Salut à toutes et à tous ! (Même si il y a surement plus de toutes... J'espère en fait qu'il y a au moins quelqu'un, btw...)

Nouveau chapitre !
L'histoire se met en place, les décors se posent... Tout s'écrit gentiment dans ma tête, héhé !

La lecture est au lecteur, ce que les reviews sont à l'auteur !
Ce qui ne veut absolument rien dire à part de me laisser un avis sur ce chapitre, sivouplé ! Comme vous le savez, ce sont les seuls "retours" que nous, auteurs, pouvons avoir. Et on se base là dessus pour la suite, et aussi pour se motiver. Sans review, une histoire parait morte (et très inintéressante en fait...) alors si vous pouviez prendre ne serait-ce qu'une trentaine de secondes pour me dire en quelques mots, ce que vous en avez pensé ! J'en serais vraiment très heureuse !

Voila voila ! Enjoy!


Chapitre II

Je me réveillai ce matin là avec un texto de ma meilleure amie qui me disait être malade et qu'elle ne viendrait pas en cours aujourd'hui. Bien évidemment, je lui disais de se reposer, de ne pas s'inquiéter, que je lui transmettrais les cours. Il n'y aurait que Meiko et moi, alors. Je me levai, un peu à la traîne par rapport à d'habitude, moi qui était toujours debout avant les autres, et pris mon petit-déjeuner. Je n'avais pas grand appétit alors que je passais toujours pour une ogresse habituellement. Ma mère me crut malade, alors je la rassurais, elle aussi. Décidément, cette journée aussi commençait bien, pensais-je alors. Mon père, lui, était trop occupé à lire son journal, comme tous les matins, pour prêter attention à moi. Enfin bon, l'heure tournait, et je devais aller en cours.

J'avais encore deux heures de maths aujourd'hui, et puis deux heures d'histoire pendant lesquelles nous étudierions la Seconde Guerre Mondiale. Que de choses joyeuses mais qui faisaient tout de même partie de l'histoire de notre pays, alors, je serais attentive, comme chaque fois. En entrant dans le couloir, je remarquai toujours mon casier marqué par l'insulte d'hier. Même si celle-ci était totalement illisible, on pouvait facilement deviner ce qu'il y était inscrit. Cette insulte, ou une autre, on ne taguait rarement les casiers des élèves pour leur faire des compliments. Quand je m'approchai de mon casier pour aller prendre mes manuels, j'entendis des rires provenir de plus loin, mais je me forçai à ne pas me retourner. Il paraissait que si l'on accordait de l'importance à quelque chose, alors cela devenait de pire en pire. J'avais décidé que tout cela ne m'atteindrait pas, ils finiraient bien par se lasser, d'ici quelques jours ou quelques semaines. Nous n'étions qu'en novembre, l'année était loin d'être fini. J'allais me montrer plus intelligente qu'eux, oui, c'était certain.

« - Salut Miku, souffla soudainement mon amie brune en apparaissant derrière la porte du casier refermé. »

Elle tirait une tête de six pieds de long alors qu'elle semblait scruter le moindre mètre carré du couloir. Je devinais aisément ce qui lui passait par la tête alors que j'entendais les rires se calmer un peu. Mais ce fut bien de courte durée, a peine nous fument retournées que les messes-basses reprirent de plus belle. Je me forçais à faire abstraction, il le fallait, mais la gêne et le sentiment de mal-être semblaient peser bien lourd dans l'atmosphère. Il était hors de question de baisser la tête.

