disclamer : toujours pas n'a moi.

remerciements : merci à Kaname-chan, ta review m'a fait énormement plaisir. Je suis tout émue, c'est ma première fanfic, et tu es la première fille à me laisser un commentaire, en plus si gentil et si encourageant. ;)
Voici la suite que tu attendais tant.

note spéciale de l'auteur qui raconte sa vie : Pour ma réécriture, je suis passé d'un chapitre d'environ 3500 mots à plus de 6500... Sans ajouter plus de scènes.


Au matin de l'épreuve

Le jeudi suivant, Seifer se réveilla de mauvaise humeur. La date de l'épreuve sur le terrain approchait et elle n'avait plus qu'à espérer que le fiasco de l'année dernière ne se reproduise pas. Rien que d'y penser suffisait à mettre ses nerfs à vif.

Elle marchait dans le couloir à la recherche de ses deux meilleurs amis quand elle se dit qu'elle était en train d'oublier quelque chose, mais quoi ? Ah oui, merde, sa colocataire. Elle réfléchit rapidement. Bah, la chambrette à côté de la sienne était vide, elle n'avait rien entreposé dedans, contrairement à la majorité des gens. L'autre n'avait qu'à faire le ménage pour enlever la poussière, Seifer n'allait pas faire la bonniche. Par contre, devoir partager la salle de bain était plus emmerdant, déjà qu'elle était toute petite. Seifer vérifia vite en pensée si elle avait besoin de ranger la pièce. Non, à part sa brosse à dent près de l'évier ou d'autres trucs du genre, ses affaires attendaient soigneusement (ou presque) dans le placard. Bon, ça, c'était fait, elle pouvait passer à autre chose.

La semaine entre le test écrit et l'examen sur le terrain était presque libre, il n'y avait plus que quelques cours où les professeurs faisaient les résumés de ce qu'ils avaient vu dans l'année pour les préparer à l'examen écrit et Seifer n'avait pas l'habitude d'avoir autant de temps pour elle. Résultat, depuis deux jours, elle s'ennuyait. Surtout que Fujin et Raijin, dans la classe en dessous, ne tentaient pas de passer le concours Seed et était en pleine épreuve pour valider leur année. Quand ils n'étaient pas dans la salle en train de plancher sur un sujet, ils restaient le plus souvent étudier dans la bibliothèque ou dans leurs chambres. Seifer leur donnait un coup de main parfois, surtout à Raijin afin que Fujin puisse réviser tranquillement de son côté, mais la plus âgée restait le plus souvent toute seule. Du coup, elle ne pouvait pas les déranger pour le moment. Elle verrait ce soir s'ils avaient un peu de temps libre. Encore que… Leurs examens finissaient dans deux jours. Elle avait failli l'oublier, c'était malin, ça. Quelle piètre amie elle faisait. Et l'anniversaire de Fujin était dans moins d'un mois, il fallait qu'elle achète un cadeau. Elle ne pouvait même pas profiter de sa journée de libre pour le faire, il pleuvait des cordes dehors. Et puis, Balamb ne vendait rien d'original et c'était quand même les dix-huit ans de Fujin. Elle devrait probablement aller à Deling City, mais c'était très loin. Et puis, elle devait demander à Raijin s'il avait une idée de ce qui ferait plaisir à leur amie. Puisque parler à Fujin et à Raijin ou faire les boutiques n'étaient pas possibles pour le moment, qu'est-ce qu'elle pouvait faire d'autre ?

En tout cas, elle avait maintenant besoin de se défouler. Elle allait trouver Leonheart et l'asticoter jusqu'à ce qu'il cède et accepte un petit duel.

Son portable bipa. Numéro inconnu. « Cours fini à six heures.» Vu la syntaxe, Fujin à coup sûr. Seifer fronça les sourcils. Elle devrait lui rappeler d'arrêter de masquer son numéro, c'était agaçant au bout d'un moment. Mais voir ses deux amis après une semaine d'examen la détendrait.

Elle n'eut aucun mal à trouver le deuxième gunbladiste, elle avait juste eu à suivre la piste de ses groupies. Pauvres filles, ça devait être dur de vivre sans cerveau. Leonheart avait presque eu l'air soulagé de la voir. Les quatre groupies beaucoup moins. Seifer ne voyait vraiment pas pourquoi. La fille qu'elle avait envoyée à l'infirmerie, le mois dernier, avec un poignet foulé l'avait cherché, c'était elle qui avait attaqué la première, à moitié hystérique, avec ses « Arrête d'accaparer Squall, pétasse ! ». Aucune pitié pour les gourdasses.

