Yop !

Un nouveau chapitre !

Pour la chanson que Hermione écoute, c'est Crazy in Love, la nouvelle version, de 50 Nuances de Grey. Evidemment, elle n'existait pas à son époque, mais j'aime tellement ce cover, que je l'imaginais vraiment bien danser dessus !

Merci pour vos reviews, merci aux gens qui follow (sans laisser une petite review snif) et aux favs. N'hésitez pas à laisser vos impressions, tout ça, tout ça !

Petite réponse à la review de ladyblack29, j'étais vraiment heureuse de lire à quel point tu aimes ! Ne t'inquiètes pas, je pense écrire assez régulièrement, tant que l'inspiration est là ! Les fictions non finies me frustrent trop pour que je ne finisse pas la mienne !

Et merci à la magnifique beta ! Je t'en prie c'est avec plaisir =)


Chapitre trois

Hermione retourna dans le salon et se servit un jus de citrouille. Elle aurait définitivement pensé que les appartements de son professeur seraient différents, froids, lugubres. Mais elle s'était apparemment trompée... C'était un ensemble de pièces vraiment chaleureuses. Winky devait être repartie aux cuisines de Poudlard car la jeune fille ne voyait l'elfe nulle part. Tant mieux, elle serait tranquille et avait bien besoin d'un moment de solitude après tout ça. Elle écrivit une lettre à Ginny, ainsi qu'aux jumeaux. Elle avait besoin de se défouler sur ces idiots. Pourquoi cela lui arrivait-elle ? Elle qui voulait une année calme, après ces sept dernières années plus que remplies d'aventures. Elle avait souhaité un an d'études et de calme. Elle aurait des études et du calme, dans le salon de Snape, entourée de ses deux grandes ailes venues de nulle part. Elle s'assit donc dans le canapé, et les parchemins sur ses genoux, et commença à rédiger les deux missives.

« Fred, George,

Préparez-vous à souffrir. À cause de vos expériences débiles, je suis maintenant obligée de cohabiter avec Snape. Je vous vois déjà rire. Profitez-en ! La prochaine fois que je vous vois…

Embrassez vos parents de ma part !

Idiots,

Hermione »

« Ginny,

Tu ne vas pas le croire. Bon, la bonne nouvelle est que je suis encore à Poudlard, en bonne santé, et que je peux passer mes ASPICs. La mauvaise est que j'habite dans les appartements de Snape. Il m'a d'ailleurs autorisé à te voir, tu peux me rendre visite quand tu voudras, je crois que tu as toujours la carte des Maraudeurs sur toi, je te ferais entrer.

Bonne soirée,

Hermione »

Bien. Une bonne chose de faite. Elle envoya par hibou la lettre destinée aux jumeaux et en un mouvement de baguette, envoya celle pour Ginny par la cheminée de Snape. Elle regarda l'horloge, il était maintenant dix-neuf heures trente. Et pour une fois, elle n'avait aucune envie de lire. Elle n'avait de toute manière pas vraiment avancer de la journée dans ses recherches, ayant préférée rattraper ses cours. Ses ailes, au final, lui plaisaient un peu. Elle décida donc de s'entraîner et de s'améliorer dans le contrôle de ses ailes. Elle tendit l'oreille, et en entendant au loin Snape pousser des jurons et les chaudrons bouillonner, elle sut qu'elle serait tranquille pour un moment. Elle sourit, et se donnant du courage, elle se leva, le regard déterminé. Elle se positionna au centre de la pièce, faisant attention de ne pas être trop proche d'objets fragiles, comme les vases et statues qui trônaient dans le salon à manger. « Je suis pas assez suicidaire pour casser ses bibelots. »

Elle prit une grande inspiration, et en expirant doucement par la bouche, elle ferma les yeux et se concentra sur son dos. Elle sentait ses ailes bouger doucement, fendant l'air. Elle leur ordonna silencieusement de s'ouvrir le plus lentement possible, et esquissa un petit sourire satisfait quand elle les sentit obéir. Elle avait ses ailes totalement déployées maintenant. Elle regarda le plafond, pour voir si elle pouvait voler. Le plafond étant haut, elle se décida. Il n'y avait pas de risque qu'elle l'atteigne, et il fallait bien qu'elle apprenne à contrôler ses choses. Elle tapa doucement du pied, et les longues ailes noires bâtirent, claquant l'air. Seulement, elle vola directement jusqu'au plafond, s'accrochant instinctivement au lustre. Elle avait décidément sous-estimé leur puissance. Un petit craquement se fit entendre. Son aile droite avait tapé rudement le plafond. Elle serra les dents et cligna des yeux furieusement pour s'empêcher de pleurer, mordit sa lèvre pour étouffer le gémissement de douleur. « Bon… ça aurait pu être pire ! »

Elle descendit en faisant attention, mais son aile droite la faisant souffrir, n'aidait pas à garder l'équilibre. Elle remercia Merlin quand ses pieds touchèrent le parquet clair. Elle souffla un coup. Mais la douleur restait. Son aile se plia pour qu'elle puisse tâter sa blessure, et elle ne put réprimer un petit cri de douleur. « Bon, je n'ai pas le choix. » Elle se dirigea à contrecœur vers le laboratoire du maître de potions.

