TITANIC
Disclaiming : Tous les personnages appartiennent à JKR.
Genre : Drama Slash
Couple : Harry Drago et Harry Severus
Résume: [UA, Slash] Harry doit épouser Severus pour sauver l'honneur des Potters après une croisière à bord du Titanic. Mais la bas il y rencontre Drago, jeune homme qui à les manières d'un noble mais la vie d'un manant . Harry va devoir faire un choix mais le naufrage est proche.
Réponses au reviews :
Amour2mort : Coucou ! Merci pour ta review ! Voici le nouveau chapitre avec un petit retard du à un problème technique indépendant de ma volonté pour une fois lol. En tout cas j'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Gros Bisous
Ttt : Salut ! Je te remercie de m'avoir laissé une review ca me fait très plaisir. Surtout que tu n'as pas eu de difficulté avec la compréhension car je reconnais que parfois c'est pas très clair ^^. Pour la publication il n'y a rien de précis. Je vais tenter de mettre un chapitre sur mon compte toute les semaines mais pas forcément de la même fics. Donc, je ne peux pas te donner une fréquence surtout que je suis la reine des retards. Mais je vais tenter de faire un parcours moins chaotique pour celle-ci ! En tout cas merci beaucoup de m'avoir laissé une review ! Je te fais de gros Bisous ‼ !
Kaylee : Coucou ! Je te remercie de m'avoir laissé un commentaire. Cela me fait toujours plaisir de voir que des personnes on apprécié de lire ma fic et surtout quand il prenne le temps de me le dire ca fait chaud au cœur. Pour ta question je vais simplement te dire qu'il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué ! Surtout que ma fic ne suit pas exactement le film n'est ce pas … ? C' est tout ce que je peux dévoiler. Gros Bisous et merci encore !
Chapitre III :
Harry se réveilla en sentant une main caresser ses cheveux. Il fut de nouveau tenté de penser que qu'il s'agissait de sa mère mais la main était plus large, plus rugueuse et cette odeur qui se dégageait de la source de chaleur à ses côtés était définitivement masculine. Il se rappela alors, en un flash la soirée d'hier soir. Severus l'avait raccompagné dans leur cabine en silence et à peine arrivé, Harry s'était lavé les dents, mis en tenue et avait rejoint le lit comme s'il avait été seul. Il était épuisé et s'était aussitôt endormi dans le lit vert et argent qui était le plus près de la salle de bain.
- Hmm… Severus ? Murmura Harry. Il sentit alors un souffle sur ses lèvres mais lorsqu'il parvint enfin à ouvrir les yeux, Severus était simplement assis au bord du lit, l'observant.
Harry rougit, gêné, en voyant que son ainé le fixait et commença à essayer d'aplatir ses cheveux, ce qui à son grand étonnement fit rire Severus. Rire ! Ce n'était pas un rire sarcastique, il exprimait de la joie… Voyant l'air confus de Harry, il retira doucement une mèche de cheveux qui barrait le visage du Brun.
- Inutile d'être si gêné au réveil. Je t'ai déjà vu dans des états bien plus honteux. Dit-il le rire dans la voix.
Harry sut qu'il faisait allusion à la fois où il s'était battu avec son cousin Dudley qui avait insulté la mémoire de son père. Il se souvint de Severus, le sortant du lac dans lequel il était tombé et surtout de l'humiliation ressentie lorsqu'il avait vu le regard désapprobateur de Severus et de sa mère sur lui. Il pouvait encore ressentir la rage et l'humiliation et ses larmes qui refusaient de couler à ce moment-là. Voyant qu'il venait d'évoquer un humiliant souvenir, Severus tenta de détourner le sujet.
- Comme hier tu t'es écroulé, je n'ai pas voulu te réveiller.
- Il est quelle heure ? Demanda Harry en se redressant doucement, signe qu'il commençait à sortir du brouillard.
- Onze heures et demi. Voyant l'air étonné d'Harry, il ajouta : Je vois que tu as enfin compris que tu étais en vacances et qu'il était inutile de se lever aux aurores pour surveiller le cours de la bourse.
Harry jeta alors un œil à son fiancé, il était toujours grand, élancé, habillé avec élégance et de façon guindé mais pourtant, il se montrait attentionné. C'était la première fois qu'il le voyait agir ainsi. Certes, il s'était toujours montré de bon conseil mais cette fois c'était différent, il n'agissait pas dans un intérêt financier. Il se rappela qu'hier soir, il lui avait même apporté son manteau pour qu'il n'attrape pas froid.
- J'ai pris la liberté de commander un petit déjeuner au lit. J'ai cru me rappeler que tu aimais les tartines avec de la confiture aux fruits rouges.
