Disclaimer : Harry Potter et tout autre personnage ou lieu appartiennent à J. K. Rowling.
Cette histoire appartient à Copper Vixen qui a gentiment accepté que je la traduise. Thank you Copper.
Je n'ai que la traduction.
Note de le traductrice : On m'a signalé que j'avais oublié une phrase dans le deuxième paragraphe de la dernière partie du chapitre 2. Je l'ai rajoutée depuis. Merci Severafan de l'avoir remarqué et de me l'avoir dit.
Chapitre 3 : Le cadeau
Draco Malfoy se tenait devant son miroir en pied. Habillé élégamment en noir et argent, il était l'image même de la perfection ou c'était du moins ce que le miroir parlant lui avait dit. C'est ce qui était attendu de tous les Malfoy, la perfection. Il fallait à chaque moment apparaître au mieux de sa forme et agir de même ; portant une attention soutenue à l'image qu'ils projetaient en société.
Se détournant de son image, il marcha lentement vers la grande fenêtre qui permettait à la lumière de la lune d'entrer dans l'énorme pièce. Le grand lit de 1,95 mètres de large était couvert de draps de soie verts et noirs et tenait lieu de meuble principal dans la pièce. C'était un héritage de famille des Malfoy ; un des nombreux qui ornaient sa chambre. Sa chambre était vide de presque toute trace de vie, il y manquait le bric-à-brac et les babioles qu'on pouvait trouver dans la chambre d'un adolescent normal. C'était une autre de ces choses qui venaient avec le fait d'être un Malfoy. La propreté et la perfection de la chambre représentait un enfant discipliné et bien éduqué ; beaucoup de gens regardaient Draco et voyaient cette image, celle qu'ils étaient censés voir. Sa plus grande joie dans la vie était la salle de bain attenante. Elégante, murée de marbre noir veiné d'émeraude, c'était la seule pièce du manoir où il arrivait à trouver un peu de paix quand il était à la maison.
Un craquement sec le fit se retourner brusquement, faisant siffler le tissu de ses robes derrière lui d'une manière gracieuse qu'il lui avait fallu des années pour perfectionner. Sa baguette glissa dans sa main par un léger mouvement du poignet et reposa souplement dans sa paume, lui donnant la certitude d'avoir un moyen de défense si le besoin s'en faisait sentir. Un petit elfe de maison habillé d'une taie d'oreiller sale se recroquevilla en le voyant et commença à bégayer son message jusqu'à ce que Draco l'interroge sèchement sur sa présence dans sa chambre.
« Bifty est désolée Maître, Bifty doit informer le jeune maître qu'il doit aller voir son père dans le salon rouge dans quinze minutes. » Grimaçant de dégoût, il rangea sa baguette et se dirigea vers la porte de sa chambre.
« Et bien ? » gronda-t-il à l'elfe de maison qui se tenait toujours au milieu de sa chambre, retroussant sa lèvre d'une manière typiquement Malfoy. Bifty glapît et salua avant de disparaître. Il sortit rapidement de sa chambre, l'immense manoir était impossible à traverser en quinze minutes et il serait certainement en retard s'il ne se dépêchait pas.
Hermione soupira et se détourna de la fenêtre, observant Ron qui regardait fixement en l'air avec les yeux dans le vague.
« Ron ? » appela-t-elle doucement, cependant ne recevant pas de réponse elle changea de tactique : « Ronald ! »
« Quoi ! » cria Ron, se levant d'un bond et essayant d'attraper sa baguette, se prenant les pieds au cours de sa tentative.
« Je m'inquiète. Harry n'a pas répondu à la dernière lettre que tu lui as envoyé. Peut-être qu'il lui est arrivé quelque chose. » Se tournant à nouveau vers la fenêtre, elle regarda au dehors dans les ténèbres mais se détendit dans les bras de Ron, appuyant sa tête sur son épaule alors que les deux scrutaient silencieusement les ombres de la nuit.
