Note de l'auteure : Merci beaucoup à tous ceux qui suivent ma fic et qui me laissent des commentaires ^^ je suis très contente qu'elle vous plaise 33 Voilà enfin le chapitre 3, j'aurais mis un peu de temps à vous le poster mais j'espère qu'il ne vous décevra pas ^^ et reviews pleaaaaaaase ^^

Chapitre 3

- Tu dois toi-même devenir un vampire…

Je restais quelques instants sonné par sa révélation. Mourir ou devenir un vampire ? J'avoue que je ne savais vraiment pas ce qui était le mieux.

- Qu'est-ce que ça implique ?

- Tu dois renier tout ce que tu as connu avant… t'éloigner des gens que tu aimes… Dire adieu à ta vie humaine.

- Mais…

Je me tournais pour regarder mon frère. Jamais je ne pourrais supporter de ne plus le voir et je ne voulais pas mourir parce que cela impliquer la même chose, mais surtout, il souffrirait de ma mort. Je ne savais plus quoi faire. Mais en devenant un vampire, je serais toujours là. Je pourrais continuer à le protéger comme lui l'a si bien fait jusqu'à maintenant. Et puis… peut-être pourrais-je à mon tour le transformer ou je ne sais quoi…

Je me tournais vers Reita. Je pense qu'il avait compris quelle décision j'avais choisi car un mince sourire se dessina sur ses lèvres.

- Je suis désolé…, dit-il.

- C'est pas grave ne t'inquiètes pas…

Je le regarde puis me précipite vers Uruha qui me prend dans ses bras sans vraiment comprendre ce qu'il se passe.

- Hey ! Ru ! Qu'est-ce qu'il se passe petit ange ?

- Rien…

Je resserre ma prise autour de sa taille tandis que je retiens tant bien que mal de retenir mes larmes. Je ne veux pas le perdre. Je ne veux pas passer le reste de ma vie sans pouvoir le serrer dans mes bras mais je ne veux pas qu'il souffre si je venais à mourir. J'entends Reita qui parle derrière avec Aoi même si je ne comprends pas ce qu'ils disent, je sais parfaitement quelle est leur sujet de conversation. J'ai tellement peur…

- Ruki ?

Je me défais de l'étreinte d'Uruha qui ne comprend toujours pas ce qu'il se passe et qui me regarde avec un air inquiet. Reita me fait un signe affirmatif de la tête et je regarde Aoi qui me sourit faiblement pour me faire comprendre qu'il est d'accord. Je regarde alors mon frère avec un sourire, lui cachant tant bien que mal la peine que j'éprouve et l'embrasse sur la joue.

- C'est bon Uru, je vais rentrer avec Reita.

- Tu es sur ?

- Oui ne t'inquiètes pas.

- Bon… comme tu veux… mais demain tu m'appelles ok ?

- Oui maman !

- Arrêtes c'est pas drôle ! Je plaisante pas Ru…

- Oui, promis je t'appelle…

Je le prends une dernière fois dans mes bras et m'en vais avec Reita. Je sens le regard d'Uruha dans mon dos et mon cœur se serre.

- Ne t'inquiètes pas, tout va bien se passer…

- Hmm…

- Aoi va s'occuper de lui…

- Pardon ?

- Il va faire quelque chose que normalement il n'a pas le droit de faire… mais de toute manière il ne risque rien…

- Qu'est-ce… qu'est-ce qu'il va faire ?, demandais-je la voix tremblante.

- Il va tout lui dire.

- Mais… mais il… qu'est-ce qu'il va se passer après ?

- Selon sa réaction, Aoi lui effacera la mémoire. Soit il lui proposera de le transformer lui aussi…

- Lui effacer la mémoire ?

