BIENVENUE AU 12 SQUARE GRIMMAURD

Résumé : Quand Molly Weasley appelle d'urgence une jeune française rencontrée pendant la guerre pour jouer les Mary Poppins au 12 Square Grimmaurd… le résultat en est presque magique !

Disclaimer : Univers entièrement créé par J.K. Rowling à travers le livre Harry Potter.

Raiting : K+
Genre : Romance - Humour
Characters : Harry Potter - OC

Débutée le : 04/02/2010


Chapitre 3

…Une fois arrivée devant la porte de la cuisine, j'appréhende un peu… Si elle est dans le même état que certaines autres salles que j'ai vu… Je les force à déménager ! J'ouvre la porte… et ne voit rien parce que tout est éteint. J'avance un peu, et doucement les bougies se mettent à propager une lumière diffuse. C'est bon, le pire est évité ! La pièce au plafond bas est assez grande, mais une immense table trône au milieu et ne la met pas vraiment en valeur. Au moins elle est chaleureuse et il y fait chaud ! De la vaisselle est entassée dans l'évier mais mis à part ça, elle est propre. Je me met à fouiller partout en quête de nourriture. Je trouve des couverts un peu ébréchés que je pose sur un coin de la table. Mais sinon, pas la moindre trace de nourriture ! Lorsqu'enfin, miracle ! Un paquet de pâte ! Et des tomates et un morceau de fromage. Dans un placard réfrigéré, je trouve aussi du lait, de la crème fraîche et des oeufs et sur un coin reculé du comptoir, du pain rassis. Je rassemble mes trouvailles et reste un peu sceptique. Mouais. Bon, ben j'aurais plus qu'à faire les courses demain ! Pour ce soir ça sera salade de tomates, pâtes-crème fraîche, fromage et pain perdu. Je m'active. Rapidement je met de l'eau à bouillir et avec les quelques épices que j'ai trouvé, je fait une sauce pour les tomates que je coupe en morceaux et que je répartis dans trois assiettes. Je prépare des coupelles avec du lait et des oeufs. Je met les pâtes dans l'eau. Enfin je coupe le pain et je prépare quelques morceaux de fromages. J'en chipe un au passage et ma foi, pour du fromage anglais il n'est pas mauvais ! J'entends alors un bruit derrière moi. Je me retourne et voit Harry Potter entrer dans la cuisine d'un air un peu endormi. Je lui souris et lui désigne une chaise d'un signe du menton pendant que je me lave les mains. Il s'y assoit lourdement, la tête encore embrouillée il me semble.

- Vous avez bien dormi ?

Vu sa tête j'en doute fort, mais bon, je peux quand même demander !

- Ça va…
- Je vais chercher Remus. Je pense qu'il va avoir besoin d'aide pour descendre…
- J'y vais si vous voulez.
- Non ça ira merci ! Je peux me débrouiller seule !
- Je sais… C'est juste que… enfin, j'aimerais le voir.

Je me tais un instant puis j'acquiesce lentement. Il se lève, un air résolu sur le visage. Je ne sais pas à quoi il pense, mais je crois bien que je ne veux pas le savoir. Je m'active, égoutte les pâtes et les pose sur la table. Je commence aussi à faire cuire le pain comme ça il n'auront plus qu'à le réchauffer. Pendant le repas j'irais ranger la chambre de Remus. Il ne peut pas se recoucher dans les mêmes draps, ça serait vraiment indécent. Bientôt ils arrivent, et contre toute attente, Remus ne s'appuie que faiblement sur Harry.

- J'ai l'impression que ça va mieux !
- Oh, ne vous en faites pas. Si ç'avait été vous, je me serais probablement beaucoup plus appuyée, me lance-t-il, un sourire coquin sur les lèvres.

Je le regarde à mon tour, souriant franchement.

- Quand vous aurez fini de dire des âneries, vous pourrez peut-être passer à table ?

Je hausse un sourcil et me retourne pour prendre la crème fraîche que j'avais oubliée. Pendant ce temps ils s'assoient, l'un en face de l'autre. Je leur explique rapidement ce que j'ai prévu à manger et je m'éclipse dans les étages pour m'occuper de la chambre de Remus. J'y arrive rapidement. Rien n'a changé. La lumière s'intensifie au fur et à mesure que je pénètre dans son antre et je peux constater pleinement la portée des dégâts. Si ça se trouve, il a quand même fait du rangement… Sauf que ça ne se voit pas. Je me met au travail. On est début Octobre, et j'ouvre en grand la fenêtre. Un peu d'air frais ne fera de mal à personne. Les mains sur les hanches, j'essaie de m'organiser mentalement. Bon. De toutes façons je n'ai pas le temps de faire dans le détail. Le plus important déjà, c'est de faire de la place, changer les draps, surtout, et enlever tout ce qui traîne par terre parce que sinon il y a de forte chance que je me trouve à ses côtés après avoir malencontreusement trébuché ! Je trouve un grand sac de voyage, dans lequel je jette tous les vêtements que je trouve. Je déplace quelques meubles qui n'étaient pas à leur place : une chaise que je remets devant le bureau contre le mur de droite, un tabouret que je place à côté d'un miroir sur pied, dans le coin droit près de la fenêtre, je repousse le lit, à gauche, bien contre le mur et relève la lampe de chevet renversée. J'enlève tous les draps et les met dans le sac. Je me dirige ensuite vers l'armoire, près de la porte. Elle est grande ouverte et il en déborde tout plein de pans de tissus entremêlés. Je mets tout dans le sac et au milieu de ce fouillis, je finis par trouver des draps propres. Ils sentent un peu le renfermé. Je fais quand même le lit et les ouvre pour les aérer. Si je laisse la fenêtre et la porte ouvertes, ça devrait aller. Encombrée de mon grand sac que je descend et laisse dans l'entrée, je me dis qu'il va vraiment falloir faire des courses. D'ailleurs il faut que je parle porte-monnaie avec Monsieur Potter… J'entre dans la cuisine et n'y voit qu'Harry en train de boire un café. Je constate que la vaisselle est faite et qu'ils m'ont laissé mon assiette en place pour que je puisse manger.

