Information : la suite arrivera tous les mercredi soirs (sauf exception ^^). Je commence par une exception car demain soir je pourrais pas poster :/ mais tant mieux, vous l'avez plus tot : ENJOY (je n'ai toujours pas commencé le Chapitre 4, aie, aie :/ )

Merci à tous pour vous reviews. J'hallucine quand au nombre de vues sur ces pages O.O enfin, ça prouve qu'il y a beaucoup de gens qui lisent sans laisser de coms … c'est nul : surtout qu'il y a pas besoin d'être inscrit …

Merci à tous ceux qui en ont laissé :

Fandebones : merci pour tes longs coms miss, ils me font très plaisir =) Dorian : c'est une des enquêtes auxquelles nos persos seront confrontés. C'est un petit garçon et tu peux voir qu'il a été « kidnappé ». Mais tu en sauras plus dans quelques chapitres … Désolée pour l'Egyptologie… C'était une sorte de clin d'œil lol … et je voulais qu'ils le fassent au labo ^^ Booth est nul xP Brennan a toujours lâché des trucs bizarre comme si elle disait bonjour … Sinon je l'aimerais pas autant lol J'ai décidé de poster le mercredi. J'hésitais entre le mercredi et le vendredi. Vous aurez eu ce chapitre plus tôt du coup.

Mimimoon : merci beaucoup. J'aime beaucoup Camille, la maman des fouines. Et oui ton pseudo fait très mystique tu as raison )

AvrildeMai : désolée, du coup je le mettrais pas le week end. Deux personnes m'ont demandé mercredi. =/ Et oui tu as touché juste pour Dorian. Perspicace =)

Crocdu74 : les spermatozoïdes… il avait même pas cherché le pauvre Booth. J'ai tout de suite pensé à ça en voyant le dernier épisode de la saison 6 … Nos deux amoureux sont quand même très compatibles lol Tu auras au moins deux chapitres à ton retour. En espérant que tu passes de bonnes vacances.

Flo : Merci beaucoup. Merci merci, sincèrement. Ce sera le mercredi. Contente de t'avoir fait rire, c'est le but recherché )

Angelerose : Oh ! une nouvelle lectrice. C'est toujours un plaisir. Merci pour le com's.

Je dois dire que pour ce chapitre, j'ai été secondé par T'Pau (pour la fin et vous comprendrez pourquoi, celle-ci est classée M c'est-à-dire 16 ans et plus, mais ça va c'est soft, je pense… )

Merci tout particulièrement à elle donc… Qui devient ma co-écrivain pour un temps.


CHAPITRE 2 :

Une nouvelle affaire, ou comment rendre sa chambre irrespirable.

[...]

Booth : Breakfast.

Brennan : I'm not hungry.

Booth : Oh, come on ! What are you gonna vomit when you come across one of those horrific cases?

Brennan : I don't vomit.

Booth : Give it time Bones, okay? Give it time. Everything happens eventually.
Brennan : Everything?
Booth : All that stuff that you think never happens, it happens. You just got to be ready for it.

[...]

Booth : Petit déjeuner.

Brennan : Merci, je n'ai pas faim.

Booth : Oh ! Dommage ! Qu'est-ce que vous allez vomir quand vous tomberez sur une de ces horribles affaires ?

Brennan : Je ne vomis pas.

Booth: Laissez faire le temps Bones, laissez faire le temps. Tout finit par arriver un jour.
Brennan: C'est quoi tout ?
Booth: Eh bien d'après vous, certaines choses ne se produisent jamais, mais si elles se produisent alors mieux vaut se tenir prêt.

[...]

POV de Brennan

Le soleil perça mes paupières et je me sentis aveuglée par cette lumière matinale. Je plongeai la tête sous l'oreiller. Je tapotai discrètement la place à côté de moi et la trouvai vide Booth était levé. Je n'avais plus envie de dormir, mais je n'avais pas envie de lui parler. J'attendis un quart d'heure, pour que le réveil affiche 7h15. Cela ne me laissait plus que quinze minutes pour me vêtir et déjeuner.