- Oui. Aoi est un des anciens, il possède certains pouvoirs que nous n'avons pas tous. Mais lui effacer la mémoire implique qu'il effacera tous les souvenirs qui te concernent également… Je suis désolé Ruki…

- Je pense que c'est la meilleure solution de toute manière…

- Hmm… Si j'avais fait plus attention, tu ne serais pas obligé de faire ça aujourd'hui… J'ai une dette envers toi…

- C'est mon choix Reita… et puis, c'est moi qui ai léché le sang…

- J'avoue que tu es le premier à faire ça…, sourit-il.

Nous continuâmes notre chemin sans un mot jusqu'à ce que nous arrivions à mon appartement. Après être rentré, un silence pesant s'installa. Je ne savais pas quoi faire pour le briser jusqu'à ce que Reita le fasse à ma place.

- Ruki… je…

- Comment cela se déroule ?

- De ?

- Ma transformation…

- Oh ! Et bien… je bois ton sang et après tu bois le mien, c'est aussi simple, presque trop d'ailleurs…

- Mais… Je ne comprends pas, puisque j'ai bu un peu de ton sang la dernière fois, comment se fait-il que je ne sois pas déjà devenu un vampire ?

- Tout simplement parce que tu ne le savais pas. Ni moi d'ailleurs. Lors d'une transformation, il faut que le vampire et l'humain soit conscient de ce qu'il se passe. Pour faire simple, il faut que tu boives mon sang en toute connaissance de cause. Or ce n'était pas le cas la dernière fois.

- Je vois… et… c'est douloureux ?

- Non… je ne crois pas.

- Comment ça ?

- Je ne me souviens plus de ma transformation donc je suppose que ça ne l'est pas.

- Bien… Bon ben… vas-y.

- Pardon ?

- Bah vas-y, transforme-moi !

- Euh… Ruki, tu es sur que c'est ce que tu veux ? Je ne veux pas que tu le regrettes après. Tu es conscient de ce que ça implique et…

- Oui, j'en suis sur. De toute manière, à part mon frère, rien ne me retiens ici.

- … Il n'y a personne à qui tu veux parler une dernière fois ?

- Non…

Je le vois baisser les yeux en serrant les poings. Je ne comprends pas. Normalement ce serait plutôt à moi d'appréhender ou je ne sais quoi et pourtant, je suis plus calme que je ne l'ai jamais été. Finalement, mon rêve n'en était pas un et Reita est bel et bien réel. Il est là devant moi et c'est un vampire. Je suis heureux finalement de savoir qu'il existe. Si heureux que bien malgré moi, un sourire étire mes lèvres.

- Pourquoi souris-tu ?

- Parce que je suis heureux…

- Pardon ?!

- Pendant une semaine, j'ai cru que tu n'existais pas et j'étais déçu. Finalement tu es là, avec moi.

Il me regarde, la surprise se peignant sur ses traits puis se laisse tomber dans le canapé en se tenant la tête.

- Je ne pourrais pas…

- De quoi ?

- Je ne pourrais pas te transformer… Je n'en suis pas capable… Je n'ai pas le droit de te faire ça…

- Mais…

- Demande à Aoi… Moi je ne pourrais pas…

- Non ! Je ne veux pas que ce soit Aoi qui me transforme ! Je veux que ce soit toi ! Et personne d'autre…

Il lève la tête pour me regarder. Quelques secondes passent sans que l'un de nous ne dise quoi que ce soit. Je finis par m'approcher avant de m'agenouiller devant lui. Je passe ma main sur sa joue en penchant la tête sur le côté. Pour un vampire, immortel, il m'a l'air si vulnérable en cet instant…

- S'il te plaît Reita…

Je le vois hésiter puis il finit par coller son front au mien en fermant les yeux.

- Très bien… Mais laisse-moi faire de ta transformation l'un de tes meilleurs souvenirs alors…

Je lui souris avant de hocher la tête. Sa main vient à son tour se poser sur ma joue pour la caresser doucement avant de descendre lentement dans mon cou. Ses caresses si légères me font frissonner et je ferme les yeux pour en profiter un maximum. Je sens son souffle chaud cogner contre mes lèvres bientôt suivi par celles-ci qui se posent délicatement, comme pour ne pas m'effrayer.

