ox Verum mendacio - La vérité n'est qu'un mensonge xo

Inspiration :Twilight de S. Meyer – Your love is your sweet lies de Hiyoshimaru Akira

Création de Lex Lina

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Chapitre 3

« La vérité et le mensonge ne sont jamais loin de l'autre. Et rarement la vérité triomphe. ». Ahmadou Kourouma – Ecrivain Ivoirien

Résidence de la Famille Cullen - Forks, Washington

Edward bégaie. « Tu... Tu te souviens ? ». Bella montre son portable d'un air contrit.

« Mon dieu Edward ! Pourquoi ne m'as tu rien dit ? Je viens de recevoir ce message de Jake... Jacob ! Oh mon dieu ! Est ce pour cela ? Est ce pour cela que tu refuses mon contact. Est ce à cause de lui ?... Jake ? ». Elle passe sa main dans ses cheveux, comme prête à les arracher. La jeune femme fait les cent pas dans l'entrée gigantesque de la demeure. « Je viens d'avoir un flash de ce qu'il s'est passé sur le toit… Tu me disais d'oublier… d'oublier tout ce qui avait été dit. Et que j'ai Jake.». Elle passe sa manche sur son nez. « Comment ? Comment ai je pu faire ça ? Comment ais je pu te faire ça ? Comment peux tu comparer mon amitié avec lui et…». Elle interrompt une nouvelle fois sa phrase et montre son téléphone. « Ces messages que j'ai de lui sur ce portable. Ce n'est pas possible. Tu étais en train de me quitter. Je te vois me laissant toute seule sur le toit. ».

Edward la prend dans ses bras, tentant de la calmer. « Ne t'inquiètes pas… ». Il passe sa main, à plusieurs reprises, dans les longues boucles de la jeune femme, alors qu'elle est blottit contre lui. Son esprit tourne, une nouvelle fois, à plein régime. Peut il utiliser ce qu'elle croit être la vérité pour s'extirper du mensonge dans lequel il s'est enfoncé ? Il baisse son regard vers Bella et se décolle un peu d'elle. « Ne t'en fais pas. Je ne t'en veux pas. Je peux comprendre que tu en aimes un autre. ». Le jeune homme remet les mèches qui lui barrent le visage hors de vue. « Allez viens, je te ramènes chez toi ». Il la prend par la main, saisissant son sac et le reste de ses affaires dans la foulée.

C'est pour le mieux… Tu ne peux pas continuer à lui mentir… Elle finira par te détester… C'est pour le mieux…

Bella le suit d'un pas traînant, la main encore accrochée à celle d'Edward, tandis que l'autre tente d'essuyer ses larmes qui coulent sans discontinuer. Une fois à la voiture, Edward lève la tête vers le ciel nuageux. « On ferait mieux de se dépêcher, avant que le ciel nous tombe dessus. ».

Le trajet se fait sans bruit, seuls quelques soupirs échappés de la poitrine de Bella rompent le silence. Il ne peut empêcher la culpabilité de la faire passer par de tels tourments alors qu'elle n'a rien à se reprocher.

Sauf peut être d'attirer le malade que je suis ?

Edward arrête sa voiture dans allée de la jeune femme, et se tourne vers elle. « Écoutes Bella… Tu n'es pas la seule fautive dans cette histoire. Après… Après ta chute, je n'aurais pas dû te faire croire que nous étions ensemble… ».

Bella le regarde perplexe. « Encore ensemble tu veux dire ? ».

Edward se mord la lèvre. « Heu… Oui c'est ça. Je peux comprendre que tu en aimes un autre. Ces quelques moments qu'on a passé ensemble étaient vraiment géniaux. Tu m'as permis de vivre auprès de toi et… ». Non. Stop. Edward ne veut plus avoir à lui mentir. Il a déjà assez de chances de s'en sortir ainsi, aussi facilement. Le jeune homme ouvre sa portière et se précipite pour en faire autant du coté passager. Il observe quelques instants Bella, qui reste immobile sur son siège. Elle semble obnubilée par son téléphone resté dans sa main. La jeune femme finit par se redresser et s'extirpe de la voiture.

« Merci Edward. ».

Leurs visages se retrouvent à quelques centimètres, l'un de l'autre. Aucun n'osant bouger. Leurs regards se croisent et Edward est attristé par le désespoir qu'il semble lire dans les yeux dorés de Bella. Il pose une main fraîche sur sa joue. « Ne t'en fais pas princesse. Ce conte de fée n'était pas fait pour durer de toutes les façons. Comme je te l'ai dit, nous sommes trop différents. ». Il s'autorise un dernier baiser sur les lèvres boudeuses de Bella et il se laisse faire quand elle tente de l'approfondir. Le téléphone de Bella se met à sonner dans sa main.

Edward en profite pour s'écarter et essaie avec toute la volonté du monde de résister à l'envie de la remettre dans sa voiture et de la ramener chez lui. Il pointe le portable du doigt. « J'entends qu'on a besoin de toi… Alors, on se reverra en cours. OK ? ».

La jeune femme qui n'a toujours pas décroché, acquiesce avant de reculer de quelques pas, ne voulant pas gêner la manœuvre du véhicule. En quittant l'allée, Edward se permet une dernière recommandation. « Tu devrais appeler Angela pour qu'elle passe te voir. Surtout si tu as mal où que ce soit, n'hésites pas à me contacter ou encore mieux, files à l'hôpital. Ne restes pas seule… C'est tout ce que je te demande. ».