Je m'habillai rapidement, sans prendre la peine de marier la couleur de mon tee-shirt avec celle de mes boucles d'oreille, me maquillai, puis rejoignis la cuisine.

-Hey ! Ca va ma chérie ?

Je grognai un bonjour et me servait un bol d'eau chaude dans lequel je plongeai un sachet de thé.

-Je ne sais pas comment tu peux boire ça, rit-il, ça n'a pas de goût.

-C'est parce que tu as la sensibilité gustative d'une baleine.

-Je suppose que ce n'est pas un compliment ?

Habituellement, j'aurais ri de son manque de culture générale – tout le monde savait que les baleines n'avaient presque pas d'odorat ! – mais là je n'en avais ni le cœur, ni l'envie.

-Il faut qu'on se dépêche si on veut être à l'heure au boulot, fit-il remarquer.

-Je sais, dis-je un peu plus sèchement que je ne l'aurais voulu.

-Mais qu'est-ce que tu as ce matin ? J'ai fait quelque chose de mal ?

La dernière gorgée de mon thé descendant dans ma gorge, j'attrapai mon sac et détalai rapidement en balançant :

-Et tu as la mémoire d'un poisson !

Et en claquant la porte le plus fort que je le pus.

Je retrouvai l'atmosphère agréable du labo et je repris mon souffle. J'avais couru dans les escaliers jusqu'au parking et tout au long du trajet en voiture, je m'étais sentie mal à l'aise. Si je regardai les faits objectivement : il n'avait rien fait de mal et je faisais une montagne de rien. En conclusion, j'agissais comme une gamine, blessée dans son orgueil.

Je passai une heure sur la plateforme, continuant à examiner mon squelette de l'âge de bronze avec attention et application, quand un bip retentissant se fit entendre dans mon dos, annonçant que quelqu'un montait sur l'estrade, et le « Bones » habituel résonna dans tout le labo.

Je roulai des yeux et ne levai même pas la tête de mes ossements.

-Une affaire ! Il faut nous rendre sur le terrain, alors on se dépêche. Hop ! Hop ! Hop ! Allez chercher votre manteau !

Il y a une semaine, j'aurais échangé un regard complice avec lui à l'entente du vouvoiement. Nous jouions parfaitement nos rôles de partenaires-collègues, jonglant habilement entre le « tu » et le « vous » et pour l'instant nous ne nous étions jamais manqués.

-Je suis occupée, ce matin, opposai-je.

Il décrypta l'écriteau posé sur la table, près des ossements et me contredit :

-Bones ! Le bonhomme qui a attendu trente-trois siècles peut bien encore attendre quelques semaines. Ou même quelques heures… Là on a des ossements tout frais et c'est ce que vous préférez !

J'étais étonnée que pour une fois, il ne se soit pas trompé sur les faits qu'il énonçait il se faisait passer pour plus stupide qu'il ne l'était. Camille arriva à cet instant et ayant écouté notre conversation, elle ajouta :

-Vous n'avez plus rien à tirer de ce squelette pour l'instant autant que vous accompagniez Booth sur le terrain, ça nous fera gagner du temps.

Je soupirai et fonçai d'un pas agacé dans mon bureau, où je délaissai ma blouse pour mon trench gris.

-Allez Bones ! De la joie et de la bonne humeur, me lança-t-il depuis la plateforme.

-Ne m'appelez pas Bones ! criai-je, alors que je quittai le labo sans l'attendre.

Malheureusement, je ne pus pas partir sans lui, puisque nous prenions son véhicule et que je fus obligée de l'attendre devant la voiture fermée à clé. De ce fait, ma sortie tonitruante en était un peu gâchée j'avais l'air idiote à taper du pied le goudron, tandis qu'il s'approchait doucement.

Une fois dans le SUV, il prit directement la parole :

-Je pourrais savoir pourquoi exactement tu m'en veux ?

-Réfléchis. Repasse-toi la soirée d'hier et tu verras qu'il y avait quelque chose qui manquait.

Il ricana gentiment, en affichant son sourire crâneur.

-J'étais fatiguée. Tu sais que ce n'est pas en agissant ainsi que tu passeras pour une personne normale.

