Le Syndrome fanfiction


Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de la génialissime J.K.Rowling, Blablabla... vous connaissez la chanson.

Note : Petite précision : le caractère des personnages est un peu (voir très) modifié. C'est de l'humour à l'état pur, j'espère que ça vous plaira !

Oh, et je précise aussi, au cas où… je n'ai absolument rien contre les relations homosexuelles, et j'avoue être une des premières à lire des drarrys !

Bonne lecture!


On se souvient...

Une fois ces quelques petits détails réglés (« Détails ? Je t'en foutrais, moi, des détails ! »), Harry avait dû faire des pieds et des mains pour pouvoir obtenir un rendez-vous avec le Drogué-Aux-Citrons, dixit Draco. Parce que ce CHER directeur a un emploi du temps plutôt chargé, entre sa confection manuelle de nouvelles robes, ses voyages fréquents à sa fabrique personnelle de bonbons (qui représente 13 du marché du Sucre Magique), ses heures passées à classer et trier les papiers administratifs et les reste du temps passé à essayer de les éviter (en jouant à 'cache-cache Minerva', un jeu particulièrement difficile et éprouvant pour ses vieux os)… Difficile de pouvoir le joindre. Et encore, on ne parle pas des horaires réservés aux séries télés moldues dont le vieux fou raffole !

Enfin, après une autre semaine de dur labeur, aussi nommé « Chasse-Au-Albus » (Toujours dixit notre Serpentard préféré), il avait réussit à obtenir un rendez-vous. Youpi.


Chapitre 3 : Où l'on se venge, et où l'on fait du business

Quelques semaines plus tard donc, dans le bureau du directeur.

L'éminent directeur de la plus prestigieuse école de Magie, Commandeur du Grand-Ordre de Merlin, Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-Chef, Manitou Suprême de la Confédération Internationale des Mages et Sorciers, grand lauréat des vingt dernières Congrégation Des Saveurs Sucrées, et Maître Couturier Citronné, dénommé Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, était assis derrière son bureau, un sorbet à l'orange dans la main. Ses yeux pétillant de malice scrutaient les nouveaux venus de tous le sérieux dont il lui était possible, avec ses robes jaunes canarie à vifs d'ors flamboyant.

« Oh, Harry, Hermione, je suis content de vous voir. Mais entrez-donc, asseyez-vous. Que me vaut le plaisir de cette visite ?

- Euh… on avait pris rendez-vous, monsieur.

-Vraiment ? Je ne me souviens pas… Ce n'étais pas la peine, vous êtes toujours les bienvenus, voyons.

- On s'en souviendra, monsieur » Marmonna Harry, pendant qu'Hermione essayait de cacher son rire derrière une toux plus ou moins discrète. (« Ne pas le tuer, ne pas le tuer, ne pas le tuer…. Je vais le tuer ! »)

Finalement, après une dizaine de minutes d'échange de politesses d'usage, pour la plupart inutiles, la jeune Gryffondor pris la parole.

« Nous sommes horriblement Désolés de vous déranger, Professeur. Mais voyez-vous, nous nous sommes rendus compte d'un complot terrible au sain de Poudlard… capable de diviser nos maisons.

- Un complot, vous dîtes ?

- Oui. Oh, ce n'est pas quelque chose de bien grave, mais c'est tout de même une atteinte de la vie privée de certaines personnes. Hors, d'après la règle 364, partie 17a, du Grand Manuel de Règles de Vie Poudlarienne, ce type d'atteinte à la vie privée est fortement réprimandé. Je me suis renseignée, et il se trouve que, en 1828, il y avait déjà eu un problème de ce genre. Si je me souviens bien – et c'est sûrement le cas – à l'époque le directeur… »

Pendant qu'Hermione continuait son monologue, préparé à l'avance dans le seul but d'endormir la méfiance et la concentration du directeur, Harry et Ron (ce dernier ayant été réquisitionné lors de la troisième semaine de recherche, pour ses compétences de stratège) entamaient (Discrètement, bien sûr) une partie d'échecs sorciers, soumis à un sort de silence pour l'occasion. Parce que des pions qui hurlent, ce n'est pas discret, même avec les gâteux sourds. Dommage.