- Remus est parti lire dans la bibliothèque.

J'hoche la tête et m'installe pour manger. Entre deux bouchées j'arrive à dire, alors qu'un silence gênant s'est installé :

- Merci pour la vaisselle.
- C'est normal.
- Non, justement.

Il me regarde en fronçant les sourcils. Je m'explique :

- Je suis ici pour faire la vaisselle. Je suis payée pour ça.
- Je croyais que vous étiez surtout là pour aider Remus.
- Remus est un grand garçon vous savez. Il n'a besoin d'aide qu'une fois par mois. Vous n'êtes pas vraiment présent, vous n'avez pas le temps de vous occupez des tâches ménagères. Mais moi je suis là. Donc on s'arrange comme ça : je m'occupe de tout. Vous n'aurez plus qu'à glisser les jambes sous la table ou dans vos draps pour dormir. C'est mon travail et il commence maintenant !
- Merci.
- Je vous le répète : je suis là pour ça. Et puis c'est du donnant-donnant vous savez ! Sans cette proposition d'emploi, j'aurais certainement eu beaucoup de mal à payer mon loyer !

Il sourit doucement et se frotte les yeux nerveusement.

- Quand est-ce que vous repartez ?
- Je ne sais pas. En fait… j'étais venu pour voir Ginny.

Ah. Ok. Bon, je ne vais pas insister.

- Prévenez-moi quand vous partirez s'il-vous-plaît.
- En fait… je pense que je partirais demain très tôt.
- D'accord. Alors on ne se verra pas ?
- Non, je ne pense pas.
- Je voudrais savoir, dans ce cas, si vous aviez la possibili…
- Ah attendez !

Il fouille un instant dans une poche de sa robe et me tend un minuscule bout de métal.

- Tenez. Excusez-moi de vous interrompre, mais je préfère vous la donner avant d'oublier.
C'est une petite clef.

- C'est la clef de mon coffre fort. Je vais aussi vous écrire un mot pour la banque afin que vous puissiez y accéder sans difficultés.

Je prends la clef lentement.

- Vous êtes sûr de vouloir me la donner ?
- Je ne vais jamais à la banque, il y a trop de monde. Et puis, on manque de tout dans cette maison alors que j'ai de l'argent à ne plus savoir qu'en faire !

Il sourit tristement.

- Prenez tout ce dont vous avez besoin. Je vous fais confiance. Vous êtes là pour ça !, ajoute-t-il avec un petit sourire.

Et puis tout à coup, il se redresse et gonfle sa poitrine.

- Et puis de toutes façons, personne ne peut rien contre le grand Harry Potter !

Je souris, mais je sens bien que la blague a un arrière goût amer. Il se lève en faisant racler sa chaise sur le sol, met sa tasse dans l'évier et se dirige vers la porte, les mains dans les poches.

- Je vais me coucher, je vous laisserais la lettre sur la table demain avant de partir.

Puis il disparaît. Je reste dans la cuisine, seule. J'adore.

- Euh… en fait j'aimerais bien que vous me rendiez un service.

Oh, fugace apparition ! Il est de nouveau devant moi !

- Vous êtes allé dans la chambre de Remus tout à l'heure ?
- Oui. J'ai fais un peu de rangement, répondis-je, une légère moue sur les lèvres.
- Vous avez vu les affaires qu'il avait ?
- À vrai dire, j'ai tout mis dans un sac pour faire le tri demain et laver le nécessaire.
- Ne lavez rien c'est inutile. Par contre si vous pouviez vous arrangez pour refaire sa garde-robe entièrement… Il n'a plus rien de décent… Vous vous y connaissez probablement mieux que moi en vêtements et je pense qu'il serait de bon ton de lui racheter quelques affaires. Faites le pour moi s'il-vous-plaît et vous n'aurez qu'à lui dire que c'est de ma part. Un cadeau de Noël en avance, ou quelque chose comme ça ! Bref, faites en sorte qu'il retrouve le physique qui convient pour un homme de son âge ! Et puis comme ça vous pourrez faire plus amples connaissances et dans un contexte autre que celui où il est le patient et vous l'infirmière.
- D'accord…, répond-je incertaine, sans savoir si c'est une blague ou s'il est sérieux…
- Bonne soirée !

Et le voilà qui disparaît encore. Quelque peu étonnée, je me lève et décide que j'irais me coucher tôt, demain j'ai du travail…


Merci de votre lecture !