Comme promis voici le nouveau chapitre, je ne peux pas encore vous dire qui est cet homme, par contre, je peux déjà vous préciser que ce n'est pas un vieux, enfin on s'entend c'est quelqu'un d'à peu près de l'âge de Bella, du coup vous pouvez oublier pour Carlisle.
Merci pour votre soutien, ça me fait chaud au cœur. Je m'excuse de ne pas répondre à vos gentils messages, je manque de temps et je suis presque sûre que vous préférez avoir la suite que mon blabla inutile, en tout cas c'est toujours aussi génial de vous lire !
J'ai oublié de mentionner que bien sûr tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Bonne lecture
Christina
À qui
Chapitre 3 : Dois-je une telle proposition ?
À lui !
Le même manège que la première fois fut mis en place pour me conduire à mon créditeur sauf qu'une fois assise à ce que je supposais son bureau, les gorilles me retirèrent immédiatement le bandeau.
Mon interlocuteur se leva tout sourire.
-Ah Isabella, tu m'as fait attendre.
Je ne dis rien, ne comprenant pas à quoi il faisait allusion.
-As-tu reconsidéré l'option de vendre tes charmes, me questionna-t-il sans détour.
J'avais la tête baissée depuis sa première phrase, j'étais fatiguée, usée, je voulais que ça cesse, mais pas de cette manière.
-Je ne préférerais pas, répondis-je simplement.
Il se mit en appui sur son bureau devant moi.
-Et c'est tout à ton honneur, commenta-t-il toujours sur le ton de la conversation. Je dois dire que je suis très impressionné, jamais je n'aurais imaginé que tu tiennes aussi longtemps, félicitations.
Je grimaçais, mon échec le faisait jubiler, il l'attendait sûrement depuis le début, me mettant ainsi dans une position encore plus délicate si c'était possible.
-Bon et si nous parlions des choses sérieuses maintenant, fit-il tout en retournant s'asseoir à son bureau. Qu'allons-nous faire de toi ? Susurra-t-il d'un ton qui montrait clairement qu'il avait déjà sa petite idée sur la question.
Je tentais de rester impassible, mon sort était entre ses mains. Je n'étais pas vraiment anxieuse, je n'avais rien donc je n'avais rien à perdre, hormis Charlie et c'était justement pour qu'il ait sa vie sauve que j'étais là.
-J'ai une proposition à te faire Isabella, dit-il d'une voix doucereuse.
Je patientais toujours le visage baissé.
-Regarde-moi, m'interpella-t-il avec un ton beaucoup plus tranchant cette fois-ci.
Je levais la tête et le fixais droit dans les yeux, il sourit.
-Vois-tu, j'ai une position importante au sein de l'organisation et à laquelle je dois me montrer digne. On attend de moi que je me range. Seulement j'aime les femmes et j'ai bien du mal avec l'idée de m'en contenter d'une seule. De plus, les poupées que je fréquente ne sont pas forcément le style que l'on présente à sa mère et celles qui le sont veulent l'amour éternel et toutes les balivernes qui vont avec.
Il fit une pause, je le regardais toujours, ne comprenant pas là où il voulait en venir, j'avais bien vu au club qu'il appréciait la compagnie des bimbos blondes. D'ailleurs, je ne pouvais que le soutenir sur le fait que ce n'est pas les plus appropriées à exhiber à sa génitrice, tellement leur jupe était courte et leur décolleté profond, ça en était indécent pour ne pas établir de carrément vulgaire.
-Je te propose une sorte de travail, reprit-il, je veux que tu sois ma petite-amie à temps plein, lâcha-t-il presque content de lui.
Je le regardais incrédule.
-Hein ? Ne puis-je m'empêcher de retenir.
-On ne dit pas hein, mais comment, me gronda-t-il. Tu es une très belle jeune femme Isabella, le genre que l'on peut présenter à sa mère, tu es intelligente et tu m'es redevable de beaucoup, tu es donc la candidate parfaite.
Je ne savais pas quoi répondre alors je le regardais toujours avec des yeux ronds.
-Ton job est de jouer le rôle de la parfaite petite amie et à terme d'en assumer tous les aspects, enchaîna-t-il. Des questions ?
-Euh, un bon millier, répliquais-je.
Il sourit.
-Voici un contrat, il me tendit un paquet de feuilles agrafées ensemble, j'y ai consigné tout ce que j'attends de toi, les termes de notre entente, je pense qu'il répondra à toutes tes questions. Demain nous dînerons ensemble et tu me donneras ta réponse. Si tu le signes, je te laisserai quelques jours pour mettre tes affaires en ordre avant de venir t'installer ici.
-M'installer ici, répétais-je hébétée par la direction qu'allait prendre ma vie, mais Charlie, dis-je perdue dans ma réflexion, je n'avais pas vraiment conscience d'avoir objecté à voix haute.
Je ne pouvais pas avoir fait tout ça pour l'abandonner ensuite.
Il sourit, une étincelle brilla dans ses yeux.
-Que voudrais-tu pour Charlie ? Me demanda-t-il impatient.
J'étais déboussolée, un peu surprise qu'il réponde à mes interrogations.
-Je… bafouillais-je, me battant avec ma conscience.
Je ne savais plus ce qui convenait de faire, je décidais de jouer franc-jeu.
-J'avais espéré le faire entrer un jour en cure de désintoxication, balbutiais-je.
Il fit un sourire vainqueur.
Il me tendit une page avec une adresse et un numéro de téléphone.
-Voici les coordonnées d'un centre, j'ai déjà appelé pour lui réserver une place, mais tu dois confirmer. Je suis prêt à payer pour cette cure, mais comprends bien que je n'ai pas l'habitude de faire les choses gratuitement, ça sera donc ce contrat-ci, et il me tendit un autre paquet de feuilles, si tu veux que Charlie aille en cure.