Bella hoche, encore une fois, la tête et lui fait un petit signe de la main. Alors qu'il s'éloigne, Edward remarque dans ses rétroviseurs, que la jeune femme reste dans l'allée à le regarder s'éloigner.

Une fois chez lui, Edward lance ses clés sur la table basse et s'affale lourdement sur le canapé qui fait face à la télévision. La tête reposant, en arrière, il pose son bras sur son visage pour tenter d'échapper à la lumière du jour. Mais aussi pour tenter de dissimuler la larme traîtresse qui tente de couler le long de sa joue.

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Il semblerait qu'il se soit endormi un certain temps car il est surpris par une branche du grand saule qui tape contre une des fenêtres du séjour. Le ciel s'est vraiment assombrit et malgré le fait que ce soit le début d'après midi, il fait déjà presque nuit.

Le jeune homme monte dans sa chambre pour se changer les idées et passe par sa salle de bains. Un message sur son miroir, écrit au feutre et surmonté d'un petit cœur et d'un smiley, le surprend.

'Je t'aime Edward !'

Il prend un mouchoir pour l'effacer mais arrête son geste à quelques centimètres. C'est peut être la seule chose qu'il lui restera d'elle alors il ne veut pas perdre ce souvenir… Aussi insignifiant qu'il puisse paraître. Cela lui coupe l'envie de rester dans sa chambre. Il passe dans sa salle de musique, endroit où Bella n'a pas eu le temps de mettre les pieds. Aucun souvenir n'est attaché à la femme qu'il vient de perdre.

Est ce que je peux la considérer comme 'perdue' sachant qu'elle n'a jamais été mienne ?

Le jeune homme se pose sur le petit banc couvert de velours, assorti à son piano et entame une composition déjà installée sur le chevalet. Il joue encore et encore, laissant voguer les notes et tentant de contrer le ciel menaçant à l'extérieur de sa demeure et dans son mental. Edward perd la notion du temps et seul son ventre, qui gronde lourdement son mécontentement, l'incite à redescendre dans la cuisine pour manger quelque chose.

Même le superbe plat préparé par sa mère n'arrive à détendre son estomac noué, mais il parvient à finir son assiette. Après avoir nettoyé derrière lui, il décide de passer dans le séjour pour regarder la télévision. En s'installant dans le canapé, Edward se rend compte que son téléphone clignote, lui signalant qu'il a manqué un appel. Il le saisit, à contre cœur, n'ayant aucune envie de converser avec qui que ce soit pour le moment mais change rapidement d'avis quand il voit qu'il s'agit de Bella. Le jeune homme s'empresse de la rappeler, surtout que l'appel a été passé une heure plus tôt. « Faites qu'elle aille bien ! S'il te plaît Bella réponds ! ».

Au bout de plusieurs sonneries, une voix étouffée répond. « Allô ? ». Edward se redresse et tente d'entendre plus clairement le timbre de la jeune femme.

« Allô Bella ? j'ai manqué ton appel. Est ce que tout va bien ? ». Le bruit dans le haut parleur lui indique qu'elle doit être à l'extérieur.

« Je voulais te parler… Et comme tu ne répondais... , j'ai pr... ma voiture mais elle est tombée en panne… et mainte… je suis au mil... de nulle part et… en plein orage. Mais, je crois que je suis presque arrivée à l'ent…». La communication est entrecoupée par les interférences sûrement dues à l'orage.

Edward se passe la main sur le visage. « Allô ? Allô ? Bella ? Dis moi où tu es ! Allô ? ». Il saisit ses clés à l'endroit où il les avait jetés et file pour récupérer sa voiture dans son allée. Sous la pluie battante, alors qu'il déverrouille ses portières à distance, Edward discerne une silhouette. Passant sa main sur son visage pour tenter d'y voir plus clair, il court en direction de la personne. « Bella ? ». Elle paraît comme une illusion éthérée dans sa robe d'été alors que le ciel déverse ses trombes d'eau sur eux.

Quand la jeune femme se rend compte que c'est lui, elle franchit les derniers mètres qui les séparent en courant pour se blottir dans ses bras. La pluie qui tombe autour d'eux est assourdissante. Edward retire sa veste pour tenter de la protéger un peu mais elle repousse son geste. Il peine à la reconnaître car ses longs cheveux créent une barrière compacte devant son visage. « Qu'est ce que tu fais là ? Sais tu combien c'est dangereux ? J'habite en pleine forêt ! ». N'attendant aucune réponse, il la soulève presque pour la diriger vers l'entrée de sa maison.

Une fois à l'intérieur, Bella lui dit en grelottant. « Il fallait que je te parle. Je voulais te voir. ».

Edward ouvre un placard où sont entreposés quelques serviettes prévues pour les averses, vu que le temps à Forks est toujours imprévisible et en tend une vers la jeune femme. « Qu'est ce qui ne pouvais être dit au téléphone Bella ? Tu dois te reposer et tu m'as promis de prendre soin de toi. Comment veux tu que… ».

La jeune femme essuie son visage et marmonne, contrite d'être prise en faute. « J'ai vu Jake et je lui ai dit que je sortais avec toi. ».

Le cœur d'Edward vient de rater un battement. « Pardon ? ».

Bella retire ses chaussettes et baskets détrempées et pose le tout sur le coté. Elle regarde ses doigts de pieds qui se tortillent, appréciant la chaleur dégagée par le sol de la maison. « Tu as bien entendu. J'ai appelé Jake et j'ai tout réglé. Dorénavant je n'aurais plus à cacher ma relation avec toi. Combien de temps ai je joué avec tes sentiments ? ».