Il me donne un simple baiser qui ne dure que de brèves secondes puis se lève en m'attrapant la main. Il plonge son regard dans le mien, cherchant encore le moindre signe d'hésitation de ma part mais je sais qu'il n'en trouvera pas. Jamais je n'ai été plus sur de moi qu'en cet instant.

Il m'entraîne ensuite dans ma chambre et referme la porte derrière nous avant de s'approcher doucement de moi. Je ne bouge plus. Je le regarde s'avancer dans la semi-obscurité. Il est si beau sous cet éclairage. Sa peau déjà pâle n'en paraît que plus blanche et pourtant elle semble presque rayonner. Ses yeux auparavant noirs changent petit à petit de couleur pour adopter une couleur argentée semblable à du mercure liquide.

Il ôte sa veste et la laisse tomber à terre avant de s'approcher encore plus. Je n'arrive plus à détourner mes yeux des siens. Ses mains viennent se poser dans mon cou et je réalise alors qu'il est en débardeur, me laissant alors le plaisir d'admirer ses bras fins mais dont les muscles admirablement dessinés se devinent sous sa peau douce.

Je pose mes mains sur ses poignets tandis qu'il approche une fois de plus son visage du mien. Il finit par combler les quelques centimètres qui nous séparaient encore et je peux alors goûter pleinement à ses lèvres. Je me rapproche de lui, réduisant ainsi à néant la faible distance entre nos deux corps. Sa langue vient caresser mes lèvres et j'entrouvre celles-ci, laissant enfin sa langue rejoindre sa sœur.

Ses mains glissent lentement sur mes épaules et font glisser ma veste à terre avant qu'il ne passe ses bras autour de ma taille pour me serrer contre lui. J'enlace son cou tout en approfondissant le baiser qui devient de plus en plus passionné. Et pourtant, malgré ça, ses gestes sont tous ce qu'il y a de plus doux.

Ses mains passent alors sous mon pull et viennent caresser ma taille tandis qu'il mordille ma lèvre inférieure. Un gémissement s'échappe de ma gorge et je passe ma main dans ses cheveux, caressant au passage sa nuque que je sens frémir sous mes doigts. Ses mains remontent petit à petit sur mon ventre et mon torse jusqu'à ce qu'il m'enlève enfin mon haut.

Il délaisse alors mes lèvres et se recule légèrement, posant sa main sur mon torse, il me fait reculer jusqu'à ce que je bute sur le bord de mon lit. Un sourire taquin naît sur ses lèvres lorsqu'il me pousse sur celui-ci. Je recule jusqu'au centre et me redresse sur mes avant bras pour le regarder ôter son débardeur. Son torse finement musclé est aussi blanc que le reste de son corps. Seules deux tâches brunes marquent l'emplacement de ses tétons.

Il reste quelques instants sans bouger ses yeux passant sur mon corps, le détaillant, s'attardant au niveau de mon entrejambe où une légère bosse s'était formée. Un nouveau sourire apparut sur son visage et je me sentis rougir. Il s'approcha avant de poser un genou de chaque côtés de mes hanches et de se pencher, me faisant me rallonger par la même occasion.

Sa main passe sur mon torse, descendant sur mon ventre, longeant la ceinture de mon pantalon avant de remonter lentement pour caresser mes tétons. Un faible gémissement s'échappe d'entre mes lèvres tandis que sa langue vient s'ajouter à la douce torture qu'il me fait subir.

Mes mains remontent le long de ses bras qui encadrent mon visage pour atteindre ses épaules auxquelles je m'agrippe alors que ses caresses se font de plus en plus basses. Sa langue trace un sillon humide entre mes pectoraux pour venir se glisser à l'intérieur de mon nombril tandis que ses mains continuent de caresser mes flancs.