- Merci. Dit Harry avec un sourire ravageur qui se voulait reconnaissant. Il remarqua que son fiancé avait les joues un peu rouges et mettait plus de temps que d'ordinaire pour répondre.
- Tu te doutes que ce soir nous avons de nouveau une réception. Harry, qui était en train de tartiner son pain, s'arrêta. Et cette fois, il n'y aura pas de fuite à la française, tu as un rang à tenir. Tu ne peux pas échapper à tes devoirs de Comte et de fiancé… Avant que Harry ne puisse répliquer, Severus reprit vite : La soirée est organisée par la marquise de La Fayette, une tenue de circonstance est donc, obligatoire.
- Elle est française ! S'exclama Harry, ce n'est pas comme si elle me sera utile pour les affaires !
- Dois-je vous rappeler que nous parlons d'individus et non pas d'objet ni même de pions, et qu'en tant que tel nous avons créé des règles de bienséances qu'il faut respecter ? De plus, il est toujours bon d'assurer ses arrières, peut- être que la filière HP voudra un jour s'exporter en France…
Harry mordit rageusement dans sa tartine. Son fiancé le regarda un instant avant de se lever et d'épousseter une poussière invisible. Je vous attends dans la salle du déjeuner … Je voudrais vous montrer quelque chose.
Harry releva la tête à la voix hésitante de Severus.
- J'en serai ravi. Répondit Harry. Donnez-moi une petite heure.
- Bien entendu. Bon Appétit.
Harry suiva des yeux son fiancé qui quittait la pièce. Il observa sa grande carrure, ses épaules carrées, à n'en pas douter robustes, et sa démarche gracieuse presque féline. Il repensa alors à ses cours de maintien qui ne l'avaient jamais vraiment intéressé et qui avaient brusquement cessé à la mort de son père par manque de temps et surtout d'argent. Il se rappela alors toutes les remarques désobligeantes de son fiancé sur son manque d'élégance et surtout sa grâce qui lui faisait cruellement défaut. Harry avait toujours réagi avec verve à ses remarques mais à présent, il devait avouer que Severus avait tout ce qu'il n'avait pas.
Il mangea ses tartines pensif, puis ses pensées dérivèrent vers le jeune homme blond. Drago... Un nom bien singulier pour une personne issue de la plèbe. D'ailleurs, le nom seul n'était pas la seule chose intrigante, le baisemain qu'il avait reçu avait été fait dans les codes de la noblesse, ceux de la bourgeoisie aurait demandé un simple inclinement de la tête. De même, son langage avait été dépourvu de mots familiers, il n'avait certes pas été recherché mais correspondait un langage courant utilisé entre deux personnes de la noblesse. Vraiment étrange.
Harry secoua la tête, il ne devait pas recommencer à partir dans une de ses études sur les personnes comme lorsqu'il était enfant. Sa curiosité l'avait si souvent conduit dans de mauvaises passes qu'il avait tenté de contrôler cette mauvaise habitude, mais à présent, celle-ci semblait revenir avec force. Mais en admettant que son courage ou sa stupidité aient raison de lui, il ne devait pas oublier que cela faisait deux fois que Severus le retrouvait en sa compagnie. Et il se souvenait parfaitement ce qui s'était passé la première fois que son regard s'était accroché à celui du blond. Severus avait été …brutal.
Harry se leva après avoir fini son petit déjeuner et se dirigea vers la salle de bain afin de commencer cette nouvelle journée.
Une fois parvenu dans le petit salon de leur suite, Harry remarqua tout de suite Severus assis, jambes croisées et lisant le journal. Il s'avança vers la table de verre, les cheveux encore humides de la douche.
- Je croyais que nous étions en vacances et qu'il était inutile de lire la bourse.
Severus leva les yeux de son journal et le détailla. Harry ne s'en formalisa pas, il n'avait pas eu un seul repas avec Severus ou celui-ci n'avait pas détaillé sa tenue.
- Vous devriez vous sécher les cheveux au risque d'attraper froid.
Harry le regarda en haussant un sourcil, lui faisant clairement comprendre que c'était sa santé et qu'il la gérait comme il le souhaitait. Severus, las, plia son journal et le posa sur la table avant de faire face à Harry qui avait pris place en face de lui.
- Alors, où avez-vous obtenu ce journal ? Répéta Harry, ne voulant pas entrer dans une discussion qui, à n'en pas douter, s'annonçait déplaisante.
- C'est celui d'hier. Répondit simplement son fiancé, ce qui fit rougir le Brun de sa propre stupidité. Mais ce dont j'ai à vous parler est différent.
