Disclaimer tout l'univers Harry Potter à Rowling évidemment le contraire se saurait..., mais ce qui est écrit n'est que de moi, je ne me fais pas d'argent sur cette histoire, promis...


Chapitre 3 Un nouveau monde

Le hibou aux reflets dorés pénétra dans la pièce en voletant doucement, comme épuisé par sa longue course. Le volatile bénit Archimède et tous ses ancêtres d'avoir laissé la fenêtre ouverte ce matin là, promesse d'un repos enfin arrivé. Il détacha le rouleau de parchemin attaché à sa patte comme sa maîtresse le lui avait appris et le laissa rouler quelques centrimètres sur le petit meuble où il était assis.

Heureusement qu'il avait reconnu sa maîtresse dans le lit du fond sinon il n'aurait guère était rassuré par ce lieu inconnu. Une pièce froide et d'apparence sévère apparaissait sous ses grands yeux étonnés. Mais il y avait l'odeur de sa maîtresse, et tout un tas d'affaires traînant ça et là qui lui prouvaient que c'était désormais leur nouvel habitat. Il devrait s'y faire sans doute.

Ne trouvant nul part quelque chose à se mettre sous la dent, le hibou hulula tristement et reporta l'attention sur sa maîtresse. Non, elle ne lui en voudrait pas...elle ne lui en voulait jamais... Il vola jusqu'au lit et s'approcha de la tête, dans le désordre des couvertures.

Célaeno sentit une petite morsure sur le lobe de son oreille. Non, se rendormir! Une autre, puis une autre encore, et un hululement. Ouvrant les yeux à moitié, elle se redressa avec surprise en voyant le hibou à quelques centimètres de son visage.

-Zéphir! Cria-t-elle d'une voix rauque, soudain parfaitement réveillé.

Le hibou recula sous le cri, désolé d'avoir effrayé sa maîtresse. Celle-ci dû s'en aperçevoir car elle rapprocha une main apaisante vers la tête de l'oiseau qui inclina la tête pour se faire caresser le front.

-Mais comment tu es arrivé ici toi...? demanda Célaeno sans vraiment attendre de réponse en observant son hibou hululer de plaisir.

Celui-ci tourna la tête vers la fenêtre laissée ouverte par sa maîtresse la veille au soir. Il reporta son attention sur la sorcière. Le regard attentif, il l'écouta lui expliquer qu'ils habiteraient désormais à Poudlard car elle y enseignait.

Célaeno se leva de son lit, Zéphir sur l'épaule, alla dans la salle de bain et versa de l'eau dans un bol pour son hibou, qui s'empressa de boire goulûment le liquide frais. Elle le laissa finir seul et se dirigea vers la grande armoire de l'entrée, où elle avait rangée une partie de ses affaires la veille. Elle en sortit un paquet de Miamhibou, l'ouvrit et sortit deux biscuits pour récompenser les efforts du volatile.

La sorcière découvrit bientôt le rouleau de parchemin déposé sur la petite commode de sa chambre et dans un soupir à moitié agacé l'ouvrit et le lut.

Célaeno

comment se passe cette rentrée à Poudlard? Je suis étonnée que tu ne m'aies pas encore donnée de nouvelles, tu sais pourtant que je m'inquiète facilement. J'espère avoir un courrier rassurant de ta part au plus vite.

Comme promis je te renvoie Zéphir, qui a été bien nourri ici et a bien profité du grand air: tu vois que tes souçis étaient infondés, j'ai su m'en occuper correctement.

Passe une bonne semaine et surtout ne fais pas de bêtises!

Maman.

Célaeno souffla bruyamment et tourna la tête d'un air désespéré en regardant une fois de plus la courte missive. Décidément, sa mère ne semblait toujours pas comprendre que sa fille avait désormais dépassé l'âge de se faire rappeler à l'ordre ainsi. Et apparement elle ne savait pas compter non plus que même en comptant le décalage horaire, son lundi à elle n'était pas passé non plus.

