Coucou tout le monde.

Alors tout d'abord je tenais à m'excuser pour le retard. J'avais dit que ce serait plus rapide mais je n'ai pas eu le temps.

J'espère que cette suite vous plaira, j'ai eu du mal et j'espère que c'est en crédible ce que j'ai écrit.

Je remercie pour Melody (mieux vaut tard que jms) pr sa review. Il m'a fallut du courage pr me mettre des coups de pied aux fesses mais j'y ss arrivée. A bientot.

Alicia, j'aurai bien répondu à toutes tes questions plus tot, mais tu n'as pas de compte donc j'espère que ce chapitre t'éclairera et te plaira. Merci pr ton message qui m'a fait plaisir.

Onja voici le dénouement. Dis moi si ca te convient, si cela reste crédible ou non. Merci en tout cas pr ta review.

Macha, ravie de voir que tes virevoltements t'ont amené jusqu'à ma fic. La suite a ete longue à venir mais j'espère qu'elle te plaira qd même. Bye


POV Bella:

Je tournais en rond voilà à quoi j'en étais réduite. Charlie était je ne sais où à faire son boulot de flic, il m'avait assuré qu'il me tiendrait au courant et je savais que je pouvais avoir confiance en lui et pourtant j'étais en train de me ronger les ongles jusqu'au sang. Edward m'avait ramené à l'appartement après avoir expliqué la situation à Charlie, enfin il m'avait plutôt forcé à bouger du trottoir, m'assurant que tout allait s'arranger. J'étais sur d'une chose ma vie ne pourrait jamais s'arranger, j'avais fait un choix à l'époque et j'étais persuadée à ce moment là d'avoir fait le meilleur cependant aujourd'hui je n'en étais plus si sur. Ma petite sœur pouvait être n'importe où avec son monstre de mère, je n'avais pas réussi à la protéger alors que je m'étais promis de le faire coûte que coûte. Emmett et Rosalie venaient d'arriver, je les entendais discuter dans le salon, ils essayaient d'être discret mais je percevais des brides de leurs messes basses et chacun de leurs mots me renvoyaient à mon incapacité à être une bonne mère. J'entendis une fois de plus la porte claquer et je me demandais vaguement qui ça pouvait être.

Un moment plus tard, Rosalie entra dans la cuisine, elle me fixa, en essayant de me transmettre je ne sais quel message, elle me fit un léger sourire avant de me donner une légère pression sur le bras. Je n'avais pas envie de faire semblant que tout irait bien, je savais très bien de quoi ma mère était capable pour se faire obéir et j'avais toujours cherché à protéger Carlie. Et maintenant, elle était bloquée avec elle et qui sait ce que notre mère allait lui dire ou lui faire.

- Bella? Tu veux que je te prépare quelque chose pour diner?

Je regardais Rosalie comme si elle venait d'une autre planète, j'étais à deux doigts de partir en courant pour vomir alors je n'allais surtout pas me remplir le ventre de nourriture. Je me détournais d'elle sans lui répondre, je posais mon verre d'eau dans le l'évier et je vérifiais encore une fois que mon téléphone fonctionnait bien. J'allais m'installer sur le canapé alors qu'elle se mettait dans le fauteuil à côté de moi, je sentais son regard se poser sur moi de temps en temps mais je ne cherchais pas à la rassurer. Après un moment, elle alluma la télévision et je laissais mon regard se fixer sur les images qui défilaient, je n'avais pas vraiment conscience de ce que je regardais. Je ne sais pas combien de temps je suis restée dans cette position, mais à un moment je sentis le canapé s'affaisser un peu plus, et je sentis deux bras frêles m'entourer ainsi qu'une tête qui se posait contre mon épaule.

- Ils vont la retrouver et tout ira bien. Tu te souviens du premier film qu'on a regardé chez toi? Ici, c'est un peu pareil, les gentils vont gagner et les méchants iront en prison. Dit elle comme si c'était une évidence.