Harry se retint de pousser un soupir et tenta de fixer toute son attention sur l'homme assis devant lui.
- Comme je vous l'ai expliqué – Harry ne put s'empêcher de noter le retour au vouvoiement, ce qui étrangement lui fit un peu mal - la Marquise a conservé sa richesse grâce à ses investissements dans l'industrie métallurgique en France, il serait donc plus que bénéfique de tenter de faire bonne impression sur elle. Elle est très portée sur tout ce qui est « beau et distingué », ce qui est la contre-partie extravagante de son caractère qui contre balance son sens inné des affaires.
- Je vous laisserai choisir ma tenue. Déclara Harry négligemment, ne voyant pas ou Severus voulait en venir.
- Il ne pouvait en être autrement. Répondit son Ainé sur un ton suffisant qui déplut fortement à son fiancé. Mais vous semblez manquer le point du problème.
- C'est-à-dire ?
- Je vous ai dit qu'elle était attirée par tout ce qui était beau, comme une pie par tout ce qui brille, elle est d'ailleurs toute aussi bavarde. Vous allez donc, devoir l'attirer et …
- Attendez ! Pourquoi pas vous ?
- Comme vous avez dû le remarquer, je n'ai guère … l'aisance avec laquelle vous semblez évoluer au milieu de la foule. Je risquerai pour ma part d'être très vite lassé par son babillage incessant et risquerai de me compromettre. C'est pour cela que vous devez vous en charger et puis il s'agit de votre entreprise après tout.
Harry le regarda suspicieux. Il y avait trop de « compliments » même dit à demi-mots et cela ne lui laissait aucun doute sur la personnalité de la marquise. Severus semblait vouloir à tout prix éviter la dame alors que Harry connaissait parfaitement le caractère persévérant de son fiancé et si celui-ci se sentait menacé, cela ne lui disait rien qui vaille.
- Bien, puisque vous semblez terrifié à l'idée d'être en compagnie d'une simple femme... Déclara Harry sur un ton nonchalant.
- Je ferai comme si je n'avais pas entendu cette dernière phrase … la compagnie de la marquise sera une leçon suffisante. Répondit-il avec un sourire méchant.
A ces mots Harry sut qu'il venait de pâlir. Le rictus de Severus était suffisamment parlant pour savoir que Harry allait passer une soirée horrible. Mais il n'allait pas la passer seul. Severus aimait rapporter partout que sa jeune charge était son fiancé, et bien pour une fois, Harry allait s'en servir à son avantage.
- Mais ce n'est pas la seule chose dont je voulais discuter.
Severus s'avança vers son fiancé et s'agenouilla en lui saisissant la main sous ses yeux écarquillés.
- Je souhaiterai que ce soir, vous portiez votre bague. Je veux que ce soir, nous fassions notre entrée officielle … S'il te plait.
Harry resta un instant sans voix, ne sachant que répondre à cette demande. Cela lui fit le même choc qu'à la première demande. Jusqu'alors, il avait refusé de porter la bague afin de retarder ce qu'il savait inévitable. Cette bague qu'il avait toujours considérée comme une chaîne, une preuve de son sacrifice afin de sauver le nom des Potters.
- Je …
- Je ne vous demande pas de répondre tout de suite. Ajouta son fiancé en lui serrant la main doucement. Je connaîtrai votre réponse en vous emmenant au bal ce soir. Dit-il avant de se lever en baisant la main de son fiancé et de quitter le petit salon, laissant Harry seul avec ses pensées.
Harry resta longtemps assis dans le salon à écouter les mouettes et les bruits de la mer. Il ne savait que faire. Il savait qu'au fond de lui, il ne détestait pas Severus, il l'appréciait même, mais davantage comme un mentor.
Mais en lui donnant le choix, Severus l'avait mis dans une position délicate. Quand il avait accepté sa première demande, il avait mis son acceptation sur le dos de sa mère. Mais cette fois-ci, s'il acceptait, il n'aurait personne à qui se plaindre ou sur qui porter sa colère à part lui-même. Et il ne savait pas s'il était prêt à assumer ce choix.
Décidant de sortir afin que l'air de la mer lui apporte de nouvelles perspectives, il s'habilla et sortit de la cabine afin de se rendre sur le pont.
Harry s'assit sur une des chaises sur le pont du navire et laissa le vent fouetter son visage. Il ferma les yeux et laissa un instant son esprit se vider.
Il sentit alors deux hommes s'asseoir à sa droite. Il n'y fit pas attention jusqu'à ce que le prénom de son fiancé soit mentionné. Il se mit alors à tendre l'oreille.
