Disclaimer : Harry n'est pas à moi... Ni le reste d'ailleurs
Le titre de la fic vient d'un poème de Rimbaud : "Délires I, la vierge folle" dans "Un saison en enfer."
Le rating est R pour la suite...
C'est un POV de Draco tout au long de l'histoire sauf à la fin mais bon, on y est pas encore...
Désolé de ne pas avoir mis ce chapitre en ligne hier mais j'ai eu des problèmes avec fanfiction.net toute la journée...
Je voulais dire merci à tous ceux qui m'ont envoyés une review (les réponses sont en bas) et tous ceux qui ont lu sans en envoyer.
Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire alors bonne lecture...
Chapitre II
Mon plan était tellement simple que l'on aurait presque pu douter qu'il ait été conçu par un esprit tel que le mien. Honnêtement, même Goyle aurait compris, c'est tout dire. Il suffisait tout bonnement de te charmer par ma beauté, ma grâce, mon intelligence et mon humour. Pour résumer, je n'avais qu'à être moi-même. Seul os dans ce plan génial, mon orgueil. Il paraissait évident que laisser libre cour à mon ego démesuré, bien que cette démesure soit parfaitement justifiée, n'était pas la meilleure des solutions si je voulais t'amener à me considérer comme un amant potentiel. Je maudis quelques instants l'imbécile qui n'avait pas eu l'intelligence d'inventer une potion « contient-orgueil » ou autre chose dans le genre, avant de décider que cela ne me servait à rien. Je pris parti de m'entraîner devant la glace.
Regarde toi Draco, tu n'es pas si beau que ça. On dirait presque un début de bouton sur la tempe gauche.
Un début de bouton ? Oh mon Dieu, j'attrapais aussitôt ma baguette et l'enlevait d'un sortilège approprié. Ma peau passait avant toi, mon cher. Reprenons.
Je dois bien avoir un défaut. Prenons mes sourcils par exemple. Peine perdue, mes sourcils étaient parfaits, délicatement arqués, merveilleux lorsqu'il s'agissait de les hausser de façon terriblement ironique etc.
J'abandonnais avec un léger soupir. Inutile de chercher le défaut du côté physique, il n'y en avait pas. Prenons mes notes. Je n'étais que le deuxième élève de ma promotion depuis la première année. Après Granger évidemment. D'un autre côté, je ne foutais strictement rien alors qu'elle travaillait d'arrache pied. Je soupirai à nouveau. C'était décidément perdu d'avance, autant renoncer. Je renonçais.
Je me glissais donc dans des draps d'un blanc crémeux qui étaient merveilleusement bien assortis à mon teint. Certains, étaient persuadés que, étant un Serpentard, j'éprouvais le besoin incompréhensible de mettre du vert partout. C'était absurde. Le vert ne m'allait pas du tout. Le seul vert qui trouvait grâce à mes yeux était l'émeraude splendide des tiens. Indéfinissable. C'est sur cette vision, pour le moins féerique que je m'endormis.
Je me retrouvais donc à t'attendre, moi Draco Malefoy, comme une vulgaire groupie, le lendemain après-midi à la bibliothèque. Quelle déchéance. Mais ton cul en valait la peine. Avoir le plaisir de t'humilier, de casser ton petit couple parfait et de ridiculiser l'autre idiote entrait aussi en ligne de compte. En y repensant aujourd'hui, je me demande si ça n'allait pas déjà plus loin. Bien plus loin que je ne le voulais. Si je n'avais pas plongé dedans dès le premier instant où je t'ai vu. Ou alors, se dire que c'était inévitable n'est qu'un moyen de plus pour rejeter la faute sur quelqu'un d'autre…
Mais lorsque tu arrivas, ce jour là, je ne pensais à rien de tout cela. Tu étais légèrement essoufflé, colorant joliment tes joues d'ordinaire si pâles d'une teinte rosée. Mon dieu, j'étais prêt à parier que tu venais tout juste de quitter ta cruche ambulante. Tes lèvres étaient encore gonflées, par le baiser que vous aviez échangé. Tu t'assis en face de moi. J'ouvris le bal.