Piquée au vif, je répliquai :

-Eh ! C'est toi qui n'es pas normal ! J'ai attendu cette soirée pendant une semaine et toi tu as préféré dormir que coucher avec moi ! Je me suis remise en question toute la nuit et tout ce que tu trouves à dire c'est que tu étais fatigué !

-Mais on va pas en faire un fromage : nous nous rattraperons ce soir. Je te ferai tout ce que tu voudras.

Une larme coula sur ma joue, mais il ne s'en aperçut qu'un long moment après il regardait la route comme tout bon conducteur, puis il avait été étonné de ce trop long silence et il avait tourné la tête vers moi.

-Bones. Ne pleure pas. En plus, là, je ne peux pas te consoler.

-Alors, il faut que je pleure pour que tu me fasses l'amour ?

Enfin cela fit tilt dans son esprit.

-Mais, tu ne crois quand même pas que je n'ai plus envie de toi ?

-Qu'est-ce que tu as fait ou dit qui me prouverait le contraire ? Les deux mois derniers on ne pouvait pas se passer de l'autre et là : tu pars une semaine et nous… Je…

-Tu es vraiment stupide, rit-il.

Trente secondes plus tard, nous quittions la voie rapide et il se gara sur le bas côté avec les warnings. Il me prit la main et se pencha pour m'embrasser sur la joue.

-Hier, j'étais fatigué et j'avais peur de te décevoir, avoua-t-il penaud. Angela m'a dit que tu lui avais dit que j'étais ton meilleur amant et quand j'ai vu comme tu avais envie de le faire, je me suis dit que je ne tiendrais pas la longueur.

-Ben là, c'est toi qui es stupide. Je me moque totalement de ton endurance ou de tes performances. Je voulais juste que…

J'avalai ma salive et forçai les mots à sortir de ma bouche, parce que j'en avais assez de les garder sur le cœur :

-Tu m'as manqué et je n'étais pas habituée à ça.

Il hocha la tête.

-Tu t'habitueras. Après, c'est plus facile de faire abstraction de l'autre.

Je me mouchai bruyamment alors qu'il reprenait la route. J'essuyai mes yeux et me dis que je n'étais plus trop présentable ainsi.

-Et quand je dis faire abstraction, ça ne veut pas dire que je t'oublie. C'est juste que je contrôle mes sentiments.

-Je ne comprends pas bien.

-Tiens, pour une fois que c'est moi qui explique.

Cela lui valut une tape sur l'épaule.

-C'est juste qu'il faut compartimenter, comme tu dis. N'empêche cette idée me plaît : tu es le génie de la science et moi le génie des relations amoureuses.

Je grommelai que je voulais être un génie dans tous les domaines, n'ayant pas vraiment l'esprit à rire, mais il n'eut pas le temps de me rétorquer une phrase piquante, parce que nous arrivions sur le lieu funeste, aux alentours de Washington.

Nous passâmes par le grand portail, puis sur une longue allée bordée de buis qui menait jusqu'à une immense villa de plus de 300 mètres carré. Je savais que Booth allait faire des réflexions sur cette maison de riches, mais moi je trouvai ça superbe. Un scientifique du FBI nous conduit à l'intérieur, jusqu'à la chambre. La maison avait été évacuée et nous arrivâmes sans encombre sur le lieu du crime. Quoiqu'après observation, il ne s'agissait peut être pas d'un crime.

Un homme était allongé sur son lit, les yeux fermés, l'air tranquille, comme s'il dormait. L'étrangeté de la salle nous ébahis : la chambre était emplie de plantes ! Depuis le plafond, jusqu'au sol, des fleurs, des arbres, des dizaines de végétaux avaient investi l'endroit. Du lierre courrait sur les murs, des orchidées trônaient sur les meubles, il y avait aussi des arbres de taille assez impressionnante qui n'avaient pas leur place dans une salle. Pour résumé, dans chaque recoin, on trouvait une plante, même auprès du cadavre sur le lit. Soit cet homme aimait la nature exagérément, soit quelqu'un avait placé ces végétaux ici volontairement.

