Il était attendu ce chapitre, je sais, je sais !

Alors, je l'ai doublé de volume par rapport à ce que j'avais prévu à l'origine.

C'est le bon dossier, mais il faudra attendre la semaine prochaine pour une ré-édition. Donc, au cas où, même si vous l'avez lu, revenez pour le ré-admirer !

Merci au soutient de Cherry, Shiro.K, Isis Nephtys, Complicate, Mirlana, Mineko, LicyLionyx, Smilinginlove. Merci à vos 902 visites. Merci aux 13 suivis. Merci aux 9 reviews. MERCI A TOUTES ET A TOUS !


GeneticsED

Chapitre Deux


« Je suis Peter. Ne les laisse pas te retirer ça ! Je suis Peter. Je suis Peter. Peter. Peter. Personne d'autre. Juste … Juste Peter. Et Peter, c'est moi. Je suis Peter. Il ne faut pas l'oublier. Surtout pas oublier. Peter. Je suis Peter. »


Lundi - 19 heures – Gymnase

Peter se mordit les lèvres, tout en refermant vivement son cahier de maths, incapable de réfléchir d'avantage aux exercices demandés pour le lendemain. Il avait tout simplement été incapable de se concentré l'entièreté de la journée. La première fois que cela lui arrivait depuis le début de sa scolarité ! Même lorsqu'il avait commencé les activités de Spider-Man, il savait être présent en cours, il prenait des notes, et il ne lui suffisait que d'une lecture pour reprendre le rythme. Aujourd'hui, ses cours lui étaient complètement étrangers, comme si ce n'était pas lui qui les avait pris.

Il passa sa main sur sa figure, soupirant d'énervement.

L'anniversaire avec sa tante May s'était bien passé. Ce n'était pas équivalent avec ce que faisait l'oncle Ben, évidemment, mais tous deux, ils avaient rit, joué à de nombreux jeux vidéo… L'ambiance avait été bon enfant, inoubliable mais surtout, la fête d'anniversaire avait rassuré le jeune homme. Il y avait encore du bon en ce monde et en dehors de son costume, lorsqu'il redevenait Peter Parker, le simple étudiant, il se devait de croquer la vie à pleine dents.

C'était un bon engagement, mais Peter avait échoué à s'y tenir dès le lendemain. La proposition de Fury allant et venant dans ses pensées, sans que le jeune homme puisse y faire barrage. Et chaque jour le rapprochant de la date de l'ultimatum, la proposition devenait aussi effrayante qu'attrayante, et le tentait autant qu'elle lui faisait peur.

Devenir un membre des Avengers ! Qui n'en rêverait pas ? C'était … glorifiant, pour Spider-Man : son niveau avait su capter l'attention du S.H.I.E.L.D. Au moins, Peter savait qu'il faisait le bien, et qu'il le faisait d'une manière irréprochable ! Mais en contrepartie, qu'avait-il à gagner de plus ?

Parce que bon, il fallait être raisonnable ! Excepté le Lézard, Spider-Man ne se battait que contre les petits criminels ! Il n'arrêtait que des voleurs peu expérimentés ou sans ambition, quels que soient les domaines de ces voyous. Bon, en même temps, il stoppait aussi des meurtriers, parfois, ou retrouvait des prisonniers évadés.

D'accord, grâce à son aide, New York avait vu son taux de criminalité descendre à vitesse grand V.

Mais les Avengers eux, sauvaient le monde entier, en le protégeant contre de réelles menaces, comme une invasion d'extra-terrestres. Par exemple.

Comparé à eux … il fallait bien l'avouer, Spider-Man n'était pas grand-chose.

Que l'équipe entière, que ces super héros de renommée mondiale (et même planétaire, pour Thor !) veuillent le rencontrer, ça le troublait profondément. S'il pouvait réellement être intégré dans ce groupe génial !

...S'il pouvait ne plus être traqué par la police, aussi…

Il fallait qu'il se décide. Qu'il puisse prévenir sa tante qu'il ne dormirait plus à la maison pendant un long moment, même s'il pourrait toujours la voir dès qu'il le voulait. En plus, Fury lui avait certifié qu'en cas de désaccord, il pourrait tout simplement leur dire au revoir (bien qu'il doute que ce soit si simple que cela, de quitter le S.H.I.E.L.D.). L'autre question qu'il se posait, c'était si sa tante pourrait accepter ce changement. Si l'angoisse ne la torturerait pas chaque jour; sans Ben, la maisonnée serait vide. Peter n'allait pas mourir, bien sûr ('fin, il allait essayer), mais cela n'empêchait pas qu'il serait absent, et surement à des moments où May aurait vraiment besoin de lui.

- Eh bien ! Encore là mon pote ?

La voix masculine le fit sursauter tout en lui arrachant soupir.

Il n'avait pas pardonné à Flash pour toutes les fois où le basketteur s'était acharné sur lui durant leur enfance; mais le jeune homme ne pouvait s'empêcher d'apprécier la tournure que prenaient leurs relations, s'améliorant de jour en jour. On pourrait presque croire qu'ils avaient toujours été amis !

