Chers lecteurs, suite à un emploi du temps un peu chargé, mon co-auteur n'a pu se remettre sur Hypothèses que récemment, mais voici tout de même le nouveau chapitre.

J'en profite pour lancer deux appels : le premier concerne la page TVTropes d'Hypothèses, que vous pouvez augmenter à votre guise en signalant les moments qui vous ont amusés, fait pleurer… (attention aux spoilers)

Le second ressemble à un SOS : quelqu'un parmi vous aurait-il du temps et un bon niveau d'anglais pour nous aider à traduire la fic ?


Chapitre 2 : Adieu Dursley !

Harry terminait de faire disparaître les quelques papiers qui traînaient encore dans sa chambre pour éviter que sa famille n'en fasse des feux de joie quand la porte d'entrée du 4, Privet Drive claqua violemment, envoyant des vibrations jusque dans les vitres du premier étage. L'oncle Vernon revenait de son chargement quotidien.

- Hé, toi !

Le jeune homme savait pertinemment que son oncle s'adressait à lui, mais il prit tout son temps pour s'épousseter les mains et sortir de sa chambre.

- TOI ! LA-HAUT !

Le beuglement convainquit Harry d'accélérer légèrement le rythme. Il ne souhaitait pas que Vernon passât la demi-heure suivante à lui postillonner à la figure. Les mains dans les poches, il descendit tranquillement dans le salon, où il retrouva ce qui restait de sa famille en tenue de voyage : blouson de cuir à zip pour ces messieurs et veste saumon repassée à la perfection pour madame.

- Oui ? s'enquit Harry d'un air innocent.

- Assieds-toi, répliqua Vernon en lui désignant le canapé.

Interloqué, Harry prit prudemment place. Son oncle était une fois de plus presque violet sous l'effet de l'indignation.

- J'ai changé d'avis, dit-il enfin.

Harry leva les yeux au plafond sans chercher à se cacher.

- Toutes ces histoires ne sont qu'une vaste invention, poursuivit Vernon en toisant son neveu d'un sale œil. Je n'y croyais pas avant, et je n'y crois toujours pas. Nous ne bougerons pas d'ici.

Et il remet ça… songea le jeune homme en résistant à l'envie de fracasser le vase hideux qui trônait sur le guéridon à côté de lui. Depuis que l'Ordre était venu expliquer quelques petits points de procédure aux Dursley, le « chef de famille » changeait d'avis environ deux fois par jour, chargeant et déchargeant sa voiture, défaisant puis refaisant les valises… Harry devait l'avouer, il avait bien ri le jour où son oncle avait tenté de mettre dans le coffre un sac appartenant à Dudley, qui contenait entre autres ses haltères. Vernon avait bien entendu reçu le tout sur les pieds et avait poussé des jurons qui avaient dû écorcher les oreilles à tout le quartier.

- D'après ta bande, reprit Vernon en faisant les cent pas (peut-être cela l'aidait-il à se concentrer?), nous sommes tous les trois en danger à cause de…

- De personnes de mon espèce, compléta Harry avec hargne.

- Eh bien j'y ai beaucoup réfléchi, et je suis à présent convaincu que ce n'est qu'une ruse pour nous prendre la maison.

Harry sentit des points d'interrogation s'aligner dans son esprit.

- Quelle maison ?

- CETTE maison ! beugla son oncle, la veine de son front saillant comme celle d'un personnage de manga. NOTRE maison !

Harry cligna plusieurs fois des yeux, toujours aussi ahuri. Visiblement, l'oncle s'agrippait à toutes les hypothèses pour rester sur place.

- J'ai tout compris, figure-toi s'exclama l'oncle Vernon, ce qui poussa Harry à imaginer que le contraire était certainement vrai. Les prix de l'immobilier flambent dans le quartier. Vous comptez nous chasser de la maison sous un prétexte fumeux pour vous l'approprier, juste « abracadabra » pour changer les titres de propriété, et nous voler les efforts de toute une…

- Et pourquoi j'aurais envie de rester ici ? répliqua sèchement Harry. A cause de tous les bons souvenirs ?

Vernon parut se dégonfler comme une vieille baudruche. Mais il ne lâcha pas le morceau pour autant.

- Tu prétends, reprit-il, cherchant encore la petite bête, que ce Lord Machin…

- Voldemort, précisa Harry en pianotant sur l'accoudoir. Mr Weasley et Kinglsey Shacklebolt vous l'ont expliqué quand ils sont venus ici.

