Bonjour chers lecteurs (et lectrices)! J'ai une mauvaise nouvelle... Je pars en vacances durant une semaine ce qui aura la malheureuse incidence de m'empêcher d'écrire le chapitre qui suivra celui-ci... En fait, je vais essayer de l'écrire durant la semaine mais il sera posté la semaine suivante. Vous me suivez? En bref, le chapitre qui suit ce blabla sera le seul qui sera paru dans la prochaine semaine donc le prochain sera visible dans une semaine (ou plus). Si vous ne comprenez pas, ne vous inquiétez pas, je ne me comprends pas trop non plus... ;)

Donc, pour en revenir à nos deux protagonistes (Mello et Near), cette partie de l'histoire sera séparé en deux parties presque totalement indépendantes: elles se dérouleront environ une semaine après de départ de Mello (désolée, je cogite encore sur le saut de 3 ans mais ça devrait venir et je ne voulais pas vous laissez sans chapitre pendant des semaines pendant que je pense à tout ça...), ce sera les pensées de Near (comme d'habitude) et les pensées de Mello (YOUPIIIIIIII!). C'est ce que je voulais dire par « deux parties presque totalement indépendantes »... Ce ne sera pas écrit à la première personne car je viens de découvrir ma profonde incapacité à écrire comme ça car ça doit sûrement faire 7 fois que je recommence ce chapitre... Je crois malheureusement que celui-ci ne sera pas très long...

Donc, mettons fin à ces élucubrations inutiles et place à l'histoire!

Bonne lecture!

P.-S: Merci pour les reviews, ça fait toujours chaud au cœur... ;)

Première Partie

Ce matin-là, le soleil ne se leva pas. Il était parti depuis plusieurs jours déjà et n'avait pas daigné réapparaitre, ne serait-ce que quelques minutes. Il y avait de la lumière certes, mais caché derrière un épais voile de nuages argentés. Quelques rayons perçaient courageusement la toile, révélant alors la tristesse du paysage. Il était rare que le ciel soit aussi déprimant. Il avait fait apparaître cette sorte de torpeur comateuse qui ne se manifestait normalement que rarement. C'était comme si tout respirait l'ennuie. Les arbres se laissaient bercer gentiment par la brise fraîche annonciatrice de mauvais temps. C'était d'ailleurs étrange que la pluie ne soit pas tombée malgré la grisaille qui sévissait. Habituellement, elle tombait, coulant sur le sol, créant des ruisseaux qui inondaient la terre puis s'estompait tranquillement, laissant le ciel encore plus bleu qu'avant l'averse. Cette fois-ci, l'orage avait frappé puis s'était calmé, mais avait laissé cette ambiance maussade. Cette ambiance affreusement grise...

Au milieu de ce triste enfer, une forteresse se dressait à l'instar de la civilisation essayant de protéger ses jeunes pensionnaires qui ne semblait nullement affectés par l'aspect démoralisant de l'extérieur. Ils s'amusaient tous, le sourire aux lèvres. Enfin, tous sauf un. Un petit garçon aux cheveux blancs était assis au centre du salon, sur le tapis rugueux d'une couleur rouge vin. Devant lui étaient étalées des centaines de pièces de casse-tête qu'il fixait le regard vide, sans les voir vraiment. Il faisait tourner frénétiquement ses doigts dans ses cheveux depuis plus d'une heure. Quelqu'un qui ne connaissait pas Near aurait sans doute trouvé ce tic étrange, mais le vrai élément hors de l'ordinaire lui aurait échappé. En temps normal, il aurait sans doutes terminé le puzzle depuis un long moment. Hors, ce jour-là, le jeu n'était même pas entamé. Les morceaux jonchaient le sol de façon désordonnée, immobiles. On aurait juré que le garçon les surveillait, guettant un mouvement de leur part.

Tout à coup, le corps de Near se mit à trembler. Il était prit de soubresauts désorganisés et respirait de plus en plus fort. C'était des signes annonciateurs d'averse...

Des sanglots se mirent à parsemer sa respiration. Des larmes se formaient sur ses paupières inférieurs. Elles ressemblaient à des perles. D'ailleurs, les perles et les larmes de Near partageaient la même rareté. Et la même beauté.

Depuis une semaine, le jeune garçon n'allait pas bien du tout. Tous les gens qui le fréquentaient l'avait remarqué: il s'isolait de plus en plus, il pleurait presque chaque jour et ses yeux, autrefois habités par une impassibilité enfantine et naïve, étaient maintenant totalement éteints. Ses iris gris se noyaient dans ses grandes pupilles, laissant ses yeux ressembler à des trous noirs. Sa peau pâle et fragile le semblait encore plus. Il faisait peine à voir.

«Même le soleil t'a suivi», pensa-t-il. « Même le soleil m'a laissé seul.»

Il pleura longtemps, assis comme ça, devant les pièces du puzzle. Cette image semblait plutôt troublante: il était pour la première fois totalement impuissant devant un casse-tête. Il s'était fait battre à un jeu dont il avait lui-même inventé les règles...

Il se leva enfin et s'approcha de la fenêtre dans un élan désespéré. Il appuya son front contre la vitre. Il observa la grille de fer. Il posa sa main gauche contre le verre. Il laissa les larmes couler sur ses joues. Il faisait ça chaque soir depuis une semaine.