-Il se peut qu'il soit mort asphyxié par le CO2, fis-je remarquer au scientifique du FBI.

-Oui : les premiers de nos hommes qui sont entrés ici ont du ressortir immédiatement car l'air y était irrespirable. Nous avons fait des prélèvements et le pourcentage de CO2 dans l'air était de plus de 5%. Donc une exposition continue à un tel taux de CO2 aurait pu être fatale. Il n'y avait aucune aération et aucune lumière dans la pièce et les plantes ne faisaient que rejeter du CO2 et cela depuis plusieurs jours.

-Bon travail, dit Booth alors que je me désintéressé déjà du scientifique.

L'équipe du FBI enlevait les plantes peu à peu et Booth leur ordonna de conduire le tout au Jefferson. Je m'approchai du corps. Mâle, Caucasien, la cinquantaine. Il devait être mort depuis trois jours.

-Alors c'est un meurtre ? me demanda Booth doucement.

Je me penchai sur la victime pour palper ses membres encore entourés de chair et ne trouvai aucune fracture. Cependant l'odeur de décomposition me monta au nez et soudain, je fus prise de vertige.

Je quittai la pièce rapidement, un goût amer dans la bouche et dans le couloir je poussai une porte au hasard. Ouf ! C'était bien la salle de bain. Je vomis mon repas de la veille dans la cuvette des toilettes, ne pouvant me contenir.

Evidemment, Booth arriva derrière moi et il ferma la porte derrière nous. Il me laissa finir sans un mot, puis me tendit un gant humide et une serviette. Je me rinçai la bouche rapidement, détestant cette saveur acide sur ma langue puis lui adressai un sourire de remerciement. Il me prit dans ses bras.

-On va avoir un sérieux problème si tu ne peux plus travailler sur des cadavres.

-Les nausées ne se font sentir qu'entre la 6e et la 12e semaine.

-Il te reste deux semaines à tenir alors.

Il la serra encore plus fort entre ses bras et posa un baiser dans ses cheveux. Puis ils quittèrent la salle de bain, décidant de rentrer au labo.

-Au fait, je vous avais bien dit qu'un jour vous vomiriez sur un cadavre, lui souffla-t-il en sortant.

[...]

POV de Brennan

Dans la voiture

-Tout va bien Angie, je te le promets.

Booth avait eu la mauvaise idée de décrocher mon mobile à ma place et de balancer à ma meilleure amie que j'avais vomi sur un cadavre. Je crois qu'il était content de pouvoir partager les désagréments entraînés par ma grossesse avec quelqu'un de moins rationnel que moi. Il avait donc bien plaisanté avec l'artiste à ce sujet et ce n'est qu'après lui avoir arraché le portable des mains, en lui disant qu'il était dangereux de téléphoner en conduisant, que je pus enfin parler à Angela.

-C'est juste des nausées et puis tu sais que les cadavres ont une odeur dégoutante, donc ce n'est pas anormal. Je vais bien. Et mon « neveu » ?

-Il dort. Il passe son temps à dormir et je suis contente parce que ça me laisse du temps pour dormir aussi.

-Pourquoi appelles-tu ?

-Ma chérie ! Il n'est pas obligatoire d'avoir une raison précise pour téléphoner aux gens qu'on aime.

-Mais il devait bien y avoir une raison. Tu m'as déjà appelée hier et…

Je me tus, une idée jaillissant lentement dans mon esprit.

-Ne me dis pas que tu t'inquiètes pour moi ?

-Ma chérie, tu es enceinte et je…

-Mais c'est stupide, Angela. Je peux très bien prendre soin de moi : je suis autonome. Et puis tu sais bien que Booth me suit partout parce qu'il a des tendances male alpha, surprotectrices prononcées.

Booth se récria, mais je ne lui accordai même pas d'attention.

-Ma chérie. En fait, tu as vu juste. Je voulais te dire quelque chose. Cam m'appelle tous les jours pour prendre de mes nouvelles. Je crois qu'au fond, elle a hâte de notre retour à Hodgins et moi…

-Viens-en au fait.