-Ne fais pas de bêtises...nia-nia-nia, grogna-t-elle en grimaçant, comme si j'allais...je sais pas...mettre le feu au château...ou même partir à la chasse aux vampires...pfff...

La sorcière reporta son attention sur la lettre et vit que sa mère avait placé un en-tête au dos.

Ozomène Robinson

Salem Village

Comté d'Essex, Massachusetts

Comme si je connaissais pas son adresse...pensa Célaeno en tordant la bouche une fois de plus. Elle abandonna son courrier et regarda l'heure à la grande horloge dans l'entrée. Il était 6h30 et la sorcière avait une furieuse envie d'aller se recoucher à l'instant même. Réprimant sa paresse, elle alla s'enfermer dans la salle de bains pour noyer sa mauvaise humeur.

Fraîchement lavée et habillée, Célaeno s'observait dans le grand miroir de sa chambre d'un air anxieux. Elle attacha ses longs cheveux ondulés avec une épaisse pince représentant un grand albatros en vol. Tout en continuant à se regarder, elle enfila un long gant noir sur son bras droit, gant qui remontait jusqu'à son coude et laissait ses doigts libres. Elle soupira et jeta un coup d'oeil à son bras, fronçant légèrement les sourcils une fraction de seconde, puis reprenant ses esprits elle rabaissa la manche de sa robe par-dessus le gant et se retourna pour observer la vieille pendule de l'entrée.

Elle n'avait pourtant aucune raison particulière de s'en faire, après tout ce n'était que des première année qu'elle aurait en premier cours... Mais rien à faire, l'angoisse redoublait en pensant au cours qu'il faudrait malgré tout assurer. Et si je partais tout de suite, personne n'en saurait rien, personne ne me retrouverait...La sorcière soupira une dernière fois, autant de dépit que pour reprendre ses esprits. Il fallait qu'elle prenne son courage à deux mains, qu'elle sorte d'ici et qu'elle aille en direction de la Grande Salle, puis vers la salle de cours... Désespérée, elle ouvrit la porte comme un condamné passe la grille de sa prison et elle sortit doucement dans la pénombre des couloirs.

Jamais elle n'avait été aussi angoissée qu'à ce moment là, seule et errante dans les couloirs, comme une pauvre âme de l'autre monde. Elle ne craignait pas les élèves, leurs réactions, mais plutôt de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir utiliser les bons mots, les bons gestes pour expliquer... Mais ça elle ne l'avouerait jamais à quiconque, ça non, elle se devait de faire bonne figure, d'avoir l'air sûre d'elle... Elle ne voulait pas qu'ils sachent tous comment elle était vraiment, incapable et peureuse...

Célaeno secoua la tête pour chasser ces idées de son esprit. Qu'est-ce qui m'arrive? J'ai pris du Philtre désespérant ou quoi?...Elle venait d'arriver devant la porte du réfectoire. Elle souffla pour se redonner du courage et entra d'un pas conquérant dans la salle déjà bien remplie. Tout ira bien, je vais y arriver, il n'y aucune raison pour que ça n'aille pas... Elle se répétait ces phrases dérisoires dans sa tête tout le long du chemin vers la table des professeurs, croisant les regards encore endormis de certains élèves. Tous les professeurs étaient déjà attablés et discutaient joyeusement. C'est idiot il n'y a pas de quoi s'affoler comme ça...

Célaeno entra dans sa salle de cours et découvrit une pièce sombre et poussiéreuse. Elle commença par ouvrir les rideaux en grand et appliqua des sorts de récurvite aux fenêtres qui ne laissaient filtrer que de faibles lueurs de lumière. Le résultat fut satisfaisant: la pièce était désormais baignée dans une douce lumière et semblait de ce fait plus rassurante. La sorcière s'appliqua ensuite à pousser tous les bureaux sur les côtés de la pièce pour laisser le centre libre.