« Je ne sais pas pour toi, mais Mione est vraiment dangereuse, je trouve.

- Et très efficace… »

Enfin, après une demi-heure de discours inutile mais démontrant par A+B-Zx qu'il faut changer les programmes d'histoires de la magie pour stopper les problèmes d'insomnies le soir, la Gryffondor décida qu'elle avait assez hypnotisé le directeur. Il est à point.

« … Et c'est pour cela, monsieur, qu'il est de notre devoir, en tant qu'élèves responsable, de punir ces actions. Or nous savons à quel point le travail de directeur est fastidieux et long. C'est pourquoi nous vous proposons de nous laisser régler SEUL cette affaire. Il y va de la paix entre nos maisons. Vous pouvez nous accorder votre confiance, et vous décharger de cette peine. Nous nous en montrerons dignes. » Se tournant vers Harry – Pendant que Ron range discrètement le jeu d'échecs dans son sac. « Tu es d'accord avec moi, n'est-ce pas, Harry ?

- Je suis tout à fait d'accord. Vous me connaissez, professeur, nous le ferons avec le plus grand soin. D'ailleurs, comme des Serpentards sont aussi concernés par cette histoire, c'est une bonne occasion de rapprocher nos maisons.

- Oui, monsieur, songez à L'Entente des Maisons !

- C'est L'avenir de nos maisons qui est en jeu !

- D'ailleurs… »

Trois coups frappés à la porte du bureau du directeur.

« … Un de nos camarades arrive pour nous aider dans cette affaire. »

Un vers et argent entre dans le bureau du directeur, tout en le saluant poliment de la tête.

« Pile à l'heure, comme toujours.

- Monsieur le directeur…

- Oh, bonjour Draco, c'est très gentil de venir te joindre à tes camarades. Un bonbon au citron ?

- Non, merci, sans façon.

- Dommage. Ils sont délicieux.

- Je n'en doute pas…

- Bien. Vos camarades ici présent m'ont déjà tout expliqué de l'affaire » Sourire d'ange de la part des trois Griffons, en réponse au regard interrogateur du jeune homme (Le n°6, avec levé de sourcil, qui signifie 'Mais qu'est-ce que vous êtes allés lui raconter, au vieux fou ?') « Et je suis tout à fait d'accord pour vous laisser carte blanche. N'hésitez pas à trouver des punitions exemplaires !

- Bien professeur » Répondirent en cœur les quatre jeunes.

« Sur ce, vous pouvez disposer. J'ai une affaire très importante à régler, vous comprenez…

- Nous comprenons, Professeur. » '14h07, les aventures de Malicette la petite sorcière'…

OoOoO

« Qu'est-ce que vous êtes allés raconter, au vieux barbu ? Pour qu'il nous laisse régler seul cette affaire…

- Oh, trois fois rien. Nous lui avons parlé d'un problème d'atteinte à la vie privée, qui serait en rapport avec une mésentente entre les Maisons… le tout servit d'un discours compliqué qui parait logique mais impossible à comprendre, chargé de lui faire croire à quelque chose de sérieux, et qui oblige à acquiescer si on ne veut pas paraître pour un abruti… le tout enrobé d'alliance Gryffon-Serpent, et ça passe tout seul. Oh, et au préalable, j'ai glissé quelques gouttes de potions d'allégresse dans ses bonbons au citrons ce matin, grâce aux elfes de maison. Il n'avait aucune chance.

- … Terrifiante, Granger.

- On me le dit souvent. Comment crois-tu que j'ai obtenu un laissez-passer pour la Réserve à vie ?

- Tu as VRAIMENT réussi à en avoir un ?

- Evidemment. C'est très utile, pour les devoirs. Il y a une foule d'information à savoir, dans ces bouquins.