Il fit une nouvelle pause alors que je tenais les deux contrats dans mes mains.
-Je te laisse lire tout ça, signe l'un ou l'autre. Nous nous voyons demain, je passe te prendre à 17 heures soit prête ma belle.
Il ne m'accorda pas plus d'attention, me faisant un signe que je pouvais prendre congé et il repartit dans ses dossiers.
Je rassemblai les documents et partis mécaniquement escortés des deux armoires à glace.
Le même procédé fut mis en place pour mon retour, comme si je pouvais retrouver le chemin jusqu'ici pour tuer tout le monde, c'était à mon avis démesuré, mais je n'avais rien à en dire.
Pendant tout le trajet, j'étais fébrile et impatiente de lire ces contrats qui allaient décider de ma prochaine vie. Il ne m'avait pas parlé de mes autres choix en cas de refus, en avais-je vraiment ?
Enfin, rentrée chez moi, je m'enfermais dans ma chambre et je lus le paquet de feuille sans cure associé pour Charlie.
Il disait dans les grandes lignes que je devenais sa propriété pour les 5 années à venir le temps de rembourser ma dette.
Je souris, j'appris en définitive son nom, je n'avais jamais osé poser la question que ça soit à lui ou à ses hommes et même à Charlie. Le sujet de la dette était devenu tabou avec ce dernier.
Il attendait de moi que je sois toujours disponible et présentable, entendre par là pouponner avec talon haut et tout le tralala sans jamais être vulgaire. Tout un paragraphe expliquait mes tenues adéquates et mon apparence. Un autre détaillait le comportement que je devais adopter autant avec lui que dans les apparitions publiques ou encore avec les membres de sa famille.
Après lecture, je compris que je n'avais en gros pas le droit de lui dire non. Il était exclu également que je puisse lui faire honte de quelques manières que ce soit. Je n'avais pas le loisir de fréquenter d'hommes pour mon plaisir ou dans une relation pendant toute cette période, mais qu'à terme je devais me comporter comme toute petite amie. Ce n'était pas explicité plus que ça, mais je compris qu'il me faudrait coucher avec lui dans un futur plus ou moins lointain.
Seul lui pouvait mettre fin au contrat et si c'était le cas, il me proposerait une solution de remplacement pour le remboursement du reste de ma dette.
Je fus étonnée de trouver un paragraphe étude et travail. Je n'avais pas le droit de travailler sauf à sa demande, mais j'avais pour obligation de reprendre des cours et les réussir toujours dans l'objectif de préserver le prestige lié à sa position.
Évidemment mes études passaient après une éventuelle demande de sa part.
Le dernier paragraphe concernait la confidentialité, j'avais interdiction de parler à qui que ce soit de notre accord sans en subir les conséquences. Elles n'étaient pas explicitées, mais je me doutais qu'elles ne devaient pas être réjouissantes.
J'étais perplexe après cette lecture, je n'avais qu'à faire la potiche pour résoudre tous mes problèmes d'argent, c'était beaucoup trop facile. Bon, OK, je perdais toute liberté, mais c'était temporaire, j'avais le loisir de poursuivre mes études et de faire quelque chose enfin d'intellectuellement stimulant, sans user ma santé. J'étais déjà dans une prison, je choisissais juste une prison dorée cette fois-ci plutôt que de labeur.
Je pris le second contrat celui qui permettait à Charlie d'aller en cure. Il était sensiblement différent du premier, ce n'était plus un contrat de 5 mais de 6 ans, les points étaient les mêmes, mais certains mots changés me donnaient encore plus l'impression d'être sa chose.
Dans le paragraphe sur mon comportement à adopter en public, je ne devais plus me contenter de jouer la petite amie, comme tenir la main, accepter des baisers ou autres manifestations "amoureuses", je devais également être l'investigatrice de ces marques d'affection.
De la même manière, dans la partie concernant ma sexualité, il était toujours exclu pour moi d'avoir une relation en dehors du cadre qu'il me proposait. J'avais le droit d'utiliser ma main pour me soulager, mais il était vivement recommandé que je fasse appel à ses services pour cela.
Il était spécifié qu'il n'avait pas l'habitude de forcer une femme pour assouvir ses besoins sexuels, qu'il irait chercher son plaisir là où il en aurait, mais qu'il était attendu de ma part qu'à très court terme, je devais de moi-même venir répondre ses envies.
Je soupirais, vulgairement, j'allais devenir sa pute personnelle.
Une phrase m'interpella cependant « du cadre qu'il me proposait », est-ce que ça pouvait dire qu'il pouvait faire de moi une pute pour tous ?
C'était un bel homme et je devais admettre que je ne connaissais rien à l'amour, j'avais juste fait l'acte quelques fois avec des gars. J'avais espéré que le plaisir m'aurait fait oublier mon quotidien merdique, mais sans succès. Je ne savais toujours pas ce que c'était de ressentir un orgasme. Je devais imaginer que ça ne serait guère différent avec lui. Je pouvais passer au travers de cela.
Enfin si, tout pouvait être différent. Charlie serait en sécurité et en voie de guérison. Je pourrais également reprendre un peu de contrôle sur ma vie en finissant mes études, j'aurais alors un bagage pour pouvoir faire un travail rentable une fois libéré de mes obligations.
Il fallait juste que je m'assure qu'il ne me vende pas à d'autres hommes, j'étais persuadée de pouvoir gérer ses attouchements, mais imaginer des multitudes de mains me toucher juste pour leur plaisir m'était insupportable.
Je décidais de prendre ma décision au matin, me laissant la nuit de réflexion.
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