Le jeune homme ne sait comment réagir. Comment son mensonge a t il pu porter si loin ? Agissant rationnellement, il décide de faire selon ses priorités.

« Viens, il faut d'abord que tu te réchauffes. ». Sans même s'en rendre compte, il lui prend la main et la dirige vers la cuisine. Les problèmes, il s'en occupera plus tard.

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Bella démêle, du bout des doigts, ses cheveux. Elle s'avance vers la baie vitrée, observant le tumulte de la nature au travers des panneaux. Elle demande, le front encore appuyé contre la baie vitrée. « Combien de temps penses tu que l'orage va durer ? ».

Edward sort la tête de son micro ondes alors qu'il testait la température du chocolat chaud qu'il compte donner à la jeune femme. « Quelques heures… ». Il parcoure un placard et en extirpe un paquet énorme de marshmallows. « Je me demande ce qu'on va faire durant tout ce temps. ».

Bella se mordille la lèvre pour s'empêcher de sourire. Est ce qu'il ne réalise pas le sous entendu qu'il vient de dire. Vraisemblablement non car il s'acharne à couper, au millimètre, les petits bouts de guimauve pour les faire fondre dans la tasse. Elle comprend qu'il tente de se concentrer sur autre chose que le problème de leur relation. Elle insiste, sa voix traînant sur les mots. « Quand tu es parti… J'ai pris le temps de réfléchir et j'ai appelé Jacob. ».

Edward pose son couteau sur le plan de travail. Sa main tremble et son pouls atteint des sommets. Est ce qu'un criminel ressent cela quand il vient d'être découvert ? quand les cartes sont posées sur la table ? Ses pieds semblent pris dans une chape de béton. Il ne parvient pas à se retourner pour lui faire face.

« J'aimerais que tu prennes le temps de considérer qu'on soit vraiment ensemble. Ouvertement je veux dire… ».

Edward pose ses mains à plat sur la table. « Je ne suis pas sûr Bella. Tu n'imagines pas… Notre relation est trop… ». Comment peut il exprimer ce qu'il ressent sans lui avouer toute la vérité ?

La jeune femme tape doucement son poing contre la vitre, laissant une trace humide. « Je peux comprendre Edward. Il suffirait que tu prennes le temps de m'expliquer. ». Elle trace des arabesques sur la buée, du bout de son index. « Je te propose quelque chose… ».

Edward redresse la tête vers elle, son attention aux aguets. « Je t'écoutes. ».

« Laissons tous nos problèmes de coté, pour ce week-end. On en rediscutera lundi. Prenons le temps de réfléchir aux bons et mauvais cotés et… Si ce sont nos derniers instants ensemble, je l'accepterais. ». Elle passe sa main sur son visage soucieux.

Edward sait que c'est le meilleur moment pour profiter d'échapper à cette situation plus qu'épineuse. Plusieurs questions le taraudent. Et si elle apprenait à l'aimer durant le temps qu'il leur reste ensemble ? et si ? et si ? Avant même d'avoir répondu à toutes ses interrogations, il finit par céder à la tentation quand il s'approche d'elle et glisse son bras autour de sa taille. « Jusqu'à lundi alors... Bella. ».

Bella presse son corps contre la paroi, anticipant tout ce qui peut se produire alors qu'il relève doucement ses longs cheveux. Il embrasse sa nuque et ses épaules. Elle ne peut réprimer un soupir, qui laisse une trace ouatée sur la vitre, quand il commence à jouer avec la bretelle de sa robe. Son doigt fait doucement glisser le bout de tissu et il continue à embrasser la ligne libérée de toute gêne. La jeune femme déglutit à l'instant où elle ressent sa langue chaude qui goûte sa peau et elle ne peut empêcher les frissons qui la parcourent.

Edward est heureux qu'elle soit auprès de lui. C'est un tel bonheur qu'elle soit là. C'est un sentiment génial considérant que c'est vraiment, vraiment une mauvaise idée. Mais le goût de sa peau sucrée juste à portée de sa langue est un tel délice que cela semble effacer toute idée de justification ou inversement le manque de controverse et rien n'empêchera ce qui arrive.

Bella est aussi trempée que lui et Edward peut ressentir l'humidité inconfortable sur sa propre peau. Le plus gênant étant cette moiteur car ils sont encore chauds par leur course dans le jardin et la maison, et c'est tout de même désagréable.

La jeune femme finit par se retourner, toujours appuyée contre la vitre, pour lui faire face. Sa robe d'été blanche est tellement imbibée d'eau de pluie qu'on voit à travers, laissant tout son corps exposé à l'imagination. Edward n'a jamais eu l'occasion de contempler une telle œuvre. Une vraie pièce de musée, digne des naïades. Si parfaite, si délicate. Elle le regarde par dessus ses cils alourdis par des perles de pluie. Sa respiration est rapide et sa poitrine se soulève au rythme de ses inspirations.

Qu'il le veuille ou non, cette vision angélique l'attire comme un insecte vers une flamme. Il ne contrôle plus rien dorénavant. Son corps et son esprit, qui acceptent enfin le fait qu'il ne soit qu'un adolescent, agissent d'un commun accord et se laissent porter par les événements. Edward ferme ses paupières et écoute la pluie qui ricoche autour d'eux.

