AU Lycée, parce que c'est l'AU de la perfection
[Conversation osef sur twi] ...et puis un jour, ils étaient côte à côte sur le lit de Léo, ils rigolaient puis soudainement ils tournèrent la tête et se regardèrent.
Ils ne faisaient pas que se regarder, ils se plongeaient dans leur yeux, ils étaient immobiles. Et puis petit à petit Léo s'approcha vers lui, posa une de ses mains contre la joue de germain, et celui-ci ressentit comme un frisson traversant son corps. Leurs 2 visages étaient à quelques centimètres, ils pouvaient sentir le souffle chaud de l'autre s'estomper sur leur visage ...
Léo entrouvrit ses lèvre, et dit tendrement:
"AND MY NAME IS JOOOOOHN CENA
PA PA PA LAPA
PA PA LAPAAAAA "
Germain fixa la bouche grande ouverte Léo complètement hilare après cette blague qui ,ne l'ayant pas forcément apprécié, le vexa et teinta son visage rouge d'embarras. Il grogna clairement : "T'es pas drôle !"
Le brun se calma de son fou rire et essuya les larmes qui menaçaient de s'écouler de ses yeux. Il avait failli rire devant la mine ridicule de son ami, mais il se contint et répondit moqueur : "Si, je suis drôle.
- Nan."
"Oh, le ptit Germain est fâché ?" ajouta Léo avec une voix aiguë bien stéréotypée. "Tu veux quelque chose comme excuse?"
Germain eut à peine le temps de réfléchir, qu'une idée lui vint en tête. Il détourna ses yeux et frotta son gilet avec ses doigts nerveusement, comme la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Il rougit en répliquant faiblement : "Un vrai baiser."
"Ahah, très marr-" Léo changea d'expression en un quart de secondes en voyant l'attitude du lycéen. Il continua, étonné : "Attends, t'es sérieux là ? Tu veux qu'on s'embrasse ?
- Quoi ? Tu voulais pas m'embrasser tout à l'heure ?"
- Ouais... Non ! Quoiqu-" Léo bredouilla sur ses mots, totalement confus. Un comportement assez inhabituel de sa part, puisqu'il avait toujours le contrôle dans les situations et arrivait à s'en sortir. Mais pas aujourd'hui. Il tenta de s'expliquer : " Mec, on est deux gars..."
- Oui, et ?
- Bah, si on s'embrasse, ça serait gay...
- Et alors ? Ça change quoi ?", répondit strictement le plus discret d'habitude.
Les questions de Germain embrouillèrent l'esprit de Léo lui-même. Ils avaient l'impression que les tables avaient tournées aujourd'hui, qu'ils avaient une confrontation plus qu'intime, et Léo sentit qu'il serait bientôt à court d'arguments, et qu'il devra admettre, que lui aussi, est un peu curieux au niveau de son attirance vers Germain, légèrement tenté d'aller un peu plus loin avec lui.
"Mais Germain, moi j'aime les filles et-
- Tu te fous de moi ? Ça fait 1 an qu'on est potes et tu m'as jamais parlé de filles. Et pourtant, avec toutes celles qui te tournent autour, c'est pas difficile quand même."
Touché en plein milieu. Sa plus grande différence avec les autres garçons de la classe, était que Léo n'avait jamais parlé de filles. Simplement parce qu'elles n'étaient pas inintéressantes, juste qu'elles n'avaient rien à envier. Il tenta de se rattraper, hésitant de lui :
"C'est p-pas parce que j'en ai p-pas parlé que je ne les aim-e pas.
- C'est vrai." répliqua calmement son ami, avant de fixer le sol, le visage encore un peu plus rouge. Il prononça faiblement : "Mais je sais que tu me regardes en EPS, dans les vestiaires. A la piscine surtout ..."
Merde. Merde. Merde. C'était pas prévu. Léo paniqua quand il sut qu'il ne possédait aucun autre argument. Il allait devoir le faire, pour son plus grand plaisir, certes, mais avec la peur de perdre encore plus le contrôle. Il poursuivit, énervé : "Je vais te le faire, ton bisou."
Germain n'eut pas le temps d'enregistrer l'entièreté de ses paroles qu'il se fit aussitôt assaillir par les lèvres de son ami contre les siennes. Sous la puissance du baiser vif, Il tomba sur le dos, sur le matelas, mais cela n'empêcha pas à Léo de se repositionner à genoux (un de chaque côté des cuisses de Germain) et de passer ses mains dans ses cheveux noirâtres pour approfondir le baiser.
