Hey! Me revoilà pour le second chapitre de la fic', et je vous annonce un gros craquage de slip de ma part pour le prochain chapitre x) je suis désolée pour le temps d'attente, mais entre les vacances et le bac qui approche, je n'ai pas vraiment eu le temps d'écrire... Enfin, comme on dit, faute avouée est à moitié pardonnée, hein ;) En espérant que ce chapitre vous plaise!

Enjoy!


Chapitre 2:

Les deux partenaires étaient assis à leurs places habituelles au commissariat, un café fumant devant chacun d'eux. Beckett était bien évidemment en train de faire de la paperasse administrative pour l'enquête tandis que Castle la regardait travailler en buvant son café, tous les deux attendant le résultat des recherches de Ryan et Esposito.

Recherches qui ne se firent d'ailleurs pas attendre plus longtemps, car l'Irlandais et le latino s'approchèrent, un dossier tout neuf dans les mains. La lieutenant leva la tête et interrogea

-Alors, vous avez quelque chose ?

-Yep, répondit Ryan, Todd Cowan, 43 ans, architecte, veuf, il a un fils de 19 ans, Jeffrey Cowan, qui a fait une demande d'émancipation l'an dernier, refusée par le juge. Il est actuellement apprenti chez un garagiste, à Brooklyn.

-Aucune idée de pourquoi il a demandé son émancipation ?

-Nan, répondit Esposito, mais on sait qu'il est fâché avec lui, parce que Mr Cowan a obtenu une injonction d'éloignement pour lui.

-Waouh, quelle famille ! constata Castle.

-Ok. Vous deux, vous continuez à chercher des infos sur Cowan, en particulier sur l'endroit où il travaille, Castle et moi, on va interroger le fils, décida Beckett après avoir longuement levé les yeux au ciel à la réflexion de l'écrivain.

Quelques temps plus tard, les deux partenaires se garaient à l'adresse fournie par Ryan et Esposito. Le garage fourmillait de vie, se qui se justifiait par l'heure peu avancée de la journée. Beckett et Castle s'approchèrent d'un homme qui semblait être le patron, vu qu'il donnait des ordres à tout le monde. La lieutenant de police s'arrêta devant lui, et, sortant son badge, déclara

-Je suis le lieutenant Kate Beckett, NYPD, et voici Richard Castle. Nous voudrions parler à Jeffrey Cowan, serait-ce possible ?

-Hein ? Vous voulez parler à Jeff ? Pourquoi, qu'est-ce qu'il a fait ? répondit le patron, un gros homme bedonnant avec une casquette des Giants de San Fransisco.

-Son père a été assassiné, répondit Castle, essuyant un regard courroucé de Beckett qui ne voulait visiblement pas que le bruit s'évente.

-Oh, merde…, murmura leur interlocuteur. Jeff, y'a des gens pour toi ! cria-t-il en se retournant vers l'intérieur de l'atelier.

Un jeune homme maigrelet, aux longs cheveux blonds filasse, sortit de la masse des ouvriers occupés à leur tâche et rejoignit le petit groupe. Son patron lui donna un regard plein de compassion ainsi qu'une tape sur l'épaule avant de s'éloigner et de retourner travailler, laissant l'adolescent face au duo.

-Jeffrey Cowan ? Je suis le lieutenant Kate Beckett, du NYPD, et voici Richard Castle.

-L'écrivain ? s'exclama le jeune homme, abasourdi.

-Lui-même, se rengorgea Castle, fier de rencontrer un de ses lecteurs.

-J'ai lu tous vos bouquins, je suis absolument fan de Nikki Heat, et…

-Hum, hum… toussota Beckett, excédée. Nous parlerons littérature plus tard, voulez-vous ? En fait, nous sommes ici pour vous dire que votre père, Todd Cowan, a été assassiné hier soir, ou plutôt cette nuit.

-Quoi ? C'est une blague, n'est-ce pas ? Parce que si c'est ça, elle n'est vraiment pas drôle, vous savez !

-Pourquoi serait-ce une blague, selon vous ? demanda Castle, curieux.

-Parce que hier, cela faisait exactement 4 ans que ma mère nous a quittés. Accident de voiture. Il faisait nuit, il pleuvait, elle a loupé son virage, mais pas l'arbre qui se trouvait derrière. Mon père ne s'en est jamais remis. Alors, dites-moi que tout ça n'est qu'une farce sinistre organisée par les mecs de l'atelier !

-J'ai bien peur que ce ne soit la vérité, dit doucement Beckett.

-C'est pas vrai… murmura Jeffrey, le visage décomposé. Et… comment il est mort ?

-Noyé dans un bénitier. Etait-il particulièrement croyant ?

-Croyant, je ne sais pas, mais pratiquant, ça c'est sûr, et à chaque anniversaire de mort de ma mère, il allait prier pendant longtemps…

-Et… il a obtenu une injonction d'éloignement contre vous, il y a quelques mois. Pourquoi ?

-Parce qu'il a refusé de me payer les études que je voulais. Je voulais entrer dans une école d'ingénieur pour devenir ingénieur en mécanique, il voulait que je devienne architecte comme lui. Sauf que l'architecture, ça m'a jamais botté. Du coup, je me suis retrouvé apprenti ici, c'est le truc le plus rapprochant que j'ai trouvé de ce que je veux faire, de la méca. Et le salaire que je touche en tant qu'apprenti me sert à payer ma piaule. C'est aussi pour ça que je voulais me faire émanciper : pour pouvoir enfin devenir salarié à temps plein. Et, il y a quelques mois, mon proprio a décidé d'augmenter mon loyer, et mes finances peuvent pas suivre, j'ai donc demandé au vieux de m'aider, mais il a refusé, je me suis un peu… énervé, et il a obtenu cette satanée injonction d'éloignement.

-Vous comprenez, je suis sûre, pourquoi je suis obligée de vous poser cette question : où étiez-vous hier soir entre 23h et 2h du matin ?

-Chez un copain, Dominic Sincell, à SoHo, à regarder le match à la télé. Les Yankees contre les Athletics d'Oakland. J'y suis resté toute la nuit.

-SoHo ? C'est pas la porte à côté de Brooklyn… commenta Castle.

-Eh. J'ai pas tué mon père, OK ? C'était un vrai salaud, oui, mais c'était quand même mon père, merde !

-Oui, oui, nous vérifierons votre alibi, de toute façon. En attendant…

-Ne quittez pas la ville, coupa Castle, trop content de pouvoir dire sa phrase préférée.

Beckett leva encore une fois les yeux au ciel, entraînant Castle dans son sillage, quittant le garage tout en prenant son téléphone qui sonnait, pile à point nommé. C'était Esposito

-Beckett.

-Yo. Alors, on a trouvé où travaillait Cowan : le cabinet d'architectes Delbert&Fils, à Manhattan. J'ai parlé à son secrétaire, un certain Otis Curtis, à qui il a l'air de manquer une case si tu veux mon avis. Et toi, de ton côté ?

-Il faut que tu vérifies si on a vu Jeffrey Cowan hier à l'heure du meurtre à SoHo, parce que selon lui, c'est là où il se trouvait, chez un certain Dominic Sincell.

-OK, t'auras toutes tes infos d'ici demain.

-Merci.

Et elle raccrocha, se tournant vers Castle, qui la regarda avec un regard sympathique, lui demandant

-Et maintenant ?

-Maintenant ? On rentre au commissariat, et on essaie d'avoir un rendez-vous avec ce Otis Curtis…

Aussitôt dit, aussitôt fait : quelques heures plus tard, un rendez-vous était fixé avec le secrétaire pour le lendemain.