- Oui. J'attends Gwen, répondit le brun avec un sourire

- Si tu ne me l'avais pas dit, je ne l'aurais pas deviné ! Gloussa l'autre

Le sportif se laissa tomber sur le siège des gradins, juste à côté de Peter. Nerveux, il regarda un moment le gymnase en mordillant ses lèvres nerveusement. Lui non plus n'était toujours pas habitué à la tournure qu'avaient pris les évènements.

- T'as l'air ailleurs … Enfin, t'as toujours paru être ailleurs, mais là, je pense que tu l'es vraiment ! lâcha-t-il

- Ouais, c'est... C'est assez compliqué…

Flash n'osa pas demander pourquoi. Il n'était pas idiot (enfin pas tant que ça), il savait parfaitement que ses brimades ne seraient pas pardonnées dans un claquement de doigt. Il regrettait, évidemment. Ses actes étaient vraiment puérils, mais ils étaient surtout motivés par le besoin d'évacuer sa frustration et sa colère à propos de ce que lui faisait subir son père. La maltraitance pouvait-elle être une excuse ? Le blond l'ignorait, mais il n'osait pas vraiment poser la question.

- Je sais qu'on n'a jamais vraiment été en très bon termes … Mais si tu veux parler …

- Merci Flash.

- Pas de quoi.

Leur discussion glissa peu à peu sur le justicier masqué. Peter s'évertuait à ne pas dire «Je», mais il ne pouvait pas s'empêcher de sourire fièrement à chaque fois que Flash complimentait Spider-Man. Les remarques positives, les encouragements… tout ça lui mettait du baume au cœur.

Un sourire joyeux vissé aux lèvres, ils s'arrêtèrent d'un commun accord lorsque Gwen pénétra dans la grande salle, poussant la porte battante avec son dos tout en remettant de l'ordre dans ses papiers.

- À demain Parker.

- À demain Flash !

Le sportif quitta les gradins en saluant la jeune femme d'un signe de main, afin de rejoindre les vestiaires. Lorsque la porte séparant les vestiaires du gymnase claqua, un silence tendu tomba. Gwen perdit son sourire en voyant que son petit-ami avait pris une mine anxieuse et indécise.

- Peter ?

- Je ne sais pas quoi faire Gwen.

- Laisse-moi deviner, pour voir. Un grand et méchant vilain a posé un ultimatum à ses otages pour recevoir une rançon phénoménale ?

- Non. Il ne s'agit pas de ça. C'est beaucoup plus compliqué, beaucoup plus… inhabituel. C'est même incomparable avec la situation que je te décris habituellement.

- Dis-moi ce qui ne va pas alors …

Elle déposa son sac au sol et son calepin juste à ses côtés, et prit sa main, entrelaçant ses doigts avec pour la presser doucement. Il ouvrit la bouche, pour la refermer aussitôt. L'impression de déjà vu fit sourire Gwen.

- Ce n'est pas aussi difficile que de me dire que tu es Spider-Man …

- Non, en effet.

- Alors, quel est le problème Peter ?

- L'homme qui a réuni les Avengers … m'a proposé de rejoindre leur équipe.

La jeune femme, surprise par cette révélation hésitante, laissa sa bouche entrouverte, incapable de formuler une pensée cohérente.

- Que… Quoi ?!

- Mercredi dernier, un homme, Nick Fury est entré par effraction chez moi, et a attendu que je rentre. Il m'a sorti direct que nier l'existence de ma double-vie ne servait à rien : ils connaissent tout sur moi. Il m'a aussi dit un truc comme quoi j'étais «un atout pour les Avengers, pour sauver New York et le monde»... Il m'a laissé le choix, mais je dois leur donner une réponse demain.

- Pourquoi ne pas m'en avoir parlé avant ?

- Je pensais... pouvoir trouver une réponse seul. Et plus j'y pense, plus c'est tentant ! Tony Stark est même prêt à me donner une couverture, en tant que stagiaire chez Stark Industries. Je serais entraîné par les meilleurs super-héros, ce serait vraiment génial, mais …

- Mais quoi, Pete ?

- Je suis quoi, moi, par rapport à Captain America ? Je- J'veux dire, je vaux rien face à deux espions de la trempe de Black Widow et Hawkeye, je suis pas un Dieu ou un Prince d'un quelconque royaume extra-terrestre, et je n'ai pas le génie de Stark, ou Banner ! Je suis toujours au lycée, j'ai que dix-huit ans et j'ai fait qu'arrêter des criminels de bas-étage recherchés par la police. Je suis prêt à accepter, mon secret sera moins lourd à porter, autant pour toi que pour moi … Mais il se peut aussi que je ne sois qu'une gêne pour eux. D'ailleurs, c'est même plus que probable…

- Peter Parker ! Tu es l'une des personnes les plus aimées de cette ville ! Bon, je dois t'avouer que Tony Stark fait un peu plus rêver les filles que toi, mais tu restes tout de même celui qui nous a tous sauvés du Lézard.

- Pas tous Gwen. Pas tous.

La jeune femme baissa la tête pour dissimuler la soudaine tristesse qui s'emparait d'elle. Oui, Peter n'avait pas réussi à sauver tout le monde, des policiers avaient été gravement blessés, d'autres étaient morts.

Dont son père.