- Je retire ce que j'ai dis. Tu n'es pas terrifiante, tu es Effroyable.

- Merci, Malfoy. »

OoOoO

Après cet échange plus que constructif (ahem) avec leur directeur, les quatre jeunes gens décidèrent de se retrouver (encore une fois) dans ce qui à force deviendra leur QG : la Salle sur Demande, avec toujours la déco de la Salle d'Etat Major, et une carte de Poudlard avec encore plus de croix rouges. Il y a de plus en plus d'adeptes… Misère.

Le seul Serpentard du groupe s'approche du centre de la pièce, et vide le contenu de son sac sur la table ronde. Un sortilège d'amplification plus tard, et ses affaires retrouvent leur taille réelle, c'est-à-dire celle un grand nombre de piles de feuilles, parchemins, livres et magasines reliés plus ou moins bien. Chacune étant soigneusement attachée grâce à un ruban de soie (On ne se refait pas…)

« Bon, vous trois. J'ai fait le tri dans toutes ces immondices, et les ait regroupé par ordre de gravité, si je puis dire. »

Disant ceci, il attrape une première liasse de parchemin, les feuilletant rapidement, sans lever les yeux vers ses interlocuteurs. Il commença de la même façon qu'on parle de la pluie et du beau temps – d'une voix ennuyée et sans le moindre intérêt pour l'hypothétique réponse.

« Tout d'abord, et dans une moindre mesure, il y a les fictions 'gentille', parlant de couples existant, de l'histoire des maraudeurs, de la création de couples plus ou moins célèbres, et qui ne nous concernent pas vraiment. Il y a une petite centaine de fictions ou d'One shot, comme ils les appellent, qui parlent de vous deux, Weasel et Granger, ou plutôt de la façon dont vous allez ENFIN vous avouer votre amour. Pas la peine de prendre cet air outré et de rougir, vous êtes les derniers à ne pas savoir que vous êtes dingue l'un de l'autre… Mais attendez que je sois partit pour vous sauter dessus, merci. Je suis déjà assez traumatisé comme ça. Enfin… Tenez, c'est pour vous. »

Et sur ces mots, il leur lance une pile de fiction, avant de poser au loin celle qu'il tenait dans la main.

« Faites-en ce que vous voulez. Les noms des auteurs sont marqués sur la première feuille. Mais je serais d'avis de ne pas être trop sévère avec eux : ils auront réussit l'impossible, vous mettre ensemble – enfin. Il mériteraient presque une médaille pour service rendu à Poudlard, ou au moins aux oreilles de leurs habitants. »

S'asseyant sur la table, il reprit – toujours avec une voix ennuyée.

« Maintenant, plus intéressant pour nous deux, Potter. Tout le reste, là -» et il désigna les centaines et les centaines de fictions encore sur la table « -Tout cela nous concerne, tous les deux. Granger avait raison, ça ne va pas nous plaire. »

'gloups', fit Harry.

« Commençons avec le moins pire pout toi, Potter ; une vingtaine de fictions où tu es invariablement un super héro, tri-animagus-métamorphomage, à la puissance phénoménale, ayant toutes les qualités de chaque maison de Poudlard, et qui ne prend même pas la grosse tête. Je t'assure, après avoir lu ça, on a envi de te baffer.

« Sinon, tu es – au choix ou alors tout à la fois – le descendant de Merlin, Gryffondor, Serpentard, tu as du sang d'elfe, de fées, à moitié loup-garou mais qui maîtrise parfaitement ses métamorphoses… et tu es – et là je me demande vraiment où ils sont allés chercher ça – le meilleur maître de potion depuis Salazar lui-même.

- Au moins, on est sûr que ce ne sont ni des serpentard, ni Snape qui ont écrit ces idioties…

- C'est aussi mon avis. »

Draco envoie la pile de feuille qu'il tenait dans les mains au Gryffondor, et en attrape une autre – un peu plus épaisse.