Et c'est là que Germain pouvait sentir tout ce qui se passait en ce moment. La douceur du drap rouge sous lui, les lèvres gercées mais terriblement addictives désormais, leurs soupirs qui se croisaient de temps à autre lorsque qu'ils se séparaient pendant une dizaine de secondes, la peau douce et tremblante de Léo, sous ses doigts qui se faufilèrent discrètement sur sa taille et sous son tee-shirt, les mains relaxantes dans ses propres cheveux, toutes les émotions qui passèrent entre eux, paupières fermées et paroles impossibles.
Il éprouva tellement de choses en même temps : la joie de pouvoir profiter de cet instant intime, la colère pour avoir attendu une année entière, le désir d'aller plus loin et la curiosité de découvrir la facette cachée de son partenaire, et soudain, un sentiment puissant de mégalomanie s'installa chez Germain, et il ne pouvait pas le contrer.
Il agrippa fortement la taille du brun, et le fit rouler avec lui pour que Léo se retrouva en dessous, toujours en continuant leur baiser. Mais Germain y mit un peu plus d'hargne, de brusquement et il entendit soudainement un gémissement, certes petit, mais audible. Et Germain adorait cela : Savoir que Léo était soumis à lui, savoir qu'il avait le contrôle maintenant.
C'est pour cela qu'il entrouvrit les lèvres de son ami avec sa langue, et la glissa dans sa bouche. Léo s'agita sous le corps de Germain, incapable de dominer le baiser. Même si le noirâtre était très inexpérimenté dans ce domaine, (il avait lu honteusement quelques articles de wikihow), il tenta de débuter un french kiss étrange, mais qui ne déplaisait à Léo, bien au contraire. A peine avaient-ils débuté que Léo poussa violemment Germain sur le côté et posa une main sur sa lèvre supérieure. Germain vit soudainement quelques gouttes de sang filer entre les doigts de Léo.
Il comprit vite : il lui avait écorché la lèvre avec son appareil dentaire.
Léo s'enfuit à la salle de bain, la main plaquée sur sa bouche. Germain le suivit de près, inquiet et terrorisé d'avoir blessé son "ami".
"Léo ? Mec, ça va ?" Germain lui répéta sans cesse les mêmes questions, et chaque silence qui servait de réponse fit serrer son cœur. Ils se retrouvèrent tous les deux dans la salle d'eau, et Léo posa vivement sa main libre sur l'évier pour retenir son corps. Il leva son visage face au miroir, et enleva maintenant sa paume de sa bouche. La vision glaça le sang de Germain à quelques mètres de lui : la lèvre ensanglantée, le liquide coulant librement sur son menton et dans le lavabo, mélangé à un peu de salive.
Germain voulut s'enterrer jusqu'au centre de la Terre, pour avoir complètement son premier baiser, mais surtout pour avoir blessé son béguin. Léo ne répondait rien, se fixant dans le miroir. Il aurait voulu le prendre dans ses bras et de s'excuser mille et mille fois, mais il avait peur que Léo le prenne mal. Trop mal.
Puis soudainement, il explosa de rire. Germain le regarda, tentant de comprendre le pourquoi du comment, mais il sourit, content que l'autre ne soit pas traumatisé. Le brun calma son rire, prit quelques mouchoirs, et les mouilla un peu pour pouvoir estomper le sang coulant sur son visage. L'autre s'avança, et gêné, il s'excusa alors en bafouillant contemplant le sol: "Oh mec, je voulais pas te faire du mal... Je savais que mettre la langue, comme ça, ça allait pas le faire... J'ai cru-"Il sentit les lèvres humides de Léo posant l'esquisse d'un bisou contre les siennes, car il s'enleva prestement quand il entendit les pas dans le couloir.
Il posa un mouchoir rouge sur ses lèvres et Germain se retourna quand la porte s'ouvrit. Il vit alors deux yeux bruns plissés appartenant à un garçon plus petit qu'eux. "Qu'est-ce qui se passe ?" Léo soupira et ferma les yeux. Il les rouvrit, plongeant son regard dans celui de son frère, essayant de paraître le plus possible convaincant derrière son mensonge. "Je me suis coupé la lèvre. Par accident."
"Ah, d'accord..." Colas jeta un regard sur les deux amis, leva ses épaules et partit de la pièce, fermant la porte. Le reste du temps, ils tentèrent de soigner la coupure; avec Germain qui s'excusa sans cesse, et Léo qui riait beaucoup. Un moyen étrange pour conclure la soirée...
