Titre : Seule dans ma tête.
Raiting : T
Genre : Général - Romance.
Pairing : Sakura & Sasori.
Résumé : Je suis seule dans ma tête et mes actes sont commandés par les autres. Brise les liens tissés sous la forme d'ordres et manipule moi à ton tour.
N.A. : inspiration tordue, venue dont ne sait où.
CHAPITRE 3
(DE) SA POSSESSION
Les expériences ont toujours un but précis à atteindre. Quelque soit le chemin utilisé, il faudra toujours atteindre le même point.
Sakura sans le savoir était une expérience pour le marionnettiste. Elle était son premier jouet de chair. Mais il n'y avait pas que ca.
Faire une expérience, ne s'arrêtait pas à manipuler un humain, il y avait plus… Sasori voyait grand. Il voulait qu'elle se résigne elle-même à lui appartenir. Qu'elle accepte d'elle-même qu'il la manipule. Et sage personnage qu'il était, il atteindrait ce but. Quitte à devoir y mettre toute son énergie.
Sasori ne doutait pas de la réussite de son plan. A la fois simple et ingénieux. Il y avait longuement réfléchi, tandis qu'ils marchaient dans cette forêt. Peu à peu, tout avait prit forme. Il avait ainsi décidé de procéder par étapes : l'interrogation, l'incompréhension, la gène… et l'amour.
Oui, il ne voyait que ca pour qu'elle daigne le laisser faire. Au début, ca l'avait laissé septique. Il n'était pas cruel au point de rendre une gamine éperdu de lui, juste pour son expérience. Mais peu à peu, il s'était dit, que cet amour pourrait lui être bénéfique. Après tout, coincé dans le corps d'un adolescent, il avait le droit de vivre ca, non ?
Ainsi, son plan débuta dés l'instant où il lui dit qu'il serait celui qui la control.
Parce que oui, mieux valait dire tout de suite quel statut il s'attribuait. Au moins il n'aurait pas de remords plus tard, si Sakura venait à pleurer en l'accusant de tromperie…
Car qu'on le croit ou non, Sasori doutait légèrement de rester totalement indifférent à la Kunoichi, si son plan fonctionnait.
Cette révélation, laissa Sakura interdite. Si elle ne se trompait pas, il la définissait à l'instant même comme étant sa sage poupée de chaire. Mortifiée à cette pensée, elle pâlit.
Il le remarqua aussitôt et se pencha à son oreille.
« Pam. » murmura-t-il. « C'est le bruit des chaines qui viennent d'exploser dans ta tête. »
Il s'écarta alors et mit une main sur son front.
« Et ca, c'est-ce qui va précéder les nouvelles qui vont te retenir. »
Sakura se crispa, sous le poids de l'interrogation. Qu'allait-il faire… Qen effet, qu'allait-il te faire Kunoichi ? Tu le vis avancer vers ton visage et tu pressentis… pressentis avec honte son geste. Oh oui, tu le sentais, son baiser… tu le sentis bien quand il déposa doucement ses lèvres sur les tiennes, appuyant toujours sur ton front, pour t'éviter tout mouvement. Il n'y avait rien de sensuel dans ce baiser. A peine un souffle qui s'échange. C'était juste une marque, un symbole, définissant la nouvelle possession qu'il avait sur toi.
Quand il s'écarta, il garda ses yeux dans les tiens, mêlant feuillage au bois.
« Des chaines aux airs de réflexions sur ce baiser… »
Il gloussa et reprit son chemin.
« Vien Kunoichi, tu auras toute la route pour réfléchir à ce que je viens de faire. »
Tu déglutis, posa un doigt sur tes lèvres, puis secoua la tête, tout en le regardant partir. Pauvre de toi, tu t'interrogeais… Et après un temps de réflexion, tu décidas de le rejoindre docilement. De toute façon, il n'y avait aucune chance qu'il te laisse partir. Pas avant que tu ne sois morte en tout cas…
XXX
En tout cas, il eut tout à fait raison. Tu as pensé à son geste, durant tout le trajet. Chaque seconde qui guidait vos pas, tu te demandais pourquoi. Ca te donnais envie de vomir, parce qu'il avait si bien fait les choses. T'embrasser, puis t'assurer que tu y repenserais. Mais quelle imbécile, te disais-tu sans cesse, tout en lui lançant quelques regards, pour voir l'attitude qu'il avait adopté.