« Ici, ce sont toutes les fics qui te mettent en couple avec telle ou telle personne de Poudlard, ou alors avec une elfe-vélane-sirène-reine-des-ombres-mannequin, autour d'une histoire bourrées de romantisme sucré et coulant, d'une niaiserie plus ou moins affligeante, après avoir passé des épreuves dignes des chevaliers. Certaines valent peut-être la peine d'être lue… mais bon, tes histoires de couples, je m'en balance un peu. »

Nouvel envoi de feuilles, Draco en attrape d'autres.

« Ce qui est franchement injuste, c'est que tu es le personnage principale de plus de 96 des fics. Et quand j'apparais, j'ai soit le rôle du Méchant-Pas-Beau-Très-Con, soit de l'Ami-Repenti-Qui-S'en-Veut-Qui-A-Eté-Conditionné-A-Être-Méchant. Et quand j'ai un rôle plus conséquent… » Grimace « Enfin, tu vas bien voir. Granger, si tu pouvais arrêter de te marrer, merci bien. Ça n'a RIEN de drôle, vraiment.

- Oh, moi je trouve ça plutôt amusant, pourtant.

- Boucles-la ! Donc, Potter. Tout ce qu'il reste sur la table, hé bien, ce sont des fictions qui parlent de NOTRE couple. »

Silence.

Toussotements d'Hermione, qui cherche à cacher son rire.

Le 'chtong' de la mâchoire de Ron, qui vient de se fracasser par terre.

Puis…

« QUOI ??

- C'est aussi ce que je me suis dis, en lisant la première… et la deuxième… et la troisième… et toutes les autres qui ont suivit.

- Mais ils sont malades ! Ils ont fumé quelque chose, avant de prendre la plume, ou quoi ? Où est-ce qu'ils ont bien pu pêcher ça ?

- Hé bien, il semblerait que nos fréquentes bagarres soient un moyen détourné et plus ou moins conscient de pouvoir frôler, caresser, toucher le corps de l'autre.

- Ah non moi je te rassure, quand je t'envoie mon poing dans ta figure, c'est uniquement pour le plaisir d'entendre le bruit de ton nez qui craque sous mes doigts. C'est le seul truc que je trouve jouissif, là-dedans.

- Tu me rassures. »

Et sur ces mots, il attrape la plupart des fictions restantes sur la table, avant de les mettre une par une dans les bras de sa Némésis.

« Alors ceux-là, ce sont toutes celles niaises comme c'est pas permis, dégoulinantes d'amour et de sentiments. Ceux là, ce sont celles où je suis amoureux de toi soi-disant depuis notre première rencontre… Et ceux-là où TU es l'amoureux transit. Je te préviens, tu risques d'être choqué. Et enfin, les dernières, ce sont celles où je suis un Vela – où est-ce qu'ils ont pêché ça ? je cryais m'être assez vanté de mon arbre généalogique! et dans lesquelles tu serais mon promis.

- Sans commentaire…

- Et sinon, il y a tout un tas de fics où l'on s'envoie plein d'insulte à la figure en journée, et où se retrouve tout à coup, après un arrêt sur image mettant en valeur notre sublime physionomie, à s'embrasser de façon plus que bestiale. Totalement inadmissible. »

Finalement, Draco attrapa les deux paquets restant, et les remis dans son sac.

« Et ceux-là, pourquoi tu les reprends ?

- Oh, c'est une sélection de toutes les fics où nous finissons dans un lit après une bagarre, un frôlement, un regard, ou alors un nombre incroyable de péripéties… avec un contenu un peu trop explicite à mon goût. Et les autres, sont toutes celles où l'un de nous finit enceint. Crois-moi, tu ne veux SURTOUT pas les lire. Ceux-là, je tiens à m'en occuper moi-même. J'ai de très bonnes idées de vengeance… et ils vont s'en souvenir pendant un moment.