Il lui restait encore une vingtaine de minutes avant l'arrivée de ses élèves et elle avait décidé de venir ici pour préparer la salle et ainsi gagner du temps pour le cours. La sorcière regarda de nouveau autour d'elle pour vérifier qu'elle n'avait rien oublié puis s'attarda sur le grand tableau derrière son bureau à elle. Elle se plaça devant et à l'aide de sa baguette, traça en lettres blanches le mot expelliarmus. Puis elle vérifia une fois de plus que son bureau était bien en ordre, tous ses livres étaient bien là, la liste des élèves aussi...il ne manquait rien, sauf les élèves pensa-t-elle en souriant.

Elle avait reprit confiance en elle pendant le petit déjeuner, surtout avec l'aide d'Hagrid en fait. Ce dernier avait de suite vu que la sorcière n'était pas dans son assiette et avait compris qu'elle angoissait pour son premier cours. Il lui avait alors raconté comment cela s'était passé pour lui-même, la confiance de Dumbledore alors que certains parents lui envoyaient des hiboux furieux, et ses mésaventures avec Ombrage...elle n'en revenait toujours pas. Cela l'avait rassuré mine de rien. Et après tout, Si Severus Rogue était professeur, elle-même devrait bien y arriver...

Célaeno entendit des éclats de rire provenant du couloir, derrière la porte de la salle. Elle regarda de nouveau l'heure à sa montre, puis réajusta une dernière fois le col de sa robe et marcha en direction de l'entrée. Elle ouvrit la porte et vit que la plupart des élèves étaient déjà en train d'attendre. Elle leur sourit alors qu'ils la regardaient timidement.

-Bonjour, fit-elle en souriant à la quinzaine de première année rassemblée, vous pouvez rentrer si vous voulez, nous attendrons les derniers dans la salle...

Elle leur fit signe de la main vers la porte et s'écarta pour laisser passer la file d'élèves silenceux. Les cinq derniers ne tardèrent pas à arriver et Célaeno ferma la porte d'un geste de sa baguette, depuis son bureau. Les élèves attendaient toujours, certains debout, d'autres assis sur les côtés, sur le bord des bureaux entassaient. Célaeno prit alors la liste et entreprit de faire l'appel de cette double classe Gryffondor-Serpentard.

-Bien, pour ce tout premier cours, nous allons nous entraîner avec la baguette, fit-elle en leur montrant sa propre baguette.

-Je vous conseille de laisser vos sacs sur les côtés et d'enlever vos capes, pour vous mettre plus à votre aise. Je vais vous apprendre ce matin à vous défendre très simplement, avec un sort élémentaire et facile à appliquer.

Elle se tourna alors vers le tableau et leur indiqua le mot tracé en blanc.

-Vous allez tout d'abord le répéter après moi, mais sans la baguette, précisa-t-elle en souriant.

Les élèves posèrent alors leur baguette au sol, devant eux et l'écoutèrent attentivement, regardant également le grand tableau et le mot bizarre inscrit dessus. A son signal, tout répétèrent le mot «expelliarmus», et après plusieurs essais, Célaeno sembla satisfaite et leur dit de reprendre leur baguette.

-J'aurais besoin d'un volontaire pour commencer...demanda-t-elle en observant l'ensemble des élèves.

Personne n'osait se désigner. Puis, au bout de quelques instants, un garçon brun sortit du rang et se proposa.

-Adrian Field c'est cela? Questionna Célaeno en jetant un oeil à sa liste.

Elle le fit mettre face à elle et lui expliqua la position qu'il devait prendre avec ses bras et ses jambes.

-Prononcez bien distinctement et abaissez votre baguette dans ma direction, expliqua-t-elle pour finir, vous devez y croire vraiment. Si tout se passe bien, ma baguette s'envolera dans mon dos.

Le jeune garçon se concentra en fronçant les sourcils puis se mit en position, la jambe droite légèrement avancé, et la main gauche levée derrière lui.

-Expelliarmus! Cria-t-il en direction de Célaeno en baissant sa baguette.

La baguette de celle-ci fit plusieurs tonneaux dans les airs et alla rouler sous les fenêtres.

-Excellent Adrian! Bravo! S'exclama Célaeno impressionnée.