« Potter, j'ai beaucoup réfléchis…commençais-je mais je fus malheureusement interrompu par toi en personne d'un :
-Tu sais réfléchir Malefoy ? qui se voulait drôle. Le fait demeure : ce n'était pas drôle mais je voulais à tout prix passer sur la question de mon intelligence, de peur de libérer mon orgueil que j'avais enchaîné dans un sombre coin de château. J'émis donc un petit rire pour te prouver à quel point je trouvais ta remarque hilarante et je repris :
-Je disais donc, que j'ai beaucoup réfléchis, Potter. J'aime la poésie. Tu aimes la poésie. Tu n'es donc pas un parfait imbécile comme je le pensais. Je te proposais donc une sorte de trêve, non pas trêve, un pacte. C'est notre dernière année, et je n'ai pas le courage de t'humilier à chaque fois que je te crois donc, on oublie nos différents, on aborde que les terrains sur lesquels on peut s'entendre et le reste…
-Malefoy, tu ne me dis pas ça parce que tu veux coucher avec Lena et que c'est un moyen comme un autre de te rapprocher d'elle ? me demandas-tu d'un air incertain.
-Potter, le jour où je voudrais coucher avec cette conne, les poules auront des dents. D'ailleurs, je en comprends pas comment tu fais pour la supporter, alors la toucher n'en parlons pas.
-Je l'aime, répliquas-tu, murmurant.
-Pardon ?
-Je la « supporte » comme tu dis parce que je l'aime.
-Elle est comme les autres Potter, répondis-je et j'ajoutais, sans pouvoir empêcher ces mots de glisser hors de ma bouche, et elle ne te mérite pas. »
Tu eu l'air perdu, comme si tu ne savais plus réellement que penser. Que dire.
« Qui alors ?
-Qui alors quoi ? j'admets que ce n'était pas un réponse des plus brillantes mais j'avais quelque peu perdu le fil de la conversation.
-Qui me mérite, si ce n'est pas elle ? »
J'aurais pu répondre « moi », et j'en avais terriblement envie mais c'était trop tôt, beaucoup trop tôt. Je me contentais d'un haussement d'épaules qui n'était pas des plus élégant et déviais la question.
« Bon, assez bavarder, tu acceptes ou non ?
-Bien sûr, je serai franchement con de refuser une offre de paix, surtout en ces temps ci.
-Parfait. Et maintenant si ça ne te dérange pas, pourrions-nous passer à la poésie proprement parler ? Qu'est-ce que tu comptes faire comme projet ? Je sais que nous avons encore le temps, après tout, ce n'est pas pour mercredi, mais quand même, il faudrait s'y mettre. »
Et nous nous y mîmes. Tout allait parfaitement bien jusqu'au moment où tu entrepris de m'interroger sur mes propres activités poétiques.
« Tu écris Malefoy ?
-Ta gueule Potter, ça ne regarde que moi.
-Donc tu écris. Je me demande ce que quelqu'un comme toi peut écrire. Tu n'aime pas. Et je ne sais même pas si tu as dis un mot gentil à quelqu'un dans ta vie.
-J'ai dis « ta gueule » Potter, tu comprends ?
-J'ai touché un point sensible n'est-ce pas ? Eh bien, c'est une chose à savoir si jamais notre pacte se rompt. »
Je me levais sans un mot, empoignait mes affaires et sorti de la bibliothèque le plus rapidement possible. Tu avais touché un point sensible. Bien évidemment j'écrivais. Je connais peu de personnes qui, bien qu'aimant la poésie, n'en écrive pas. C'est un appel à l'âme qu'il est presque impossible d'ignorer. J'écrivais mes espoirs, mes rêves, j'écrivais les échos de voix lointaines qui me parvenaient. J'écrivais la vie, j'écrivais la mort. J'écrivais sans parvenir à ce que je voulais. Je voulais saisir un instant, rien qu'un seul, et j'en étais incapable. C'est peut-être cette certitude de mon échec personnel, qui nous mena vers le désespoir, c'est peut-être, tout simplement, que notre relation n'était pas destinée à vivre tranquillement, qu'il nous était impossible de connaître le calme, la routine quotidienne. Peut-être ne pouvions-nous passer que par la folie, les déchirures, les larmes et les cris. Et pourtant, Dieu seul sait combien je t'ai aimé.
Je retournais dans ma chambre d'une humeur massacrante. Il fallait que je me trouve une victime. N'importe qui. Mais je n'eu pas le temps de mettre mon projet à exécution, puisque tu me rattrapas en courant dans le couloir.