Tout à coup il se redresse avant de ramener son visage à hauteur du mien sans pour autant m'embrasser. A chaque fois que j'essaye de poser mes lèvres sur les siennes, il se recule me déclenchant des gémissements de frustration. Il plonge son regard dans le mien et je me retrouve hypnotisé par ses yeux d'argent liquide.

Il approche lentement son visage du mien sans pour autant quitter mes yeux et passe sensuellement sa langue sur ses lèvres avant de lécher les miennes. Sa main se repose sur mon torse et descend avec une horrible lenteur jusqu'à mon entre jambe. Un gémissement plus fort que les autres retentit alors dans la chambre.

Sa main dégrafe mon pantalon puis il se redresse pour me l'ôter entièrement ainsi que mon boxer. Je me retrouve alors entièrement nu sous ses yeux qui se font de plus en plus brûlants. Malgré leur apparence glaciale, je peux voir un feu dansant dans ses prunelles d'obsidiennes. Un feu qu'il me communique à travers son regard car petit à petit, je sens la chaleur de mon corps augmenter encore plus.

Mais malgré ce regard, il ne bouge toujours pas, continuant de m'observer, de me dévorer du regard. Lassé de son inactivité soudaine, je me relève d'un coup pour plaquer mes lèvres sur les siennes avant de le faire basculer, échangeant ainsi nos positions. Il se retrouve maintenant en position de dominé, et je dois avouer que ce n'est pas pour me déplaire.

Je peux alors me repaître à mon tour de son corps certainement dix fois plus beau que le mien, le goûter à loisir, le caresser autant que je veux. Mes mains passent et repassent sur son corps mais bientôt son pantalon me dérange. Alors je lui ôte à son tour pour enfin découvrir ses jambes qui sont comme tous le reste de son corps : blanches, fines et musclées.

Mes lèvres partent alors à la découverte de leur texture veloutée remontant toujours plus jusqu'à rencontrer le tissu de son boxer. Je le survole pour venir passer ma langue sur son bas-ventre, à la limite du tissu, déclenchant un gémissement de frustration à mon vampire. Je remonte toujours mes lèvres sur son ventre plat, glisse entre ses pectoraux légèrement dessinés pour dévier vers l'un de ses tétons que je m'applique à mordiller et à lécher.

Les gémissements se bousculent entre ses lèvres pleines et si appétissantes en cet instant. Je délaisse son boutons de chair et vient effleurer ses lèvres des miennes, laissant nos souffles se mélanger, attisant ainsi un peu plus les flammes de notre désir. Je passe ma langue sur ses lèvres et ils les entrouvrent légèrement. Je viens glisser ma langue sur la sienne, tel un serpent pénétrant dans son antre.

Il finit par happer ma langue, m'entraînant dans un ballet endiablé auquel aucun de nous deux ne veut y mettre fin. Ma main continue de découvrir son corps pour venir se poser sur son entrejambe où une érection s'est formée depuis un petit moment déjà. Sentir son propre désir ne fait qu'augmenter le mien et j'abaisse mon bassin pour se faire rencontrer nos sexes tendus de désir.

Un gémissement rauque nous échappe à l'unisson et il me fait basculer presque violemment sous lui, reprenant le baiser que nous avions arrêté seulement quelques secondes auparavant. Nos deux corps se collent l'un à l'autre dans un besoin vital tandis que nos lèvres se cherchent sans cesse. Je finis par ôter hâtivement son boxer pour enfin sentir son désir nu contre le mien. Une décharge électrique me parcourt tandis que je sens sa peau frémir sous mes doigts.

Je remonte lentement mon pied le long de sa jambe pour venir le caler au creux de son genou. Sa tête vient se nicher dans mon cou et je sens sa respiration s'accélérer tandis que sa main descend sur ma cuisse pour la remonter autour de sa taille. Il murmure mon nom au creux de mon cou et mon pouls s'accélère. Je gémis le sien en une douce supplique.