Alice avait toujours eu une façon bien à elle, de penser et sans m'en apercevoir j'aimais l'avoir à côté de moi. Je lui fis un petit sourire et je lui embrassais le haut de la tête.

- Alice, c'était un navet. Je te rappelle qu'on a rigolé pendant ¼ d'heure tellement il était nul, on a même cherché plus nul mais on a pas encore trouvé.

- D'ailleurs je ne m'avoue pas vaincue. Je trouverai le nouveau roi du navet, et on sera obligées de le regarder en entier, toutes les quatre.

J'hochais la tête sans lui répondre, je reportais encore une fois mon attention sur la télévision et elle ne chercha plus à me changer les idées, ce dont je lui étais reconnaissante. Elle alla discuter dans la cuisine avec Rosalie et je me sentis d'un coup oppressée, j'avais du mal à respirer et je sentais mon pouls s'emballer. Je me levais difficilement, en essayant de faire le moins de bruit possible, puis je réussis enfin à sortir de cet appartement. A peine dehors, je marchais un peu plus rapidement, sans vraiment savoir où je devais aller, je sentais mon téléphone vibrer dans ma poche mais en voyant le numéro d'Alice s'afficher, je le rangeais sans répondre.

Finalement, je m'installais sur un banc près du parc où on avait l'habitude d'aller avec Carlie, je ne l'avais jamais vu autant rigoler et sourire qu'ici. Elle aimait se chamailler avec Emmett, et je voyais bien que ça lui plaisait à lui aussi de retourner en enfance, ensuite elle s'installait à côté de moi pour se reposer, il lui arrivait même ces derniers temps, de se mettre sur les genoux d'Edward. Au souvenir de son nom, je me rendis compte qu'il n'était plus dans l'appartement lorsque j'en étais sortie et Emmett et Jasper n'étaient jamais apparus. Je baissais la tête et je me mis à fixer mes mains, inconsciemment, je les triturais dans tous les sens, une large main vint se poser sur les miennes. Sa seule main réussit à stopper mes tremblements et à m'apaiser d'une certaine façon, je relevais les yeux pour me plonger dans les siens. Le vert s'étirait un peu vers le doré et j'aimais le caractère que ça leur donnait, je ne lui avais jamais avoué que c'était ce regard qui avait fait palpiter mon cœur en premier. Il posa son bras sur mes épaules, il me laissa le choix de venir dans ses bras ou non, et sans réfléchir plus longtemps, je me glissais contre lui. Sans vraiment y prêter attention, je sentis mes premières larmes couler, je n'arrivais plus à m'arrêter et le plus naturellement, Edward posa son pouce sur mes joues et ils les essuya.

- Je peux te poser une question?

J'hochais la tête, je savais que je lui devais quelques explications et j'étais prête à lui répondre.

- Pourquoi as-tu obtenu la garde de ta sœur?

Même si je m'attendais à ce qu'il me pose cette question, je sentis un pincement au cœur, tout avait tellement été chaotique avant que je réussisse à m'éloigner de cette mère qui ne voulait pas de moi.

- C'est simple en fait. Je ne sais pas qui est mon père, ni celui de Carlie, et ça ne m'a jamais dérangé de ne pas savoir. Quand j'étais plus jeune, je l'imaginais comme un héro qui sauvait le monde et qui plus tard viendrait me sauver mais j'ai appris à faire la différence entre mes rêves et la réalité. J'ai vécu 13 ans toute seule avec ma mère, elle ne m'aimait pas ou en tout cas elle me rendait responsable de tous ses malheurs, j'ai appris à faire avec. Elle était très douée pour rabaisser les gens et pour leur faire du mal, je ne compte plus le nombre de fois où je me roulais en boule dans mon placard en espérant que ça s'arrête. Bien sur mon vœu n'a pas été exaucé et c'est même devenu pire, elle a commencé à boire de plus en plus, elle restait enfermée sur son passé et j'étais devenue l'ennemie à éliminer.