Et malgré toi, tu en vins à apprécier son visage. A force de le regarder en catimini, tu avais remarqué à quel point il était bien dessiné, sans défauts apparent. Cela t'étonnais dans un sens. Parce que quand… quand il t'avais embrassé, ses lèvres contre les tiennes, elles semblaient de chaires, pourtant n'était-il pas une marionnette ?
Toi pauvre Kunoichi, tu soupiras, une énième fois te semblas-t-il. Il était un mystère en lui-même… Un homme d'âge mur au corps d'adolescent… Une marionnette de bois - normalement - pourtant de chair…
Il s'arrêta alors et se tourna.
« Qu'y a-t-il ? » demandas-tu doucement.
Il saisit la main de la kunoichi interrogative et la tira. Elle le laissa faire sans comprendre. Jusqu'à ce qu'il la colle à un arbre, ses mains de chaque côté de son visage.
« Après l'interrogation… L'incompréhension… » dit-il.
Elle fronça les sourcils.
« Quelle… » commenças-elle.
Elle ne rajouta rien de plus, car il saisit son visage entre ses mains et l'embrassa une seconde fois. Plus doucement cependant. Il avait même fermé les yeux. Et il se sépara avec plus de lenteur, avant de lancer un regard en l'air.
« Dépêchons » dit-il. « J'aimerai arriver avant la pluie… »
Elle cligna des yeux la kunoichi, et cela sans rien dire. Elle n'avait pas comprit ce qu'il venait de faire. Elle ne comprenait plus rien et cela l'énervait. Parce que maintenant, elle voulait savoir… Et pour savoir, elle devait rester avec lui.
Acquiesçant avec prudence, les deux ninjas reprirent leur chemin.
Ils entrèrent dans le village, au moment même où la pluie s'abattit. Sasori accéléra le pas, saisissant la main de Sakura, pour la guider sans problème à travers les rues, jusqu'à l'auberge.
Une fois à l'intérieur il la lâcha, et secouant ses cheveux, se dirigea vers le comptoir d'accueil. Il discuta quelques secondes avec une femme, qui par la suite, lui remit des clés. D'un signe de tête, il invita Sakura à le suivre.
Sakura lança un vague regard à la femme, se demandant si elle ne devait pas donner l'alerte. Cependant elle se retint. Qui sait ce qu'il pouvait faire s'il était démasquer ?
Ils grimpèrent deux étages au dessus et traversèrent un long couloir, avant que Sasori déverrouille l'une des portes.
« Entre. » dit-il en lui laissant le passage.
Elle le regarda quelques secondes et s'exécuta.
Une chambre, c'était une chambre, tout banale, deux lits bien faits, deux petits commodes de rangement et une porte semblant mener à la salle de bain.
Supposons Kunoichi, que cette "découverte" ne te fis rien. Car après tout, ce n'était qu'une chambre…
Tu avances d'un ou deux pas, regardas les alentours, toujours - supposons nous - sans étonnement.
En partant du principe que tu sois presque blasée de ca, qu'est-ce qui pourrais à ton avis, te faire sursauter et écarquiller les yeux ? Qu'est-ce qui pourrais te gêner ?
Inconsciente à cette question, ton regard se perdit dans la pluie, visible à travers la fenêtre, et cela jusqu'au drôle de geste de Sasori.
Silencieusement, il se posta derrière toi, avant de poser une main sur ta hanche et de la faire remonter jusqu'au haut de ta taille.
Tout à fait gênée - et c'est compréhensible - tu t'écartas de lui, avant de le regarder, les yeux écarquiller.
« Et maintenant la gène. » murmura-t-il en te regardant dans un sourire.
Ah, ah, ah, Kunoichi, qu'est-ce que ca pouvait être hilarant de te voir suivre docilement le cheminement de son plan !
Dire qu'il ne manque plus que l'amour, pour que tu sois complètement à lui… Hilarant, vraiment.
Rewiew ?