- Il semble qu'il soit accompagné d'un beau jeune homme. Je me demande quel chantage il a pu faire pour obtenir les faveurs du Comte Potter. Une famille aussi ancienne et respectable pouvait obtenir n'importe quel promis. Prince devait avoir quelque chose de très compromettant pour réussir à piéger la mère et le fils.
Harry serra les points à l'entente de ces rumeurs stupides et dégradantes. Comment osaient-ils faire courir de tels commérages sur Severus? Harry ne savait pas pourquoi mais il était furieux !
Remarquant le regard émeraude fixé sur eux, les deux hommes prirent cela pour une invitation et vinrent s'asseoir à ses côtés.
Harry vit rouge et se leva mais une main agrippa son poignet pour l'empêcher de partir. Il se tourna alors vers cette brute.
- Veuillez ôter vos mains dans la seconde, Monsieur. Ordonna Harry sur un ton glacial.
- Allons, inutile de faire votre effarouché, nous avons bien vu que vous nous observiez depuis un moment. Répondit l'homme sur un ton qu'il espérait séduisant.
- J'étais simplement surpris de vous voir radoter comme des femmes. Leur répondit Harry furieux.
- Allons jeune homme, surveillez vos propos. Il est de notoriété publique que Prince a obtenue les faveurs du Jeune Potter de manière déloyale. D'ailleurs, celui-ci ne s'est pas montré affectueux envers lui et Prince a beau clamer haut et fort qu'ils sont fiancés, personne n'a encore vu de bague à la main du Jeune Potter.
- C'est Comte Potter. S'énerva Harry en libérant son poignet.
Harry vit avec satisfaction le visage des deux hommes pâlir dangereusement.
- Vous … vous êtes …
- Le Comte Potter, en effet. Fiancé de ma volonté propre à Severus Rogue Prince. Ses mots avaient été prononcés d'une voix trainante et glaciale afin que chacun de ses mots s'imprime dans l'esprit de ces malapris. A présent si vous voulez bien m'excuser.
Harry se leva et se dirigea d'un pas décidé et furieux vers la salle de travail où il était sûr de trouver Severus.
Une fois arrivé, il vit que Severus n'était pas seul mais en compagnie de Dumbledore. Harry n'avait cure de la présence du vieil homme, il voulait la vérité maintenant sur ce qu'il se murmurait sur le navire, notamment si cela avait voir avec la demande de porter sa bague de fiançailles ce soir. Voyant l'air furieux du jeune homme, Dumbledore fit signe aux garçons de salons de sortir.
Une fois arrivé devant son fiancé, Harry le regarda d'un air glacial face à l'air impassible de Severus.
- N'avez-vous pas quelque chose à me dire ? Demanda Harry d'une voix froide, refusant de s'asseoir, ce qui lui permettait de dominer son fiancé.
- Il va falloir être plus précis si vous voulez quelque chose de moi. Déclara Severus en s'installant plus confortablement dans son siège.
Face à son côté négligeant, son cadet vit rouge.
- Vous n'êtes qu'un hypocrite ! Je vous déteste ! S'écria Harry.
Harry fut satisfait de voir que ces mots firent se redresser rapidement son Ainé qui avait l'air furieux.
- Puis-je connaitre les raisons de cet éclat ?
- Vous osez demander ?
Harry fouilla frénétiquement dans ses vêtements et sortit une boite en velours noir qu'il jeta sur la table, d'un geste rapide , Severus attrapa l'objet, surpris et l'observa fixement quelques instants avant de se concentrer sur le jeune Comte furieux devant lui.
- Dois-je comprendre que vous refusez de la porter ? Demanda Severus d'une voix monotone comme coupée de sentiments.
- Vous avez devinez cela tout seul ! Railla Harry. Dès que ce voyage est terminé, je repartirai par le premier bateau en direction de New York.
- Très bien. Dit simplement Severus d'une voix si calme qu'elle énerva davantage Harry.
- Vous allez devoir trouver un autre pantin ! Je ne suis pas un objet que l'on parade ! Finalement ces deux idiots avaient raison, vous m'avez bel et bien manipulé !
Voyant le regard toujours inexpressif, Harry reprit tout aussi virulent.
- Si j'étais un être aussi misérable que vous, j'irais colporter partout que vous m'avez manipulé mais c'est inutile puisqu'il le pense déjà tous. C'est tellement dommage que je l'ai appris sinon vous auriez gagné et je serai venu comme un joyeux naif votre bague au doigt ! Mais vous pouvez toujours courir ! Termina Harry en quittant la salle et prenant soin de claquer la porte.
Dumbledore se tourna vers son ami :
- Severus je …
- Pas maintenant Albus, pas maintenant.