Je m'arrêtais un instant dans mon récit pour reprendre mon calme. Je jetais un coup d'œil vers Edward, pour voir qu'il me regardait fixement, ses traits ne reflétaient pas d'émotions particulières, mais je voyais ses mains se crisper frénétiquement sur ses genoux et son regard exprimait une telle haine, qu'un frisson me parcourut l'échine.

- Puis un jour, elle est revenue à la maison radieuse, je ne l'avais jamais vu comme ça. Elle est même venue vers moi pour me prendre dans ses bras et je me souviens qu'elles nous avaient fait tournées en rond et qu'elle avait même rigolé. J'ai appris quelques semaines plus tard, qu'elle était enceinte et elle pensait que c'était sa chance pour changer sa vie. Enfin bref, elle avait des efforts pendant sa grossesse, elle ne se préoccupait plus de moi et j'en étais heureuse. Elle passait son temps à se caresser le ventre ou à lui parler, je ne l'avais jamais vu dans cet état et j'en étais même venue à espérer qu'elle reste comme ça pour toujours. Cependant j'avais 13 ans à l'époque et je savais qu'elle ne m'aimerait jamais et j'avais déjà le pressentiment qu'elle n'aimerait pas son nouvel enfant non plus. Lorsque Carlie est née, notre vie a été un conte de fée pendant trois mois puis son amie la bouteille est revenue et le cercle vicieux a recommencé.

Il lia ses mains aux miennes pour me donner la force de continuer mais j'étais épuisée, épuisée de devoir me battre contre la personne qui aurait du m'aimer et me protéger contre tout, épuisée de devoir sourire alors que je n'avais qu'une seule envie, celle de me terrer dans un trou. Cependant, une fois de plus, je fermais brièvement les yeux puis avec une grande inspiration, j'entamais la fin de mon récit.

- Elle criait dès que Carlie se mettait à pleurer, elle fermait même la porte pour ne plus l'entendre ou parfois elle mettait juste le son de la télévision plus fort, comme ça elle pouvait faire semblant qu'il ne se passait rien dans sa maison. A partir de là, je me suis occupée d'elle et j'ai tout fait pour ignorer la présence de notre mère, même si je sentais toujours son ombre derrière moi. Lorsque j'ai eu 18 ans, je me suis renseignée pour pouvoir m'émanciper et c'est comme ça que j'ai rencontré Charlie. Il nous a aidé à nous en sortir, j'ai tout fait pour prouver que Carlie devait vivre avec moi et non avec Renée. Preuve après preuve, j'ai pu prouvé ma crédibilité et aujourd'hui, je me dis que le juge a vraiment été compréhensif. Je pense aussi que la présence de Charlie au début a fait pencher la balance en ma faveur et il y a aussi le fait que le jour de l'audience, j'avais la lèvre fendue et un œil au beurre noir. En un sens, Renée m'a fait une faveur ce jour là en me frappant, elle nous a permis de tout quitter. Donc voilà je m'occupe de Carlie et ma vie me convient sauf qu'aujourd'hui je n'ai pas été capable de m'occuper de la seule personne qui compte pour moi.

Il accentua sa pression autour de mes doigts et je lui étais reconnaissant de ne pas me sortir le baratin habituel, comme quoi maintenant tout irait bien. Il m'aida à me relever et on commença à se diriger vers l'appartement.

- Bella, je pense que tu es une jeune femme extraordinaire et je ne dis pas ça parce que tu m'as raconté ton histoire, je le pense vraiment. Tu es présente pour ta fille car c'est ta fille, je peux te l'assurer, elle te regarde avec tellement d'amour et d'admiration. Quoiqu'il arrive, tu es là pour elle et elle le sait. Je peux juste te promettre que lorsqu'on l'aura retrouvé, elle ne t'en voudrait ou ne te blâmera pas car pour elle, tu es la personne la plus importante et elle sait que tu l'aimes.