« Qu'est-ce que tu viens faire ici, Almassy ? l'agressa presque une des filles, une avec des longs cheveux d'un rose pâle que Seifer trouva très laid et un air hautain.
– Relax… C'est quoi ton nom déjà ? demanda Seifer en penchant la tête sur le côté. Et pour répondre à ta question, je viens juste parler à Leonheart.
– C'est Juliana ! Tu devrais le savoir, j'ai été élue la fille la plus populaire de l'année.
– Fascinant.
– Exactement. » Seifer haussa les sourcils en direction de Squall. Cette fille était encore plus stupide que ce qu'elle croyait. Enfin, tout le monde ne pouvait pas comprendre l'ironie. Le pauvre garçon semblait avoir envie de s'enfoncer dans le sol pour disparaître. « Et Squall ne veut pas te parler, il a autre chose à faire.
– Comme discuter avec toi, je suppose ?
– Exactement. Nous parlions de l'examen Seed. Nous avons tous deux passé l'épreuve écrite. J'espère être dans son équipe, ensemble nous réussirons sans problème.
– Impressionnant, fit Seifer d'un ton pas impressionné du tout. Mais Leonheart est suffisamment grand pour décider tout seul à qui il a envie de parler. Alors, Squally-boy ?
– Mais bien sûr qu'il veut rester avec nous. Et arrête de l'appeler comme ça, je ne t'y autorise pas !
– Marrant mais je pense pouvoir te dire que je me contrefous totalement d'avoir ton autorisation. Sérieux, meuf, t'as juste l'air totalement stupide quand tu dis des choses du genre.
– Pour qui te prends-tu ? fulmina Juliana. Tu n'es rien !
– Juliana, ça suffit. » Squall était clairement énervé. « Tu n'as pas à parler à Almassy comme ça et tu n'as pas à décider pour moi de ce que je veux faire.
– Mais je croyais…
– Tu croyais mal. Viens, Almassy. »

Avec un petit signe moqueur de la main en direction du groupe de filles désappointées, Seifer suivit Squall dans les couloirs. Le garçon marchait d'un pas rapide, de toute évidence pressé de mettre de la distance entre lui et ses fans. La vue des jardins magnifiquement entretenus de la BGU le calma un peu et il ralentit l'allure. Seifer se porta à ses côtés.

« Pauvre fille. C'est de naissance ou c'est un accident ?
– A propos de quoi ?
– Son manque de cerveau. » Seifer et Squall échangèrent un petit sourire en coin.

« Tu es dure.
– Non, juste réaliste. Cette fille en tenait vraiment une couche. Tes groupies sont de plus en plus connes, je me demande ce que ça signifie par rapport à tes facultés.
– N'importe quoi.
– C'est parce que tu imites trop souvent le légume, déclara Seifer d'un ton docte. Elles pensent alors qu'il faut qu'elles aient l'air d'avoir encore moins de cervelle pour te plaire. » Squall, agacé, fit mine de partir. « Si tu vas loin de moi, elles vont revenir. » Il s'arrêta net.

« Je te hais.
– Mais oui mon beau. En tout cas, reconnais que je t'ai sauvé la vie tout à l'heure. Ce qui mérite récompense, tu ne crois pas ? » Il lui envoya un regard méfiant. « Relax, je parle juste d'une séance d'entraînement.
– Tch. »

Le jeune homme fit demi-tour en direction de la Serre. Seifer le suivit avec un léger pincement désagréable au niveau de la poitrine, malgré sa petite victoire. Cette sensation était de plus courante quand elle pensait à Leonheart ou quand elle le voyait. Et elle n'aimait pas du tout ça. En plus, ces derniers mois, les relations entre eux étaient devenues beaucoup plus tendues, leurs discussions dégénéraient souvent en disputes et les entraînements étaient de plus en violents et dangereux. Le pire, c'était qu'elle ne comprenait même pas pourquoi les événements lui échappaient à chaque fois. Et pour ce qu'elle en savait, Leonheart non plus n'arrivait pas à contrôler ce qu'il se passait. Malgré tout, Seifer s'autorisa un petit sourire. Vu l'état d'énervement dans lequel ils étaient tous les deux, même si ce n'était pas pour les mêmes raisons, le combat serait incroyablement animé, avec une véritable montée d'adrénaline. C'étaient ses duels préférés. Sur un champ de bataille, l'ennemi ne ferait aucun cadeau. Et Seifer se sentait vivre quand elle se battait en y mettant tout son être. Elle ignora le mauvais pressentiment qui lui disait que ce duel était une très mauvaise idée. Elle n'aurait pas dû, son instinct se trompait rarement.

L'entraînement dégénéra complètement, sans qu'aucun des deux n'arrive à calmer les choses. Les lames chantaient une chanson guerrière en se heurtant les unes aux autres. Estoc, parade, frappe, esquive, contre-attaque, sans jamais se lasser. Un coup plus violent et plus vicieux que les autres mit Seifer à terre. Folle de rage, elle se redressa d'un bond, lança un sort de feu mineur sur son adversaire et se précipita vers lui. Hypérion décrit un arc de cercle et Squall, à moitié sonné par la magie, n'eut pas le temps de se reculer suffisamment. La pointe de l'arme toucha sa figure et lui ouvrit le front. La douleur réveilla complètement Squall, qui cria de rage. Un voile rouge passa devant ses yeux et il se précipita sur Seifer, la blessant à son tour au visage. La jeune fille eut l'impression que sa tête éclatait en deux. Elle perdit conscience avant même d'heurter le sol.