Le cours de maths se passa mieux que prévu, plutôt calmement, mais en cours d'histoire... J'étais seule à ma table, mon voisin attitré était absent et Meiko était situé un peu plus au fond à ma gauche. Le prof avait décidé de placer les élèves selon sa volonté, pour éviter les bavardages, disait-il. Mais nous avions trouvé un autre moyen de communiquer. Certains s'envoyaient des texto, discrètement, risquant une prise de téléphone tandis que d'autres utilisait une technique un peu plus médiévaliste. Je me retournai pour essayer de capter le regard de la brune qui avait l'air de dormir littéralement sur son cahier, bien loin d'être aussi consciencieuse que moi dans ses prises de notes, mais je fus finalement interpellée par la déléguée de classe. Celle-ci répondait à un message sur un bout de papier plié, sans doute déchiré sur une feuille du dernier cours, qu'elle fit passer à une fille devant elle jusqu'à ce qu'il arrive à un de ses chiens de gardes. Celle-ci avait toujours les cheveux coiffés en une immense queue de cheval qu'elle attachait sur le côté de la tête, une bien étrange mode. Elle s'appelait Neru. Je ne savais dire si elle était en retard sur son temps ou si elle pensait vivre dans le futur et essayait de répandre un nouveau style. Quoique fut son but, ce n'était pas son visage moqueur qui n'avait l'air que de vouloir cracher des vacheries qui allait lui donner du charme. Je ne réagis pas quand elle me lança un regard des plus méprisant. Cela ne me surpris guère, elle m'avait toujours détesté, je n'avais jamais su pourquoi. Et jusqu'à maintenant, elle avait bien été la seule. Le papier circula ensuite de table en table jusqu'à arriver à la dernière membre du trio infernal, Aku. Elle, elle était un peu plus discrète, parfois invisible. Elle avait en fait plutôt l'habitude de se cacher derrière ses deux amies et les suivait comme un mouton. Ses pupilles carmin étaient toujours baissées sur le papier, alors qu'elle ajoutait à son tour un mot, avant de le refaire tourner à d'autres personnes qui me jetaient des coups d'œil au passage. Et puis, parfois, c'était Meiko qu'ils regardaient, de la même façon que moi, alors je me tournai vers elle, encore une fois, quand je croisai enfin ses yeux noisettes. Elle hocha les épaules d'un air interrogateur, alors j'en fis de même. Le professeur se racla la gorge avant d'intercepter le papier griffonné entre deux élèves. Pendant quelques secondes, j'en avais même oublié sa présence, cela ne me ressemblait pas. Il allait surement le jeter à la poubelle, et continuer son cours, mais mon cœur accéléra désagréablement lorsqu'il ouvrit la feuille puis porta un regard condescendant sur moi presque instantanément. Je sentais mes joues rougir alors que des élèves rigolaient. Je ne savais plus où me mettre alors que je semblais être le sujet de toutes ces moqueries, encore.

Je soufflai de soulagement quand arriva enfin la pause déjeuner. On avait préparé des paniers repas pour ne pas manger à la cantine, préférant aller se poser dans le parc derrière l'école, pour une fois.

« - Tu sais ce qu'ils disaient ? osais-je demander à mon amie.

- Des conneries, comme d'hab, répondit la brune avant de porter la paille de sa brique de jus d'orange à ses lèvres. »

Elle avait l'air préoccupée, rien d'étonnant, après ce qu'il venait de se passer. Nous restâmes un moment silencieuses, à regarder dans le vide, devant nous, comme des zombies. Si Gumi était là elle rendrait surement ce moment un peu plus joyeux, c'était certain.

« - C'est encore la face de truie, j'ai reconnu son écriture rose dégueulasse tout en haut du papier quand elle écrivait. »

Je pouffai en regardant ma camarade déblatérer insulte sur insulte envers la déléguée de classe. Bon, peut-être qu'elle l'avait méritée, après tout.

« - Un jour, j'vais vraiment lui arracher les deux grosses toupies qui lui servent de coiffure ! s'écria-telle avant d'écraser sa brique déjà vide. »

J'imaginais la tête de Têto à la place du carton, complètement déformé par la poigne de Meiko. Il ne fallait pas la mettre en colère, c'était certain. Je l'avais déjà vu courir après des garçons pour leur botter le cul au collège, juste parce qu'ils avaient critiqué sa coupe de cheveux. Une fois, elle en avait même fait pleuré un, mais c'était il y a longtemps, maintenant. Meiko ressemblait à un chevalier servant et protecteur, sans la grâce qui va avec, bien sûre. Cette grâce, c'était plutôt Gumi qui l'apportait. J'étais vraiment contente de les avoir toutes les deux.