Je le remerciais, j'avais les larmes aux yeux, personne ne m'avait jamais dit si ce que je faisais, était bien ou non et j'étais heureuse que ce soit Edward qui me rassure. On arriva rapidement à l'appartement, tout le monde était dans le salon, on s'installa avec eux puis on recommença à attendre. Une nouvelle heure passa et finalement me téléphone se mit à vibrer, je me précipitais dessus et je découvris avec soulagement le nom de Charlie.

- Dis moi, qu'elle est avec toi? Elle va bien? Est-ce que tu veux bien me la passer? Débitais-je comme une hystérique.

- Bella, calme toi ma chérie. Elle va bien mais elle se repose en ce moment, elle s'est endormie sur la banquette arrière de la voiture et on sera là d'ici ¼ d'heure, donc ne t'inquiète plus.

- Est-ce que tu l'as arrêté? Elle ne nous embêtera plus maintenant?

Un long silence suivit mes questions, et je me demandais ce qui pouvait gêner Charlie à cet instant, il n'y avait rien de compliqué à me répondre qu'elle irait en prison pour un long moment.

- Charlie?

- Oui, je suis là. En fait c'est un peu plus compliqué que ça. On arrive bientôt et je te promet de tout t'expliquer.

Sans plus de discussion, il raccrocha et je me retrouvais encore une fois, complètement perdue jusqu'à ce qu'un poids me tombe sur les épaules et me crie dans les oreilles.

- Alice, je vais être bientôt sourde donc s'il te plait, calme toi.

- Non, je suis heureuse et lorsque je le suis, tout le monde doit être au courant. Déclara-t-elle en sautillant jusqu'à Jasper, qui l'accueillit à bras ouverts.

Je me mis moi aussi à sourire et je me laissais aller dans l'étreinte d'Edward alors qu'il tentait encore une fois de m'apaiser. Il s'assis sur un des fauteuils et je me glissais sur ses genoux pour me reposer contre son torse, j'étais bien mais je savais que j'irai encore mieux lorsque Carlie sera de retour. La sonnette de la porte me fit sursauter et c'est comme une flèche que j'allais ouvrir, Charlie m'intima de me taire mais il me tendit quand même mon bébé. Je l'a pris délicatement et après lui avoir embrassé le front, je m'installais avec elle dans sa chambre.

- Maman?

Sa petite voix fluette m'appela et rien que ça, me fit monter les larmes aux yeux, ce simple mot m'avait manqué.

- Oui, mon cœur?

- Tu restes avec moi? Demanda-t-elle en se mettant un peu plus sous sa couette.

- Oui, pour toujours.

Je lui caressais délicatement les cheveux, j'avais envie de rester à cette place mais Charlie m'appela du salon et après l'avoir embrassé, je fermais sa porte puis j'allais retrouver tout le monde. J'eus un temps d'arrêt en rentrant dans la salon, il n'y avait plus six personnes mais sept maintenant. Je fixais Charlie du regard, cherchant à comprendre ce qu'il était en train de se passer, il s'était placé devant elle, de sorte que je ne puisse pas lui sauter dessus. L'envie me démangeait mais je me retins et à la place, j'attendais des explications venant de Charlie.

- Est-ce que tu veux bien t'assoir. J'ai quelque chose à te dire et je pense qu'il vaudrait que tu sois assise pour pouvoir l'entendre.

Edward vint se mettre à côté de moi et je me laissais guider jusqu'au canapé, chacun s'installa comme il pouvait mais je voyais bien que d'un côté il y avait Charlie et Renée et nous de l'autre.

- Qu'est-ce qu'elle fait là? Tu ne pouvais pas juste la tuer comme ça, on aurait pu être enfin tranquille. Crachais-je en ne regardant que Charlie.

- Je sais que tu es en colère mais elle a assez payé pour ses erreurs passées, tu ne penses pas?