-Roh ! Et bien, elle m'a bien précisée que vous vous vouvoyiez toujours et je me suis dit « Whoua » …

-Angela ! Tu as demandé à Cam si nous nous tutoyions ? Mais je t'avais dit de ne rien dire !

-Je l'ai fait subtilement Sweetie. Contrairement à toi, je sais manipuler les conversations. Laisse-moi finir : Je me suis dit « Whoua » ! Je croyais que vous vous tutoyiez ! Tout de même, ma chérie ! Vous couchez ensemble et vous allez avoir un bébé ensemble.

-Mais Ange, c'est juste que nous nous vouvoyons au travail. Nous voulions rester discrets mais si tu continues à mettre ton nez partout…

-Ah ! Que je suis soulagée ! s'exclama-t-elle à mon grand agacement. Mais ma chérie, tu ne crois pas que vous devriez tout dire aux autres. Je veux dire, ce sont vos amis. Ils resteront discrets et le FBI n'en saura rien. Au moins, vous pourrez vous comporter comme un couple au labo. Je sais que vous ne dépasserez jamais les bornes, contrairement à Sweets et Daisy, ou moi et Hodgi, dans le passé.

-Je vais voir, Ange. Bisous. Et ne rappelle plus aujourd'hui !

-On pourrait faire un repas ! Tous ensembles, au Royal Dinner. Ou alors, dans un resto chic…

Je raccrochai, inquiète à cette idée et aux plans exagérés de mon amie. Je fis part de la conversation à Booth qui à mon grand regret fut enthousiaste.

-Au moins, je pourrais te tutoyer quand je le voudrais ! Et puis : j'en ai assez que nous nous cachions. Tu sais que j'ai pensé à un truc : Daisy et Sweets, ils appartiennent au labo et au FBI, pourtant ils sont en couple.

-Leur couple n'est pas stable, ils ne courent jamais de réels dangers, ils ne sont pas sur le devant de la scène. Et j'avais renvoyé Daisy quand ils se sont mis officiellement ensemble. De plus, elle n'est pas encore engagée au Jefferson pour une durée fixe. Et Sweets n'est qu'un psy…

-Bones ! Nous sommes dans le même cas. Je vais prendre rendez vous avec le supérieur et…

-Non ! m'écriai-je.

J'étais terrifiée de le perdre. De perdre notre partenariat. Je n'imaginais pas collaborer avec un autre agent, ce serait trop étrange. Inconsciemment, je savais que cela le rendrait jaloux, de même que moi je serais mécontente de le savoir en compagnie d'un autre scientifique.

-Booth… expliquai-je plus calmement. J'ai trop peur qu'ils nous séparent. On peut attendre encore, s'il te plait. Jusqu'à ce que le bébé naisse et que nous ne puissions plus garder le secret.

-Comme tu veux. En revanche, je tiens à ce que nous invitions Cam, Angela et les autres à diner chez moi.

-Chez moi, contredis-je.

-Pourquoi ?

-C'est plus grand et plus beau.

-Merci, merci beaucoup ! grogna-t-il.

[...]

POV du narrateur omniscient

De retour au labo, Brennan se rendit directement dans son bureau, prendre un bloc note et son dictaphone. Ensuite, elle rejoignit Camille dans la salle d'autopsie. Elle mit un masque sur son visage, espérant que cela l'empêcherait de sentir l'odeur, puis tenta de ne pas laisser paraître son trouble.

-L'identité présumée de la victime est Ralph Parch. C'était le propriétaire millionnaire de la villa.

-Angela nous la confirmera avec la reconstruction faciale lundi. Pour l'instant, je vais faire tous les prélèvements de chair, de sang et de fluides nécessaires. Je vous appellerai si j'ai besoin d'aide.

Brennan ne protesta pas et passa sa journée dans son bureau. Elle écrivit beaucoup, avançant rapidement son nouveau roman. Elle avait décidé de faire tomber Kathy enceinte et elle écrivit un chapitre entier sur comment l'anthropologue fictive vomissait sur le cadavre véreux d'un milliardaire orgueilleux.