Elle resta interdite quelques secondes devant la porte. Se mordant la lèvre inférieure, elle fit cogner doucement son petit poing trois fois contre la porte. Aucune réponse. « Allez, il va pas te manger ! » Elle ouvrit lentement la porte et passa sa tête dans l'entrebâillement. Il était de dos, semblait concentré à sa tâche, et au bruit que faisait un couteau, devait trancher des herbes. Elle se racla la gorge et fut étonnée de ne même pas le voir ciller ou sursauter. Rien. Comme si elle n'existait pas. Il ne se tourna même pas vers elle. Elle s'avança alors, et, ne voyant aucune réaction de sa part, tendit sa main vers lui. A la seconde même où elle toucha le tissu de sa cape, il se passa deux choses.

Premièrement, sa respiration se bloqua. Merlin, elle venait de toucher son professeur. Ok, dans le dos, mais quand même ! Un frisson la parcouru et ses ailes s'ouvrirent en un battement. Deuxièmement, il se retourna à une vitesse folle, la menaçant du couteau. En la reconnaissant, son visage passa de dangereux à furieux. Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent et les battements de son cœur étaient presque douloureux. Elle n'arrivait plus à respirer normalement.

- M… Monsieur… balbutia-t-elle

- Granger… Vous vous rendez compte que j'aurai très bien pu vous faire du mal ? Pourquoi êtes-vous ici ?

- Désolée Professeur, je vous ai appelé mais vous ne m'avez pas entendu. Je…, Elle souffla un coup et se reprit. « Pas besoin qu'il sache que j'ai peur de lui, mh ? » Je crois m'être fait mal. Le regard de la jeune fille passa des yeux orageux de l'homme à son aile droite. Il haussa un sourcil, et l'espace d'un instant, elle aurait même pu croire voir un brin d'inquiétude.

- Que vous est-t-il arrivé, Granger ? L'interrogea l'homme sombre.

- Bien, je m'entraînais, dit-elle, chuchotant presque, en rougissant. Elle avait l'impression d'être une petite fille ayant fait une grosse bêtise.

- N'êtes-vous pas capable de rester seule sans vous faire mal ? Quel âge avez-vous donc, Granger ? lui dit-il, un sourire sarcastique ornant son visage.

Hermione était tellement honteuse qu'elle ne comprit pas qu'il se moquait d'elle. Il n'y avait plus cette méchanceté habituelle dans sa voix.

- J'ai vingt ans. Elle leva alors les yeux. « Qu'est-ce que… »Son professeur était tout simplement entrain de rire. Rire. Elle fronça les sourcils. Qu'y-a-t-il de drôle ?

- L'ironie, Miss. Je vous apprendrais. Il reprit son sérieux, un rictus restant tout de même présent. Bien, occupons-nous de ceci.

Il se rapprocha d'elle et avança ses mains de son aile droite. Il tâta son aile du bout des doigts, les traits de son visage tirés, totalement concentré par son examen. Il toucha soudain l'endroit sensible et Hermione eut un petit hoquet de douleur. Il la regarda un instant, hocha la tête et lui tourna le dos pour partir dans un coin de la pièce. Il ouvrit un tiroir d'une vieille armoire et revint avec un pot d'onguent.

- Bien, ce n'est qu'une petite fracture. Puis-je ? lui demanda-t-il, lui montrant l'onguent qu'il tenait dans sa main gauche.

« Il est vraiment en train de me demander la permission de me soigner ? » Elle hocha la tête. « Qu'avez-vous fait du vrai Severus Snape, extraterrestre ! » Il posa son regard amusé sur elle, hocha vivement sa tête de droite à gauche et ouvrit le petit pot.

- Ce n'est pas vraiment gentil, de vous moquer d'un professeur, Miss, lui dit-il de sa voix sérieuse, mais elle pouvait voir son rictus amusé déformant sa bouche.

- Ce n'est pas vraiment gentil, de lire les pensées d'une élève, Monsieur, lui répondit-t-elle du tac au tac, essayant de garder tout le sérieux qu'elle put dans sa voix. Elle ne savait vraiment pas d'où lui venait ce courage, mais elle avait vraiment besoin de décompresser, et il était le seul à être là.