- Qui es tu pour savoir si elle a assez payé ou non? Tu ne sais rien, tu ne la connais pas comme moi, je la connais et je te jure qu'elle ne paiera jamais assez.

- C'est la où tu te trompes Bella, il me connait mieux que quiconque. Déclara Renée avec la voix d'une femme usée par le temps et par l'alcool surtout.

Je me crispais sur le canapé, je sentais la main d'Edward se glisser contre mon dos, je lui jetais un rapide coup d'œil.

- Je ne pense pas t'avoir adressée la parole alors ne te permet surtout pas de me dire ce que je dois penser ou non, chez moi. Je te connais Renée, j'ai vécu 18 ans avec toi et je sais de quoi tu es capable et rien ne me fera changer d'avis. Mais je vous en prie racontez moi votre histoire, je sens que je vais passionnée.

- Bella, tu dois savoir que je n'étais au courant de rien avant tes 10 ans puis lorsque je l'ai appris, il était trop tard et à partir de là, j'ai fait du mieux que j'ai pu pour arranger les choses.

- En termes plus clair ca donne quoi? Demandais-je curieuse de savoir où il voulait en venir.

- Je suis votre père…Avant de nous mettre dehors, laisse moi m'expliquer, s'il te plait.

J'hochais simplement la tête en signe d'assentissement, je n'avais plus la force de faire quoi que ce soit, j'étais tétanisée et je savais déjà que cette histoire allait faire des dégâts.

- J'ai connu ta mère très jeune, elle était pleines de rêves alors que moi j'étais un petit bleu dans la police. Je faisais des horaires de fou et mes seuls moments de répits se passaient avec ta mère, c'était comme notre monde à nous. Un jour elle a juste disparu, j'ai tenté de faire des recherches pour la retrouver mais juste appris par ces amis de la faculté, qu'elle avait rencontré un homme et qu'elle l'avait sans doute suivi. Des années se sont écoulées avant que je ne la revoie, on ne se voyait que rarement mais ça m'allait quand même alors lorsque j'ai finalement appris qu'elle avait une fille, j'étais sidéré et encore plus lorsqu'un soir je découvris que tu étais ma fille.

Il prit la main de Renée dans la sienne et après lui avoir jeté un coup d'œil, qui me donna envie de vomir, il continua son récit.

- J'ai tout de suite voulu faire parti de ta vie, mais les choses étaient compliquées entre vous deux alors je n'ai pas voulu m'interposer. On se voyait en cachette et quelques années plus tard, Carlie est née, j'étais le plus heureux des pères et je le suis encore aujourd'hui. Renée me disait que tu devenais jalouse et que les choses étaient horribles entre vous deux, depuis sa naissance alors je suis restée dans l'ombre encore une fois. Renée me suppliait à chaque fois de faire ça pour elle et même si je n'étais pas présent pour vous, je vous protégeais en secret. Et lorsque tu as demandé à vous faire émanciper, tu ne sais pas à quel point ça à détruit ta mère. Elle m'a supplié de t'aider, en disant que ça arrangerai les choses entre vous deux et encore une fois, j'ai obéit mais je sais aujourd'hui que j'ai eu tord. Carlie méritait de connaître sa vraie mère et Renée aurai du se battre pour elle.

Je n'en revenais pas, c'était le monde à l'envers, j'étais partagée entre le dégoût et la haine, il m'avait aidé à m'en sortir et aujourd'hui il m'avouait qu'il ne l'avait fait que pour Renée. Je fus prise d'un rire incontrôlable, les choses ne pouvaient pas pires et plus horribles et pourtant tout cela était tellement grotesque que je ne pouvais m'empêcher de rire.

- Tu es en train de me dire que tu es resté dans l'ombre pendant 10 ans pour faire plaisir à Renée? Que tout ce que tu as fait, tu l'as fait pour elle? Et que finalement elle était une bonne mère et que c'est moi qui est tout exagéré? C'est tellement risible, vous êtes ridicules tous les deux. Tout d'abord, Charlie, ce que tu as fait, tu ne l'as fait que pour toi, si vraiment tu avais voulu nous connaître, tu te serais imposé et enfin Renée, la seule chose que tu mérites de connaître c'est la prison.