Elle alla récupérer sa baguette et se tourna vers le garçon de Serpentard.

-Cinq points pour Serpentard, c'était vraiment bien, vous aviez déjà fait ce sort Mr Field?

-Euh non...bafouilla l'élève en rougissant de l'enthousiasme de son professeur.

-C'est encore mieux alors! Sourit Célaeno. Mettez-vous par équipes de deux, suffisement espacés et entraînez-vous à désarmer votre adversaire l'un après l'autre.

Les élèves s'éxécutèrent et bientôt la salle retentit d'un concert d'expelliarmus. Célaeno passait entre les rangs évitant parfois des sorts mal orientés. Un garçon de gryffondor lançait le sort à sa camarade dans un coin de la salle, et la baguette de celle-ci tomba simplement à ses pieds.

-Il faudra à l'avenir mettre plus de confiance et de vigueur dans ce geste Mr Miller, dit-elle en souriant gentiment au garçon découragé, mais c'est déjà très bien.

L'heure passa ainsi et bientôt tous les élèves savaient appliquer l'expelliarmus correctement, suffisement pour envoyer une baguette à quelques mètres. Rouges et essouflés, ils arrêtèrent les exercices pratiques quand Célaeno le leur intima.

-Bien, je pense que cela va suffire pour aujourd'hui, dit-elle appuyée nonchalemment à son bureau devant les élèves épuisés. Je vais donc donner deux points pour chaque élève présents pour l'excellente maîtrise donc vous avez fait preuve.

Les élèves osèrent enfin sortit de leur timidité et se mirent à parler joyeusement entre eux pour commenter le geste du professeur. Célaeno réclama le silence et reprit.

-Je dois tout de même vous expliquer certaines choses. Ce sort est un des plus simples à utiliser dans un duel de sorcier. Il se nomme le sort de désarmement et est tout à fait innofensif. Néanmoins, il peut faire plus de dégâts que la perte de sa baguette. Avec suffisement de puissance, certains sorciers peuvent propulser également le sorcier à quelques mètres de la même manière qu'une simple baguette. Mais nous nous contenterons de la baguette dans ce cours, je vous rassure.

Elle sourit devant les yeux grands ouverts des élèves, qui commencaient à entrevoir la puissance de la magie, une puissance parfois insoupçonnée.

-Et vous...vous êtes capable d'envoyer quelqu'un voler avec sa baguette professeur Robinson? demanda sans gêne une élève de Gryffondor.

Tous attendaient la réponse, l'air impressionné, attentifs à la réaction de Célaeno.

-Je préfère ne pas essayer sur vous aujourd'hui Miss Bryan, plaisanta Célaeno.

La cloche de fin des cours retentit à ce moment et les élèves récupérèrent leurs affaires pour sortir.

-Je vous demande simplement de lire les deux premiers chapitres du livre «la Défense contre les forces du mal expliquée, théorie et pratique» que vous trouverez en plusieurs exemplaires à la bibliothèque. D'ici la semaine prochaine, je pense que vous avez le temps de vous accorder tous ensembler pour vous prêter le livre afin que chacun en profite.

Les élèves acquiésèrent en silence. Célaeno reprit une dernière fois la parole alors que certains se tournaient déjà vers la porte.

-Je vérifierai que la travail a été fait bien-sûr, ajouta-t-elle avec un sourire contrit.

Les coudes appuyés sur son bureau et son visage entre ses mains, Célaeno souffla bruyamment, rassurée et soulagée que toute la tension qu'elle gardait en elle soit enfin partie. «Je vérifierai que le travail a été fait»...c'était peut-être trop, ils vont me prendre pour un tyran maintenant...en même temps si je ne commence pas à imposer mes exigences...enfin je verrai bien à la longue comment ils se comportent...

Elle décida de commencer à étudier le dossier de ses élèves de cinquième année qu'elle aurait l'après-midi même, dans lequel était écrit les orientations que chacun pensait prendre à l'avenir. Elle fut très surprise en voyant le nombre impressionnant de vocations d'aurors, et aussi, mais en plus petit nombre, de guérisseurs. La guerre est passée par là...pensa-t-elle avec amertume en tournant les pages d'air air absent. Elle fut bientôt interrompu dans ses pensées par un frappement à la porte.

