ai fait savoir au monde. Chaque jours, des dizaines de personnes venaient grossir les rangs de notre armée, tous prêt à mourir pour moi. » reprit-il. « Pendant quelques temps, nous nous sommes contenté de petite batailles, d'attaque surprise sur ses mangemorts, sur les manoirs, sur les lieux principaux du pouvoirs. Nous gagnions des batailles, mais à chaque morts je sentais la défaite de la guerre se rapprochait à grand pas. Alors j'ai tout arrêter, toute attaque, toute embuscade, j'ai concentré mes amis, mes compagnons d'armes à Poudlard, j'ai organiser la défense du château, et j'ai lancé un appel à Voldemort. La bataille finale devait avoir lieu. »
Une énième fois il s'arrêta, et sans que quiconque n'ai pu le voir venir, il se déplaça et se tint au centre de la pièce, poing serré, visage déformé par les souvenirs.
« Il n'a pas juste accepté mon défi, il est accourus, toute son armée au grand complet, Troll , Géant, Vampires, Loup-Garous. » lâcha hargneusement Harry. « J'ai compris mon erreur que trop tard, j'ai conduit toute mon armée à une mort certaine. Aucune personne ne survivrait, j'en avais la certitude. Et j'ai compris qu'elle pouvoir je possédais au moment où j'ai appris qu'IL avait enlevé MA Luna. » gronda-t-il, faisant sursauter son auditoire.
« Quelle est-il ? » demanda Dumbledore, au bout d'un moment.
« L'amour. » ricana-t-il. « Ce sentiment qui m'a poussé à continuer à me battre chaque jours, ce sentiment qui m'a empêcher de sombrer totalement lorsque j'étais son prisonnier. J'ai tout tenté, j'ai tout tenté, mais même elle je n'ai pas pu la sauver, il l'a tué devant moi. J'ai laissé cette rage de la voir mourir prendre le dessus, pour finalement le vaincre. Mais a quel prix ? Tout le monde était mort. » acheva-t-il, en fixant désormais son ancien mentor dans les yeux.
« Je comprends ta douleur mais.. » tenta Dumbledore.
« Non, vous ne comprenez pas, Albus. Ce qui a pu arriver à votre famille n'est en rien comparable a ce qui est arriver pendant cette guerre. » lâcha sombrement l'Élu.
« Alors tu ne comptes toujours pas te battre ? » intervint Sirius.
« Non. » fut le seul mot que prononça Harry.
« Et que fais-tu des paroles de Sirius ? » jugea bon de dire James.
Un silence tendu fit son apparition, Harry fixa longuement ce qui aurait pu être son père. Essayant tant bien que mal de contrôler ses émotions, il lui tourna le dos, serra fortement les poings et déclara :
« Vous n'êtes que des doubles, de pâles copies des personnes que j'ai appris à connaître, à aimer. Vous n'avez rien vécu comme eux, Sirius n'a pas passé tant d'années à Azkaban, Rémus n'a jamais eu besoin de devenir professeur de Défense contre les Forces du Mal, la famille Potter n'a pas disparu. Vous êtes différents, totalement différents, actuellement je ne ressens strictement rien pour vous. Alors pourquoi me battre ? Par pitié ? Cela ne nous mènera nul part. »
« Tu n'es pas un lâche, tu dois te battre. » s'emporta Alastor Maugrey.
« Non, je ne suis pas un lâche, mais j'ai appris, j'ai grandi, je suis meurtri de tant de sangs. Je sais que la paix, que l'esclavage de Voldemort ne peux être que meilleur. Rentrer dans le rang et rien n'arrivera à votre famille, à vos proches, aux personnes que vous chérissait. »
« Bien. » jugea bon d'intervenir Dumbledore, en voyant James bouillonnait sur place. « Nous nous devons d'accepter les choix de ce jeune homme. » fit-il, faisant sursauter de perplexité Harry. « Je crois me rappeler que vous aviez des questions à nous poser ? » demanda-t-il avec malice et utilisant le vouvoiement délibérément.
« Quatre pour être exacte. » se dépêcha de dire Harry, avant d'ajouter. « Premièrement, en quelle année sommes-nous ? »
« Août 1994. » répondit simplement le directeur de Poudlard.
« Intéressant. » murmura faiblement Harry. « Sachant que je ne possède pas l'intelligence d'un quatrième année, ni même le gabarit, je souhaiterais être réparti en sixième année, là où je me suis arrêté dans mon monde. Trafiquer des résultats de BUSES ne devrait pas être trop dur ? »
« Effectivement, le professeur MacGonagall se ferra un plaisir de prendre les matières que vous souhaitez enseignés. » répondit sagement le vieil homme.
« Défense contre les Forces du Mal, Duel, Métamorphose ,Potions, Sortilège, Runes et Botanique devraient suffir. » énuméra-t-il.
« Défense contre les Forces du Mal a été remplacé par Magie Offensive et Défensive. » corrigea le professeur de Métamorphose.
« Cela me convient. » rectifia-t-il. « Ma seconde question est de savoir quelle est la situation à Poudlard ? »
« Je suis l'actuel Directeur de Poudlard, bien entendu Voldemort me laisse certaines consignes. Mieux faut être présents pour défendre l'intérêt de mes élèves que mort, ne croyez vous pas ? » demanda Dumbledore.
« Rentrer dans le rang est la meilleure solution, Albus. » répondit Harry, avant d'ajouter : « Les nées-moldus ? La Répartition ? »
« Les sorciers d'origine moldues sont toujours tolérées à Poudlard,mais sous certaines conditions. L'accès à la Bibliothèque pour plus de savoir leur est par exemple interdits. La répartition a toujours eu lieu grâce aux Choixpeau Magique. » répondit Dumbledore.
« Troisième question, un quelconque événements ne se programmeraient-ils pas actuellement ? » demanda avec curiosité le jeune Survivant.
« Pas à ma connaissance. » fit un Dumbledore déstabilisé par la question.
« Bien. Dernière question, comment fais-je m'appeler et comment allez vous organiser mon insertion dans ce monde ? »
« Harry Peverell me semble un bon choix. » fit Dumbledore les yeux lumineux.
« Je vois. » fit un Harry songeur. « Très bien, cela me convient. » ajouta-t-il après une bref réflexion.
« Concernant les papiers, nous pourrons nous en occuper ensemble demain, et aller au ministère de la magie. Dire que vous venez des États-Unis après la mort de vos parents ne devraient pas être trop dur. Mes relations de l'autre côté de l'Océan sont toujours développé. »
« Alors qu'il en soit ainsi. Nous nous verrons demain, Albus. » acheva Harry, en sortant de la pièce sans demander son reste.
Un long silence s'abattit dans la salle, tandis que tous fixait le vide laissé par le jeune homme, en pensant à toute les explications qu'il avait pu donner.
« Qu'en pensez vous, Albus ? » demanda soudainement Minerva.
« Croyez moi ou non, cette année scolaire s'annonce beaucoup plus intéressante. » avant d'ajouter pour lui-même dans un murmure inaudible. « Tout n'est pas encore perdu. »