Pour protéger Peter. Parce qu'elle le lui avait demandé. Et il avait tenu parole, au prix de sa vie.

- J'accepterais.

- Gwen ?

- Si j'étais à ta place, j'accepterais. Tu l'as dit toi-même, tu seras entouré des plus grands ! Ils t'apprendront leurs tactiques, à travailler en équipe ! Tu ne seras peut-être plus seul lors de tes patrouilles, moins fatigué, moins blessé. Et, si ça se trouve, tu as d'autres pouvoirs depuis la morsure de l'araignée dont tu n'as pas encore pris conscience, ils pourront t'aider à les maîtriser. En plus, je ne sais pas si tu te rends compte mais, un stage chez Stark Industries ? Si tout se passe bien, tu pourrais t'y faire embaucher juste après tes études supérieures, si ce n'est dès la fin du stage ! Les écoles n'hésiteront pas à accepter ta candidature … Naturellement, tu deviendras aussi un concurrent redoutable !

Ils rirent tous deux, se blottissant l'un contre l'autre. Oscorp saurait tenir tête à Stark Industries !

- Sinon, demande au moins une période d'essais. Je pense qu'ils comprendront… Murmura-t-elle en étreignant Peter

Mardi - 18 heures – Tour Stark

Peter appuya son dos contre la barre froide de l'ascenseur, ses mains la serrant avec toute la force dont il était capable (sans la broyer), finalement vaincu par sa nervosité. Avant que la cabine n'arrive à destination, soit au tout dernier étage de la tour, il lui restait encore une vingtaine de minutes (Stark avait visiblement ralenti la vitesse qu'il aurait pu donner à ladite cabine, prenant en compte les personnes pouvant souffrir de mal des transports) pour changer d'avis et prendre les jambes à son cou.

Les yeux fermés hermétiquement, il se laissa rassurer par la musique d'ascenseur (comment diable Stark avait-il réussi à créer une ambiance feutrée avec de l'ACDC ?!). Le son bas des chanteurs, des batteries et des guitares électriques le détendait. Un peu. Après tout, avant que le dernier membre du personnel ne le laisse seul dans l'ascenseur, il y avait eut un long silence dont le seul qualificatif possible était «gênant». Pas une seule personne n'avait manqué de le fixer d'un air ahuri, Stark n'ayant visiblement pas l'habitude de recevoir des gamins dans sa tour (normal, en même temps). À commencer par le vigile, qui avait du recevoir un appel de son patron pour accepter de le laisser entrer dans la tour (à condition qu'il porte son badge en évidence !) et depuis … même s'il était seul dans l'habitacle, il se savait observé, peut-être pour s'assurer qu'il n'abîme rien. En même temps, ce n'est pas comme si, agacé à l'idée d'être fixé comme un rat de laboratoire, il avait enveloppé la caméra au dessus de sa tête avec une toile !

...

Bon... Peut-être un peu quand même...

L'envie de briser le miroir le tiraillait aussi. Qui sait, Stark aurait parfaitement pu inventer une sorte de mélange entre une vitre sans tain et une caméra... L'imaginer à espionner ses employés pour guetter la moindre erreur lui fit songer avec un sourire au film Les Temps Modernes. Un chef d'œuvre.

À moins qu'il ne soit juste paranoïaque… Pas que ça l'étonnerait, il était si stressé que ses spider-sens s'alertaient pour rien. Il avait failli assommer un employé qui était passé à côté de lui, son café lui ayant un instant paru être une menace mortelle.

Il souffla une énième fois.

Il n'allait pas risquer sa vie. Il rentrerait à la maison sans aucune égratignure. Et il était sur le chemin (enfin, dans la montée) pour rencontrer les super-héros de New York, dont un qui avait non-seulement bercé son enfance, mais aussi celle de son oncle Ben. Et ça, c'était vraiment incroyable.

Pour décompresser, il repensa aux difficultés qu'il avait eu à entrer (mis à part le passage du type et de son café) en souriant légèrement.

- Monsieur Stark ? Y a un gosse qui dit avoir rendez-vous avec vous.

- Laisse-le passer Happy…

- Je préfèrerais vous le montrer et le renvoyer. Qui sait ce qu'il peut vous faire, ou faire autour de lui. Vous savez, dans certains pays, les enfants sont…

- Happy, tourne-la dans l'autre sens, ta fichue tablette ! Ne la lève pas ! Non, pas comme ça ! Oh, et puis merde ! Qu'est-ce que je viens de te dire ? Laisse-le me rejoindre !

- Mais … patron, ce n'est qu'un gamin !

- Non Happy, il n'est pas qu'un gamin. C'est moi qui lui ai donné rendez-vous !

- Quoi ? Non ! Venant de vous monsieur Stark, c'est impossible ! S'il demandait Mademoiselle Potts pour lui livrer des pizzas, je ne dis pas ! Or, ça n'est pas un livreur de pizzas, c'est avec vous qu'il a rendez-vous, ce n'est qu'un gosse et vous ne supportez pas les gosses !