Il l'embrasse maintenant, passionnément, avec tout ce qu'il a. toute cette exaltation qu'il ressent quand il est auprès de sa princesse. Sa langue caresse celle de la jeune femme, et peu importe s'il s'y prend trop brusquement. Il se moque des bruits de succions de leurs bouches, de leurs vêtements imprégnés d'eau de pluie, du fait qu'il la colle contre une paroi dure et froide. Il veut juste la ressentir contre lui. Il en veut toujours plus. Il discerne son corps souple et doux contre le sien, sa poitrine, ses hanches. Edward la serre contre lui. Sera t elle un jour assez proche ? Bella lève une jambe contre sa cuisse et il saisit l'idée quand elle écarte ses jambes pour le laisser envahir un peu plus son espace vital. Elle n'est que chaleur et douceur contre la rudesse et l'ardeur du jeune homme.

Edward n'arrive plus à retenir le grondement qui s'échappe de son torse. Il glisse doucement au sol, sur ses genoux alors qu'elle descend avec lui et le chevauche. Tout en le faisant, il embrasse le tissu recouvrant sa poitrine, son ventre et elle garde ses mains emmêlées dans ses cheveux bronze. Elle a le souffle rapide et profond. Il parvient même à entendre les battements véloces de son cœur quand elle l'attire un peu plus contre elle. Edward pose une main hésitante sur le dos cambré alors qu'il l'attire contre lui pour qu'elle ressente l'excitation qu'elle provoque en lui. C'est le plus profond des désirs, un véritable appétit. Le jeune homme tente de défaire les boutons de sa robe mais ses doigts semblent faire défaut. Il finit par arracher les petits bouts de nacre qui tentent de lui barrer la route. Bella l'aide avant qu'il ne lui arrache carrément du corps. Elle se cambre un peu plus pour retirer sa robe et son soutien gorge, le geste faisant que ses seins ronds et soyeux se retrouvent juste à porter de la bouche de son partenaire. Edward passe sa main dans ses cheveux, écartant les mèches qui l'empêchent de contempler la poitrine de la jeune femme. Il chuchote. « Tu es parfaite princesse… ».

Elle pose un baiser sur la tête presque rousse et dit en riant doucement. « Arrêtes, je sais que je suis pas si jolie. ».

Edward pourlèche le tour de son mamelon et dit. « Tu es parfaite pour moi. ». Avant de saisir son téton avec ses dents. Il savoure la soie douce et chaude de cette petite colline ferme et ronde. Il l'entend qui gémit et elle presse un peu plus ses hanches contre lui, répondant à ses attentes. Elle dit d'une voix rendue plus rauque par l'envie.

« S'il te plaît Edward. ».

Avant de prendre en considération ce qu'elle lui demande, il prend le temps de s'occuper équitablement de son autre sein et il la soulève ensuite pour l'emmener dans le séjour.

Edward l'allonge sur le tapis et se débat pour retirer son t-shirt. Il finit par réussir à s'en débarrasser et s'empresse d'aller coller son corps contre celui de Bella. Elle même ne restant pas en reste car elle lui montre sa petite culotte qui repose dans sa main. Il s'en saisit et sourit. Ce sourire en coin, un rien carnassier, digne signature des Cullen.

Edward n'a jamais ressenti un tel sentiment de victoire, complètement irrationnelle, mais victoire tout de même de toute sa vie. Toute sa vie n'est qu'une compétition, qu'il l'admette ou non, être né Cullen implique certaines responsabilités que personne ne peut vraiment comprendre. Mais là, c'est un triomphe personnel.

Il pose sa main, à plat, contre son ventre, faisant de petits cercles du bout de son pouce. Bella gigote doucement, implacablement à sa merci, et écarte un peu plus ses cuisses fuselées pour lui donner un meilleur accès. Elle chuchote. « Maintenant Edward. ». Ses hanches ondulent un peu plus contre lui. Edward défait sa ceinture et se libère de la prison de tissus que peut être son pantalon. Elle l'aide à retirer le reste de ses vêtements, profitant au passage pour passer ses mains sur ses muscles tendus. Et, à peine a t elle le temps de reposer sa tête sur le tapis, qu'il plonge en elle.

C'est un tel raz de marée d'émotions, que la jeune femme ne peut empêcher un gémissement sous le choc. Une nouvelle fois, Edward peut ressentir le plaisir de ne penser à rien. Son cerveau à tendance à se déconnecter quand Bella est concernée et là… là… le fait d'être en elle a sûrement provoqué un court circuit. Tout son corps semble vibrer de plaisir et cette sensation d'être repu est palpable sur sa langue alors qu'il enfoui enfin son sexe en elle. Il cherche encore et toujours à aller plus loin, qu'elle ressente elle aussi cette envie d'assouvissement, qu'elle comprenne que chacune des fibres lui appartenant ne désirent qu'elle.

Edward aimerait rester ainsi pour le reste de sa vie. Sa solitude et ses doutes paraissant bien moindre, de simples chimères, sous l'explosion de couleurs que Bella lui procure. La jeune femme n'est qu'un cocon d'onctueuses braises alors qu'elle plante ses ongles dans sa peau et que ses muscles se resserrent autour de son membre, comme si elle ne voulait pas qu'il s'en aille. Rien que la sensualité de leur étreinte pourrait le faire jouir à l'instant. Quelques moments plus tôt, Edward était trempé, son corps rendu apathique par le froid et maintenant, il est entouré de la chaleur du corps de sa princesse. Celle ci tressaille sous ses assauts.

Il se recule un peu, mais le manque se fait automatiquement sentir. Une nouvelle fois son sexe est dans celui de Bella, cela lui permet de s'extasier à nouveau, elle gémit une nouvelle fois, alors qu'il l'emplit complètement. A chaque mouvement, les vertiges se font seulement plus intenses.