-Tu confonds un peu trop fiction et réalité je trouve, rit Booth en arrivant dans son dos, les phrases zoomées à 200% parfaitement lisibles de là où il se trouvait.

Brennan ferma immédiatement la page, après avoir sauvegardé (heureusement) et le foudroya du regard.

-Je fais encore ce que je veux !

-Je n'en ai pas douté d'une seconde. Tu as fini ? Parce que j'ai invité notre petite compagnie à dîner ce soir et il va falloir aller faire des courses pour que tu nous prépares un bon repas.

-Et c'est moi qui vais cuisiner en plus ?

-Tu cuisines si bien… fit-il, lui adressant son sourire charmeur.

-Garde ça pour les femmes faibles et maniables ! Moi, je cuisine, mais c'est parce que tu es un flemmard.

-J'éplucherai les légumes et je surveillerai la cuisson, promit-il.

Trois heures plus tard, on sonnait à la porte de l'appartement de Brennan et elle se précipita pour aller ouvrir.

-Entrez vite, les pressa-t-elle. Je dois retourner à la cuisine, avant que Booth ne massacre tout.

Elle poussa quasiment le couple Hodgins à l'intérieur, claqua la porte et s'en fut aussi vite, sous leur regard amusé. Elle fut soulagée en voyant qu'il n'avait touché à rien et que les légumes n'avaient pas accroché dans la poêle. Elle avait tendu tout son esprit vers le plat et la cuisson qui devait être parfaite quand deux bras entourèrent sa taille.

-Tu sais que tu es magnifique.

Il faisait allusion à sa tenue : une robe bleue foncé, droite, avec des bretelles qui formaient un décolleté carré.

-Si je fais une bêtise : tu passeras un mauvais quart d'heure, rétorqua-t-elle.

-Pourquoi ça devrait être à cause de moi ? Tu arrives très bien à être maladroite seule.

-Je ne connais la maladresse que quand je ne suis plus concentrée, alors, va occuper nos invités, je préfère que tu sois plus dans la cuisine maintenant.

Ainsi, Booth, un peu énervé par le peu de confiance que lui accordait sa petite amie, quitta la cuisine.

-Le repas est prêt ?

-Je me suis fait mettre à la porte, grommela l'agent.

Il retrouva son sourire en avisant le petit Michael dans les bras de sa mère. Angela le lui laissa prendre et il commença à parler en gazouillant au bébé, tandis que le couple s'installait dans le canapé en plaisantant. On sonna à nouveau et la voix de Brennan parvenant de la cuisine retentit :

-Va ouvrir au lieu de babiller comme un imbécile !

-Mec, vous ne devriez pas vous laisser parler comme ça, taquina Hodgins.

Booth lui adressa un regard noir, soupira et fit entrer Camille et Paul, le bébé toujours dans les bras.

-C'est un amour ! s'extasia Camille.

Sweets arriva le dernier, seul. Personne ne demanda où était Daisy, mais tous furent désolés pour lui. Enfin, ils s'installèrent à table, Brennan ouvrant la conversation.

-Booth : il faut que je le dise. Les bébés n'apprendront jamais à parler si v… tu leur parles comme ça.

Angela fut ravie de constater que Sweets et Camille se lançaient un regard lumineux.

-Ouais, ben je leur parle comme je veux. Il apprendra bien assez tôt à parler. Surtout avec une tante comme toi, et une mère comme Angela. Ca deviendra une véritable pipelette.

Camille interrompit leur légère dispute, pour prévenir :

-Alors, soit vous m'expliquer clairement, soit le Docteur Brennan aura du travail supplémentaire la semaine prochaine.

Celle-ci leva les yeux au ciel à l'entente de cette menace et ce fut Booth qui répondit :

-Oui. Nous sommes ensemble.

-Ca s'est passé quand ? s'écria Sweets, puis voyant les yeux meurtriers de Booth, il se reprit et dit plus doucement : ça fait longtemps que vous nous cachez ça ?

-Nous avons couché ensemble le soir après la mort de Vincent, lâcha Brennan. Nous préférions garder ça privé et nous voulons que vous restiez discrets. Nous ne voulons pas encore prévenir le FBI.