- Happy. Il est vrai que tu as longtemps été mon garde du corps. Mais si je ne m'abuse, c'est Pepper que tu dois surveiller et accompagner où qu'elle aille. D'ailleurs, elle ne va pas tarder à te rejoindre. Donc tu donnes son badge à ce garçon, surtout s'il se présente comme étant Peter Parker et tu lui indiques comment se rendre au dernier étage. J'ai besoin de ce jeune homme Happy ! J'ai attendu plus d'une semaine pour le rencontrer, ne rend pas le temps plus long !

Il l'avait eut son badge. Avec un sourire crispé de l'autre, mais il l'avait eut !

Le vigile (presque aussi flippant que le gardien de l'immeuble de Gwen !) le lui avait donné avec une grimace, tout en lui lançant un long regard de suspicion avant de partir rejoindre une femme rousse coiffée d'une queue de cheval.

L'homme l'avait qualifié de gosse. Ce qu'il était, il n'allait pas le nier. Soit, il n'allait pas tarder à fêter ses dix-neuf ans (bon, dans quelques mois, mais quand même) mais les remarques n'étaient pas à faire. Surtout pas en face de lui. Et encore plus lorsqu'on précise que son hôte n'apprécie guère les gosses. Question de politesse, enfin !

Son jeune âge allait le desservir, il aurait parié ses lanceurs de toile (et vu qu'ils appartenaient à un super-héros relativement connu, sûr qu'ils valaient cher !) là-dessus.

Il se dégagea de la façade de métal et ouvrit ses yeux lorsque l'élévateur se stoppa, d'un petit bruit caractéristique et que les portes s'ouvrirent instantanément.

- Monsieur Parker, intervint alors une voix masculine à l'accent britannique, Monsieur Stark m'a demandé de vous avertir que vous le trouverez dans la dernière salle à droite.

- Je-euh … Merci ?

- C'est un honneur pour moi, Monsieur Parker.

Il n'y avait personne dans les parages. La voix était bien trop claire pour que quelqu'un lui ait laissé un message enregistré où qu'un vigile l'avertisse depuis l'accueil. Non … Une Intelligence Artificielle ? Sa poitrine se serra d'excitation : il en avait vu des choses à la Tour Oscorp, il y avait aussi eu des IA, mais uniquement capables de répéter en boucle le discours qu'avaient enregistré préalablement leurs créateurs, et rien d'autre. Or là, cette intelligence créée de toutes pièces venait de lui répondre avec un naturel humain.

Rien que pour cela, il ne regrettait pas d'être venu. Un autographe de Captain America et il pourrait oublier sa nervosité et mourir heureux, un sourire débile collé aux lèvres.

Le jeune homme s'extirpa de l'ascenseur, son cœur battant dans la poitrine. Là il réalisait qu'il ne se considérait pas comme devant faire un choix pour s'intégrer dans un groupe ou non. Là, Peter se sentait comme une préadolescente sur le point de rencontrer son chanteur préféré.

Sauf que lui, il allait rencontrer les Avengers. Les vrais. Ceux qui avaient défendus le monde, et en particulier New York. Ceux qui faisaient les enfants comme les adolescents. Ceux qui donnaient espoir à la population. Les Avengers, les vrais de vrais !

En gros, il était le plus chanceux des jeunes.

S'extirpant maladroitement de la cage d'ascenseur, le garçon regarda par automatisme vers la gauche. Il y vit une ombre furtive, si rapide qu'il n'y porta aucune attention. Il haussa les épaules, et partit d'un pas erratique vers la dernière salle sur le couloir de droite.

Bien sûr, cela n'était pas du au fait qu'il était excité comme un gamin à l'idée de rencontrer ces super héros (enfin pas juste ça), mais plutôt au fait que tous les cinq pas (si ce n'était pas à chaque enjambée), le jeune homme pilait net, regardant derrière lui en fronçant les sourcils. Ses spiders-sens s'agitaient comme des dizaines de sonnettes d'alarme stridentes, sans qu'il ne puisse déterminer la provenance et l'importance du danger.

Peter était seul ici. Il entendait bien une discussion plus loin (vers la salle indiquée), mais sinon, le corridor était tout ce qu'il y a de plus désert. Il n'y avait aucune ombre, excepté celles des pots de fleurs sur de petites colonnes (vous savez, le genre de trucs qu'on trouve dans les hôtels de luxe). Aucun cliché de film d'horreur, même pas celui où les lumières clignotent avant de s'éteindre subitement.

Il n'y avait rien. Comment faire comprendre cela à ses spider-sens totalement fous ?

Il risqua un coup d'œil vers le plafond. Rien. Même pas un grain de poussière !

Avec un grognement mental, il se força à reprendre sa marche, continuant tout droit sans s'arrêter, bien que l'envie de tourner les talons ne se renforce au fur et à mesure que sa main se rapprochait de la poignée. Son instinct arachnéen l'informait vaguement que ce n'était pas lié à son indécision quant au fait de rejoindre ou non l'équipe, mais à quelque chose de totalement différent…

Plus il avançait, plus il éprouvait la sensation d'être incapable de respirer et d'entendre les battements de son propre cœur. En revanche, il percevait celles de deux autres personnes.

Dès qu'il posa sa main sur la poignée de la porte, l'étudiant retira toutes ses pensées précédentes quant au sujet des clichés des films d'horreur : les plombs sautèrent à la seconde où sa peau frôla le métal.