Quand Seifer reprit ses esprits, Squall gisait toujours inconscient au sol et sa blessure saignait toujours. La jeune fille passa sa main sur son propre visage et la ramena couverte de terre et de sang à demi-coagulé. La douleur sur son front se réveilla. Elle attrapa la potion qu'elle gardait toujours avec elle quand elle allait en Serre de Combat, suivant pour une fois une recommandation d'un professeur. Elle n'était pas stupide, elle comprenait parfaitement la nécessité d'avoir de quoi se soigner dans un endroit infesté de monstres. Serrant les dents, parce que les mouvements accentuaient la douleur, elle déboucha la bouteille et s'en versa la presque totalité sur la blessure avant de boire les deux gorgées restantes. Elle hoqueta. Ça brûlait ! Toute sa tête était en feu ! Sa gorge la piquait terriblement alors que le liquide guérisseur libérait sa magie. Seifer se roula en boule et mordit sa main en attendant que la douleur passe. Elle avait un goût désagréable de sang dans la bouche. Après plusieurs minutes bien trop longues, elle se releva lentement. La douleur était moins présente, plus sourde. Elle chancela. Après une telle blessure, il était normal que son sens de l'équilibre soit perturbé. Elle fit quelques pas et se laissa tomber juste à côté de Squall, qui n'avait toujours pas repris ses esprits. Elle lui donna quelques claques mais le garçon restait inconscient.

« Allez, Leonheart, fais pas chier, réveille-toi, espèce de boulet. »

Elle fouilla dans le petit sac que Squall avait attaché à une de ses ceintures (pourquoi il en avait autant, de ceintures ? Surtout qu'elles ne servaient à rien, Seifer avait vérifié, Leonheart n'utilisait qu'une seule ceinture, la même, pour accrocher le fourreau de son arme et sa pochette) et en tira une potion. Elle versa le contenu de la fiole sur la blessure et observa les chairs se réunirent sous l'effet du liquide magique dont émanait une lueur bleuâtre. C'était assez répugnant comme spectacle. Mais elle devait s'assurer que le processus de guérison s'opérait correctement. Enfin la blessure cicatrisa. Tout s'était bien passé, alors pourquoi Leonheart ne se réveillait pas ? Seifer passa une main dans ses cheveux, sans se soucier du sang et de la terre qui les maculaient. Elle faisait quoi maintenant ? Leonheart était vraiment, mais alors là vraiment, un boulet. Seifer soupira. Elle était bonne pour amener toute seule Squall à l'infirmerie. A cette heure, tous les élèves devaient assister à une conférence donnée par le proviseur, pour rappeler les valeurs du Seed et tout le bataclan. Seifer sautait toujours ces séances. Squall n'y allait pas non plus, elle ne savait pas pourquoi. Probablement parce qu'il trouvait qu'il y avait trop de monde. Il n'aimait pas la foule. Mais la quasi-totalité des élèves et des professeurs allaient écouter le vieux Kramer. Vous parliez d'un fanatisme. En inspirant profondément, Seifer attrapa un des bras de Squall et le passa autour de son cou pour redresser le garçon. Elle enroula son bras gauche autour de la taille du brun et le traîna péniblement jusqu'à l'infirmerie, sans croiser personne. Il faisait son poids, l'animal. Voir le hall aussi désert en plein jour faisait presque peur. Seifer soutenait Squall, qui avait à moitié repris conscience pendant le trajet, dans le couloir qui menait à l'infirmerie lorsque Kadowaki arriva. Seifer eut un pauvre sourire soulagé quand le docteur attrapa l'autre bras de Squall pour l'aider à l'amener jusqu'à un lit. Leonheart était à nouveau inconscient. Une fois le brun correctement allongé, Kadowaki se tourna vers Seifer, l'air furieuse. La jeune fille fit la moue et attendit la fin du sermon. Au moins, l'infirmière reconnaissait que Leonheart était autant responsable qu'elle de la situation, au vue de la blessure qui marquait leurs fronts à tous deux. Mais qu'elle ne s'attende pas à de la compassion. Ça remonterait à leur professeur, à eux de se débrouiller avec lui. Seifer réfléchit rapidement. Ça allait, le professeur responsable d'eux était Quistis, elle aimait trop Leonheart pour lui attirer consciemment des ennuis en portant cet incident dans son dossier. Et comme elle ne pouvait pas punir Seifer sans devoir punir Squall aussi, la jeune fille s'en tirerait avec une simple remontrance. Qu'elle n'écouterait pas une fois de plus. Trèpe était si facile à prédire. Et Kadowaki ne faisait déjà plus attention à elle, penchée sur Leonheart et sa blessure à la tête (pas qui lui reste beaucoup à perdre au niveau neurones). Seifer tira une chaise, s'assit et observa tranquillement le docteur finir de nettoyer la plaie, la désinfecter et enrouler la tête du garçon dans de la gaze. Kadowaki se redressa.

« Il n'a rien de grave, il va se réveiller d'ici une heure ou deux. Il en gardera une cicatrice, tout comme toi. Peut-être que ça vous apprendra à ne plus faire les malins. »

Seifer haussa les épaules, elle doutait franchement qu'ils arrêtent de se battre simplement à cause d'une cicatrice. Elle sursauta quand un contact sur sa blessure réveilla la douleur. C'était malin, tiens.