« T'inquiètes pas 'Mione, Harry sait se défendre. » La lune siégeait solennellement dans le ciel, elle aussi gardienne silencieuse de la nuit.
Draco entra dans le salon rouge quelques minutes avant son père et se percha gracieusement sur le bord d'un fauteuil. Connaissant son père, il supposait que celui-ci arriverait en retard pour pouvoir faire une entrée plus dramatique. Lucius Malfoy entra dans la pièce dans un grand mouvement de tissu noir. Passant et repassant devant son fils, il continua d'ignorer Draco pendant qu'il rassemblait ses pensées.
« Comme tu le sais, pendant des périodes comme celle-là, nous devons être aussi forts que possible. Pour garder de l'énergie et une source constante de magie pure, le mieux est de prendre un familier. J'en ai discuté avec d'autres et ils ont tous été d'accord sur le fait qu'il est important que l'on acquière des familiers. Pas n'importe quel familier cependant. Ils doivent être les plus forts que l'argent peut acheter. » Draco se mordit la langue à cette remarque de son père. Il se tourna lentement vers l'immense drap noir qui reposait de manière théâtrale sur un gros objet. Il haïssait les surprises de son père, elles étaient souvent sanglantes et il détestait par dessus tout se salir. De là, son regard se déplaça vers la masse de fourrure grise qui était enchaînée à un mur proche. Simplement nommé Steele, le loup gris était le familier de son père.
Draco ne voulait pas de familier ; il avait vu les animaux les plus fiers traînés plus bas que terre à force d'être constamment drainés de leur force vitale magique. Beaucoup de familiers devenaient lentement fous à cause de la quantité de magie qu'ils étaient forcés de stocker dans leur corps. Le sorcier ou la sorcière à qui appartenait le familier pouvait puiser dans ce stock de magie à tout moment. Pendant les batailles il était devenu courant d'emmener son familier à la guerre avec soi, procurant non seulement une source de magie supplémentaire mais aussi un animal prêt à mourir pour vous sans l'ombre d'une hésistation. Cependant, beaucoup de familiers mouraient quand un sorcier pompait trop fort dans la magie, l'arrachant du corps de l'animal plutôt que de la siphonner à travers le lien.
« J'ai décidé qu'il valait mieux que tu aies un familier. Quand il sera temps, tu auras besoin de tout le pouvoir que tu puisses acquérir. La cérémonie qui vous liera aura lieu demain soir ; à partir de là il sera dans ton intérêt d'acquérir autant de contrôle sur ton familier que j'en ai sur le mien. » Après avoir dit cela, Lucius claqua des doigts appelant par là même plusieurs elfes de maison. Un petit mouvement de baguette conjura un fauteuil confortable, alors qu'un autre relâchait Steele, qui vint immédiatement au côté de son maître et s'assit docilement. Un dernier mouvement et les elfes de maison retiraient le tissu de l'objet qu'il cachait.
Le doux glissement du tissu s'arrêta, laissant la pièce silencieuse. Tout le monde regarda ce que contenait la cage. D'un mouvement de la main Lucius renvoya les elfes de maison avant de se tourner vers son fils. Observant l'expression stupéfaite sur le visage de Draco, il eut un petit sourire suffisant et dirigea à nouveau son regard vers le contenu de la cage.
« Alors ? » demanda-t-il, continuant de fixer les émeraudes qui brillaient de furie.
« Merci Père. Il est magnifique mais je ne pense pas que Dumbledore va m'autoriser à emmener une panthère adulte avec moi à l'école » murmura Draco, regardant la panthère très agacée à l'intérieur de la cage. Se levant gracieusement de sa chaise, Lucius sortit de la pièce en riant, Steele le suivant loyalement.
« Dumbledore a déjà accepté, le vieux fou. Il croit que cela va aider plusieurs des élèves à acquérir un plus grand sens des responsabilités. » Avec ça il disparu, laissant Draco seul dans la pièce avec ce qui serait bientôt son familier.