Utilisant la poignée comme un appui, il donna une impulsion et bondit, évitant un coup de poing dans le dos. Un mouvement du bras pour se collait au plafond, empêchant ainsi une flèche (parfaitement, oui, une flèche !) de le clouer au bois de chêne. Des éclairs bleus scintillèrent un court instant contre la porte. Ce court instant, il en profita pour tirer un lien de soie sur la source de cette lumière, la collant habilement contre le battant. Puis, pour se donner de l'élan, il visa le mur d'en face, s'y balançant, avant de revenir sur son autre prise, qu'il propulsa à son tour contre la porte, la démolissant au passage, l'envoyant lui et sa cible dans une pièce vide de meubles, mis à part un long canapé de cuir noir.

Qu'il soit un simple invité dans la tour d'un des plus grands milliardaires du monde ne le dérangea pas outre mesure. Surtout si ce remue ménage s'avérait au final monté de toutes pièces par Stark, ou même par le S.H.I.E.L.D ! Il avait toujours en travers de la gorge la façon dont le directeur était rentré illégalement chez lui, une semaine plus tôt. Le fait qu'il ne porte pas son costume sous ses vêtements et qu'il ne l'ait pas non plus dans son sac n'était pas un problème en soi, ce n'était pas comme si les Avengers ignoraient son identité, que ce soit celle de Peter Parker ou celle de Spider man. Si l'IA de la tour Stark le connaissait, il en devait être de même pour le propriétaire de la tour (il lui avait après tout permis de passer ce satané vigile !) et puisque le propriétaire était Anthony Stark, le reste de l'équipe le connaissait donc. De nom du moins …

Le garçon interrompit bien vite ses réflexions internes, se dégageant d'une habile pirouette arrière, parant de son avant bras une jambe qui volait vers lui. Il continua ainsi, évitant coup sur coup sans pouvoir faire de même, reculant toujours plus.

Ses yeux fixaient régulièrement les mouvements de la jeune femme rousse face à lui : tous les coups qu'elle lui donnait étaient visiblement retenus, ce qui lui laissait le temps de les esquiver ou de les parer, et d'ensuite calculer la fréquence et la vitesse de ces derniers, afin de pouvoir contre-attaquer.

Il commençait vraiment à s'essouffler, mais tint bon. Se penchant en arrière, il esquiva un coup de point et une nouvelle flèche. Dès que ses paumes touchèrent le sol, il s'appuya dessus pour effectuer une balayette. Le mouvement brusque dût surprendre la femme puisqu'elle se laissa surprendre, et chuta sur le tapis. In extremis, Peter réussit à ne pas se faire avoir par la riposte, se jeta sur le côté, et attrapa une troisième flèche au dernier moment, la jetant aussitôt contre la fenêtre afin qu'elle ne lui explose pas à la figure, comme avaient manquées de le faire les précédentes.

- Legolas ! Tu me dois une nouvelle vitre ! Entendit-il alors que les morceaux de verres chutaient dans un vacarme assourdissant. Et une porte !

L'homme à qui semblait appartenir la voix continua un moment son monologue, tandis qu'un coup de poing au visage envoyait Peter valser à l'autre bout de la pièce. Il se fit la remarque que finalement, il était peu probable qu'il rentre chez lui sans bleus ou bosses.

Lorsque la brûlure de sa joue meurtrie s'adoucit, il se redressa légèrement. La femme souriait d'un air narquois, visiblement fière d'elle. Cela l'agaça prodigieusement.

Très bien, fini de faire mumuse maintenant !

D'un mouvement vif, il projeta son sac dans le trou béant qui avait remplacé la baie vitrée. Par réflexe, elle suivit l'objet du regard, tandis qu'il profitait de ce répit pour se mettre à l'abri et se cacher.

Comme une araignée, quoi.

- Tasha ? Intervint une autre voix masculine. Quelque chose ne va pas ?

L'espionne se tourna avec un sourire satisfait vers l'archer qui s'avançait nonchalamment, rejoint par un Tony Stark furibond d'avoir –encore une fois – perdu une fenêtre.

- Je l'ai eu, dit-elle simplement en pointant l'adolescent du doigt. Enfin, là où il se trouvait un instant plus tôt.

Clint regarda, par réflexe. Mais il haussa bien vite un sourcil. Et le légendaire millionnaire ne rata pas cette occasion.

- Et où est Spidey ?

- Juste – commença-t-elle en se retournant, là …

Elle s'interrompit. A part la veste du gamin, il n'y avait plus personne dans le coin où elle l'avait envoyé voler moins d'une minute auparavant.

Natasha leva la tête vers le plafond. Rien. Elle analysa la pièce, survola des yeux le canapé où Steve se massait les tempes pour éviter de s'énerver contre elle et Clint, et étudia du regard ses moindres recoins. Rien. D'un mouvement fluide, elle se dirigea vers la fenêtre brisée. Étrangement, le sac n'était pas éventré au sol, une vingtaine d'étage plus bas, comme elle l'aurait pensé, mais suspendu à un rebord, une dizaine de centimètre en dessous. L'adolescent n'était pas là non plus.

- Jarvis, dis-moi, où est notre petit Spidey ?

- …

- Jarvis ?