« Ne bouge pas, je nettoie ta plaie. Tu as utilisé une potion, c'est ça ? Bien, la blessure s'est correctement refermée. Inutile de mettre un pansement mais ne tripote pas ta plaie. Tu as mangé ce midi ? » Seifer fit un signe de tête pour dire non. « Pourquoi ça ne m'étonne même pas ? » Kadowaki se pencha pour prendre un sandwich emballé sous vide dans un tiroir. « Mange ça. Inutile que tu fasses en plus une crise d'hypoglycémie. »

Seifer acquiesça en hochant la tête et quitta l'infirmerie, rassurée sur l'état de Squall qui s'en tirerait sans rien de plus qu'une cicatrice. Crétin de Leonheart, il l'avait inquiété en ne se réveillant pas. Quel pas doué, vraiment !

Seifer traversa rapidement l'université en direction des dortoirs, reconnaissante que la BGU soit presque vide. Elle n'avait pas envie de se faire arrêter par des gens pour qu'ils lui parlent de sa blessure, surtout qu'après vérification, elle avait de nombreuses tâches de sang sur les bras et son tee-shirt. Où était son trench-coat gris ? Après un temps de réflexion, Seifer se rappela qu'elle ne l'avait pas pris ce matin parce qu'il faisait trop chaud et qu'elle avait préféré mettre un simple tee-shirt à manches longues. Et vu comme sa peau tirait, elle avait aussi du sang en train de sécher sur le visage. Et dans les cheveux. Elle arriva dans l'espèce de minuscule salon (deux fauteuils et une petite table basse qui se battaient en duel dans une pièce de quelques mètres carrés) qui donnaient sur les deux chambres et la salle de bain quand la porte de la seconde chambre s'ouvrit. Une petite brunette surexcitée en sortit. Elle ouvrit de grands yeux en voyant l'état de Seifer et se précipita vers elle en sautillant et en piaillant. Seifer ferma les yeux et tenta de comprendre ce que l'autre disait. Rien à faire, elle n'y arrivait pas.

« Tu peux parler moins vite et moins aigu ? C'est incompréhensible, ce que tu dis.
– Oh, je suis désolée ! s'exclama la brune avec l'air de vouloir disparaître. Je voulais juste savoir si tu étais blessée et si tu avais besoin d'aide.
– Non, ça ira, je peux me débrouiller, je suis déjà passée à l'infirmerie. »

Seifer entra dans la salle de bain en soupirant. C'était vraiment obligé que ce soit maintenant qu'elle rencontre sa nouvelle colocataire, avec du sang un peu partout ? Mauvais timing, elle ne voyait pas comment faire pire. Elle ouvrit les robinets et passa de l'eau sur son visage pour enlever les dernières tâches de sang. Il fallait qu'elle se lave les cheveux et tout le reste aussi. Et qu'elle mette ses vêtements au sale. Faisait chier. Elle ressortit de la salle de bain. Le salon était vide, la nouvelle avait regagné sa chambre. Tant mieux, Seifer ne se sentait pas en état de répondre à un interrogatoire maintenant. Elle récupéra dans sa propre chambre des habits propres. Son tee-shirt était irrécupérable, c'était dommage, elle l'aimait bien. La douche raviva un moment la douleur de la blessure, elle avait pourtant fait attention d'y toucher le moins possible quand elle s'était lavé les cheveux. S'enroulant dans une serviette longue, elle retourna dans le salon et sortit une poche de glace du petit frigo-réfrigérateur qui se trouvait dans un coin. Elle la colla sur son front. Ça faisait du bien, la douleur brûlante refluait.

« Tu es sûre que tu vas bien ? demanda une voix inquiète derrière elle.
– Oui, ne t'inquiète pas, soupira Seifer. C'est juste que ça piquait à cause de l'eau chaude et du savon. »

Mais comment vouliez-vous qu'elle soit désagréable avec cette fille si l'autre se montrait aussi gentille ? C'était comme envoyer des coups de pied à un chiot ou un bébé chocobo, ça donnait mauvaise conscience. Seifer soupira une nouvelle fois en se changeant et se pencha au-dessus du lavabo pour examiner dans le miroir la balafre qui lui striait désormais le front. Foutu Leonheart, lui non plus ne l'avait pas loupé. Elle sortit de la salle de bain. Il fallait bien qu'elle fasse connaissance avec sa nouvelle colocataire. Elle n'avait même pas fait attention à elle quand elle était rentrée, elle se souciait bien trop de sa blessure.

« Ah, tu as fini. Tu vas mieux ?
– Oui, oui, c'est bon.
– Woooooooow ! » Une tête brune qui lui rappelait quelque chose apparut dans le champ de vision de Seifer. « Comment tu t'es fait ça ? Tu as eu mal ? »

Seifer fronça les sourcils.