-Entrez! Dit-elle depuis son bureau.

La directrice entra, une pile de feuilles sous les bras. Bizarre, pensa Célaeno en souriant, d'habitude c'est plutôt elle qui reçoit, et par l'inverse... La directrice paraissait sur les nerfs et Célaeno s'inquiéta de savoir si elle était la cause de cet énervement.

-Professeur McGonnagal, que puis-je pour vous? Demanda-t-elle néanmoins en se levant et en allant au-devant de la directrice.

-Je suis bien ennuyée Célaeno à vrai dire...dit McGonnagal d'un air embarassé, vous savez que j'ai demandé au professeur Buillotine le jour de la réunion d'être le responsable de la maison Gryffondor, au vu de ses qualités et compétences...

-Euh oui professeur...fit Célaeno avec l'air le plus intéressé dont elle était capable mais se demandant où elle voulait en venir.

-Eh bien figurez-vous qu'il a changé d'avis et m'a finalement signalé son refus d'accepter cette responsabilité supplémentaire, qui n'en est en fait pas vraiment une, mais est un véritable honneur et une chance dans une carrière de professeur, surtout que...

Célaeno regarda avec inquiétude la directrice qui parlait et devenait de plus en plus rouge de colère et d'indignation. Elle décida de l'arrêter dans sa tirrade, de peur qu'elle ait une réaction imprévisible, comme l'arrêt stupéfixant qui peut arriver aux sorciers qui s'énervent facilement.

-Professeur! Professeur McGonnagal! Coupa Célaeno en haussant la voix pour couvrir la litanie de sa directrice.

Celle-ci sembla revenir à la réalité en entendant Célaeno lui parler et se calma aussitôt.

-Et euh...fit-elle avec hésitation de peur de la froisser de nouveau, vous voulez que je vous aide à quelque chose?

La directrice la regarda plus sérieusement, droit dans les yeux, puis après quelques instants de réflexion elle dit clairement la raison de sa venue.

-En fait, j'espérais que vous accepteriez d'être responsable de la maison Gryffondor, Célaeno.

Célaeno la regarda les yeux ronds, son sourire s'élargissant à mesure qu'elle réalisait les paroles prononcées à l'instant.

-Vraiment? Je...vous...j'accepte avec plaisir professeur...bredouilla-t-elle comme elle put.

Elle ne savait plus si elle devait rire ou s'inquiéter de cette nouvelle charge, mais peu importait. Elle était tellement fière d'avoir été choisie pour représenter sa maison qu'elle aurait volontiers hurlé, mais elle préférait s'abstenir, par égard pour la directrice.

-Voici donc une chose de réglée, dit celle-ci en souriant largement.

-Mme la directrice...je vous suis très reconnaissante...enfin...merci...je suis très fière d'occuper cette charge, bafouilla Célaeno une fois de plus, sous l'oeil attendri de McGonnagal.

-Je pense que vous saurez très bien vous en sortir. Comme je l'ai dit, cette responsabilité ne demande pas de travail en plus, pas de copies supplémentaires, mais simplement un investissement plus...disons...affectif, à l'égard des élèves de sa maison et des couleurs et valeurs que l'on représente...Les élèves s'adresseront à vous en cas de problème dans une classe ou d'un problème plus personnel, vous serez leur porte-parole pour certaines demandes, mais vous veillerez également à leur esprit d'équipe, entre autre pour le quidditch...

Célaeno approuvait à chaque parole de la directrice, et s'imaginait déjà brandissant la coupe de quidditch des Quatre Maisons avec une équipe rassemblée autour d'elle...

-Je savais que je pouvais compter sur vous Célaeno, termina la vieille dame en souriant sincèrement à la jeune femme, mais rien d'étonnant n'est-ce pas pour quelqu'un qui a toujours défendu ses idées et proclamé haut et fort ses opinions...