Quand ma jambe est enfin autour de sa taille il redresse légèrement la tête pour me regarder. J'ai l'impression que ses yeux sont encore plus argentés que tout à l'heure et des reflets mordorés se joignent à ces éclats d'argents, m'emportant avec eux. Je passe ma main sur sa joue puis attrape sa main afin de lécher ses doigts. Ma langue passe sensuellement sur ceux-ci, les enroulant, les suçant sans pour autant détourner mon regard. Ses lèvres sont entrouvertes en une supplique muette.

Je relâche sa main pour caresser ses lèvres avec mon pouce tandis que la sienne descend lentement le long de mon ventre avec une extrême lenteur pour atteindre mon intimité. Il se penche et pose délicatement ses lèvres sur les miennes pendant qu'il pénètre précautionneusement un doigt en moi. Un gémissement meurt entre nos lèvres et il commence de légers mouvements avant d'en pénétrer un second puis un troisième.

La présence de ses doigts n'est pas douloureuse mais je ressens une certaine gêne tout de même. Et pourtant malgré ça, je n'ai qu'une hâte, qu'un seul désir, c'est de le sentir, lui, en moi. De le sentir se mouvoir en moi, son corps contre le mien. Il doit le sentir puisqu'il retire ses doigts et me regarde, cherchant mon approbation que je lui donne avec un sourire. Il se redresse et soulève légèrement mon bassin avant de me pénétrer doucement.

Je ferme les yeux et me mord la lèvre pour m'empêcher de gémir de douleur. Je ne suis pas habitué à être pris. Même si je me sais gay depuis longtemps, je n'ai pas eu beaucoup d'aventures. Et Reita est le premier pour qui je ressens autant de choses.

Une fois qu'il est entièrement en moi, il attend quelques minutes avant de bouger, le temps que mon corps s'habitue à sa présence bien évidemment plus conséquente que ses doigts. Au bout d'un certain temps, je n'en peux plus de ne pas le sentir bouger et donne un léger coup de bassin pour lui faire comprendre que je suis prêt.

Un léger sourire étire ses lèvres tandis qu'il se penche sur moi en commençant de légers va et viens. Je ferme les yeux pour profiter pleinement des sensations grisantes qu'il déclenche en moi. Sa peau reste fraîche malgré le léger voile humide que je sens sous mes doigts et je ne peux m'empêcher de sourire à cette contradiction, plus qu'agréable il faut l'avouer.

Mes mains ne restent pas inactives et caressent toutes les parties de son corps que je peux atteindre. Elles retracent sa colonne vertébrale, le faisant se cambrer légèrement en gémissant et je ne peux m'empêcher de réitérer mon geste pour le plaisir de sentir son corps réagir. Mes gémissements se font de plus en plus nombreux, se mêlant aux siens durant les nombreux baisers que nous échangeons.

Ses coups de reins se font de plus en plus rapides et profonds sans pour autant devenir violents et je donne des coups de bassins afin de l'accompagner et de le sentir toujours plus en moi. Ses mains auparavant de chaque côtés de ma tête viennent agripper mes hanches pour lui permettre de me faire sien de plus en plus passionnément.

Je sens petit à petit le plaisir monter en moi, me traversant par vagues successives, muant mes gémissements en cris rauques. Mes mains agrippent les draps et je bascule la tête en arrière cherchant à remplir mes poumons d'air. Je sens une urgence nouvelle dans ses mouvements et je rouvre enfin les yeux pour l'observer.

Je ne peux que l'admirer : mon vampire dans toute sa splendeur. Le plaisir se peint sur ses traits transférant à la scène une beauté irréelle, tel un tableau simplement éclairé par la lumière pâle de la lune. Mes lèvres s'entrouvrent en silence face à ce spectacle, les sentiments que je ressens étant impossible à retranscrire avec des mots.