« Tu es ?
– Selphie Tilmitt, pour te servir ! caqueta-t-elle joyeusement. Je suppose que tu es Seifer ? Enchantée de faire ta connaissance.
– Ouais, enchantée aussi.
– Tu t'es blessée comment ?
– Je me suis fait ça à un duel à la gunblade.
– Tu te bats à la gunblade ? C'est trop la classe ! Moi je me bats au nunchaku. C'est dur de manier une gunblade ? Comment ça marche ?
– Elle se nomme Hypérion, la coupa Seifer, un peu perdue par le débit de paroles de Selphie.
– Pardon ?
– Ma gunblade s'appelle Hypérion et j'y tiens énormément.
– Ouah, je ne savais pas que les armes pouvaient avoir un nom ! s'étonna Selphie. C'est courant ? C'est toi qui le lui as donné ?
– Parfois, elles en ont un. Généralement des armes uniques, souvent anciennes. Non, ce nom lui a été donné par son précédent propriétaire. Je l'ai juste gardé.
– Tu en sais des choses, dis donc ! Tu pourras me laisser manier Hypérion ? Dis oui, s'il te plait.
– Non. » Devant l'air déçue de l'autre fille, Seifer soupira un peu. Mais qu'elle arrête avec ses yeux de chiot battu, ça la rendait mal à l'aise. « Ce n'est pas contre toi. Je n'aime pas qu'on y touche, peu importe la personne. Même mes meilleurs amis n'ont pas le droit de la manier. Et je n'ai pas envie qu'un crétin lambda l'abîme en forçant.
– Oh, je comprends. Je n'aimerai pas non plus laisser mon nunchaku à un inconnu. »

Selphie eut un petit rire. Devant l'air sceptique de Seifer, elle s'expliqua.

« Non, je ne me moque pas de toi. Enfin pas vraiment. C'est juste qu'une fille brune à l'administration m'a dit que tu serais horrible avec moi parce que tu ne voulais pas de colocataire.
– Je vois… Le jour où Shu obtiendra un cerveau, les chocobos auront des dents.
– C'est pas très gentil, ça.
– Je ne suis pas très gentille, répondit Seifer en haussant les épaules. Et ce n'est pas de ma faute si elle n'a vraiment pas de cerveau. »

Elle n'ajouta cependant pas que si la colocataire avait été quelqu'un d'autre, elle aurait très bien pu être désagréable avec elle pour que l'autre fille demande de changer de chambre. Elle jeta un rapide coup d'œil sur sa montre. Mince, elle était à la bourre maintenant.

« Où vas-tu ? lui demanda Selphie en la voyant se diriger vers la porte. Je pensais qu'on discuterait encore un peu ensemble. » Le ton de la jeune fille était clairement déçu.
« Je dois voir des potes, pour une fois qu'ils font une pause dans leurs révisions…
– D'accord. A toute à l'heure, alors.
– Hm, hm ! »

Seifer s'apprêtait à sortir, lorsqu'elle se retourna vers Selphie, l'air pensif. Elle parut hésiter avant de poser sa question.

« Dis, tu te souviens de l'endroit où tu as passé ton enfance ? Je veux dire, avant d'arriver à la TGU ?
– Non, je n'en ai aucun souvenir. Pourquoi ? demanda la petite brune, un peu perplexe de l'intérêt soudain de Seifer.
– Pour rien, ce n'est absolument pas important. Oublie. »

Seifer referma la porte derrière elle et quitta rapidement son dortoir, avant de se diriger à grands pas vers la salle du comité disciplinaire, où l'attendait déjà Raijin et Fujin. Le grand black lui bondit d'ailleurs dessus à l'instant même où il vit sa blessure, l'inondant de questions pour savoir ce qui s'était passé. Perdue dans le flot de paroles, Seifer ne savait plus quoi répondre, jusqu'à ce que Fujin ne décide de reprendre les choses en main.

« Tais-toi, imbécile ! Tu ne vois pas que tu l'empêches de parler ? » s'exclama la jeune albinos en lui explosant le tibia droit d'un coup de pied. Raijin geignit en sautillant sur une jambe et se massa le membre blessé.

« Mais Fuj', je me renseignai juste. »

Seifer eut un petit sourire en coin devant leur manège. Ça faisait déjà plusieurs années qu'elle attendait le moment où ses deux amis se mettraient (enfin !) ensemble. C'était évident que ça finirait bien par se produire. Seifer souriait devant le manège de ses deux amis. Ces deux-là étaient ses amis les plus chers, ceux à qui elle pouvait se permettre de tout dire, même les choses les plus douloureuses, même ses terreurs les plus secrètes. Ils étaient certainement les seuls à la connaître vraiment, avec peut-être Squall. Les Seeds ne savaient pas tout ce qui se cachait derrière sa carapace arrogante. Ils connaissaient la guerrière. Ils connaissaient la camarade d'armes en qui ils pouvaient avoir confiance. Ils ne connaissaient pas la jeune femme aussi capable de sentiments, de rire, de souffrir, de pleurer et d'aimer que les autres. Cette personne-là, seuls Raijin et Fujin la connaissaient. Et Squall, les rares fois où elle acceptait de la lui montrer. Seifer secoua doucement la tête pour dissiper ces pensées inutiles et reporta son attention sur ses deux amis. Raijin regardait Fujin avec des yeux de chien battu mais la jeune fille n'en avait cure et lui frappait le bras et les côtes de de ses petits poings. Seifer se glissa entre les deux pour les séparer, un sourire moqueur aux lèvres.