Il attendait le retour de Mello.

Deuxième Partie

La nuit arriva lentement, s'approchant de son pas feutré caractéristique. Le ciel gris s'habilla tranquillement de noir. Le soleil glissa le long des nuages pour se cacher derrière l'horizon. Les rues sinueuses étaient encore parsemées de flaques d'eau, seuls indices pouvant laisser deviner le passage de la pluie qui avait sévit durant quelques heures. Londres semblait plus lumineuse qu'à l'habitude, sûrement à cause des lueurs fantomatiques des lampadaires qui se reflétaient sur les miroirs liquides qui décoraient la chaussé. C'était un spectacle d'une beauté sincère, sans artifices, qui pourtant provoquait des frissons glacials dans la poitrine des jeunes enfants qui avaient échappés au couvre-feu et qui regardaient par la fenêtre pour profiter de la tombée du soir.

Dans une des nombreuses ruelles que le centre-ville de Londres comportait, se trouvait un jeune garçon. Il était adossé contre le mur de briques, les jambes appuyées contre sa poitrine. Il avait posé sa tête sur ses genoux, laissant ses cheveux blonds chargés de pluie dégoutter sur le sol de pierre. Près de lui, à sa gauche, il avait posé un petit sac-à-dos noir. À sa droite, une tablette de chocolat noir avait été préalablement posée dans l'intention de la manger dans un avenir rapproché. Le garçon semblait totalement perdu. Pourtant, lorsqu'une femme s'était approché de lui un peu plus tôt, se sentant l'âme chrétienne, pour lui demander s'il allait bien, il s'était retourné violemment et avait agrippé son regard dans celui de la bonne samaritaine. Un regard glaciale, un regard qui avait fait battre le cœur de la pauvre femme, un regard d'une cruauté tellement profonde que la dame failli pousser un cri. Elle s'était ensuite en allée, sans demander son reste.

Mello connaissait le pouvoir de ses yeux bleu électrique. Il avait perfectionné la technique durant des années lorsqu'il vivait à la Wammy's house. Il était maintenant capable de faire fuir n'importe qui. Enfin presque n'importe qui...

Le souvenir de l'albinos lui revint en tête, écorchant les parois fragiles de son crâne. Bien sûr, Near habitait encore la majorité de ses pensées, mais plus comme un but à atteindre que comme une personne. Il se rappela ses nombreuses tentatives pour effrayer l'enfant-fantôme qui n'avait jamais réellement fonctionné. C'est alors que la soirée de son départ remonta à la surface de son esprit marécageux, comme le carillonnement d'une cloche lointaine qui cherchait à ce qu'on l'entende. Il avait clairement aperçu une lueur de peur et d'angoisse dans le regard de son adversaire lorsqu'il avait... Mello eu un haut le cœur lorsqu'il se remémora son contact avec Near: il avait ressenti un mélange de dégout et de satisfaction, mais ce qui le répugnait le plus était qu'il avait senti, au creux de son ventre, une chaleur agréable de bonheur lorsqu'il avait touché la joue de l'albinos. Cette première, et probablement dernière, proximité lui avait été... agréable. Bien sûr, il ne l'admettrait jamais, mais il avait envie de le toucher encore cet albinos, de sentir la fragilité sous ses doigts, de sentir cette vulnérabilité devant ses yeux, de se sentir gagnant. Oui, c'était encore son but. Il désirait encore ardemment cette ultime victoire.

Comme l'avait véridiquement émis son adversaire: la partie n'était pas terminée. Et il savait pertinemment que ce Near détestait le plus était le fait de laisser quelque chose inachevé. Il allait donc compter sur ceci pour anéantir cet agaçant albinos.

Mello tendit le bras vers la tablette chocolaté qu'il avais posé près de lui et s'en saisi. Il mordit sauvagement dans celle-ci et laissa fondre le cacao sur sa langue, dégustant avidement le dessert. C'était la dernière tablette qu'il possédait et il n'était pas certain qu'il serait logique d'utiliser le peu d'argent qu'il lui restait pour s'en procurer une nouvelle...

Tout à coup, pour aucune raison, il eu envie de manger du chocolat blanc.

Bon, je sais, ce n'est pas terrible comme dernière phrase, mais il faut la prendre au sens figuré:

chocolat blanc = blanc = albinos = Near

Mon explication est plutôt nulle, surtout que je suis certaine que vous aviez compris l'allusion. Alors comment vous l'avez trouvé ce chapitre? Je dois avouer que personnellement, je ne sais pas pourquoi, j'ai un moins grand sentiment d'accomplissement en le terminant et je ne sais pas trop si je le trouve bon ou pas, j'ai l'impression bizarre que mon style s'est un peu perdu... Alors, confirmez mes craintes ou consolez moi! ;(

Alors, je vous souhaite une bonne semaine sans moi parce que je m'en vais aujourd'hui donc, vous allez devoir patienter un peu avant d'avoir la suite... J'espère que vous ne vous ennuierez pas trop (de toute façon, c'est impossible: il y a tellement plein de bonnes fics sur ce site...).

Au revoir mes chers lecteurs (et chères lectrices)! ;)

SuperMello (désolée, soudaine envie de signer, surtout que mon nom est VRAIMENT affreux...)