La ville d'Awano était une ville événementielle, où l'art du spectacle et des festivals traditionnels étaient renommés auprès des villes voisines. De jour comme de nuit, la ville était en effervescence et on pouvait distinguer les sons saccadés des shamisen et des taiko émaner de certains bâtiments. Plusieurs commerces de vêtements, de bijoux et autres accessoires traditionnels parsemaient les allées des rues bondées.
Et malgré l'ambiance enthousiaste et enfiévré, Kamado Tanjirô n'arrivait pas à s'émerveiller de cette bonne humeur générale. Sans doute que dans des circonstances moins mauvaises il aurait pus éprouver un sentiment d'exaltation et laisser sa curiosité le guider à travers les étals des magasins à bibelots ou encore découvrir les épatantes prestations de kabuki ou de bunraku. Seulement, l'heure n'était pas au tourisme, mais aux investigations laborieuses et à la possible traque d'un démon et pour le moment il n'avait absolument aucune idée de par où commencer. De plus, aujourd'hui il était seul et Tanjirô n'avait jamais été tout seul. Il ne pus empêcher une certaine peine de l'envahir. Et même le poids en moins sur ses épaules, maintenain qu'il n'avais plus le coffre en bois qui renfermé Nezuko, lui donner l'impression d'un manque écrasant.
Enervé par toutes ces pensées déprimantes il claqua fermement ses deux mains sur ses joues, faisant sursauter un couple de passant. Il devait se concentrer sur sa mission et la finir au plus vite, pour pouvoir revoir Nezuko et les autres, après tout ce n'était absolument pas son genre de se laisser démoraliser pour si peu.
Tanjirô entama alors d'arpenter les rues de la ville à la recherche du moindre indice ou de la moindre information qui pourrait lui être utile. Et puis il avait de toute évidence plus de chance de croiser un démon ( si démon il y avait ) quand le soleil se sera couché…
Au détour d'une ruelle, son regard s'arrêta sur un ryokan. Sur la devanture de la résidence y était accroché un carré de tissu gris, décoré d'un cercle de glycine en fleur. Symbole de collaboration avec les pourfendeurs. Ravis d'avoir trouvé le lieu où il allait pouvoir résider, Tanjirô pénétra dans le bâtiment. La chambre d'accueil était petite, mais le beige des murs et le tableau de cerisiers en fleur derrière le comptoir en bois noir, était dès plus accueillant. L'okamisan n'était pas présente mais assis à la petite table au milieu de la pièce, un vieil homme buvait tranquillement une tasse de thé.
Tanjirô attendit alors la gérante.
« Jolie sabre. Interpella l'homme assis. Vous participez à une prestation ? demanda t-il intrigué par la lame à sa taille.
- Euh…non pas vraiment, je cherche des informations sur la Geisha disparu. En avez-vous déjà entendu parlé ?
L'homme le jugea d'un air septique.
- Pourquoi un gamin chercherais à en savoir d'avantage sur cette histoire ?
- On m'a raconté qu'elle s'est faite dévorée par un animal sauvage. Savez-Vous quel genre d'animal était-ce ? Quand j'ai demandé certains m'ont dit que c'était des loups et d'autre ont parlé d'ours. Demanda Tanjirô ignorant la question du vieil homme.
- Des loups ? Un ours ? L'homme rit. Il n'y a plus de tel bête dans nos bois depuis bien longtemps. Ce qui l'a tué n'avait rien à voir avec ça.
- Qu'est ce qui la tué alors ? Demanda t-il intrigué d'avoir une quelconque affirmation sur la présence d'un démon.
Mais l'homme haussa les épaules.
- Aucune idée, sa bêtise peut-être…après tout quelle idée sotte, de ce promener dans la foret en pleine nuit, surtout pour une Geisha. Si elle n'avait pas été tué ce soir là, elle aurait sans doute été bannis de son okiya. »
Tanjirô considéra l'homme un instant, il voulut lui poser d'avantage de question mais, la porte coulissante, derrière le comptoir s'ouvrit laissant entrer la gérante. Il délaissa alors leur conversation pour aller se présenter à la femme qui fut à la fois surprise et ravis de pourvoir aider un spadassin. Elle lui intima alors de la suivre à l'intérieur du domaine.
« Vous savez, vous avez vraiment de la chance, c'est la dernière résidence disponible. Informa l'okamisan. D'habitude nous réservons des chambres spécialement pour vous autres spadassins, mais la saison du solstice d'été est toujours très attendus des visiteurs et les ryokan sont toujours très prisé pendant cette période. Nous ne pouvons pas nous permettre de manquer les bénéfices de cette saison. »
Quand ils furent arrivé, la femme glissa la porte coulissante et incita Tanjiro à entrer dans le logement. Les murs étaient en bois clair où y été accroché quelques tableaux typiques, sublimé par de grandes fenêtres qui laisser entrer la lumière d'après-midi.
« Merci beaucoup pour votre hospitalité ! s'exclama Tanjirô lorsque la femme s'apprêta à quitter les lieux.
Elle rit un peu, charmé par la politesse du jeune garçon.
- Avez-vous besoin d'autre chose ? Demanda t-elle.
Tanjirô hocha la tête.
- Pouvez-vous me dire où je pourrais parler à une geisha.
- Et bien, normalement les geishas travaillent dans les salons de thé ou dansent pour des kabuki. Mais la plus part d'entre elles continuent encore leur apprentissage dans l'okiya de la ville. Toutefois, ajouta t-elle en le jaugeant du regard. Il vous sera compliqué de vous approcher d'elles.
- Vraiment, Pourquoi ? Demanda t-il.
- Les okiya ne sont pas facilement pénétrable et les geisha ne prennent des audiences qu'avec des clients, et si je peux me permettre, vous n'avez pas l'âge de vous faire passer pour un client. Mais si vous avez de la chance peut-être en croiserais vous à un spectacle. Déclara t-elle »
Tanjiro acquiesça et la remercia pour les informations avant qu'elle ne quitte la pièce. Une fois seul, il pris une grande inspiration et défit l'attache de son sabre. Il prit papier, encre et pinceau et s'installa à la table basse au milieu de la chambre et de sa plus belle écriture, il reprit la rédaction du journal destiné à sa soeur. Le coeur lourd et les pensées moroses, il eu du mal à trouver l'inspiration nécéssaire pour ne pas paraître trop déprimé.
Et à mainte reprises, il s'imaginait déjà avoir finis cette mission bien trop solitaire à son goût.