« C'est bientôt fini, la dispute de couple ?
– On n'est pas un couple ! » Seifer ricana à la réplique de Fujin. Pauvre Raijin, ça devait faire mal. Oui, bon, elle savait bien qu'ils n'étaient pas ensemble. C'était juste très drôle (et très facile) de se moquer d'eux sur ça. Une main étonnamment douce sur son front la fit tressaillir. Raijin examinait, avec le plus de délicatesse possible, sa plaie. Un gros nounours, comme elle le disait. Seifer repoussa la main.

« Ça va, je vais bien. Souvenir d'entraînement avec Squall.
– Elle va partir ? » Raijin, toujours à se soucier d'elle.

« Probablement pas, selon Kadowaki.
– Et il est encore en vie ? demanda Fujin en haussant le sourcil.
– Il doit être encore à l'infirmerie. Comment se passe les révisions ?
– Très bien pour le moment, les profs ne se font pas de soucis pour nous. Heureusement que Fuj' m'a aidé pour réviser, sinon j'aurais été complètement perdu. »

Fujin leva les yeux au ciel.

« Et toi, l'examen sur le terrain ?
– Je gère.
– Et par rapport à l'année dernière ? Ça va bientôt faire un an.»

Seifer ne répondit pas et fixa le mur. Raijin avait vraiment un don pour appuyer là où ça faisait mal, sans le vouloir. Les deux pieds dans le même plat, qu'il mettait. Elle pinça les lèvres et serra les poings. Elle ne laisserait pas les choses dégénérer comme la fois précédente, elle s'en était fait la promesse. Fujin fronça les sourcils.

« Seifer… Outch, Fujin ! cria Raijin. Ça fait mal !
– C'est fait pour, idiot, répliqua la jeune fille en envoyant un nouveau coup de pied dans les tibias du garçon.
– L'année dernière est l'année dernière. Point barre.
– Tu refuses de laisser le passé en paix, lui indiqua Fujin.
– Ce ne sont pas, mais alors là vraiment pas, vos oignons, siffla Seifer d'un air agressif. »

La blonde partit en laissant ses deux amis derrière elle. Ces derniers échangèrent un regard résigné. Ils espéraient juste qu'ils n'auraient pas à la ramasser à la petite cuillère comme l'année dernière.

Seifer poussa une porte dans une galerie annexe et sombre, que personne n'empruntait jamais. Les gens qui connaissaient l'existence de cette porte devaient se compter sur les doigts d'une main. Et ils devaient penser que ça menait à une machinerie quelconque ou que c'était un placard pour ranger du matériel de ménage. Mais c'était tout autre. La jeune fille continua et s'engouffra dans un petit couloir tortueux, à peine assez large pour deux personnes. Ou un Raijin. Elle grimpa un long escalier et déboucha à la base de la coupole de verre de la BGU, le souffle court. Elle se plia en deux pour reprendre son souffle puis continua son ascension. Elle s'engagea sur un des colossaux arcs de métal qui renforçaient la coupole. Elle sourit. Peu de gens devaient être au courant qu'ils y avaient des marches sur les arcs à l'extérieur pour permettre aux gens d'atteindre un petit observatoire perché juste au-dessus du bureau du proviseur. Les gens pensaient que le bureau du proviseur était tout au sommet de la BGU. Bip. Erreur. Là, dans l'observatoire, elle était au sommet. Il y avait un vieux télescope, oublié là quand l'escalier intérieur qui menait à l'observatoire avait été condamné. Seifer avait cherché comment accéder par l'intérieur de la BGU à la petite salle quand elle avait vu un escalier qui y débouchait mais il était scellé de son côté. Et quand, après plusieurs semaines de recherches diurnes et nocturnes, elle avait trouvé l'autre extrémité, elle n'avait pas pu aller bien loin car plusieurs marches s'étaient effondrées. Et l'escalier n'avait jamais été remis en état, elle ne savait pas pourquoi, mais ça l'arrangeait bien car elle était maintenant la seule à connaître l'endroit. Cette pièce était à elle. Personne d'autre ne savait comment y aller. Seifer tapota affectueusement le télescope. Ç'avait été compliqué mais elle avait réussi à le remettre en état et l'utilisait parfois pour regarder les étoiles quand elle n'arrivait pas à dormir la nuit. Elle attrapa une couverture dans un placard et s'enroula dedans avant de se caler au bord d'une des baies et de s'endormir. Elle était en paix.

Elle fut réveillée le lendemain matin par le soleil levant et cligna des yeux. L'observatoire était parfait pour être tranquille mais il n'y avait pas de rideau. Et ce n'était pas comme si elle pouvait en mettre. Seifer se leva en grimaçant. Dormir de traviole comme elle l'avait fait n'était pas une bonne idée. Elle avait des courbatures dans tout son dos. Et elle avait intérêt à courir si elle ne voulait pas être en retard pour le cours de Trèpe. Pas qu'elle meurt d'envie d'y aller, c'était un simple topo (mais très long. Et très chiant) sur l'année écoulée et les exigences du Seed mais Trèpe était bien capable de l'empêcher de passer son examen sur le terrain si elle n'assistait pas au cours. Bordel, cette prof était une plaie.