Son IA ne lui répondit pas. Pris d'un doute, Stark sortit son StarkPhone est parcourut sommairement tous les logiciels et paramètres qui y étaient installés ses yeux s'agrandissant de surprise au fur et à mesure qu'il prenait conscience de ce qu'il venait de se passer.

- Il a déconnecté Jarvis. souffla-t-il

- Tu n'es pas censé être «la seule personne suffisamment intelligente pour le faire» ? Lui fit remarquer Natasha, sarcastique.

- Il l'a déconnecté, et il m'en a bloqué l'accès …

- Tu dramatises un peu, Tony, non ?

Secouant la tête, Tony leva son
téléphone, leur montrant à tous l'écran lumineux où clignotaient en rouge les mots « ACCES DENIED »

- Je l'adore déjà ! Sifflota gaiement l'ingénieur, recommençant à pianoter sur l'appareil.

- Tu devrais plutôt t'en inquiéter, non ?

- Laisse Tasha, entre génies, ils se comprennent...

Steve poussa un soupir exaspéré. Il était, comme toujours, le seul à relativiser les choses. Le seul à essayer de résister à la tentation de calmer le jeu en en prenant un pour taper sur l'autre. Une scène banale de la vie quotidienne de la tour Stark, en somme. D'habitude, ça ne durait pas plus de quelques minutes, mais là, le soldat les supportait depuis ce matin. Depuis les premières heures de l'aube, en fait.

Alors oui, les voir s'agiter de cette manière, sans penser une seconde à s'occuper de l'essentiel le mettait hors de lui. Steve était le seul à s'être opposé à l'intégration de Peter dans l'équipe, préférant attendre qu'il soit adulte, plus mature. Néanmoins, il s'était vite rendu à l'évidence, il valait mieux pour lui d'entrer dans l'équipe, pour pouvoir s'entraîner et gagner en expérience, puisque visiblement, l'adolescent continuerait de parcourir les rues, et de s'y blesser. Alors Steve avait accepté, faisant néanmoins promettre à chacun de ne pas l'embarquer dans les missions à risque trop tôt. Même après avoir vu sa façon de se défendre, qui connotait une habileté et un talent certains, il ne voulait pas revenir sur sa décision. Toutefois, la réaction de Peter l'avait rassuré. Bien que... le garçon n'ait toujours pas réapparu...

Alors qu'il s'apprêter à se redresser, histoire de secouer les puces de ses amis et coéquipiers, il aperçut une ombre glisser sur le mur. Avec un léger sourire, il se rassit sur son canapé, appuyant sa tête sur le dossier moelleux. Il pouvait bien attendre un peu, juste pour le divertissement qui s'annonçait...

Son sourire s'agrandit et devint narquois en apercevant Clint sursauter et se retourner brusquement. Ne voyant rien, l'archer fronça les sourcils, sans avoir vu les fins fils de soie blanche remonter, emportant deux flèches avec eux.

Peter était toujours invisible, et Steve dût convenir que le garçon était ingénieux, et loin d'être un enfant qui se laisserait marcher sur les pieds.

Un mini Tony, en quelque sorte.

Ça promet !

- Clint ?

- J'ai cru … entendre quelque chose, mais apparemment … je me suis trompé.

Une ombre se glissa au dessus des deux espions, et bien qu'ils aient le sentiment d'être observés, ils ne réussirent pas à détecter à temps.

Peter leur bondit dessus avec toute l'agilité que la morsure de l'araignée lui avait conférée. Il se laissa tomber, et les épingla avec les flèches qu'il tenait fermement, enfonçant les pointes jusqu'à la hampe dans le sol, au travers de leur uniforme.

- Je ne sais pas mais … J'avais imaginé un accueil un peu plus chaleureux ! Pérora-t-il en se redressant, un sourire joyeux sur les lèvres.

- Clint et Natasha voulaient s'assurer que tu étais toujours sur tes gardes, répondit Steve. Une sorte de mise à l'épreuve.

Peter fit la moue. Il s'était bien douté qu'on lui ferait passer ce genre de test, mais ce il n'avait pas pensé que ça se passerait à l'instant même où il entrerait dans la pièce. Enfin… Au moins, ça lui avait donné l'occasion de montrer ce dont il était capable.

Il se détendit, et se tourna à nouveau vers les deux espions.

- Je vous libère et on arrête là, alors ?

- Je ne pense pas en rester là, petit ! Ricana la femme –Natasha Romanov, donc.

- Je pense que je vais éviter de me battre à nouveau contre vous, ne serait-ce que pour aujourd'hui. Ma tante va se faire des films, si je reviens trop amoché. Alors si on pouvait effectivement en rester là, juste pour cette fois ?

Clint acquiesçant, Peter le libéra en arrachant la flèche d'un geste sec. L'archer se redressa en roulant des épaules avec une grimace. Au cours de ses missions, il avait fait de nombreuses cascades, mais rares étaient celles qui lui laissaient les muscles aussi endoloris ! Il avait été surpris, et en plus, n'était pas suffisamment échauffé pour leur faire subir de telles acrobaties.