Bella miaule à chaque délectables impacts, la plus pure des drogues lui coulant dans les veines alors que son sexe s'accommode de celui d'Edward. Il l'emplit et l'étire tant que des larmes se mélangent aux gouttes de pluie qui dégoulinent encore de ses cheveux. Elle ne se rappelle d'aucun moment où elle a pu ressentir une telle ferveur sexuelle, au point de la pousser aux larmes, et qu'elle lui morde doucement l'épaule pour étouffer ses soupirs de luxure.

La jeune femme se lamente. « Oh mon dieu. ». avant de se jeter un peu plus contre lui. Maintenant, elle le mordille à chacun de ses coups. Edward ferme les yeux. Un tiraillement se fait sentir dans son bas ventre et il sait qu'il est sur le point de jouir. Les vibrations émises par Bella alors qu'elle convulse presque autour de lui permettent qu'il franchisse cette étape. Sa vision se trouble, ses oreilles bourdonnent, ses poumons se vident et la terre semble presque onduler sous son corps. Mais tout va bien. Il n'a besoin de rien d'autre. Bella est l'air qu'il respire, le sang qui coule dans ses veines. Elle est tout ce qu'il peut désirer en cet instant.

Edward gronde bruyamment avant qu'elle ne ressente sa semence projetée vigoureusement en elle. Son propre corps réagit, l'enserrant un peu plus intensément, forçant son membre à relâcher un peu plus de ce liquide précieux qu'il garde en lui.

Alors qu'ils essaient de regagner une respiration plus sereine, la pluie continue de se déverser, changeant de direction selon le souffle intense du vent. Edward observe la brillante clarté provoquée par les éclairs, sur la peau luisante de Bella. Les gouttelettes de sueur et de pluie brillent sur sa peau comme de petits diamants. N'y résistant plus, il passe sa langue indolemment dessus. Bella réprime un nouveau frisson, elle qui a déjà bien du mal à redescendre du haut de la voûte céleste où il l'a emporté. Elle garde les yeux clos, et passe sa main négligemment sur son front.

Edward se sent terriblement bien. Il sait qu'il risque fortement d'être jugé pour ses actes mais pour le moment il est aux combles de ses désirs. Il est encore allongé sur elle, son coude posé au sol pour lui épargner un peu de son poids, se repaissant de la sensation du corps de la jeune femme sous le sien. Il est carrément crevé, une envie pressante de dormir brûlant ses paupières. Un sommeil au paradis, profond, calme et voluptueux. Mais il ne veut pas la laisser dans de telles conditions. Qui sait si sa princesse n'aura pas disparue à son réveil ? Edward prend sur lui de rester les idées claires. Il finit de se lamenter et la soulève pour la poser doucement sur le canapé.

Elle passe sa main sur le visage aux traits un peu tirés du jeune homme. « Je ne suis pas en sucre Edward. ». Il la contemple et sourit rien qu'à l'entendre prononcer son prénom. Elle est étendue devant lui, sur le canapé, son odeur de savon remplissant l'air ambiant car sa peau est encore chaude des sévices langoureuses qu'il lui a procuré. Bella baisse son regard doré sur lui, le sourcil levé et perplexe. « Tu restes là ? ». Edward hoche la tête. Son sourire en coin exposant une partie de sa dentition parfaite. Il reste accoudé au canapé, le corps reposant sur le tapis. Elle ne peut s'empêcher de penser que ce jeune homme est magnifique, posé sur son coude au bord du canapé, les cheveux en bataille et ses joues rosies par l'effort. Elle sourit encore, riant doucement. « Tu ressembles étrangement à l'idée que je me fait de Gros minet qui aurait réussi à se taper…. Enfin… à manger Titi… ». Elle passe sa main dans les mèches bronzes, presque rouges et bouclées par l'humidité. « Tu pourrais avoir l'air moins ravi. ».

Edward finit par répondre d'une voix rauque. « Pourquoi pas ? Je suis particulièrement fier de moi… Et aux petits bruits que tu faisais, je peux affirmer que toi aussi ! ». Bella se redresse et lui saute dessus pour l'embrasser à nouveau. Alors qu'il tente de récupérer du choc, elle lui murmure. « Tu tiens plus du Coyote en fait. ». Entendre Edward rire, l'incite encore plus à continuer mais la jeune femme prend vite conscience qu'il est crevé et elle l'invite à la rejoindre sur le canapé. Il refuse mais parvient à la convaincre de monter dans sa chambre pour profiter d'une sieste plus que méritée. Il l'entraîne une nouvelle fois, la tenant par la main, et nus comme des vers, à l'étage.

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Quand il finit par se réveiller, le jeune homme est un peu déstabilisé. Il ne sait pas combien de temps s'est écoulé depuis qu'ils sont montés dans la chambre. Le bras croisé derrière sa tête, Edward décide qu'il est temps qu'il arrête de penser, du fait que ses actions soient bonnes ou mauvaises, sur ce qu'il est en train de faire ou sur les conséquences de ses actes. Ce qui est fait est fait. Il ne peut plus s'arrêter. Rien qu'en la regardant, il peut sentir une certaine excitation l'envahir.

Le jeune homme marmonne doucement, jouant avec une boucle de cheveux entre ses doigts. « OK OK j'ai compris... Je pensais que le fait que tu rentres chez toi et que tu retournes vivre ta vie... que tout serait plus simple. Mais tu ne me laisses même pas le choix. Tu es revenue dans mes bras et j'ai fait certaines choses vraiment indécentes. ». Il soupire. « Et pourtant, je n'ai aucun remord. Ce que je veux te dire c'est que... Je ne veux pas retourner dans cette vie où je ne vivais pas avec toi. ».