Célaeno aurait juré la voir lui faire un clin d'oeil. Et bien, si McGonnagal se mettait à lui faire des compliments, cette journée était à inscrire dans les journées exceptionnelles.

-Je vais donc prévenir les préfets de votre maison de rassembler tous vos élèves ce soir à 20h dans la salle commune de Gryffondor et vous irez vous présenter à eux directement. Cela vous convient-il?

Le sourire enchanté de la sorcière finit de convaincre la directrice que son choix était le bon.

Installée à son bureau et une plume entre les doigts, Célaeno répondait à la lettre de Remus de la veille. Après plusieurs ratures et brouillons, elle se décida enfin à recopier sa lettre sur un parchemin propre.

Salut vous deux!

Le premier cap est passé, la découverte réussie et l'accueil chaleureux. Je sens que je vais y arriver! Je pense ne pas avoir le temps de sortir cette semaine, j'ai encore toutes mes affaires à mettre en ordre. Je vous renverrai un hibou pour vous prévenir.

Je vous embrasse bien fort,

Célaeno

Elle scella sa lettre d'un coup de baguette et sortit de la salle de classe en direction de la volière, où devait se trouver Zéphir. Elle monta rapidement les marches et arriva dans la volière agitée de courants d'airs humides. Célaeno appella son hibou et celui-ci ne tarda pas à arriver, et tendit une patte, résigné.

-Ne fais pas cette tête, hibou indigne, chuchota Célaeno avec de gros yeux en direction du volatile, je ne te demande pas de retourner aux Etats-Unis...juste à Londres, chez Tonks et Remus, tu sais...

Le hibou la fixa un instant d'un air revêche puis prit doucement son envol dans un hululement pathétique. Célaeno s'approcha du rebord de la fenêtre et observa un moment la silhouette volante s'éloigner et disparaître au loin. Quelques minutes plus tard elle se décida et à redescendre pour retrouver le calme de ses appartements avant son prochain cours en début d'après-midi. Un grand sourire aux lèvres en se rappellant de sa nouvelle «promotion», la sorcière descendit gaiement l'escalier sombre. A peine avait-elle sauté sur la dernière marche qu'elle se retrouva nez à nez avec le professeur Rogue, qui lui s'apprêtait à monter à la volière.

Célaeno se décala pour le laisser passer, toujours un sourire scotché aux lèvres. Rogue l'observa curieusement.

-Qu'est-ce qui te fait sourire comme cela? Demanda-t-il en fronçant les sourcils avec méfiance.

Drôle de moment pour commencer à la tutoyer pensa Célaeno en le regardant bien droit dans les yeux. Au moins il acceptait son marché, elle aurait peut-être la paix finalement, et lui oublierait leurs querelles de jeunesse...

-Pourquoi, c'est interdit? Demanda-t-elle d'un ton faussement inquiet.

Il se contenta de hausser les épaules et de grommeler en franchissant les premières marches vers l'abri des hiboux postaux.

-Bonne journée à toi aussi Serv...verus! Cria Célaeno dans la direction de son collègue, avant d'éclater de rire, seule dans le couloir.

Puis elle reprit son chemin.

Après une dernière grande inspiration, Célaeno fixa la grosse dame dans son tableau et prononça distinctement le mot de passe «labor extremus». Elle eut tout juste le temps de se glisser dans le passage ouvert avant d'être envahie par une clameur joyeuse et animée. Apparement, le message de la directrice était bien passée...tous les élèves de Gryffondor étaient effectivement rassemblés dans leur salle commune. En l'aperçevant, les élèves commencèrent à se taire puis les chuchotements reprirent alors que tous les regards se braquaient sur elle.

Paralysée non loin de l'entrée de la salle, Célaeno ne savait plus si elle devait s'enfuir à toute vitesse ou bien essayer de se cacher derrière un fauteuil. Qu'est-ce qu'ils attendent de moi au juste...que je fasse un discours? Songea Célaeno mortifiée en voyant tous ces regards avides braqués sur elle. Nom d'un Botruk reprend toi ma vieille! Tu es professeur maintenant alors cesse de jouer les timides!