Harry se dirigea vers sa cabine l'air furieux, une fois arrivé, il commença à ranger ses affaires. Il ne savait pas où il allait dormir mais certainement pas ici. Alors qu'il jetait rageusement ses affaires dans sa valise, il entendit frapper à la porte et hurla un « partez » retentissant sur lequel on ne pouvait se méprendre. Mais le bruit fut réitéré. Décidé à chasser l'importun avec éclat, Harry ouvrit violement la porte, prêt à hurler.
Mais il stoppa net en voyant Albus l'air souriant, avec son chapeau de capitaine qui souleva légèrement en voyant dans un acte solennel.
Harry soupira et retourna à ses valises, ne se donnant pas la peine de l'inviter à entrer. Après tout, s'il n'avait pas quitté sa chambre lorsqu'il lui avait intimé de partir, il pouvait bien faire comme chez lui et puis techniquement, c'était son bateau.
Albus s'assit sur une chaise près de la coiffeuse et observait Harry faire ses bagages sans rien dire.
- Si vous êtes venu pour me parler de Rogue c'est inutile, je ne changerai pas d'avis.
- Vraiment ?
- Où voulez-vous en venir, Albus ? Interrogea Harry en se tournant vers le capitaine. Je suis las de ses jeux alors dites-moi pourquoi vous êtes là ?
- Je veux vous dire ce que vous refuseriez d'entendre de la bouche de votre fiancé.
- Il n'est plus mon fiancé et je vous ai dit que je ne voulais pas en parler. Répéta Harry agacé en retournant à sa valise.
- Voila ce que je vous propose. Vous êtes arrivé tout à l'heure en clamant vouloir la vérité. Il se trouve que je la connais, mais je ne vous la révélerais que si vous m'écoutez jusqu'au bout.
- Comment puis-je savoir que vous ne faites pas fausse route et que vous n'avez pas vous aussi été manipulé.
- Allons allons mon garçon, ce n'est pas à un vieux sage comme moi à qui on apprend à faire la grimace. Voyant le regard sceptique du jeune homme, il ajouta. Si ce que je vais vous dire ne vous convient pas, je m'arrangerai pour vous obtenir une autre cabine.
Harry sut que Albus venait de trouver l'argument qui allait le faire céder et que celui-ci en était parfaitement conscient à en juger l'éclat de malice qui pétillait dans ses yeux.
- Severus est un jeune garçon que je connais depuis qu'il a dix ans. Sa mère était une noble qui a fui avec un roturier qui s'est révélé être un autre homme après leur fuite. En fuyant, la mère de Severus, Eileen Prince, a perdu son héritage qui était le seul intérêt à séduire une noble. Alors, en apprenant qu'il avait perdu son travail et ses espoirs de fortune, cet homme s'est mis à devenir violent et à boire.
- Pourquoi vous me racontez cela ?
- Parce que le passé explique souvent le futur. J'ai rencontré Severus lorsqu'il avait 10 ans, il parcourait les rues de Londres comme cireur de chaussure. Je ne comprends toujours pas, même aujourd'hui, la raison de mon intérêt pour ce garçon. Peut- être étaient-ce ses yeux qui semblaient cacher un grand poids, un peu comme les vôtres … ou bien cet air déterminé qui se lisait ses traits alors qu'il criait son prix dans la rue. Je l'ai alors pris sous mon aile, lui ai enseigné ce dont il avait besoin, puis lui ai donné sa chance. Il a alors dépassé toutes mes espérances. Mais il était quelqu'un de très, même trop solitaire, mais cela a changé. Lui qui ne s'investissait que dans son travail semblait s'intéresser à une entreprise familiale très ancienne qui semblait alors en difficulté… mais j'ai vite compris que l'intérêt financier qui poussait Severus à agir n'était pas sa seule motivation. Je l'ai probablement su avant lui, c'est pour cela que j'ai attentivement étudié sa démarche auprès de vous ou plutôt ses tentatives maladroites…
- Pourquoi me dire tout cela ? Ca ne change pas tout ce qui c'est passé. Intervint Harry.
- Si, cela change tout. Severus a risqué gros en vous aidant, il a risqué son entreprise, et en vous demandant en mariage, c'est son nom qu'il aurait pu compromettre. Mais un homme aussi pragmatique que Severus n'a pas dû hésiter plus qu'un bref instant car il s'agissait de vous et uniquement de vous.
