Bonjour bonjour !
J'ai vraiment été très surprise d'avoir reçu des reviews! Merci beaucoup!
Ça m'a donné du courage !
Merci à Tam83 et Roselia001 pour vos gentils messages =)
Merci aussi à Mackensy. Je vais être méchante et ne pas répondre à tes questions sinon, ça ne sert à rien que tu lises ce chapitre vu que tout est dit dedans. Mais oui, elle est née avec la marque ^^...
Voilà !
Resserrant sa main autour de la baguette, Mary reprit sa course. Elle essayait de faire abstraction de sa peur, d'oublier les immenses dragons qui tournaient au-dessus d'elle, oublier les maisons en feu et les cris des invisibles.
Le plus important était de trouver son frère. Elle ne pouvait pas le perdre. Elle ne pouvait pas perdre une nouvelle fois sa famille. Cela, elle ne le supporterait pas.
Arrivée au centre de la ville, elle fit face à un massacre. Une centaine de corps gisaient, sans vie, contre le sol froid de la place. La neige était imbibée de sang. Apercevant des silhouettes noires lancer des sorts dans tout les sens, elle en fit de même. Des éclairs verts jaillirent de sa baguette et vinrent heurter des mangemorts qui s'écroulaient sans aucun bruit.
Mary filait entre les corps et les silhouettes noires tout en évitant une multitude de sortilèges. Les yeux rivés sur le sol, elle cherchait un corps. Soudain, son regard s'attarda sur une longue écharpe rouge. Elle se pencha et la prit. Un sanglot étouffé sortit de sa gorge. Elle se revoyait attacher cette même écharpe autour du cou de Ioan quelques heures plus tôt.
Désespérée, elle se mit à crier le nom du jeune garçon. Mais rien, pas de réponses. Elle mit l'écharpe autour de son propre cou et repartit à sa recherche.
Au-dessus du village, les dragons continuaient à tourner. Puis, ils se mirent en chasse de nourriture. Ils piquaient sur les habitants qui couraient affolés et, d'un coup de mâchoire, les coupaient en deux et les dévoraient. Un malheureux qui se trouvait à quelques mètres à peine de Mary fut engloutit d'une bouchée. Celle-ci recula de quelques pas et fut prise de haut-le-cœurs. Elle était terrifiée et se laissa tomber. Assise, elle regardait l'effroyable bête attraper une autre victime et l'avaler. Puis, il releva le museau et commençait à se rapprocher d'elle. Mary sentait son souffle putride se répandre autour d'elle.
Mais rien à faire. Ses jambes refusaient de lui obéir. Elle regardait le monstre se rapprocher d'elle avec une lenteur insoutenable, et elle n'arrivait pas à fuir. Ses yeux étaient fixés sur les longues dents ensanglantées et menaçantes qui lui semblaient être faites pour la croquer.
Soudain, Dobby apparut à ses côtés. Il l'attrapa par le bras et la secoua. Mais celle-ci ne semblait pas le sentir.
-Mademoiselle Mary, il faut se lever maintenant, cria-t-il en insistant sur le dernier mot. Dobby pense que ce n'est pas une très bonne raison de rester assise ici. Mademoiselle Mary...
La jeune fille sortie de sa transe et tourna la tête vers la personne qui était en train de lui arracher le bras.
-Do... Dobby ? Fit-elle dans un murmure. Dobby ! Où est Ioan?
C'était au tour de l'elfe d'être secoué. Il la prit par la main et la força à se lever. Il se mit alors à courir en bloquant d'un geste de la main les sortilèges qui fusaient vers eux. Le dragon, voyant sa proie s'enfuir les poursuivit. Alors qu'il crachait des flammes, Mary se retourna et d'un coup de baguettes, les firent disparaître. Ils bifurquèrent dans une ruelle étroite.
Arrivés sous un porche, à l'abri des regards, Mary se débarrassa de l'emprise de son ami d'un geste sec de la main. Essoufflée, elle lui demanda d'une voix inquiète :
-Dis moi où il est... Est-ce qu'il est... ?