- Bella, ta mère ne vous ferait jamais le moindre mal. Depuis le temps que je la connais, je suis prêt à en mettre ma main au feu. Déclara-t-il.

Je n'avais plus en face de moi, le héro de mon adolescence était un homme rempli d'illusion sur la femme qu'il aime, un homme rongé par des chimères. Si il ne venait pas de me briser le cœur, j'aurai pu avoir de la peine pour lui cependant j'en étais arrivée à un point où je voulais juste les voir disparaître.

- Je pense qu'il est temps que vous sortiez d'ici. Je ne voudrais pas que Carlie vous trouve ici à son retour, donc dehors.

Mes nerfs commençaient à me lâcher et je remerciais silencieusement Edward qui l'avait senti et qui s'était levé pour les obliger à se bouger.

- C'est notre fille et nous avons tous les droits de la voir.

- Non, vous avez perdu ce droit, le jour où Renée a levé la main sur elle. Aujourd'hui elle est heureuse et moi aussi contre tout attente donc maintenant vous allez sortir d'ici.

- Bella, je suis sur que tu ne veux pas retourner devant le juge, nous pouvons prendre un bon avocat et nous obtiendrons droit de cause alors s'il te plait, on peut s'arranger. Déclara Charlie.

Je me figeais, une douleur intense venait compresser ma poitrine et c'est folle furieuse que je me mis en face de lui.

- Tu veux jouer à ce jeu? Alors laisse moi t'expliquer un truc, j'ai des radios, j'ai des photos, j'ai des témoignages qui prouvent l'état dans lequel Renée pouvait se mettre. J'ai des reçus d'hospitalisations qui prouvent le nombre d'aller et retour qu'elle a fait après avoir trop bu. J'allais oublier, le juge m'a remis un document qui certifie que je suis sa mère et qu'aucun autre procès ne pourra le changer. J'avais peut être omis de te le dire à l'époque, ca me paraissait tellement secondaire mais il faut croire qu'elle avait senti les choses venir. Déclarais-je, fière de moi pour la première fois.

J'étais finalement capable de prendre soin de ma famille et c'était quelque chose que je ne pourrais jamais oublier.

- Vous avez quelque chose d'autre à demander?

Ils étaient maintenant tous les deux sans voix, et je voyais Charlie qui serrait les poings, cela prouvait qu'il avait encore un sursaut de fierté, il ne s'abaisserait pas à me frapper.

- Avant que vous ne disparaissiez complètement de nos vies j'aimerai savoir une seule chose. Lorsque je t'ai appelé pour te dire que Carlie avait disparu, tu le savais déjà n'est-ce pas? Demandais-je d'une voix ferme.

Il hocha simplement la tête, sans me regarder, je pouvais voir qu'un conflit était en train de se créer en lui mais j'étais trop dégoutée pour m'en soucier. Comment un homme qui m'avait vu avec des bleus sur tout le corps, pouvait encore croire à la bonté de cette femme? C'était incompréhensible pour moi et je n'étais pas prête de lui pardonner. Il avait lui aussi fait trop de mal, il aurait pu aider Carlie avant mais le lâche qu'il était n'avait rien fait, il était exactement comme sa mère et cela lui faisait mal.

Il sortit rapidement sans se retourner et Renée s'en alla aussi sans un mot de plus. A peine la porte claquée, je m'écroulais sur le tapis, je tremblais sans pouvoir m'arrêter, j'hoquetais de douleur, je sentis des bras m'entourer et je me laissais aller. Après un moment sans bouger, je sentis qu'on me soulevait et finalement quelqu'un me posa sur mon lit. J'aperçus son regard vert qui me fixait avec angoisse et après lui avoir adressé un léger sourire, je me roulais en boule contre lui. Je m'assoupis en quelques instants, oubliant enfin l'horreur de cette journée.