« Draco attend, je…je suis désol si je t'ai vexé.
-Vex ? Tu ne m'as pas vexé Potter, tu m'as énervé, mais je doutes que ton pauvre cerveau comprenne la différence. »
Tu posas ta main sur mon bras, pour m'arrêter. Ce que je fis.
« Quoi encore Potter ? Je peux savoir pourquoi tu me suis ? Mais c'est moi qui m'exprime mal où tu es vraiment trop con pour comprendre ce que je te dis ? Je ne veux pas te voir, je veux que tu te barres c'est quand même pas compliqué, si ?
-Désolé Draco, je ne voulais pas dire ce que je t'ai dit.
-Depuis quand tu m'appelle Draco ? On n'est pas intime que je sache. »
J'eu la satisfaction de te voir rougir démesurément et de balbutier quelques mots incompréhensible. Etrangement, ma colère avait disparu, et je me trouvais incapable de t'enfoncer un peu plus. Je soupirai, fataliste, et balayais d'un geste tes excuses.
« Laisse tomber Potter. Ce n'est pas grave.
-Tu ne m'en veux pas ?
-Bon dieu, ce que tu pouvais être chiant quand tu t'y mettais.
-Non je ne t'en veux pas alors tu es gentil, tu vas retrouver ta petite amie et tu ne m'importune pas plus longtemps.
-Je n'ai pas envie d'aller la voir.
Voilà qui était intéressant…
-Vous vous êtes disputés ? Vous le couple modèle de Poudlard ?
Tu soupires.
-Non, on ne s'est pas disputé, mais je n'ai pas envie d'aller la voir, comme je n'ai pas envie d'aller retrouver mes amis. Je ne veux pas retourner dans ce petit monde chaleureux , dans cette satisfaction qu'il m'apporte. J'ai l'impression de me contenter de vide.
-Et pourquoi voudrais-tu rester avec moi ?
-Je ne sais pas. Tu es si…si différent d'eux. Plus sauvage, plus froid, plus distant peut-être. Tu sembles te moquer royalement du commun des mortels. On dirait que tu vis dans un monde à part, un monde que tu est le seul à voir, ou à concevoir, je ne sais pas. Ca me fascine, ajoutas-tu dans un souffle. »
Je ne répondis rien. Parce que j'en étais incapable. Tu m'avais si bien cerné. Tu avais vu ce qu'aucun n'autre n'avais jamais vu. Tu m'avais presque compris.
« Draco ? tu semblais inquiet.
-Viens dans ma chambre si tu veux.
-Ah oui, c'est vrai que tu as une chambre personnelle.
-Non.
-Non ?
-Non, n'allons pas dans ma chambre. Allons plutôt nous promener dehors.
-Mais il pleut.
-Peu importe. »
Tu avais raison, quoique, tu aurais pu difficilement avoir tort. Il pleuvait. Et encore, c'était un bien petit mot pour dire les gouttes énormes qui tombaient sur le sol, dans une danse particulièrement endiablée. Le temps avait soudainement changé pendant la nuit, passant d'un fin d'été chaleureuse à un début d'automne pluvieux.. J'aimais l'automne. La grisaille qu'il apportait si paradoxale aux couleurs somptueuses des feuilles. Si certains furent étonnés de nous voir côtes à côtes, ils n'en laissèrent rien paraître. Ils devaient probablement penser que nous allions nous battre en duel, ou quelque chose approchant. Nous nous retrouvâmes seuls, dehors, personne d'autre n'ayant tenté de braver le temps. Nous avons parlé, de tout et de rien, je m'étonnai moi-même de ma capacité à tenir une conversation un peu près normale avec toi. C'était bien plus facile que je ne le pensais et j'avais peur que la victoire me paraisse quelque peu amer, lorsqu'elle arriverait.
« Draco, est-ce que je peux te demander quelque chose ?
-Tu as besoin de ma permission pour poser des questions ?
-Réponds moi, s'il te plait, ton tons était presque suppliant.
-Oui, tu peux me demander quelque chose, répondis-je avec lassitude.
-Promet moi, je t'en prie, promet moi de ne pas me faire de mal. »
Draco, si tu veux ressortir entier de cette histoire ne promet rien, murmura une voix oubliée dans un quelconque recoin de mon âme. Ton but était de lui faire mal, ne promet rien. Ne promet rien.