Sa voix se brisa. Elle regardait Dobby, les yeux brillant d'inquiétude. L'elfe de maison reprenait son souffle puis releva la tête pour faire face au visage terrifié de la jeune fille.
-Ioan va bien, Mademoiselle Mary. Dobby l'a mis en sécurité lorsqu'il a vu les grands dragons arriver.
-Mais... Pourquoi es-tu revenu ? lui demanda-t-elle.
-Pour vous, bien sûr, répondit l'elfe sans aucune hésitation. Parce que c'est la mission de Dobby. Il doit protéger Mademoiselle Mary au péril de sa propre vie. Parce qu'elle est la plus importante. Parce que vous êtes la clef, cru-t-il nécessaire d'ajouter.
Mary ne savait pas quoi en penser. Elle ne saisissait pas l'importance de la mission de Dobby et se demandait s'il avait encore toute sa tête.
Alors qu'un silence s'installait entre les deux personnes, une vague de chaleur les submergea. Levant les yeux ils virent les toits au-dessus de leurs têtes s'embraser. Cette fois ce fut Mary qui saisit la main de Dobby et l'entraîna à sa suite.
Derrière eux, six silhouettes apparaissaient et se rapprochaient. La jeune fille ouvrit une porte d'un coup de pied et poussa l'elfe à l'intérieur. Elle la referma immédiatement, plongeant la pièce dans une semi obscurité.
-Tu peux transplaner ? questionna-t-elle. Tu peux nous faire sortir d'ici ?
L'elfe de maison prit un air désolé.
-Les hommes du Seigneur des Ténèbres ont jeté un sort sur l'ensemble de la cité. Dobby ne peut pas transplaner. Il a juste pu le faire pour éloigner Ioan et revenir chercher Mademoiselle Mary mais après, c'était trop tard.
La concernée ne savait plus quoi faire. Ils étaient piégés. Par le feu d'un côté et par les mangemorts de l'autre. Elle avisait un coin sombre au fond de la pièce.
-Dobby, écoute moi, commença-t-elle en le prenant par les épaules. Reste dans la pièce, cache toi et dès que la voix sera libre, va rejoindre Ioan et occupe toi de lui, d'accord ?
-Mais Dobby doit rester avec Mademoiselle Mary. Il doit la protéger.
-Écoute moi Dobby, tout ira bien. Je te promet qu'il ne m'arrivera rien. Tu as déjà très bien veillé sur moi. Vas juste retrouver Ioan.
Mais l'elfe ne voulait pas bouger. Il la regardait de ses grands yeux miroitants, secouant la tête. Il ne pouvait vraiment pas la laisser seule et prendre le risque de la perdre. En plus d'être importante pour lui, elle l'était aussi pour le monde entier. Le jeune maître Weasley lui avait fait promettre de la protéger coûte que coûte car, il y avait la prophétie. Et celle-ci devait se réaliser.
Mary regardait son ami avec embarras. Elle ne pouvait pas laisser Ioan seul. Elle était sure qu'elle pourrait se débrouiller seule mais pas son frère. Elle devait obliger Dobby à rester, par n'importe quel moyen car elle savait que, où qu'elle aille, il la suivrait.
-Je suis désolée Dobby, chuchota-t-elle.
L'elfe de maison la regarda d'un air interrogateur. Pourquoi, semblait-il dire. En une fraction de seconde, elle pointa sa baguette sur lui et, avant qu'il ne puisse esquiver le moindre geste, murmura :
-Stupéfix.
Dobby tomba dans un bruit sourd contre le sol. Les bras en avant et les yeux écarquillés, il était immobile. Seuls ses yeux expressifs montraient qu'il était encore vivant.
La jeune fille le tira délicatement dans le fond de la pièce. Elle savait qu'il ne serait pas en danger s'il restait caché et, que de toute façon, il retrouverait sa mobilité rapidement. Elle se baissa et embrassa son front. Autant pour le remercier pour tout ce qu'il avait fait pour elle, que pour lui montrer qu'elle tenait beaucoup à lui.