Ce n'était pas un souvenir que Vernon aimait conserver, mais la vue de deux sorciers en robe sur son paillasson ne risquait pas de déserter son cortex avant longtemps. Au moins, ce n'étaient pas les oncles de Théodore, qui avaient révolutionné le quartier d'une façon plus que bruyante…

- Ils vous ont répété à plusieurs reprises qu'à partir de mes dix-sept ans, les protections magiques garantissant ma sécurité se désactiveraient, ce qui vous mettrait en danger autant que moi. L'Ordre est persuadé que Voldemort s'en prendra à vous, soit pour vous faire avouer où je me cache – et que vous le sachiez ou non ne fera aucune différence pour lui – soit parce qu'il croit que je volerai à votre secours si vous êtes prisonniers.

Personne dans la pièce ne se risqua à commenter la probabilité de cette dernière hypothèse.

L'oncle Vernon reprit un moment sa marche pendulaire, puis finit par lâcher :

- Je croyais que vous aviez un ministère de la Magie ?

- Eh bien… oui, répondit Harry, curieux de savoir où cela les mènerait.

- Dans ce cas, pourquoi ne peut-il assurer lui-même notre sécurité ? Nous ne sommes que d'innocentes victimes, car recueillir un enfant n'est pas un crime, et tout à fait qualifiés pour recevoir une véritable protection gouvernementale !

- Le ministère a été infiltré, et même sans partisans de Voldemort, il est truffé de gens qui considèrent que les humains sans magie sont des parasites à éliminer de la surface de la terre. Vous n'aurez aucune aide de leur part, sauf pour disparaître… définitivement.

Vernon se remit à réfléchir et pour un peu, Harry aurait juré voir de la vapeur sortir des oreilles de son oncle.

- En admettant que je te croie, finit-il par dire, pourquoi ne pourrions-nous pas être protégé par ce fameux Shacklebolt ?

Harry retint un gros mot particulièrement sonore.

- Au cas où tu l'aurais oublié, il est chargé de protéger le Premier Ministre, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne chôme pas.

Et de ce fait, Kingsley était devenu l'un des rares sorciers à passer sans filtre à la télévision, se tenant à quelques pas derrière son nouveau protégé, revêtu d'un complet trois-pièces qu'il portait avec beaucoup de classe. Même Pétunia le trouvait tout à fait convenable – sans doute parce que Harry avait précisé à l'auror d'enlever l'anneau fétiche d'ordinaire accroché à son oreille.

- Vous aurez Dedalus Diggle et Hestia Jones, et ils sont tout à fait qualifiés. Et j'espère, assez patients pour vous supporter.

- J'aurais aimé voir leurs références, marmonna l'oncle Vernon.

Harry serra les poings. Calme. Tu lui as déjà répété tout ça quinze fois. Il sait que les accidents de ces dernières semaines ont été causés par Voldemort et sa clique, et qu'il y a des… ah, tiens, non. Je n'ai pas encore parlé des détraqueurs.

- Et le brouillard dont parle la météo n'est pas naturel, embraya-t-il aussitôt, mais a été causé par la présence de détraqueurs. Ceux-là, Dudley s'en souvient très bien, n'est-ce pas ?

Son cousin verdit et se mit à frissonner comme si les créatures se trouvaient déjà devant la maison.

- Il y en a… d'autres ? Comme ceux d'il y a deux ans ?

Harry émit un rire sans joie qui effraya Dudley encore un peu plus.

- Au moins des centaines, peut-être plus. Je n'ai aucune idée de la façon dont ces choses vivent et se reproduisent. Ils ont tellement de gens à rendre malheureux et à vampiriser en ce moment…

- C'est bon, ça va, l'interrompit son oncle. J'ai compris. Tu es très convaincant…

- J'espère bien, lâcha Harry. Parce que la dernière fois que vous avez claqué la porte au nez d'un sorcier, on ne peut pas dire que ça se soit très bien terminé.

Hagrid avait fait valser ladite porte et donné une queue de cochon à Dudley – rigolo sur le coup, mais vraiment pas malin quand on y réfléchissait avec un peu de recul.

- Et mon travail ? Et l'école de Dudley ? demanda quand même Vernon.

- Il y a les cours par correspondance, répondit Harry. Et tu as parfaitement le droit de prendre un congé pour raisons de santé, ou parce que ton fils serait soudain tombé malade et que tu veux t'occuper de lui. C'est tout à fait normal, et les gens vont même te faire des compliments pour ça.

- Moi, je veux partir avec les gens de l'Ordre, intervint soudain Dudley.

Harry se retint de chanter victoire. Si le fils unique et chéri des Dursley prenait une telle décision, ses parents suivraient forcément le mouvement. La mention des Détraqueurs avait dû suffisamment effrayer le futur champion de boxe pour lui faire accepter de partir avec des sorciers.

- Ils vont arriver dans cinq minutes, annonça Harry, avant de remonter dans sa chambre faire une dernière vérification.

Hedwige flanquait des coups de bec dans les barreaux, impatiente elle aussi de quitter la maison une bonne fois pour toutes.

- Allez, du calme, fillette, l'encouragea le jeune homme. Encore quelques minutes et ce sera fini pour de bon.