- La bague qu'il vous a offerte, j'étais présent quand il l'a achetée, il avait même peur de s'avouer pourquoi il l'achetait. Il l'a acheté en pensant à vous et la porter n'était pour lui qu'une reconnaissance, un simple espoir de se voir comprendre. S' il vous a demandé de la porter ce matin, c'est parce que c'est moi qui lui ai conseillé hier soir…après vous avoir vu. Il m'a également parlé de son projet avec la marquise de la Fayette et étant connu pour être quelqu'un de volage, je lui ai conseillé d'officialiser votre union à cette occasion. Alors si vous devez être furieux envers quelqu'un, c'est envers moi. Severus ne l'a jamais fait dans le but d'éteindre ces rumeurs. Depuis qu'il vous connait, il n'a agi que dans votre seul et unique intérêt et je crois bien que c'est ce qui va finir par le perdre …
Harry resta silencieux ne sachant que dire, honteux de se comportement.
- Pourquoi ne me l'a-t-il pas dit ? Demanda Harry
- Lui en auriez-vous laisser le temps ? L'équilibre de Severus vous concernant est très fragile, il ne sait comment agir en votre présence, ce qu'il déteste, lui qui est toujours maître de lui. Vous le déroutez énormément et je peux vous dire sans hésiter qu'il doit être en train de ruminer quelque part son désespoir. Probablement à l'opposé même de votre cabine, ajouta-t-il pensif, davantage pour lui que pour Harry.
Mais Harry ne parvenait pas à imaginer un Severus mal à l'aise ou maladroit.
- Bien, je vais à présent vous laisser. Je vous laisse ceci, dit-il en sortant la même boite en velours noir que Harry avait jeté sur Severus. Il l'a jeté mais j'ai cru bon de la récupérer.
Harry resta un instant à fixer la boîte avant de se lever et de la saisir. Il fixa un instant la boite en velours maintenant broussailleuse alors qu'elle avait toujours été lisse. D'un geste lent, Harry remit les poils de la boite dans un même sens, dans l'espoir futile de la remettre comme avant, ce qu'il souhaitait pour sa situation avec Severus… son fiancé.
Il ouvrit alors l'écrin, ce qu'il n'avait pas fait depuis qu'il l'avait accepté, et en l'ouvrant, il se souvint de la raison pour laquelle il ne l'avait pas ouverte.
Elle était trop belle, trop significative, trop …pour lui. Elle était en or blanc, en forme de ronce et en son centre, une Émeraude d'un vert profond. Une pierre brute que Severus avait fait taillé pour lui. Le long des ronces, il y avait des éclats de rubis très fins et imperceptibles de loin, seule une observation ou l'éclat du soleil permettrait de déceler ses éclats, et puis ces mots gravés qu'il n'avait jamais compris « j'aurais voulu ». J'aurai voulu quoi ?
Que voulait-il ? Harry ne l'avais jamais su, il n'avait jamais compris.
Peut être … Non, Harry ne voulut plus supposer. Il voulait des réponses et il savait comment les obtenir.
Il allait faire ce qu'il faisait si bien, soutirer des informations. Albus avait su le faire douter, mais cela n'était pas suffisant, tout cela était arrivé à cause du manque de « communication » entre eux.
Harry sut qu'il ne pourrait aller de l'avant sans obtenir des réponses. Sa décision prise, il se prépara.
Severus était assis au comptoir de la salle de bal, buvant son énième verre de champagne. Il entendait les murmures qui l'entouraient, les yeux qui le fixaient, mais pour ce soir, il les ignorerait.
En entendant un ricanement, Severus sentit malgré son envie d'indifférence, son sang bouillir. Il avait juré qu'il ne se ferait plus avoir, que plus personne ne se moquerait de lui. Et à cause d'un jeune premier, il était la risée de ce bateau. Comme il haïssait le jeune homme alors responsable de ses déboires.
Il pouvait sentir le regard de Dumbledore lui brûlant le dos. Il savait que le vieil homme n'était pas resté inactif. Dans un geste désespéré et stupide, il avait cherché la bague sans succès. Il ne savait pas ce qu'il espérait. Qu'aurait-il fait de cette bague s'il l'avait trouvé ? Il n'avait jamais voulu épouser personne et n'épouserai sans doute personne, alors que ferait-il de cette bague à part en faire un garde fou ?