Lorsqu'elle quitta la pièce, elle ne se retourna pas. Elle ouvrit la porte et se faufila à l'extérieur. Elle longea les murs, essayant de rester invisible.
Mais, les six silhouettes noires qui les avaient poursuivis quelques minutes plus tôt se dessinèrent sur le rouge vif du feu qui léchaient les murs et dévoraient les toits des maisons. Dès qu'elles aperçurent Mary, collée à un mur, ils la prirent en chasse.
La jeune femme s'élança dans les ruelles sombres d'Erina, celles qui étaient encore intactes. Évitant les sors qui fusaient derrière elle, elle savait qu'elle ne sèmerait pas ses poursuivants. Tout ce qu'elle voulait, c'était les éloigner de la cachette où elle avait laissé son ami. Se retournant, elle envoya d'un coup de baguette voler un des hommes. Surpris, les autres eurent un instant d'hésitation. Une invisible avec une baguette?
Malheureusement pour elle, Mary fut rattrapée par les cinq hommes restant en quelques secondes.
-Endoloris ! cria un barbu à la carrure imposante.
La sorcière lâcha sa baguette et se recroquevilla au sol. Elle se mordit la lèvre inférieure pour ne pas crier et des larmes perlèrent aux coins de ses yeux.
-Une sale Sang-de-Bourbe avec une baguette. On en fait quoi Rabastan ?
Un homme plus petit apparut derrière le géant qui venait de poser la question. Mary leva la tête et le dévisagea, une expression de haine peinte sur le visage. Il se baissa dans un mouvement souple et saisit le visage de la jeune fille violemment. Son regard meurtrier la fit tressaillir mais elle continua à le supporter. Yeux dans les yeux, ils se jaugeaient mutuellement.
Quelques secondes passèrent. Une éternité pour Mary qui savait qu'elle avait moins de chance de survivre que de voir apparaître un Troll des cavernes habillé en mariée.
-Livrons la au Seigneur des Ténèbres, fit le dénommé Rabastan.
-La quoi ? s'écria un homme qui était resté en retrait jusqu'à lors.
Rastaban lâcha le visage de la jeune sorcière qui vint s'écraser dans la neige sale et piétinée. Il se releva et se retourna vers celui qui avait contesté ses ordres.
-A qui le Maître a confié cette mission ? A qui, dis-le moi ! s'emporta-t-il en empoignant la chemise du mangemort qui, surpris par son agressivité, avait sursauté et n'osait pas soutenir son regard.
-A... A toi, réussit-il à articuler lorsqu'il eu reprit ses moyens.
-Bien, je vois qu'on est d'accord alors.
Le leader relâcha son compagnon qui fit quelques pas en arrière. Il observa les autres hommes qui se tenaient devant lui, puis son regard vint se poser sur la jeune fille toujours au sol. Elle avait perdu toutes ses forces et elle était incapable de faire le moindre geste. Il la saisit par le bras, laissant sur sa peau une marque rouge.
-Marcus, va rassembler les autres. On rentre.
Et sans laisser le temps aux autres de répondre, il leva le sort qu'il avait placé quelques heures auparavant et transplana.
X
Rabastan Lestrange avait mené à bien sa mission. Il était fier et c'était la tête haute qu'il atterrit devant les grandes grilles de Poudlard. Depuis presque six ans, lors de la montée en puissance du Seigneur des Ténèbres, il avait su se montrer utile et être au bon endroit au bon moment. Ce qui avait fait de lui un des hommes de confiance de son maître.
Quelques secondes après lui, une dizaine de mangemorts firent leurs apparitions derrière lui, tous heureux d'avoir pu massacrer et saccager. Ça avait été une très bonne journée. Rabastan posa sa main sur la grande grille de l'entrée. Celle-ci, pendant quelques instants, devint vaporeuse, permettant aux suppôts de Lord Voldemort de pénétrer dans l'enceinte du château.