Et putain... Rien qu'à regarder son visage, j'ai encore envie d'elle... Depuis quand mes hormones ont elles autant pris le dessus ?

Cela n'a jamais été qu'une simple amourette et il doit admettre que ce n'est pas loin de l'adoration. Quand Bella est à ses cotés, il se sent plus détendu, même la vie lui paraît plus agréable. Aucune autre fille ne l'a autant surpris par son intelligence, sa répartie et son sens de l'humour si proche du sien. Et quand elle s'offre à lui… Non, il est impossible qu'il reparte dans la nuance grisée que pouvait être son existence. Quitte à vivre dans le mensonge, Edward décide de le vivre pleinement, faisant, pour le moment, fi des séquelles qui ne manqueront de lui tomber dessus.

Bella soupire, se blottit un peu plus contre lui et pose un baiser sur son torse avant de repartir aussi rapidement au pays des songes. Edward tend son bras pour qu'elle soit bien recouverte de sa couverture et ferme les yeux à son tour.

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Le lendemain matin, le ciel est clair et dégagé et par un miraculeux hasard, son esprit aussi. Ses peurs se sont dissipées. Là, maintenant, ce n'est que lui et elle et rien ne perturbera ce contentement. Car elle peut le voir clairement, elle peut juger de qui il est, de combien il l'aime. Alors qu'elle pense qu'il doit faire son choix, c'est à elle de faire le sien. C'est un tel pouvoir qu'elle ignore avoir en sa possession. Alors qu'il ne comptait plus faire de geste envers elle, c'est Bella qui a fait un pas vers lui. Ce qui a conduit à leur étreinte.

Le sexe du jeune homme reprend vie rien qu'au souvenir de la journée précédente. Edward secoue sa tête et plutôt que d'interrompre le repos de Bella, il décide de se lever. Se souvenant de l'ambiance foireuse du petit déjeuner de la veille, il prend sur lui de préparer un nouveau festin. Relançant son ipod, il se dirige guilleret jusque dans la cuisine.

Ensuite tout se passe comme la veille, Edward prépare une partie du petit déjeuner avant de monter prendre une douche et quand il entame la cuisson de ses pancakes, Bella le rejoint. À la différence que cette fois, Edward passe directement à l'action. Il pose ses mains sur ses joues et l'embrasse. Bella est surprise et recule de quelques pas, se retrouvant bloquée contre le comptoir. Elle dit, souriant entre les baisers. « Bonjour Edward. ». Il hoche la tête, montrant qu'il a entendu sans pour autant arrêter son traitement. Elle insiste. « Je me suis permis de... Oh... Prendre une douche... Oh oui là... ». Le jeune homme la soulève et la pose brutalement à sa hauteur. « J'ai encore pris une de tes chemises... Oh là oui oui. ». Il saisit sa peau entre ses lèvres à plusieurs reprises.

Son goût, son odeur et tout ces petits sons. C'est clair qu'il n'y a plus rien à combattre. Autant l'un que l'autre, veulent plus. Bien plus encore.

Edward veut encore plus de contact et entreprend de défaire les boutons qui l'empêchent d'atteindre son objectif. Bella sourit quand elle voit le visage crispé du jeune homme qui se redresse et se retient d'arracher les boutons avec force. Profitant de ce moment, elle lui retire son t shirt et passe ses mains sur le corps chaud de son partenaire, finissant une nouvelle fois, par emmêler ses doigts dans ses cheveux et l'attirant tout contre elle.

« Tu ne veux vraiment pas que je reste coiffé ? ».

Bella acquiesce car elle a déjà perdu sa voix. Elle pose franchement ses mains sur les fesses du jeune homme qui émet un petit « Hey! » de surprise. Là, elle peut vraiment le sentir. La profondeur et la sensualité de leur baiser sont devenues addictives. Edward tente de trouver un équivalent. Du chocolat peut être ? Où le fait de se coucher après une journée éreintante ? La résolution d'un exercice de Banner ? Non rien ne se rapproche de ça.

Ayant abandonner l'idée de lui enlever la chemise, il passe ses mains sous le tissu, la pressant encore contre lui. Ils ne peuvent être plus soudés. Bella est dans un équilibre précaire, sur le rebord du comptoir mais elle ne se plaint pas. Elle ne le repousse pas non plus. Elle ne fait rien d'autre qu'être emportée dans leur baiser. La jeune femme semble à lui, rien qu'à lui. Comme si rien d'autre ne comptait. Elle se mord la lèvre quand il pince doucement ses tétons et les englobent dans ses mains larges et brûlantes.

Une alarme dans un coin de son esprit ne cesse de résonner et elle se fait encore plus insistante jusqu'au moment où Edward réalise qu'il entend du bruit dans la maison. Au début, il l'ignore, se disant que personne n'est prévu avant le soir même, mais cela devient trop flagrant, trop bruyant pour que son cerveau ne reste qu'obnubilé par le corps dont il apprécie la douceur.

Bella s'attaque à sa ceinture, mais il pose sa main pour la stopper. Il dit doucement. « Pas ici. Pas maintenant. ». Bella ne comprend pas pourquoi. Après tout, la veille, ils avaient commencé le peu de préliminaires dont ils sont capables dans cette même cuisine.

Edward a, à peine, le temps de retirer ses mains toujours placées sous la chemise que porte Bella que ses parents passent le seuil de la cuisine et arrêtent immédiatement sa progression.