Célaeno tenta un faible sourire en direction du préfet-en-chef Colin Crivey qu'elle avait reconnu et celui-ci prit la parole pour détendre l'atmosphère.

-Hum...S'il-vous-plaît...,intima-t-il à ses camarades pour avoir le silence.

Les regards se tournèrent vers le jeune homme au grand soulagement de Célaeno, et tous l'écoutèrent.

-Comme la plupart d'entre vous l'ont appris par les rumeurs de couloirs, qui décidément volent plus vite qu'un troupeau de sauterelles à Poudlard, le professeur Buillotine a décliné la proposition de la directrice au titre de directeur de la maison Gryffondor.

Le jeune garçon s'arrêta quelques instants et sourit en direction de son professeur de défense. Célaeno souffla de soulagement intérieurement...ils ne sont au courant de rien, c'est pour cela qu'ils sont ces regards si curieux...moi qui commençait à penser qu'ils ne voulaient pas de moi comme directrice de maison...

-Le professeur MacGonnagal m'a prévenu en fin de matinée qu'elle avait sans problème trouvé un remplaçant, une remplaçante en l'occurence, puisqu'il s'agit du professeur Robinson, qui s'est déclarée ravie de remplir cette charge.

Tous les regards se tournèrent de nouveau vers la jeune femme qui souriait gentiment au préfet-en-chef.

-Au nom de tous les Gryffondors rassemblés ce soir, je vous souhaite la bienvenue à Poudlard professeur Robinson, et me déclare également ravie que vous soyez notre directrice de maison, termina le préfet, faisant éclater un tonnerre d'applaudissements et de cris joyeux dans la pièce.

Célaeno pouffa de rire devant la joie manifeste de ces élèves et n'en fut que plus enchantée.

-Merci à tous, commença-t-elle lorsque le calme revint dans la salle. Merci pour votre accueil et votre sympathie. Quand je suis arrivée ici pour le poste de défense contre les forces du mal, je ne pensais pas devenir le même jour directrice de Gryffondor, maison que j'ai eu le plaisir de représenter aussi..il y a quelques années.

Célaeno rit doucement et remarqua l'attention extrême des élèves.

-C'est... un vrai plaisir pour moi d'occuper ce poste. Je suis une Gryffondor, jusqu'au bout des doigts, et je suis très fière d'être votre directrice. Et j'espère de tout mon coeur que vous nous ferez gagner le tournoi de Quidditch des quatre Maisons cette année! Termina-t-elle en agitant un index faussement accusateur vers les élèves attroupés, ramenant rires et conversations joyeuses autour d'elle.

Un buffet avait été dressé au centre de la pièce et tous se ruèrent bientôt sur les petits fours et boissons.

-Est-ce vrai que vous étiez dans la même classe que le professeur Rogue? Demanda une élève de quatrième année que Célaeno ne pouvait nommer.

Celle-ci pouffa et hocha la tête.

-Effectivement...sauf que lui était à Serpentard...et qu'à l'époque, les deux maisons se détestaient cordialement et ne manquaient pas de commettre divers petits délits et coups bas pour contrer les adversaires..notamment au quidditch, sembla se souvenir Célaeno en ayant une grimace amusée.

-Vous étiez dans l'équipe de Quidditch professeur? Demanda avidement le préfet.

-Bien-sûr! Répondit fièrement Célaeno, j'étais poursuiveuse, et nous avons gagné trois fois de suite la coupe lorsque James Potter était capitaine de l'équipe.

Des sifflements admiratifs se firent alors entendre et Célaeno fut ensuite submergée de questions plus ou moins personnelles sur sa vie étudiante dans la maison du lion d'or.


j'espère que ce chapitre vous aura plu... Vous savez j'accepte tout a fait les reviews critiques quand elles sont polies...parce que là ce silence c'est terriblement angoissant! c'est nul à ce point là ?

à suivre donc le chapitre 4 Moldu-Mania !