Il retint de justesse un rire jaune à cette dernière pensée, de peur qu'il ne soit entendu… Entendu ? Comment pouvait-il être entendu dans la musique d'un bal ? Il se tourna de manière hésitante pour voir que tous étaient silencieux et avaient les yeux rivés sur les escaliers. Il remarqua alors le jeune homme aux cheveux couleur ébène, à la peau porcelaine et aux yeux émeraude qui semblaient briller à la lueur des chandeliers. Sa bouche de couleur carmin semblait avoir été l'objet de quelques artifices mais la perfection de celle-ci rendait impossible un maquillage qui n'atténuerait pas la beauté du jeune homme. Beaucoup pensèrent à une poupée. Sa tenue semblait avoir été faite pour lui et elle l'était, pensa Severus. C'était la tenue qu'il lui avait offerte avant de partir en voyage. Il lui avait préparé un « trousseau », ne faisant pas confiance aux goûts vestimentaires de son fiancé qui avait souvent l'habitude de le mettre dans l'embarras. Il ne remarqua pas tout de suite le joyau qui brillait à la main de son fiancé. Il ne s'en aperçut que lorsque la main blanche de Harry se posa près de son verre et l'en écarta. Severus le regarda l'esprit vide, ne comprenant pas. Il fut d'autant plus déstabilisé en voyant le sourire qu'il lui adressa.
- Severus, Dit-il d'une voix chaleureuse, m'accorderez vous cette danse ?
Severus était trop concentré sur le mouvement des lèvres du Jeune Homme pour faire attention à ses propos, surtout avec le brouillard qui enveloppait son esprit. Il se laissa donc faire quand une main chaude et douce se glissa dans la sienne et le dirigea au milieu de la piste.
Harry comprit au caractère passif de Severus que celui-ci était dans les nuages dû l'alcool qu'il avait ingurgité. Il plaça donc les mains de Severus, une dans le creux de ses reins et l'autre dans la sienne. Et comme si les musiciens les avaient attendus, la musique démarra. C'était une valse de Strauss, musicien viennois, parfaitement interprétée par les musiciens allemands.
Harry ferma les yeux, inspira fortement et commença à se mouvoir au rythme de la musique. C'était lui qui menait, et lors de la reprise du morceau par les instruments à corde, Severus sembla reprendre ses esprits et Harry crut qu'il allait trébucher mais sous la conduite de Severus, tous deux avaient l'air de flotter dans la salle. Il virevoltait et Harry commençait à sentir le rouge à lui monter aux joues face à cette démonstration de danse flamboyante et volontaire. Tous s'étaient arrêtés et les regardaient, les accompagnant en tapant des mains, comme s'ils étaient des animateurs et Harry crut entendre des commentaires favorables tels que « quel beau couple », ce qui le fit sourire. Mais celui-ci se fana automatiquement lorsque son cavalier prit la parole, l'haleine fortement alcoolisé.
- Pourquoi un tel 'm'as-tu vu' ? Espériez- vous, dans cette démonstration, pouvoir épouser une femme ? Interrogea Severus avec difficulté, ce qui fit que Harry mit du temps pour répondre.
- C'est pour cela que vous avez décidé de mener la danse ? Dans une tentative d'éviter de me voir épouser une femme ? Demanda Harry sur un ton neutre qui fit toutefois se crisper Severus et le serrer fort.
Donc, vous avouez vouloir épouser une stupide femme ? Déclara Severus en serrant les dents.
- Je n'ai jamais rien dit de … Voulut démentir Harry mais qui commençait à douter de lui.
- Que feriez-vous d'une femme ?. Vous la baiserez, lui donnerez une nichée de marmots et ensuite ? Le soir, à qui parlerez-vous ? Et puis, le sexe s'éteint vite entre époux, elle commencera à avoir des migraines et vous découcherez. Vous serez un homme comme tout le monde, riche certes, mais infidèle, seul et malheureux.
- Taisez vous …
- C'est ca que vous voulez ? Après avoir satisfait vos besoins chez d'autres femmes plus conciliantes, au mieux vous leur ferez des batards et au pire vous attraperez une maladie que vous transmettrez à votre femme qui s'empressera de le répéter à ses amis pour obtenir leur compassion, jouant à l'épouse éplorée. Alors qu'il était de notoriété publique qu'elle réchauffait sa couche dès lors que vous la délaissiez. Vous, vous serez le coupable, l'infidèle et la personnification de la peste. Quelle belle famille d'hypocrites vous formeriez là ! Le patriarche Potter s'en retournerait dans sa tombe.
- Taisez vous… Répéta Harry qui refusait de croiser le regard onyx de Severus.
- Alors que moi, moi … murmura t-il en lâchant la main de son cadet pour la faire glisser dans ses cheveux. Moi, je suis plus « pratique », je sais comment vous contenter puisque nous avons le même corps, je ne tombe pas enceinte et ne peut être que fidèle. J'en exigerai autant de vous et cette exigence s'étendra à toutes les erreurs et à tous les déboires que vous voudriez commettre. Je serai capable de vous écouter, de vous consoler. En échange, je ne vous demanderai qu'une chose. J'ai renoncé à l'amour alors je demanderai l'accès sans condition à votre couche. Et là, je ferai en sorte que la seule débauche que vous connaitrez sera la mienne, je montrerai la soumission à votre caractère défiant … Au fur et à mesure de sa tirade la main de Severus glissa et pressa les fesses fermes du Brun dont les yeux s'écarquillèrent, et par un geste irraisonné mais motivé par le comportement et les propos de son fiancé, il lui assena une gifle retentissante qui fit se figer la salle entière.