Mais, si l'on oubliait le gros bleu sur l'épaule qui ne tarderait probablement pas à apparaître, il aimait bien ce gamin. Il n'y avait pas beaucoup de personnes –encore vivantes, s'entend– capables de surprendre Natasha de la sorte.

- Allez Tasha ! Ce n'est pas comme si tu perdais toute occasion d'avoir ta revanche !

L'espionne soupira.

- Très bien, on en reste là... pour aujourd'hui.

L'adolescent sourit, et retira la flèche sans plus attendre. Il se remit ensuite debout, tandis que la russe faisait de même.

- Natasha Romanoff.

- Peter Parker.

Un pressentiment alerta Clint, qui bouscula gentiment sa collègue, avant de se présenter à son tour, évitant ainsi une poignée de main qui n'aurait pas fini sans quelques doigts cassés des deux côtés.

- Clint Barton. Enchanté.

- Moi de même.

Peter se fit intérieurement la réflexion qu'il réagissait finalement aussi bien qu'un étudiant stressé et rencontrant ses idoles pouvait le faire.

- Joli retournement de situation, que tu nous as montré ! Intervint alors Steve Rogers.

Son oncle en serait mort de jalousie, s'il était toujours en vie. La grande majorité des filles de l'université (et même de la ville, voire du pays) l'aurait suivi. Parce que Captain America, bien qu'apparaissant toujours fier, patriote, aimable et protecteur en public, n'avait jusqu'à aujourd'hui jamais serré la main à quelqu'un. Ou alors c'était quelque chose de tellement exceptionnel que ça n'avait pas été filmé. Ou alors moins il nageait dans un rêve fabuleux et fantastique induit par une drogue quelconque ou un manque de sommeil finalement trop important pour lui. Ou alors il s'était fait renverser par une voiture, et il était dans le coma. Ou assommé à la morphine. Ou mort. Une crise cardiaque ? Bah, à la rigueur, c'était pas si important.

Non, l'important, c'était que Steven Rogers, Captain America, le héros de la Seconde Guerre mondiale, le super-héros, ce Steve Rogers lui serrait la main ! Sa main à lui, la sienne, à personne d'autre ! PUTAIN, CAPTAIN AMERICA LUI SERRAIT LA MAIN ! Jamais plus Peter Parker ne laverait cette main ! Plus jamais ! Il préférait se la couper que de la nettoyer, l'emballer dans un sachet plastique pour que personne d'autre ne gâche ce souvenir historique qui resterait à jamais gravé dans sa mémoire, dans la case -oh-putain-la-vie-est-belle !

Comme dirait l'autre : Nan mais allô quoi ! Captain America me serre la main ! Avant d'ajouter un très à propos : OH MY GOOOOOOOOOOOOD !

Cet accès de fanatisme hystérique eut temporairement raison de lui, et il rejoignit sa famille au Paradis. Ils devisèrent gaiement de sa petite vie, insistant bien sur cet échange fabuleux, sur cet instant de pur bonheur, sur cette simple poignée de main, pourtant tellement géniale. Il ressuscita cependant rapidement, lorsqu'une poigne ferme l'attrapa par les épaules avec un soupir excédé pour le retourner fermement vers... Tony Stark. Le milliardaire affichait un air agacé, bien qu'indéniablement curieux.

- Ouais, ouais, c'est ça. Sympathique rencontre. Tony Stark : génie, philanthrope, milliardaire, playboy, le plus fabuleux et le plus génial des scientifiques que le monde ait jamais porté et blablabla et blablabla. Très content de faire ta connaissance. Voilà, fini. Question existentielle, maintenant. Mon pare-feu. Tu l'as désactivé comment ?

- Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié !

Peter glissa sa main dans sa poche pour en sortir une petite télécommande, dont il était visible qu'elle avait été bricolée avec les moyens du bord. L'objet clignotait à un rythme régulier, jusqu'à ce que l'adolescent n'appuie sur le petit bouton au centre de l'appareil.

- Un brouilleur. Je l'ai bidouillé après avoir été confronté à un groupe de voleurs… il y a quelques semaines. Ça bloque toutes les communications, les réseaux téléphoniques et Internet, mais j'ignorais que ça pouvait aussi bloquer votre I.A. J'ai pu l'activer quand je me suis accroché au plafond.

- Au plafond ? Lorsque j'ai regardé, tu n'y étais pas ! Intervint Natasha.

Peter eut un petit sourire crispé, tendant toujours le brouilleur vers Tony qui lorgnait l'engin, visiblement impressionné, et surtout curieux.

- Et bien, le grand talent des araignées réside dans leur capacité à se dissimuler jusqu'à ce qu'elles réussissent à piéger leur ennemi dans leur toile, expliqua Steve. Étant donné qu'il n'y avait pas de recoin sombre dans la pièce, il s'est glissé dans ton angle mort, Natasha

- Si vous le saviez Captain, pourquoi vous n'avez pas prévenu votre amie ?

- C'était son combat, pas le mien, et puis je voulais voir tes capacités. Et tu peux me tutoyer, tu sais ? Nous sommes dans la même équipe, maintenant.

Peter répondit au Captain (Captain America, merde ! Captain America lui demandait de le tutoyer !) par une onomatopée bafouillée et incompréhensible. Sa gêne évidente fit sourire tous les occupants de la pièce, sauf Stark, toujours penché sur le brouilleur. Il l'observait et l'étudiait sous toutes les coutures, sans pour autant faire mine de le toucher ou de s'en saisir.