- Hon, hon, hon… fit la chouette en s'ébrouant.

On sonna à la porte, et Harry redescendit l'escalier en trombe. Laisser des gens aussi aimables que Dedalus Diggle et Hestia Jones aux prises avec les Dursley était tout simplement impensable.

Ce fut avec le sourire qu'il retrouva le haut-de-forme violet de Diggle et le bonnet tordu de Jones.

- Un grand honneur, comme toujours ! s'enthousiasma Diggle, tandis que sa collègue levait les yeux au ciel.

- Hum… Merci. Euh… les Dursley sont dans le salon… si vous voulez leur parler…

- Oh mais bien sûr, s'exclama aussitôt Diggle. Bonjour à vous, famille de Harry Potter !

Bon sang, il est pire qu'un elfe de maison ! songea le jeune homme en attendant l'explosion cataclysmique qui allait suivre ces paroles.

Mais rien ne vint.

- Tout est prêt, c'est parfait ! Harry vous a expliqué le plan, enchaîna Diggle en consultant sa montre, digne du lapin blanc de Caroll. Nous allons partir avant Harry, car utiliser la magie à votre domicile serait beaucoup trop risqué tant que votre neveu est encore mineur – le ministère pourrait trouver là un prétexte à l'arrêter pour usage abusif de ses pouvoirs. Nous parcourrons donc une quinzaine de kilomètres avant de transplaner jusqu'à votre nouveau domicile, complètement sécurisé cela va de soi. Vous conduisez, n'est-ce pas ?

- Mais tout à fait. Je sais même sacrément bien conduire une voiture, répliqua l'oncle Vernon, à la fois surpris de la question et un peu courroucé que l'on doutât de ses capacités.

- C'est excellent, assura Diggle, qui gâcha un peu le compliment en ajoutant : moi-même je n'arrive absolument pas à m'y retrouver, dans toute cette mécanique.

Vernon faillit en rester suffoqué.

- Quant à vous, Harry, je crains qu'il n'y ait un petit changement au programme.

- C'est-à-dire ? Maugrey devait venir me chercher, je crois ?

- Il ne pourra pas faire le transplanage d'escorte. Il vous expliquera lui-même pourquoi, dit tranquillement Hestia.

Au moins le vieil auror grincheux était-il encore en vie, mais cette modification ne rassurait pas du tout Harry.

Il en était là de ses réflexions quand une voix beugla soudain « Dépêchez-vous ! », faisant sursauter tout le monde. Le jeune homme finit par réaliser que le coupable n'était autre que la grosse montre de Diggle. Ce dernier y jeta un regard et la rangea avec une mince décidée.

- En effet, c'est bien vrai. Nous avons un horaire très strict. Nous tâcherons de faire coïncider le départ de Harry avec votre transplanage de la sorte, les protections tomberont au moment où tout le monde sera en route vers une cachette sûre. Vos bagages sont prêts ?

Les Dursley restèrent muets.

- Nous devrions peut-être nous éloigner, chuchota Hestia Jones en tirant Diggle par la manche.

Voulait-elle laisser un peu d'intimité à la « famille » pour un dernier adieu ? Si Harry n'avait craint de se montrer grossier vis-à-vis des deux membres de l'Ordre, il aurait franchement éclaté de rire.

- Inutile, se borna-t-il à dire.

Son oncle hésita un instant, parut sur le point de lui serrer la main, mais un réflexe bien ancré de ne pas toucher « l'anomalie » l'en empêcha au dernier moment et son poing se contracta dans le vide avant de retomber.

- Tu es prêt, Duddy ? demanda Pétunia tout en vérifiant pour la énième fois son sac à main pour ne pas être obligée de regarder son neveu.

Dudley ne répondit pas tout de suite. Il considérait son cousin et on pouvait presque imaginer les rouages de son cerveau entrain de cliqueter. Vernon s'apprêtait à sortir, sa valise à la main, quand le garçon dit tout soudain :

- Je ne comprends pas.

- Quoi donc, Popkin ?

Dudley désigna Harry d'un doigt qui ressemblait toujours à une saucisse.

- Pourquoi il ne vient pas avec nous ?

Ses parents ne s'attendaient pas à cette question et échangèrent un regard à la limite de la panique. Harry les regarda chercher une idée avec un sourire narquois au coin des lèvres.

- Pourquoi il ne vient pas avec nous ? répéta Dudley.

- Parce que… parce qu'il ne veut pas, voilà, répondit précipitamment Vernon. Tu ne veux pas venir avec nous, n'est-ce pas ? ajouta-t-il à l'attention de Harry, reprenant un peu d'assurance, mais néanmoins avec une touche d'inquiétude.

- Pas le moins du monde, assura le jeune homme d'un ton froid.