- Mais je t'en pris… »

OoOoO

Toujours dans la Salle sur Demande. Les quatre adolescents sont assis –affalés pour Harry et Ron – sur les innombrables poufs qui parsèment la pièce, en train de réfléchir à un plan d'action.

« On ne peut décemment pas les laisser s'en tirer comme ça !

- Au lieu de te plaindre Malfoy, propose des idées ! »

Ou plutôt, Ron et Draco se renvoient la perche pour que l'autre réfléchisse à sa place, pendant qu'Hermione reste plongée dans ses pensées… Et qu'Harry grimace de plus en plus, plongé dans une des innombrables fictions, sur le thème du drarry… Hautement déstabilisant, d'après lui.

Finalement, ce fut Hermione qui mit fin aux hostilités entre les deux garçons

« Et si… on se servait des fictions ?

- gné ?

- Pardon ?

- Développe, Granger.

- Hé bien… on ne peut PAS interdire la production de fanfictions. Premièrement, parce que l'interdire reviendrait à annoncer leur existence à ceux qui ne sont pas au courant, tout en leur faisant une pub pas possible. Vous vous souvenez de ce qu'il s'est passé avec Ombrage… » Acquiescements des trois autres. « Ensuite, ils sont trop nombreux pour tous les avoir, et il y en aura toujours pour passer entre les mailles du filet. Et on ne va pas non plus passer tout notre temps libre à leur courir après. En plus, les lecteurs risquent de commencer une révolte, liberté d'expression, etcetera...»

Elle se tut un instant, le temps de chercher ses mots, pendant que les deux principaux intéressés – à comprendre : Harry et Draco – se redressaient sur leur siège. Ron lui, à la limite, il s'en foutait un peu, vu que cette histoire l'avait enfin rapproché de sa Mione.

« Qu'est-ce que tu proposes, exactement Granger?

- Hé bien… on va voir les auteurs et les vendeurs. On leur dit qu'on est au courant. Qu'on ne leur en empêche pas, mais à une condition : on veut une partie des bénéfices. Car après tout, on a des droits sur leurs écrits, vu que nous en sommes les personnages. Et comme on ne peut pas accepter certain et en interdire d'autres, on fixe une échelle des prix en fonction de la gravité du contenu.

- Tu ne serais pas une Serpentarde cachée, toi ? Oh, c'est vrai. On a déjà eu cette discussion. »

Grand sourire.

« Moi, ça me va. Maintenant, on fixe les prix ?

- Je pensais à des pourcentages de revenus… avec interdiction de nous flouer, sous menace d'un sortilège très, très pervers. Du genre pas interdit par la loi, ou à la limite, mais aux effets vraiment pas intéressant… pour celui qui subi.

- Moui, bonne idée. Bon, c'est parti… »

OoOoO

Quelques temps plus tard…

Le Trio d'or profitait de l'apparition des beaux jours à Poudlard, installés paresseusement au bord du lac, à l'ombre d'un des innombrables saules pleureurs. Ils observaient en silence les ébats du célèbre calamar, essayant d'amadouer une femelle Kraken naine, amenée récemment par Hagrid pour son protégé, quand Ron prit la parole.

« Je me demandais…

- Quoi donc ?

- A votre avis, Malfoy réserve quel sort aux personnes dont il a confisqué les écrits ?

- On ne devrait pas tarder à le savoir, je pense. Et crois moi, tu ne voudras sûrement pas être à leur place.

- C'est aussi ce que je me disais. Les pauvres.

- J'en arrive même à les plaindre… »

OoOoO

Quelques jours plus tard, au milieu de la Grande Salle, au petit déjeuner.

« EUGENIE SALLYE WRIGHT ! »

Ce doux cri venant interrompre la quiétude et les pensées endormies de la gente poudlarienne provenait d'une enveloppe rouge, venue insidieusement se glisser dans la distribution de courrier matinale.