Par chance, elle arriva tout juste à l'heure mais elle n'avait pas eu le temps de prendre quelque chose à manger et son ventre lui faisait mal. Trèpe lui jeta un regard noir quand elle franchit la porte, probablement parce qu'elle avait abîmé son Leonheart chéri. Elle haussa les épaules et offrit à sa professeur un sourire moqueur et pas du tout repentant. Et puis, il l'avait aussi abîmé, elle. Et personne ne lui avait rien dit. Qu'elle sache, pour qu'il y ait un duel, il fallait que les deux soient d'accord ! Elle ne l'avait pas forcé non plus, le pauvre petit. Bien qu'elle soit soulagée (et un peu coupable) de voir que Squall n'avait rien qu'une belle cicatrice semblable à la sienne sur le front, elle envoya quand même un regard noir au garçon en passant devant la rangée où il était assis. Pour le principe. Squall tourna la tête et l'ignora royalement. Seifer grimaça en sentant une légère douleur à la poitrine, comme si son cœur se serrait. Elle pinça les lèvres et continua jusqu'à sa place.

Quistis se mit à parler sans que Seifer ne daigne l'écouter. Cette dernière faisait une de ses activités favorites pendant les cours, observer ses camarades de classe. Un peu surprise, elle remarqua que sa nouvelle colocataire était absente. Avec un petit rictus, elle nota que la plupart des élèves, même s'ils regardaient Trèpe en bavant avec des étoiles dans les yeux (surtout les garçons. Ah, les bons vieux fantasmes des habits moulants et du fouet !) ne suivaient pas vraiment le cours, soit parce qu'ils s'ennuyaient, soit parce qu'ils avaient perdu le fil du discours. Si Quistis était une Seed douée et une combattante à peu près potable (non mais, elle se battait au fouet quand même ! Elle avait bu quoi avant de choisir une telle arme ?), elle était un bien piètre professeur. Déjà parce qu'elle détestait se répéter et qu'elle ne comprenait pas que des gens puissent avoir du mal à comprendre. Elle oubliait souvent qu'elle était d'une intelligence supérieure à la moyenne. Malheureusement, elle connaissait aussi le sens du mot « autorité » et il fallait franchement être masochiste pour oser la déranger dans son cours, son sadisme atteignant des sommets rarement égalés. Le fouet, vous disait Seifer, le fouet. En plus son cours était chiant, elle ne faisait que rabâcher les consignes du Seed et les règles de l'examen sur le terrain, en plus d'un résumé de ce qu'ils avaient vu dans l'année. Peuh, comme si faire un topo maintenant allait servir à quelque chose ! Ce n'était que du temps gâché.

Seifer se demanda si elle ne ferait pas mieux de faire une sieste sur sa table, histoire de passer un peu le temps. Elle tourna la tête pour voir s'il se passait quelque chose d'intéressant dans les rangs quand elle croisa le regard de Squall. Un étrange frisson courut le long de sa colonne vertébrale. Elle n'arrivait pas à briser le contact, soudain fascinée par les yeux gris d'orage de son rival, jusqu'à ce que ce dernier ne se détourne d'elle, l'air encore plus inexpressif que d'habitude. Le pincement maintenant familier dans la poitrine de Seifer se fit plus douloureux. Un instant désemparée, la jeune femme ferma les yeux avant de reprendre son air nonchalant et arrogant ordinaire. Entre-temps, le cours touchait à sa fin. Elle haussa les épaules à la réprimande de Quistis. Hé, et pourquoi Squall il n'y avait pas le droit ? Elle l'avait blessé, certes, mais il le lui avait bien rendu. Foutu favoritisme. Elle se demanda un instant ce dont Quistis voulait parler à Squall. Elle haussa les épaules. Pas ces oignons. Et elle avait faim. Très faim, elle n'avait pas mangé ce matin. Elle se dirigea vers la cafétéria, récupérant au passage Raijin et Fujin qui sortaient d'un de leurs examens.

A peu près au même moment, une jeune fille brune au brushing d'enfer courrait dans les couloirs. Elle ne s'était pas réveillée ce matin et la BGU était bien plus grande que ce qu'elle pensait, résultat, elle s'était perdu en cherchant sa salle de cours. Elle bifurqua et arriva dans un couloir plus grand. Elle savait qu'elle avait probablement raté le cours mais elle voulait au moins voir son professeur pour s'excuser. La tête baissée, elle ne vit pas le garçon qui s'approchait d'elle et elle tomba au sol quand elle le percuta.

« Ouille, ça fait mal ! J'ai décidemment vraiment pas de chance aujourd'hui ! »

Selphie releva la tête en entendant le jeune homme qui l'avait renversé lui demander comment elle allait. Elle saisit la main tendue et se releva en dépoussiérant sa robe. Le garçon, dont elle ne connaissait toujours pas le nom, lui confirma que les cours étaient bien déjà terminés. Devant le désarroi de Selphie, il lui proposa :

« Si tu veux, je peux te faire visiter. On va d'abord voir le planisphère au rez-de-chaussée... »

Selphie crut qu'elle allait lui sauter au cou pour le remercier mais elle s'en abstint, se disant qu'il réagirait sûrement mal. Et puis, elle ne connaissait même pas son nom ! D'ailleurs, il fallait qu'elle le lui demande. Et il ne savait même pas le sien ! Non, mais, qu'elle était idiote et tête en l'air, parfois !