Alors qu'ils pénétraient dans le grand parc de Poudlard, une femme aux cheveux fous, arrivaient vers eux. Elle marchait d'un pas rapide, ses cheveux longs et noirs volant autour d'elle lui donnait l'allure d'un corbeau à l'agonie. Elle s'approcha du mangemort qui tenait fermement Mary, la maintenant debout.
-C'est quoi ça, Rabastan ? demanda-t-elle, en désignant la jeune fille.
L'interpellé tira d'un coup sec sur la tresse à moitié défaite de la prisonnière, l'obligeant à redresser la tête et regarder la femme qui se trouvait devant elle.
-Pourquoi as-tu amené cette sale Sang-de-Bourbe ici ? continua-t-elle.
-C'est un petit cadeau pour le maître, Bellatrix. Je me suis dit que ça pourrait lui plaire, répondit-il d'une voix neutre.
Les deux Lestrange se défièrent du regard, attendant que l'autre ne parle. Mais aucun des deux ne prit l'initiative. Cela avait toujours été ainsi entre le mangemort et sa belle-sœur, chacun voulait dominer l'autre sans jamais céder.
-Rabastan !
Le colosse qui avait infligé à la jeune sorcière un sortilège impardonnable s'approcha de son coéquipier.
-Rabastan, là-bas.
Il désigna du doigt quatre silhouettes qui venaient de sortir de la cour intérieure du grand château.
-Ils s'échappent !
-Eh bien, qu'attendez-vous pour les rattraper ? intima le chef.
Le groupe de mangemort s'élança alors vers les quatre hommes en fuite, laissant les deux Lestrange et leur prisonnière. Alors qu'ils se rapprochaient du château, trois des échappés bifurquèrent dans des directions opposées. Ils furent immédiatement suivis par les hommes du Seigneur des Ténèbres.
Alors que les troupes se dispersaient, un homme aux cheveux gras et au corps maigre, s'approchait aussi vite qu'il pouvait des trois personnes encore immobiles du parc. Mary, sentant qu'il venait pour elle, rassembla les dernières forces qui lui restaient et donna un coup de coude dans les côtes de l'homme qui la maintenait prisonnière. Sous le coup, Rabastan recula d'un pas portant ses mains à son abdomen, où une douleur inconfortable apparaissait.
Voyant la jeune fille qui commençait à courir, Bellatrix voulut sortir sa baguette mais le jeune sorcière ne lui laissa pas le temps de le faire et, lui donnant un coup de poing au visage, elle la fit basculer. En tombant, la mangemort lâcha sa baguette. Alors que Mary s'élançait à la rencontre de l'homme, elle essuya rageusement sa lèvre ensanglantée d'un revers de manche. Jamais, au grand jamais, Bellatrix Lestrange, Sang pur, ne se laisserait rabaisser par une Sang-de-Bourbe.
Mais lorsqu'elle eut mis la main sur sa baguette, la jeune fille avait déjà atteint l'évadé. Alors qu'il se mit entre la jeune fille et les deux mangemorts, il lui passa une longue chaîne autour du cou.
-Je l'ai retourné six fois, fait le une dernière fois pour partir, lui expliqua-t-il essoufflé. Lorsque tous les grains de sables seront tombés, tu rentreras. Fais attention au temps.
Un éclair vert jaillit derrière lui. Bellatrix, folle de rage, la robe sale et le regard meurtrier, venait de lancer un sort mortel. L'homme s'agrippa à Mary qui le regardait avec effroi n'osait plus bouger.
-Toi seule peut nous sauver.
Après ces mots, il s'effondra. Mary était perdue, ne comprenant pas ce que l'homme voulait qu'elle fasse. Mais, voyant en face d'elle Madame Lestrange s'apprêter à lancer une nouvelle fois un sortilège qui lui serait fatal, elle tourna le sablier qui se trouvait au bout de la chaîne. Une fois.
Et avant que le sort envoyé ne l'atteigne, Mary disparut.
PS:
Je pars deux semaines en vacances, donc désolée d'avance pour l'attente.