Une petite main douce et froide me réveilla en me caressant le nez, j'ouvris difficilement un œil puis l'autre et c'est avec un énorme sourire que je tombais nez à nez avec ma princesse. Je l'attrapais rapidement pour lui faire un énorme câlin, et l'entendre rire me soulagea d'un poids énorme. Elle restait toujours ma fille et rien ne pourrait jamais me faire regretter mon choix.

- Debout maman, c'est l'heure du petit déjeuner et on a fait pleins de gâteaux.

J'allais lui demander avec qui elle avait fait la cuisine lorsque je percuta Alice dans le couloir.

- Tu es enfin réveillée, je me suis dévouée pour le faire mais il faut croire que ce petit pain est plus rapide que moi.

Carlie lui adressa un sourire éblouissant alors qu'Alice se penchait pour lui pincer les joues, ensuite elle m'obligea à m'installer sur le canapé dans le salon. Emmett, Rosalie et Jasper étaient déjà là, ils m'adressèrent un petit signe de compassion chacun à leur façon. Je fus encore plus heureuse de voir qu'Edward non plus n'était pas parti, il s'installa à côté de moi et c'est tout naturellement que je me rapprochais de lui, sa chaleur m'envahit en quelques instants. Je pris Carlie sur mes genoux et on commença à déguster les gâteaux.

- Alors tu le trouves bon mon gâteau? Emmett a mis un ingrédient secret, tu dois deviner ce que s'est?

- Je dirais du ketchup pour celui là?

- Oui, et tu dois faire pareil pour les autres, si tu réussis alors tu auras le droit à une autre surprise. Déclara-t-elle en tapant dans ses mains.

Elle était heureuse de ce nouveau jeu ainsi qu'Emmett bien sur, à eux deux ils avaient 10 ans d'âge mental. J'hochais la tête puis j'enfouissais mon nez dans ses cheveux, je respirais à plein poumon leur odeur, j'allais mettre du temps avant d'être tout à fait sereine. Les discussions reprirent doucement enfin les chamailleries plutôt, ils étaient en train de décider la date du début de l'esclavage de Rosalie et d'Emmett.

- Maman? Elle ne reviendra plus Renée et le monsieur d'hier soir? Demanda-t-elle d'une petite voix.

- Non, ma puce, ils ne reviendront pas. Pourquoi tu voudrais les revoir?

Je m'étais tendue inconsciemment en attendant sa réponse et je percevais que chacun dans la pièce retenait son souffle. Cependant elle secoua frénétiquement la tête en signe de dénégation.

- Non, je veux rester avec toi. C'est toi ma maman depuis toujours et puis j'adore notre nouvelle vie, on s'amuse beaucoup et même que Caroll, elle n'est plus malade depuis qu'on est là.

- Alors ne t'inquiètes pas. On restera là aussi longtemps qu'on pourra.

Elle hocha encore une fois la tête puis elle alla s'installer sur les genoux d'Emmett, elle paraissait avoir déjà oublié tout ce qui s'était produit la veille et je n'avais pas envie de ressasser ça.

- Est-ce que tu accepterais de diner avec moi la semaine prochaine? Chuchota Edward.

Je jetais un coup d'œil à Carlie qui s'amusait à sauter sur les genoux d'Emmett puis je me retournais vers Edward, qui attendait patiemment ma réponse.

- Et Carlie?

- Ils sont quatre à vouloir s'occuper d'elle, alors ne t'inquiètes pas, je pense que tu trouveras une solution.

- Alors c'est d'accord, on pourrait même se faire un ciné?

- Ca marche. Déclara-t-il avec son sourire en coin.

Je m'adossais contre le canapé, j'étais collée à lui mais ça n'avait pas l'air de le déranger alors je posais ma tête contre son épaule et je me laissais entrainer par toute cette animation.


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Bisous à toutes celles qui passent par là.