Il eut un léger rire, puis s'attela à la soigner. Elle le regardait, pendant qu'il restait concentrer à faire pénétrer la pommade sur la blessure. La pommade était fraîche et les mains de l'homme étonnement chaudes. Elle détailla son visage. Il avait le double de son âge, mais maintenant que le grand mage noir était mort, il faisait plus jeune qu'avant. Il avait toujours ses cheveux noirs, dont certaines mèches lui tombaient pratiquement dans les yeux, toujours ce long nez, ses lèvres fines et… Elle frissonna à l'idée qu'il puisse la voir le détailler de cette manière. « Herm', arrêtes ça ! »

- J'ai fini. Il va être l'heure de manger, Winky a déjà servi le dîner. Ne m'attendez pas, j'ai à faire, je suis en retard sur des dizaines de potions.

Sa voix était redevenue presque froide, indifférente. Bien, au moins, lorsqu' il était froid, elle savait comment se comporter et agir en retour. Elle hocha la tête en murmurant un merci et repartit dans la salle à manger . Winky avait posé sur la table des dizaines de petits plats pour elle. Elle en eut l'eau à la bouche. Elle s'assit alors au fond de sa chaise, ses ailes se mirent hors du dossier, pour ne pas la gêner. Elle dîna dans le silence, réfléchissant à toute cette aventure. Elle essaya de ne pas trop penser à l'homme qui était dans la salle à côté. Vivre enfermée ici allait être compliqué. Vivre avec des personnes de son âge pouvait déjà poser quelques problèmes, mais vivre avec un homme. Froid, mystérieux et sombre comme Snape…

Elle reçut la réponse de Ginny en milieu de repas, lui disant qu'elle viendrait le lendemain soir. Au moins un point positif.

Elle partit ensuite dans sa chambre, se changea en pyjama et s'allongea sur le côté. Bon, au moins la chambre n'était pas aux couleurs des Serpentards. Elle était dans les tons beiges, les meubles étaient blancs cassé et les couvertures du lit étaient violettes. Elle s'endormit dans ce silence apaisant.

oOo

Le sommeil ne fut pas de tout repos, encore une fois. Cependant, elle aurait même préféré rêver de Snape cette nuit. La scène de la Grande Bataille revint inlassablement dans sa tête. Elle perdait Ron, encore une fois. Ses larmes, leur baiser, son souffle qui s'amenuisait... « Ron. Ron, ne me laisse pas seule ! ». Elle se réveilla, en position fœtale, ses ailes l'enveloppant presque entièrement, comme pour la protéger d'une agression. Sa vue était brouillée de larmes, et elle était transpirante. Elle prit son temps pour reprendre contrôle de sa respiration. Un bruit. Elle se retourna vivement. « J'ai pourtant cru voir un instant la porte entrouverte… » Des pas qui s'éloignaient se firent alors entendre. « Est-ce-que ? Non, il ne serait pas venu s'inquiéter de mon sort. » Trop fatiguée pour prendre sa douche à cinq heures du matin, elle se rendormit, tandis que Severus Snape retournait dans son lit, se maudissant de s'être levé pour cette gamine. Quelle idée de crier en pleine nuit ? Il avait eu l'impression qu'elle se faisait torturer, mais en se rapprochant de sa chambre, il avait pu l'entendre pleurer le nom de Weasley. Il avait alors entrouvert très légèrement la porte, pour ne voir que deux grandes ailes recouvrant un corps frêle et tremblant. Il soupira, se passa la main sur le visage et retourna dans sa chambre. Elle envahissait son espace vital le jour, et elle le réveillait la nuit. Que pouvait-t-il arriver de pire ?

oOo

Hermione se réveilla le lendemain aux alentours de huit heures. Le week-end commençait, mais cela n'avait pas vraiment d'importance, elle ne pouvait de toute manière ne pas bouger de cette « prison ». Elle s'étira et entra dans sa salle de bain. Elle ouvrit la porte de la douche et s'engouffra à l'intérieur. Son professeur s'était-t-il inquiété pour elle ? Non, certainement pas. L'eau chaude lui permettait de se relaxer et de se laisser aller à ses pensées. Snape n'avait vraiment pas une vie facile. « Elle est même franchement pourrie.. » Aimer une femme qui ne vous a jamais pardonné d'une insulte, la condamner sans le vouloir à la mort, et vivre après ça dans le passé, tiraillé entre deux Maîtres. « Franchement pourrie. »

L'eau subitement glacée la tira de ses pensées et elle ne put s'empêcher de crier de surprise. Elle coupa l'eau, essora ses cheveux et se dépêcha de s'enrouler dans une petite serviette avant de retourner dans sa chambre. Elle alluma sa petite radio moldue. Crazy in love. Parfait. Elle adorait ce rythme lent, langoureux. Elle sécha son corps, tira le petit tiroir où se trouvaient ses sous-vêtements et choisit un petit ensemble en dentelles noires. Elle se déhancha lentement en fermant les yeux, sous la voix de la chanteuse.