- Tu l'as fait seul ? Demanda-t-il.

- Euh… En fait, je me suis contenté de réorganiser les circuits pour plus de puissance, et pour qu'il puisse interdire l'accès à la modification d'un code et autres trucs du genre, dans le cas d'un cambriolage dans une banque, par exemple. Ça marche aussi sur les portes électroniques.

- Une fois breveté, tout le monde se ruerait dessus.

- Le souci, c'est qu'il bloque aussi mon propre portable. Du coup, en cas d'urgence, ça peut être ennuyeux.

- En effet. Courte ou longue durée ?

- Jusqu'à ce que je l'éteigne.

- Pratique. Combien de surface recouvre-t-il ?

- Je me suis toujours pas posé la question. Enfin si, mais j'ai pas encore eu le temps d'y répondre.

- Crois-tu qu'il pourrait s'enclencher seul, suite à une alerte de détecteur de mouvements où quelque chose du genre ?

- Il suffirait de le configurer pour, et de rajouter le détecteur en question.

- Et si tu crées une puce électronique, qui permettrait à ton petit gadget de ne pas t'embêter avec ses ondes ?

- Oui, mais ça voudrait dire que cette puce, je devrais la garder sur moi ?

- Oui, où l'implanter dans ton corps.

- Comme pour un animal domestique, quoi ?

- Naaaan, pas forcément ce genre de puce. Avec les matériaux suffisants, ça peut même n'être un liquide qui se mélangerait à ton sang, ça serait indétectable, même pour les plus grands experts biologistes.

- … C'est possible ça ?

- T'es pas un scientifique ? Lui répondit l'ingénieur, interloqué.

- C'est que… Mes notes ne sont remontées que grâce à Gwen, en sciences, donc…

- Gwen ? Qui est Gwen ? Vous connaissez Gwen ? Demanda Tony à la cantonade, ne récoltant que des dénégations.

- Gwen est ma petite-amie.

- Tu as déjà une petite-amie ? Et une seule en plus ? Fiston, il va falloir que je t'apprenne deux ou trois choses, comme profiter comme il se doit de ton adolescence et de tes premières années de vie d'adulte. Les relations amoureuses ne sont pas de ton âge, crois-moi ! Allez, viens par-là ! On va discuter des choses de la vie dans un atelier digne de ce nom !

- Mais-

- T'es déjà intégré dans l'équipe mon pote ! On verra les papiers plus tard. En fait non, c'est les autres qui se chargeront des papiers, pas vrai les copains ? J'ai toujours eu une sainte horreur des papiers. Pire que si l'on me tendait des… trucs. Alors, dis-moi tout sur cette fille qui a fait chavirer ton cœur, sûrement encore indécis de par ton jeune âge.

Natasha et Clint se mordirent les lèvres pour retenir un ricanement moqueur. Voir Tony kidnapper leur dernière recrue en papotant gaiement comme le gamin surexcité qu'il était, c'était vraiment quelque chose d'hilarant. Surtout que le gamin (qui semblait en fait plus mature que Tony...) essayait vainement d'échapper au rapt en balbutiant des protestations timides, aussi rouge que son costume. Fallait-il aller l'aider ?

Noooooon, il se débrouillerait très bien tout seul...

- Dix dollars que e gosse part en courant ce soir et disparaît de la surface de la planète. Annonça Clint tout en repêchant le sac qui pendait toujours à la façade de la tour.

- Mmm... Quinze dollars qu'il va tenter une semaine d'essai, renchérit Natasha avec un sourire en coin.

Ils se tournèrent ensuite vers Steve avec un air interrogateur.

- Trente dollars qu'il reste. Il sera charmé avant ce soir par les laboratoires de Tony et par le babillage intempestif de ce dernier sur ses dernières inventions.

-Pari tenu ! Lui répondirent les deux espions.


- To Be Continued -


Finiiiiiii !

Et vous, vous pariez combien de reviews que Peter va rester ?

J'adore les relations père/fils entre Tony et Peter, qu'ils s'en rendent compte ou non. Parce que Peter en a besoin d'un finalement, et Tony a aussi besoin de se prouver qu'il peut prendre soin d'un enfant ou d'une personne beaucoup plus jeune que lui. Du moins, c'est ce que je ressens, lorsque je regarde les films.

Je ne sais pas quand paraîtra le prochain chapitre. Je sais juste qu'il se passera quelques temps plus tard (une quinzaine de jours après la rencontre) et que je vais déjà « entrer » dans le vif du sujet.

J'hésite à créer un nouveau grand méchant. À votre avis, j'en prends un commun à l'univers de Marvel ou j'en invente un ?

Ah oui ! Avant de vous quitter. Je m'adresse aux fans de Loki. Il va apparaître notre Dieu du Chaos. Quand, je n'en sais rien, mais il va apparaître pour cette fanfiction ! Mais une chose est sûre, c'est qu'il sera du côté des gentils ! Car, même s'il est vil et manipulateur, Loki, je l'adore quand fait partie des gentils ! ^o^