Un silence pesant s'installe quand chacun prend le temps de se rendre compte de la situation. La peau de Bella devient écarlate et son regard montre qu'elle est au bord.. Des larmes ? D'une crise de nerf? De l'évanouissement ? Edward hésite sur le choix. Il finit par se reprendre, la cachant de la vue de ses parents et dit. « Maman ? Papa ? Qu'est ce que... Qu'est ce que vous faites là ? Enfin... je veux dire.. Je ne vous attendais pas avant ce soir... ».

Carlisle est tout aussi prompt à reprendre ses esprits. « Oui, en effet, mais ta mère a dit que tu avais sûrement besoin de notre présence. ». Il lui tend son t-shirt qui repose négligemment sur le plan de travail. « Mais je vois qu'elle s'est peut être inquiétée pour rien. ».

Bella descend du comptoir et prend le temps de se rendre plus présentable en tirant sa chemise. Elle dit timidement. « Bonjour... Monsieur et Madame Cullen. ». Les parents d'Edward lui sourient.

Esmée qui n'avait rien dit jusque là, décide d'entrer en scène. « Bonjour, Bella. Désolée, j'aurais dû prévenir mon fils. Mais je ne pensais pas qu'il avait de la visite. Ne sois pas gênée ma chérie. Tu es ici chez toi. ».

Surprise d'un tel accueil, Bella sourit plus sincèrement, replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille et se replace discrètement à coté d'Edward pour cacher sa semi nudité.

Carlisle rit doucement. « Ne t'inquiètes pas. Edward étant le petit dernier, nous avons déjà assisté à bien pire avec ses deux grands frères. Mais nous pouvons comprendre ta gêne. Edward, accompagne la à l'étage, s'il te plaît. ».

Esmée pique un fruit coupé dans un saladier et le mène à sa bouche avant de se pencher pour en prendre un autre. « Puis on ne va pas gâcher ce petit déjeuner. Alors redescendez manger avec nous. ». Edward s'approche et lui tape la main, évitant qu'elle ne s'en prenne à tout le petit déjeuner qu'il a préparé pour Bella.

Il est surpris du calme olympien de ses parents, alors qu'il a l'impression d'être en plein teen movie. Il saisit la main de Bella prestement et l'entraîne à sa suite à l'étage. Une fois qu'il pense ne plus être à portée d'oreilles, il se tourne vers la jeune femme et embrasse les doigts qu'il a dans la main. « Je suis désolé Bella. Je ne savais pas qu'ils décideraient de rentrer plus tôt ! ».

Pourtant après la conversation que j'ai eu au téléphone avec ma mère, j'aurais pu m'en douter...

Les joues rouges, Bella lui répond. « Tu ne pouvais pas prévoir. Je ne t'en veux pas du tout. Puis à quelques minutes près, cela aurait pu être bien pire. ».

Edward passe sa main dans ses cheveux. « Mon dieu. Je ne veux même pas imaginer ce type de situation. ».

Une fois dans la chambre, Bella l'attire vers lui et le taquine. « Quelle situation ? Celle où tu t'occupes de moi ou celle où tes parents nous regardent en train de le faire ? ». Il lève la tête pour retirer cette dernière image de son esprit. La jeune femme le surprend en sautant dans ses bras. « Embrasses moi Edward. ».

« Vos désirs sont des ordres princesse. ». Il passe ses mains sous les cuisses de Bella pour la maintenir contre lui et entame une série de baisers de plus en plus fougueux avant de la jeter sur le lit. Elle rit devant la fougue de son partenaire et se mord la lèvre, anticipant les délices qu'il va lui procurer.

Bella se pose sur un coude. « Alors Coyote maintenant, qu'est ce que tu vas faire ? Rugir et arracher ton t shirt ? ». Edward rit, à genoux au dessus d'elle.

« Tu aimerais ? ».

La jeune femme tend son bras pour saisir le t shirt et dit, la voix toujours rieuse. « GRRrr ! ». Alors qu'Edward s'apprête à lui montrer l'animal qui est en lui, on tape à la porte. Il se redresse brutalement. La voix de sa mère les interpelle.

« Edward chéri ? On vous attend pour manger. Ton père pense qu'on risque de le faire longtemps si je ne monte pas jouer mon rôle de mère abusive. Je ne vois pas ce qu'il entend par là, alors descendez rapidement s'il vous plaît. ».

Elle ne prend même pas le temps d'entendre sa réponse, que les deux jeunes entendent le cliquetis de ses escarpins qui disparaissent dans les méandres du couloir. Edward soupire. « Je crois qu'on ferais mieux d'y aller. ».

Il tend un short à la jeune femme et une fois parée, ils descendent dans la cuisine, main dans la main.

xoxo

L'heure suivante est joyeuse, les parents d'Edward racontant des souvenirs plus ou moins embarrassant sur leurs trois fils. Esmée sourit devant le jeu de regards qu'elle peut surprendre à l'occasion entre son petit dernier et la jeune fille qui a conquis son cœur. Alors qu'elle demande à Edward de rester pour l'aider à débarrasser. Celui ci roule des yeux sachant que cela veut dire qu'une conversation délicate voire pénible dont il sera la victime, l'attend. Son air est plus sombre quand Carlisle invite Bella dans son bureau pour qu'il l'ausculte.

La jeune femme lui fait un dernier signe avant de se lancer à la suite de son père. Edward est encore en train d'observer les boucles brunes qui quittent la pièce quand sa mère entre tout de suite dans le vif du sujet.

« Alors je vois qu'elle a repris ses esprits. Est ce que tes doutes se sont dissipés ? ».