-C'est dingue. Je me doutais de quelque chose, mais là c'est immense. C'est super.

-Et vous Sweets, railla Brennan, en tant que psy vous aviez compris.

-Non. Mais je ne vous ai pas beaucoup vu, rétorqua-t-il.

-Je voulais aussi dire…

Brennan échangea un petit sourire avec Booth et leur regard dut durer un peu trop longtemps, parce qu'Angela dut se racler la gorge pour qu'elle continue :

-Je suis enceinte.

Camille, Hodgins, Sweets et Paul (dans une plus grande mesure) restèrent bouche bée. Elle leur raconta tout et finalement, ils digérèrent la nouvelle. Camille et Angela engagèrent une conversation sur un présumé mariage, tandis que Booth lançait à Sweets :

-Vous êtes le prochain sur la liste pour devenir père.

Le psychiatre afficha un petit sourire crispé.

-Daisy et moi, ce n'est pas très stable en ce moment…

Booth lui serra l'épaule gentiment, mais coupa court à cette conversation qui allait devenir trop gênante pour lui.

Durant le repas, Camille évoqua l'enquête pour tenir les autres au courant de ses découvertes.

-C'est bien un meurtre : la victime a été empoisonnée par un venin neurotoxique. L'analyse me l'a révélée alors que le Dr Brennan était déjà partie. J'ai remarqué sur son corps plusieurs zones noirâtres qui doivent être dues à la brûlure de ce venin. Hodgins s'en chargera lundi. Il y avait beaucoup d'alcool dans le sang, ainsi que quelques traces de cannabis.

-Pas étonnant, c'est un milliardaire, grinça Booth.

-Millionnaire, rectifia Brennan.

-Bones, c'est pareil, il avait trop d'argent et ne savait pas quoi en faire.

-J'ai beaucoup d'argent ! protesta-t-elle. Et Hodgins aussi.

-Oui, mais vous deux, vous l'investissez. Je disais ça comme ça. Je ne pensais pas à vous.

-J'accepte tes excuses, affirma-t-elle, ce qui le fit sourire.

Elle ne changerait jamais et il était d'ailleurs le premier à en être heureux. Son cœur s'accéléra au son de sa voix si douce et il la fixa pendant plusieurs minutes, sans qu'elle s'en rende compte parce qu'elle écoutait attentivement les explications de Camille, avant de reprendre ses esprits et de suivre la conversation.

-J'ai remarqué des lésions formant des lignes, le marquant horizontalement, de gauche à droite. Je vous montrerai lundi.

-J'ai hâte de savoir de quel venin il s'agit ! s'enthousiasma Hodgins sous l'air ahuri de Paul. Serpent ? Crapaud ? Poisson ? Cette affaire a l'air d'être diablement intéressante.

Ils finirent le repas en apothéose, avec un gâteau fondant au chocolat, puis ils se séparèrent.

-Tu sais que ton moelleux au chocolat était parfait. Le meilleur gâteau que je n'ai jamais mangé.

-Il en reste, tu pourras en avoir demain au petit déjeuner.

-Je suis pardonné pour hier soir et mon endormissement prématuré ?

-Ca dépend de ce que tu vas me faire maintenant ? rétorqua-t-elle sur un ton sérieux.

(Ici commence notre collaboration à T'Pau et moi).

« Bones a vraiment beaucoup de mal à voir et exprimer avec des mots le côté romantique des choses », se prit-il à penser. Sa question aurait pu s'appliquer à une séance de torture presque redoutée, seul l'éclat de ses yeux laissait deviner qu'elle espérait que les prochaines heures soient agréables.
Il s'avança vers elle, avec le sourire qu'il ne réservait qu'à elle et la saisit dans ses bras.
-Ouch, tu es lourde !
Tape sur la tête.
-Je rigole !
-Je sais, répliqua-t-elle du tac au tac.
Il les emmena dans la chambre, sa tête nichée contre son cou, son subtil parfum flattait délicieusement ses narines. La chambre baignée dans la pénombre, il la déposa délicatement sur le lit puis saisit ses lèvres entre les siennes lui arrachant un gémissement de bien être.
-Pourquoi est-ce que tu me fais tellement d'effet ? Râla-t-elle.
-Parce que je suis un agent du FBI sexy, répondit Booth taquin mais déjà dans ses prunelles, un réel éclat de désir.
Il entreprit de la déshabiller, la livrant à la torture de prendre tout son temps pour la dénuder. Il l'effeuillait avec une telle lenteur que Brennan sentait son corps bouillir d'impatience, ses caresses lui donnaient le vertige, son corps ne semblait plus pouvoir supporter ce supplice langoureux bien longtemps.