'' I look and stare so deep in your eyes

I touch on you more and more every time ''

Elle avait besoin de se sentir femme, parfois. Danser lui faisait du bien. Elle enfila son tanga et au moment d'agrafer son soutien-gorge en se regardant dans son miroir, la porte s'ouvrit à la volée.

'' Got me looking so crazy right now, your love's

Got me looking so crazy right now''

-Gran…

Et dans le miroir… Non, non, non. C'était une hallucination, pas vrai ? Elle se retourna, le visage rouge. Le professeur Snape était là, la main cramponnée à la poignée, ses jointures blanches. La fin de sa réplique fut étouffée dans sa gorge. Il avait les yeux tellement écarquillés qu'elle eut peur qu'ils sortent de leurs orbites. Se rappelant de sa presque nudité, ses ailes la couvrirent d'un geste protecteur. « J'peux savoir pourquoi il ne bouge plus, là ? »

''Got me looking so crazy right now, your touch

Got me looking so crazy right now ''

-Monsieur ? hésita-t-elle, le questionnant du regard. Que faisait-il dans sa chambre ?

-Granger, lui dit-il d'une voix étrangement plus rauque que d'habitude. Hermione ignora les petites étincelles dans son bas ventre provoquées par cette voix. Puis-je savoir ce que vous faites ? Et puis, éteignez-moi cette chose !

''I am crazy in love with you

And i cant' control myself ''

-Tout de suite, Professeur.

Sa baguette en main, elle éteignit la radio, et sortit de sa transe, s'habilla en deux coups de baguettes. C'était mieux. Elle leva son regard pour plonger dans deux yeux d'onyx, brûlants. « Ok Là, c'est flippant. »

-Pour vous répondre, je m'habillais, et je pense que vous devriez savoir qu'il faut frapper avant d'entrer, lui lança-t-elle, acerbe.

-Oh, comme dans mon laboratoire, n'est-ce-pas ? lui répondit-t-il, un sourire ironique.

-Vous aviez lancé un sort de silence autour de vous ! Pourquoi êtes-vous entré ?

-Je vous ai entendue crier. Et puis, plus rien. Je suis professeur, ne pensez pas une seule seconde que je puisse m'inquiéter de votre sort. Le fait est que je n'ai pas vraiment envie que le vieux fou me fasse la morale car j'ai laissé une étudiante mourir dans mes appartements. Il avait dit ça de façon nonchalante, posée. « Il mérite bien sa vie pourrie, tout compte fait. »

-J'ai juste eu un problème de douche, ne vous inquiétez pas Monsieur. Elle lui lança un grand sourire ironique.

-Bien. Comment va votre aile ? Je ne vous demande pas cela car je m'… commença-t-il.

-Je sais, vous vous foutez totalement de moi et de ce qu'il m'arrive, bla, bla, bla. Je vais mieux, merci. Et vous avez le droit de vous inquiéter pour un autre être humain, vous savez, c'est naturel.

Elle avait surement dit ça d'un ton plus dur qu'elle ne l'aurait voulu, et se rendit compte qu'elle n'avait aucun droit de lui parler de la sorte. Elle attendit une remarque acerbe, un reniflement hautain, mais rien de tout cela. Il la regarda, et son masque d'impassibilité se fissura une seconde, laissant voir une pointe d'étonnement, d'amusement et une chose plus douce. Il hocha la tête et sortit, la laissant seule.


Eh bien voilà pour ce chapitre!

Rendez-vous au prochain :D

Note d'Anais-Stranger : Ce chapitre m'a bien fait rire (à certains endroits évidemment hein, quand tu redis que Ron est mort par exemple ! Oh mon dieu que je suis cruelle xD). J'ai hâte de lire la suite, surtout maintenant qu'on sent que notre Sevy adoré se rapproche d'elle ! Toujours à ton service

Préparez-vous à souffrir. (voilà qui est très accrocheur, je suis sûr que ça va bien les faire rire xD) À cause de vos expériences débiles, je suis maintenant obligée de cohabiter avec Snape. (il n'y a absolument rien à plaindre la dedans non mais oh !)

, et l'espace d'un instant, elle aurait même pu croire voir un brin d'inquiétude. (c'est chou, il s'inquiète !)

. Elle hocha la tête en murmurant un merci et repartit dans la salle à manger (c'est tout ? et la galoche de remerciement alors ?)

Il hocha la tête et sortit, la laissant seule. (Est-ce que ça commencerait à faire TILT ?)