Harry regarda autour de lui vit toutes les personnes présentes le fixer et les yeux de Dumbledore qui semblaient vouloir voir à travers lui pour comprendre ses motivations, mais Harry ne lui en laissa pas le temps, ramenant son regard sur la joue rougie de Rogue.
- Ne posez plus jamais la main sur moi.
Sur ces mots pleins de hargne, le jeune comte Potter quitta la salle d'un pas mesuré et droit, sûrement un peu raide mais avec toute la dignité dont il était capable. Il sortit par les portes battantes qui donnaient sur le pont et qui se refermèrent automatiquement derrière lui.
Lorsque Harry entendit les portes se refermer, il se mit à courir à toute vitesse, les larmes embuant ses yeux. Il se sentait si bête d'avoir cru, d'avoir espéré. Il avait voulu savoir ce que Severus avait vu en lui, il le regrettait tant à présent. L'ignorance lui semblait bien salutaire face à la vérité. Il n'était qu'un corps, doté d'un nom certes mais cela n'était qu'un bonus, l'important était le charnel, le sensuel. Seule la dimension physique avait été prise en compte par Rogue. Il avait parlé de son caractère fort mais il ne le voulait que pour mieux le faire plier. Il avait l'impression qu'on venait de lui presser un fer chaud sur la poitrine. Ce qui lui faisait le plus mal, c'est qu'il avait espéré. Pendant tout ce temps où il avait voulu plaire à son fiancé, il n'avait en réalité fait qu'aguicher l'esprit pervers de Rogue.
Arrivé près de la rambarde du bateau où il s'était retrouvé la veille, il s'y appuya, la respiration saccadée. Il entendait le bruit du vent battre à ses oreilles et qui dominait le bruit des turbines. C'est alors que l'idée du suicide le traversa. Severus avait raison après tout, aucune femme ne voudrait d'un homme dont on soupçonnait la soumission à d'autres. Et puis, sans Severus ou sans femme, c'était soit la fin de la fortune et de la notoriété du nom des Potters, soit la fin de la lignée des Potters. Dans les deux cas, il était trop lâche pour affronter l'un ou l'autre. Mourir en mer comme son père, peut- être que était-ce le destin. Ce fut sur cette pensée qu'il enjamba la rambarde. Il se pencha en avant et observa les vagues, l'écume se formant à la surface de l'eau dû à la vitesse des turbines, le bleu profond de l'eau… Peu à peu, il se concentra sur la couleur de la mer, le faisant se pencher de plus en plus avant. Il faillit tout lâcher quand il entendit.
- Je vous en prie, ne faites pas ça.
Harry tourna la tête plus par réflexe que par curiosité. Ce fut pour voir des mercures en fusion qui semblaient vouloir le statufier.
Note de la beta :
Magnifique chapitre, mon chapitre parmi les trois ! Je ne sais pas ce que vous en penserez mais je trouve ce chapitre captivant ! On entre davantage dans l'histoire et dans l'ambiance de la fic. On en apprend aussi davantage sur Severus. Le seul bémol, c'est qu'on ne voit pas vraiment Draco, j'espère que tu vas remédier à ça Harry-Gold-child pour le prochain chapitre, hein, qu'en pensez-vous chez lecteurs ? Laissons lui pleins de reviews pour que la suite arrive très vite !
Sayuri Quinn
Note de l'auteur :
Coucou
Je sais que vous devez en avoir assez. Mais je suis désolé ! Je devais publier ce chapitre Lundi mais j ai deux quelque problème avec la correction. Je n'ai dit pas que c'est la faute de Sayuri loin de la ‼ ! Mais elle a utilisé un moyen moderne et génial pour corriger sauf que je n'arrivais pas à accepter les corrections et enlever la correction.
Donc, je m'escuse pour ce retard et aussi pour les cicatrices que cela a pu laisser dans le chapitre. J'ai tenté de faire attention mais j'ai du en laisser passer …
Alors pour m'excuser j'offre un extrait du premier chapitre au TROIS première revieweuses ok (même ma beta n'aura pas lu cet extrait lol) ?
Encore Désolé et Merci d'avoir lu ce chapitre !
HGC