Booth s'astreignait à garder le contrôle, souhaitant prolonger ces préliminaires pour faire bien comprendre à son amante combien elle lui avait manqué aussi. Voulant se faire pardonner. Comment pouvait-elle encore douter qu'elle lui était aussi indispensable que l'air qu'il respirait ? Bien que ces mots aient tendance à l'effrayer, lui avait besoin de les prononcer :
-Et parce que je t'aime.
Tempérance ne répondit rien et se laissa emportée dans le flot de sensations que son amant faisait naitre en elle.

[...]

POV de Brennan

Ce n'était pas encore des caresses, juste des effleurements du bout des doigts mais il connaissait déjà parfaitement mes failles, les zones érogènes à solliciter pour susciter mon plaisir. Sa façon de me respirer comme un chiot le creux de l'oreille faisait courir sur tout mon corps des frissons d'excitation. Sa bouche parsemant ma poitrine de baisers, sa langue engloutissant mes tétons dressés et durcis d'anticipation. Au clair de lune, je pouvais voir ses prunelles noisette luire d'une flamme qui grandissait à mesure que la passion nous propulsait au plus fort de l'étreinte. Je sentais sur moi son corps musclé se tendre, à la limite de l'orgasme lui aussi, et pourtant il désirait encore attendre. Patienter. Lui seul, parmi tous mes amants, savait être à l'écoute de mon seul plaisir, aucun homme n'avait su être aussi patient, attentionné, attentif à me faire découvrir un monde où le sentiment d'amour devait être partie intégrante de cet acte que je considérais jusqu'ici comme uniquement sexuel. Tout ce que je pouvais lire dans ses yeux, à cet instant, reflétait ces regards qu'il n'accordait qu'à moi depuis le début de notre association. J'avais mis tellement de temps et d'énergie à me persuader que nous n'étions qu'amis durant toutes ces années. J'avais fait taire cette sensation depuis le premier soir, profitant d'un taxi pour m'enfuir, sans comprendre – sans vouloir, plus certainement – sans accepter d'avoir eu le coup de foudre pour cet homme que je connaissais à peine.

Finalement, le moment tant attendu arriva et ce fut une explosion d'extase, de couleurs et d'harmonie.

Enfin, rassasiés, repus de nos étreintes gourmandes, nous reposions là, nos jambes encore emmêlées, à gouter le silence apaisant qui suit un moment d'amour. Booth, Seeley, s'était assoupi, une main possessive posée sur mon ventre. Je pouvais sentir son souffle chaud contre mon oreille, sa poitrine se soulever à rythme calme et régulier. Un sourire bienheureux sur ses lèvres, il s'était endormi. Je l'observais encore quelques instants, bouleversée de me sentir si vivante à son contact. Ma vie prenait les couleurs de l'arc-en -ciel lorsque j'étais dans ses bras et devenait triste comme un soir d'hiver dés qu'il s'éloignait de moi. C'est sur cette comparaison peu rationnelle qu'à mon tour, je fermais les yeux, sombrant dans le sommeil, ce même sourire heureux ourlant mes lèvres.


Merci pour vos futures reviews … J'espère que ça vous a plu =) N'oubliez pas de dire à T'Pau ce que vous en pensez pour cette fin. Pour ma part, je suis tombée amoureuse des deux dernières phrases, avec ces magnifiques comparaisons « peu rationnelles ». Donc merci à toi, T'Pau.