Edward pose une pile d'assiettes sales qu'il dispose tranquillement dans le lave vaisselle à proximité. « Oui et non. ».

Sa mère entreprend d'emballer le reste des fruits pour les mettre au frigo. Elle lève un regard inquiet vers lui. « Oui ou non ? ».

« Oui car je sais maintenant qu'elle est celle qui compte pour moi et non car elle n'a pas retrouvé toute sa mémoire. ». Il semble hésiter un moment et Esmée pose une main compatissante sur son avant bras, l'incitant à continuer. « Quand je te disais que j'ai fait quelque chose de mal. C'est surtout immoral. Je lui ai fait croire que nous étions ensemble. ».

Esmée pose sa main sur sa bouche avant de se reprendre. « Mais... Mais comment as tu pu ? Pourquoi la tromper ainsi? J'espère que tu as dit la vérité depuis. ».

Edward soupire une nouvelle fois. « Oui et non. ».

Sa mère pose son tupperware sur le comptoir. « Oui et non. Oui et non. Est ce tout ce que tu peux répondre ? Tu es bien plus intelligent que la moyenne Edward, alors ne me prends pas pour une idiote. Comment peux tu sourire avec cela sur la conscience ? ».

Edward dit avec colère. « Que voulais tu que je fasse ? La fille que j'aime me dit qu'elle m'aime et qu'elle veut passer son week-end avec moi. C'est une chance que je ne pouvais me permettre de laisser passer. ».

Esmée, lui dit d'une voix sombre. « Mais quand elle se rendra compte de la vérité... Que restera t il de toi quand elle partira à cause de tes mensonges ? ».

Le jeune reste les bras le long de son corps, ses épaules acceptant le poids de la défaite. « Notre histoire n'a pas lieu d'être de toutes les façons. Je voulais goûter à ce qui se rapproche le plus de ce dont je rêvais, juste une fois. Pourquoi est ce que je n'y aurais pas droit ? ».

xoxo

Quand Bella et son père reviennent, Esmée et son fils sont tranquillement assis dans le séjour. L'ambiance semble passive et pourtant Bella recèle tout de suite une certaine tension. Elle s'installe à coté d'Edward et lui prend la main, connaissant le coté antistress de leur contact. Carlisle lui fait un résumé de la situation.

« Tout semble en ordre. Je lui ai donné une ordonnance et des anti-douleurs. Elle m'a dit que tu as bien pris soin d'elle et je t'en félicite mon garçon. Encore un peu de repos et tout ira pour le mieux. ». Il s'approche d'Esmée et l'entraîne avec lui. « Nous allons prendre un peu de repos car le voyage était épuisant. À plus tard les enfants. ».

Bella fait un petit geste de la main. « Merci encore Monsieur Cullen. ».

« Je pensais t'avoir dit de m'appeler Carlisle ? ».

La jeune femme rougit d'être ainsi reprise. « Pardon. Merci encore Carlisle. ».

Une fois ses parents partis, Edward la taquine. « Carlisle ? Est ce que je dois m'inquiéter ? ».

« Oui. Surtout avec un père aussi sexy. ». Bella semble le jauger de la tête aux pieds. « Mais tu as certains arguments... ».

Il lui prend la main pour la lever du canapé. « Et si je joue pour toi, est ce que ça sera un bon point ? ». Elle acquiesce, ravie d'un tel privilège.

Dix minutes plus tard, Edward joue une nouvelle partition alors que Bella est allongée dans la méridienne à proximité. Elle baille pour la troisième fois. « Je suis désolée mais ces médicaments m'assomment. ».

Il s'installe près d'elle, s'allongeant de tout son long afin qu'elle se blottisse contre lui. « Prends tout le repos qui t'est nécessaire princesse. ». Ses lèvres se collent sur le front de la jeune femme et il murmure. « Je serais toujours là à ton réveil. ».

Edward peut entendre la respiration tranquille de la jeune femme endormie à coté de lui. Il la protège un peu plus sous la couverture, comme pour tenter de les tenir à l'écart du monde réel, de ce monde qui veut le séparer de Bella. Son esprit est reparti dans son conflit. Une partie de lui est heureuse, heureuse de l'avoir à portée de son cœur, tandis que l'autre est dégoûtée de ce qu'il a pu faire tout au long du week-end, et il faut le reconnaître dégoûtée de lui même.

Bella est complètement relaxée et relâchée. Elle est magnifique, elle l'a toujours été. Mais maintenant qu'il l'a connu intimement, sa féminité est encore plus flagrante. Comment ne peut elle voir cette dualité qu'il a en lui ? Comment ne peut elle se rendre compte de ses mensonges ? Est ce parce qu'elle croit en cet amour qu'elle ne décèle pas son hypocrisie ? Edward meurt un peu plus en se remémorant les propos de sa mère. Bella pourra t elle faire la part des choses ? Entre le Edward qui lui a menti et celui qui l'aime plus que tout ? Il ne sait même pas s'il pourrait survivre en étant complètement ignoré par la jeune femme.

Le week-end arrive à terme. Demain, avant les cours, il lui avouera la vérité.

xoxo

Je remercie Dex Dazzling pour son aide et son soutien sur ce chapitre bien plus fluffy et romantique que ceux que je fais habituellement. Oui j'apprécie même le fait que tu me compares à Barbara Cartland ! Les plumes roses me vont si bien ^^

Merci encore à toutes les personnes qui prennent le temps de lire et d'écrire une review ! C'est comme se régaler d'une grosse pépite dans un Chunky Monkey ou une New York Super Fudge ! ces deux là sont à tomber...

à bientôt !

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