Selphie se tourna vers le garçon et se présenta avec son plus beau sourire. Elle fut un peu déçue d'avoir un hochement de tête et un simple nom-prénom pour toute réponse. Bouh, ce n'était pas très aimable ! Au moins, elle savait que Monsieur-je-souris-jamais s'appelait Squall Leonheart de son état civil. Entre-temps, les deux jeunes gens étaient arrivés à leur destination, le planisphère du rez-de-chaussée et Squall expliqua brièvement à Selphie l'organisation et le fonctionnement de la BGU.

« Voilà, je te laisse, j'ai rendez-vous avec l'instructrice Trèpe, indiqua Squall après avoir fait le tour de la carte.
– D'accord ! » Selphie offrit un sourire radieux au garçon. Maintenant, elle arriverait à peu près à se repérer dans l'université. « Merci de m'avoir aidée. Au fait, pourquoi as-tu la même cicatrice sur le front que ma colocataire ? lui demanda-t-elle alors qu'il s'éloignait.
– Ce ne sont pas tes oignons. » Fit le jeune homme en partant, curieux de savoir quel fou avait pu donner une telle colocataire à Seifer. Ils espéraient retrouver cette fille en vie ou ils voulaient que l'autre s'en débarrasse en la jetant par la fenêtre ?

Selphie fit la moue. Et après, on disait que sa nouvelle colocataire n'était pas sympa ? Squall était bien pire, ce n'était pas juste de la part des autres de dire ça sur Seifer. Après le déjeuner, elle irait voir dans son dortoir si la blonde y était. D'ailleurs, elle était revenue dormir cette nuit dans sa chambre ou pas ? Selphie ne l'avait pas entendue rentrer et le couvre-feu était déjà passé quand elle était allée se coucher. Il faudrait qu'elle lui pose la question.

Seifer était déjà rentrée quand Selphie poussa la porte de leur petite salle commune. Assise sur un canapé, la blonde zappait à toute vitesse, semblant ne trouver aucune émission à son goût. Selphie ne put retenir un large sourire. Roulée ainsi en boule dans un coin du canapé, Seifer ressemblait à un gros chat. Pour ne pas surprendre Seifer, Selphie toqua doucement à la porte.

« Hey. » Seifer eut un petit sourire en coin. « Tu n'étais pas au cours de Trèpe ?
– Me suis perdue, » avoua Selphie d'un air penaud avant de fusiller du regard la blonde qui avait éclaté de rire.
« Nan mais comment t'as fait ton compte ? ricana Seifer après s'être un peu calmée.
– C'est pas drôle ! » Selphie croisa les bras d'un air boudeur. « Et ce n'est vraiment pas ma faute si la BGU est beaucoup plus grande que la TGU !
– Du coup, t'as fait comment pour revenir dans les dortoirs si tu t'étais paumée ?
– Un type m'a aidé. Squall Leonheart. Grand, beau, ténébreux et avec la même cicatrice que toi.
– Tu le trouves beau ? gloussa Seifer. Mais qu'est-ce qu'elles ont toutes à le trouver beau ?
– Mais il est beau ! » Seifer haussa un sourcil sceptique à la déclaration de Selphie. Pour ne pas s'enfoncer davantage, la brunette détourna le sujet. « Dis, pourquoi vous avez la même cicatrice ? Quand je lui ai posé la question, il m'a répondu...
– Ce ne sont pas tes oignons. »

Les deux filles avaient prononcé la phrase en même temps. Elles se regardèrent avant d'exploser de rire. Seifer se leva et sortit deux bières du frigo qui trônait fièrement dans un coin de la pièce.

« Je croyais que l'alcool était interdit dans la BGU.
– Et bien, faisons en sorte que ça ne parvienne pas aux professeurs. Ce n'est pas très dur d'en introduire. » Elle tendit une bouteille à Selphie avant de lever la sienne. « A l'épreuve de demain ! »


Seifer : t'étais vraiment obligée de faire ce truc ?

Nied : Bah, pourquoi, c'est pas bien ?

Seifer : c'est pitoyable, je suis une neuneu complet. Et depuis quand je suis amoureux de ce débile de Leonheart ? :rougit:

Nied (relis certaines fics et regarde certains passages du jeu, dubitative.) : Mouais, en même temps votre relation d'amour/haine dans ff8 l'est bizarre.

Irvine : Et tu sais quand quelqu'un dit ça en rougissant c'est pas trop crédible.

Squall : Depuis quand tu es du côté de l'auteur, toi ?

Irvine (innocent) : Depuis qu'elle m'a fait lire son premier one-shot Irvine/Seifer qu'elle a écrit (qui n'est pas encore en ligne. Et nan, je ne me fais absolument pas de pub, qu'est ce que vous imaginez ;) ? )

Squall (glacial et menaçant) : Seifer est à moi.

Irvine, Zell, Nied (en choeur) : Et après ils osent dire qu'ils ne sont pas ensembles. Y sont mignons à être timide comme ça. ;) :fuient devant un Squall furieux :

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