- Eh bien, tu vois, Dudley, il n'y a pas de problème. Allez, maintenant, on y va.

Il sortit de la pièce sans se retourner, mais Dudley ne bougeait toujours pas.

- Quoi encore ? beugla son père en revenant dans le salon.

Dudley se tordit nerveusement les doigts, puis finit par demander d'une petite voix :

- Mais où il va ?

Ses parents étaient si frappés de son changement d'attitude qu'ils ne surent quoi répondre. Harry non plus ne savait pas trop quoi faire de ce nouveau Dudley.

- Vous… savez sûrement où va votre neveu ? risqua Hestia Jones, quelque peu désarçonnée.

- Evidemment, lui renvoya hargneusement Vernon. Il part avec des gens de votre espèce ! Allez, Dudley, va monter dans la voiture, nous n'avons pas de temps à perdre.

- Avec des gens de notre espèce ?

Et le clash diplomatique venait de se mettre en train, songea Harry avec un soupir. Les sorciers ne comprenaient jamais comment le peu de famille biologique qui lui restait ne lui manifestait pas plus d'attention. La pauvre Hestia allait avoir un choc.

- Ce n'est pas grave, lui dit-il, conciliant. Ca n'a pas d'importance.

- Pardon ? répéta Jones, incrédule, voire franchement courroucée. Ces gens n'ont donc aucune idée de ce que vous avez traversé ? Des dangers que vous courez ? De la position que vous occupez au sein du mouvement de résistance ?

- Ben, non, reconnut platement le jeune homme. Ils considèrent plutôt que je prends trop de place et que je leur coûte trop cher à nourrir.

- Je ne crois pas que tu prennes trop de place.

Harry en resta aussi stupéfait que si Voldemort venait brutalement de reprendre l'apparence de Tom Jedusor pour déposer les armes et aller s'inscrire à Harvard. Dudley… avait dit ça ? Le jeune homme aurait bien voulu ne pas en croire ses oreilles, mais c'était bien vrai. Il se trouva totalement pris au dépourvu.

- Heu… merci, Dudley.

- Tu m'as sauvé la vie, se borna à dire son cousin.

Ce qui était tout à fait vrai. Mais pourquoi diable avait-il attendu deux ans pour se manifester ainsi ? Pendant les étés passés à Privet Drive, les deux garçons s'étaient soigneusement évités. Fallait-il donc la perspective d'un départ définitif pour que Dudley arrive à exprimer enfin les émotions qui, bien qu'elles fussent bonnes pour les fillettes, n'est-ce pas Vernon, existaient bel et bien chez lui ?

La tante Pétunia éclata soudain en sanglots cet excès de reconnaissance avait sans doute été trop pour elle. Hestia ouvrit des yeux ronds, puis tout à fait scandalisés quand Mrs Dursley vint embrasser son fils et le félicitant d'avoir si bien remercié son cousin.

- Mais… il n'a pas dit merci du tout ! Il a juste…

- Je sais, Mrs Jones, interrompit Harry avant que la sorcière explosât pour de bon. Mais venant de Dudley, ça vaut presque une déclaration d'amour.

- Non mais quelle famille… marmonna Hestia.

Par bonheur, l'oncle Vernon interrompit les effusions de son épouse.

- On y va, oui ou non ? Je croyais que nous avions un horaire strict !

- Tout à fait, répondit Diggle avec assez de sécheresse. Nous devons vraiment partir, Harry.

Le petit sorcier vint serrer la main du jeune homme avec chaleur.

- Bonne chance.

- A vous aussi, répondit Harry en le souhaitant sincèrement. J'espère que nous nous reverrons un de ces jours.

- J'y compte bien. Nos espoirs reposent sur vous.

- Au revoir Harry, dit Hestia. Nos pensées vous accompagnent.

- Prenez bien soin de vous. Tout ira bien ?

- Oh, je suis sûr que nous allons devenir les meilleurs amis du monde ! lança gaiement Dedalus avant de sortir sur un dernier coup de chapeau.

Hestia et Harry échangèrent un regard dubitatif, puis Mrs Jones prit à son tour congé. Dudley profita du nombre réduit de témoins pour s'avancer et tendre sa grosse patte rose à son cousin.

- Par exemple, fit celui-ci. Les détraqueurs ont modifié ta personnalité ?

- Sais pas, grogna Dudley. A un de ces quatre.

- Peut-être, répondit Harry sans s'avancer. On verra bien. Fais gaffe à toi.

- Ouaip.

Là-dessus, Dudley sortit de la pièce d'un pas lourd. Ni Harry ni sa tante ne bougèrent jusqu'à ce qu'une portière claquât au-dehors. Alors seulement, Pétunia passa devant lui sans un mot, sa valise à la main et monta s'asseoir dans la voiture, où elle resta le dos bien droit, regardant droit devant elle.