« COMMENT OSES-TU, NE SERAIT-CE QU'ECRIRE DE TELLES CHOSES ! A TON AGE ! TU ME FAIS HONTE ! JE NE VEUX SURTOUT PAS SAVOIR COMMENT T'ES VENU L'IDEE D'ECRIRE DE CETTE FACON SUR LE DOS DE TES CONGENERES ! … »

« AUDE CARMILLIA SALMON ! OU AS-TU PECHE DES IDEES DE CE GENRE, JE NE PENSAIS PAS T'AVOIR EDUQUEE DE LA SORTE, JEUNE FILLE ! ON EN REPARLERA LONGTEMPS, TRES CHERE, CROIS MOI ! TU NE RISQUE PAS D'OUBLIER LA DECENCE DE SITOT ! …»

« MARIE MAGGYE MACDOUGALL ! »

Et ainsi de suite, une vingtaine de Beuglante vint crier aux oreilles de la tendre progéniture sorcière, désignée comme « dépravée » « obsédée » et j'en passe, sans que les professeurs n'en comprennent le motif.

Seul un trio de Gryffondors, et peut être quelques lecteurs ou lectrices futé(e)s comprirent pourquoi de tels cris résonnèrent se matin là dans Poudlard. Et pourquoi les personnes mentionnées essayèrent de se faire toutes petites, ou coururent rouge de honte hors de la Grande Salle.

Et à la table des Serpentards, un blond platine plutôt fier de lui souriait à tout va, content de sa vengeance… et prêt à recevoir les Gallions de son succès à Poudlard !

« Je suis un monstre… Et ce n'est même pas fini. »

Oh oui, il adorait les fanfictions.

OoOoO

Epilogue :

Quelques heures plus tard, pas très loin de la Bibliothèque…

« Alors, qu'est-ce qu'on dit les filles ?

- Merci Mione !

- Tu es la meilleure !

- Sans toi, plus de lecture…

- Plus de belles histoires…

- Plus de yaoi… »

En cœur :

« L'horreur !

- Je sais, je sais… ne me remerciez pas. Et j'avoue que j'y gagne quand même, à cette histoire. C'est qu'il y en a un paquet, de fanzines ! Bon, taisez-vous maintenant, et retournez travailler… moi, j'ai de la lecture qui m'attend…

« Harry, après avoir craint un refus catégorique de la part du blond, avait dû essuyé les sarcasmes sans fin de ce dernier, du style : « Oh, petit Potty a peur de se perdre pendant sa petite balade, sans Malefoy pour lui tenir la main ? », « Un voyage ? Monsieur Potter part se faire une promenade de santé à quelques semaines des exams de fin d'année ? Comme c'est pratique … », « C'est sûr qu'avec ton sens de l'orientation, tu as tout intérêt à faire appel à moi si tu ne veux pas finir en Alaska ! », ou encore « Un voyage tous les deux ? Et pourquoi on ne se prendrait pas un appart ensemble, tant qu'on y est ? Tu as encore fumé le tapis de ta salle commune, toi, c'est pas possible ! »

Tout ça pour finalement répondre à Dumbledore (amusé) et Rogue (exaspéré), qui lui avaient redemandé s'il acceptait d'accéder à la demande de Harry :

« Ben oui, pourquoi pas ? »(1) »

Comme quoi, ne sous-estimez jamais les rats de bibliothèques…

Et le mot de la fin : Bonne lecture !

TBC


(1) Extrait du chapitre 2 de Rickiss, Destination ailleurs, une fic que j'affectionne tout particulièrement. N'hésitez pas à lui laisser des commentaires, ça fait toujours plaisir à l'auteur !


Merci à tous ceux qui ont suivit! Et un remerciement tout perticulier à SarahHP et Eva pour leur rewiew, et à Mezzanotte Nera et bibimauri pour m'avoir mise dans leur Story Alert. Ca fait réellement plaisir, merci!

Et voilà, c'est terminé! Pfiou! C'est la première fic que je finis °fière fière°, ça se fête!

Bisous à tous

3lle