Je passai une main dans tes cheveux mouillés, qui tombaient sur tes yeux, voilant leur couleur magnifique. Je te sentis frissonner à mon contact, mais je ne m'en réjouis pas, trop absorbé par le combat qui se livrait à l'intérieur de mon être. Et, sachant que je me condamnais, je prononçais ces mots que tu voulais entendre.
« Je te le jure. »
Melhuiwen : merci beaucoup C'est vrai, tu aimes bien mon style ? tu es la première personne à me le dire. Ce jour est a gravé d'une pierre blanche…lol Ah, la descente aux enfers…elle sera lente au début, puis tout se précipitera…hin hin hin, mais non, je suis très gentille et jamais je ne leur ferais de mal…sifflotej'espère que ce chapitre t'a plu, bisous. Eliane.
Azalea-Maxwell :merciiiiiii, c'est trop gentil.rougis tu trouves qu'on reconnaît bien la personnalité de Draco ? J'adore le faire orgueilleux, ironique, cynique. Mais peut être pas pour les raisons qu'on croit… Pour moi si il est comme ça c'est pas parce qu'il vient d'une riche famille et qu'il snobe tout le monde mais parce qu'il se sent différend dans la mesure où il n'a pas la même vision des choses… argh, j'arrive pas a m'expliquer. Tant pis. J'espère que ce chapitre t'a plus. Bisous, Eliane.
tete de nœud : ah vi, pour la description. Je t'explique, au d »part ce n'étais absolument pas une description d'Harry mais j'ai décidé de la mettre dans ce chapitre parce que sa collait avec l'image que je voulais donner d'Harry justement. Sauf que j'ai pas eu le cœur d'enlever les détails que tu as relevé. Mais ds ce chapitre là, j'ai rattrapé, j'ai dit qu'harry il avait les yeux vert émeraude..Bon, j'espère que ca t'a plu. Bisous, Eliane.
Genevieve Black : merci, merci, merci. C'est horrible, je ne peux rien répondre à ça, c'est trop gentil. Heureusement que je suis toute seule chez moi, sinon, je sens que mes parents se demenderaient pk je rougis furieusement devant mon ordi… J'espère de tout cœur que la suite t'a plus. Bisous. Eliane.
Akashana : merci beaucoup. Ah vi, la poésie. Parfois j'ai l'impression d'être un peu seule de ce coté la… Tu as un faible pour Rimbaud ? On devrait bien s'entendre Rimbaud et moi c'est une grande et longue histoire d'amour (surtout de mon coté…) Enfin, je te laisse deviner qui fait Rimbaud et qui fait Verlaine… J'espère que tu as aimé cette suite. Bisous. Eliane.
Lee-NC-Kass : merciiiiiiiii coupé le souffle ? nan, qd meme pas…vous trouvez que c magique ? et moi qui revait d'etre magicienne…lol baudelaire c'est très bien, mais il faut lire rimbaud aussi (sa fait pas un peu la fille qui essaye deseperement de rameuter du monde ?) ah tragedy, moi je trouve pas que ma fin soit tragique mais ils vont en baver qd meme un peu. Surtout parce que je vois la relation Harry/draco comme une passion destructrice au meme titre que celle de verlaine et rimbaud, c'est d'ailleurs pour sa que j'ai tracé le parralèle entre elles… enfin, que serait leur histoire sans les cris, le déchirement, les larmes etc. J'aime faire Draco narcissique, c particulièrement jubilatoire… Surtout qu'il en a conscience en plus… Enfin, j'espère que ce chapitre vous a plus… Bisous Eliane…
Onarluca : merci beaucoup. C'est gentile, tro gentil…lol j'espère que tu aimes toujours autant… Bisous Eliane.
céline402 : ooooh, merci…lol, je ne le mérite pas… oui, la mise en page c peut etre pas le top du top. J'vais un peu bocou du mal comme ct la première fois, enfin, j'espère que ça s'améliore… bisous. Eliane.
topcerise : merci vi, c'est Draco qui parle, j'avais oublié de le préciser lors tu premier chapitre mais voila, l'oubli ets réparé…J'espère que tu as aimé ce chapitre… Bisous, Eliane…