Il ouvre les yeux pour me regarder et petit à petit, je vois ses canines s'allonger pour se transformer en mini-pieux de nacre blanches. Je ne peux empêcher un frisson de parcourir mon corps. Lentement, comme une scène au ralenti, il se penche sur moi pour venir caresser mon peau de ses lèvres puis plante ses crocs dans mon cou.

Une première décharge me traverse tandis que ses coups de reins accélèrent au fur et à mesure que je le sens aspirer mon sang. Mes mains viennent agripper ses épaules, rentrant mes ongles dans sa peau si douce. La même sensation que j'avais ressentie il y a une semaine reprend possession de mon corps en plus du plaisir croissant et de longs râles rauques montent de ma gorge.

Mes yeux s'écarquillent alors sous la montée soudaine du plaisir et je me cambre sous lui tout en me déversant entre nous, un cri retentissant dans la chambre. Il retire alors ses dents de ma chair et se cambre en arrière, atteignant l'orgasme à son tour, les yeux à demi-clos, les lèvres rouges de mon sang entrouvertes d'où dépassent ses canines blanches. Les vagues de plaisir commencent alors petit à petit à s'évanouir et je sens une grande fatigue s'emparer de mon corps.

Je sens Reita se retirer de moi mais je n'ai même plus la force d'ouvrir les yeux. J'ai la tête qui tourne et je me sens lourd. Malgré l'orgasme qui vient de me traverser, mon pouls est anormalement faible. Mais je suppose que c'est normal après tout le sang qu'il m'a prit. J'entends vaguement sa voix me parvenir tandis que je trouve ces douces ténèbres bien tentantes.

- Ruki… Ruki, reste avec moi…

Je le sens vaguement bouger et finalement quelques gouttes d'un liquide chaud tombent sur mes lèvres. Je ne sais pas ce que c'est. Je n'ai même plus la force de réfléchir. Je sens encore quelques gouttes tomber mais je n'arrive plus à bouger.

- Ruki… Ruki, bois s'il te plaît… C'est mon sang… N'oublis pas Ruki… Bois…

Boire son sang… Mais pourquoi faire je me sens si bien là. Petit à petit, je m'enfonce un peu plus dans ces ténèbres mais un contact insistant sur mes lèvres m'empêche de sombrer complètement. Je reconnais cette douceur, je reconnais ce goût. Ce sont ses lèvres. Ses lèvres que j'aime tant. Tout à coup, ces ténèbres me paraissent bien moins attrayantes face à ça.

J'entrouvre mes lèvres et je sens sa langue se glisser expressément contre la mienne. Un liquide chaud coule alors dans ma gorge et je suis obligé de l'avaler. Une chaleur s'empare de mon corps pour m'envahir petit à petit et il arrête le baiser. Je gémis de frustration. Je veux encore ses lèvres, je veux encore son sang. Je veux sentir ce goût sucré sur mon palais, sentir sa vie couler dans ma gorge.

- Bois Ruki…

Je sens encore quelques gouttes tomber sur mes lèvres et je soulève mes paupières pour voir son poignet au-dessus de mon visage. Je l'attrape pour plaquer mes lèvres sur la morsure qu'il s'est infligé pour boire son sang à grande gorgée. Il finit par le retirer et ma tête retombe mollement sur le matelas avant que je ne m'endorme, bercé par sa main qui me caresse les cheveux et sa voix qui me murmure des mots que ma conscience lointaine ne parvient pas à saisir…


Petit mot de fin ^^'' : ouais je sais je m'incruste lol... vous savez quoi ? ces deux-là, j'arrivais pas à les contrôler .'''' pas moyens d'arrêter les préliminaires... ouais je sais, c'est bizarre ce que je dis ^^''''' et puis... mon scénario a changé et il devrait y avoir plus de chapitres que prévu... cette histoire sera passée de OS à mini-fic à fic... Frappez moi TT_TT Kissu à la prochaine ^^