« - Bon, faut que je file, y'en a qui ont prit Latin, me fit la brune en attrapant son sac et me saluant de la main. On se voit plus tard ! »

Je restais seule, sur mon banc, avec devant moi une heure à tuer, comme chaque semaine. J'étais la seule à ne pas avoir prit cette option. J'avais bien conscience que si je voulais survivre au programme scolaire, je devais garder certaines heures pour me détendre. Gumi, elle, avait toujours rêvé de parlé latin, alors il était logique qu'elle suive le cours. Quant à Meiko, c'était son père qui lui avait imposé, prétextant que des points en plus à sa moyenne ne pourraient pas lui faire de mal. Pour le coup, je pouvais passer pour la feignasse du groupe, me surprenais-je à rire. Je passais d'habitude l'heure à réviser des cours, faire des exercices, ou lire des bouquins, mais cette fois-ci j'en fus bien incapable. Je soupirai, puis décidai d'aller marcher. Il faisait beau.

Je profitai de ce moment de calme pour aller explorer des endroits du campus où je n'allais jamais, ou rarement, et sans m'en rendre compte, en suivant le gré du vent, je me retrouvai derrière le gymnase. Je n'étais encore jamais venue, on faisait de l'athlétisme en ce moment en sport, sur la grande piste devant le lycée, on utilisait seulement les vestiaires du gymnase pour se changer.

« - Tiens, salut, fit une voix derrière moi. »

Je me retournai sur le garçon des deuxièmes années que j'avais croisé la veille. Il était en tenue de sport, et portait une vieille caisse en carton dans les bras. Il faisait beaucoup moins intello sans ses lunettes, il était même presque méconnaissable, les cheveux en arrière.

« - Qu'est ce que tu fais ici ? demandais-je au jeune homme.

- Oh, le prof m'a demandé d'aller ranger quelques affaires dans la réserve, et toi ? »

Je lui répondais, avant de l'accompagner ranger sa boite tandis que nous discutions un peu. Il était gentils, souriait à ce que je lui disais, il était... agréable. J'avais du me tromper, la veille, dans le couloir, et mal entendre ce qu'il m'avait dit, pensais-je alors. Comment expliquer son comportement sinon ? Et puis, soudain, les quelques mots qui sortirent de sa bouche vinrent exploser ma petite bulle de naïveté.

« - Kaito m'a dit que t'étais le genre de fille à aimer l'attention... »

Le sourire qui se dessina sur ses lèvres me fit tout de suite penser à celui d'un serpent, sournois et prêt à se jeter sur moi à la première occasion. Son visage se transforma, et son regard... Vicieux. Malsain. Tels furent les mots qui me vinrent en tête. Et le danger, je le sentais à plein nez.

« - Je dois bientôt aller en cours, prétextais-je en faisant un pas derrière moi. »

Mais il attrapa mon bras, avec une telle poigne que je sentais presque ses doigts brûler ma peau. Mon cerveau me dictait de fuir mais mes jambes refusaient de bouger. Son regard malveillant me tétanisait alors que son sourire pervers s'agrandissait.

« - Lâche-moi ! lui ordonnais-je. »

J'avais espéré avoir crié assez fort pour que quelqu'un m'entende, mais personne ne vint à mon secours. Nous n'étions que lui et moi, dans cet endroit désert, à l'arrière des bâtiments, à l'abri de tous les regards. Seuls, sans aucun témoin.

« - Aller, ça va être sympa, tu vas voir, me chuchota-t-il en me plaquant contre le mur de la réserve. »

Ses mains serraient maintenant fort mes avant bras alors que je pouvais sentir son souffle désagréable sur mon visage. J'essayais de me mouvoir mais il m'avait complètement immobilisé à la fois par sa force mais aussi par la peur. Des larmes roulaient déjà sur mes joues alors que je n'osais imaginer ce qui allait se passer. Ce que je vis dans son regard, à ce moment là, fut graver au fond de mon âme et y resterait jusqu'à la fin de ma vie. Jamais je ne serais capable de l'oublier, ni lui, ni le sentiment qui grandissait en moi, celui que l'on ressentirait en plongeant dans un gouffre sombre et sans fond, duquel jamais on ne pourrait ressortir.

Pitié, que quelqu'un me vienne en aide...