Hello a tous !

Nous voilà de retour pour le chapitre 3, chapitre que nous avons du couper car il était vraiment trop long. Du coup, il est un peu plus court que les autres, mais bon, comme on dit, ce n'est pas la quantité qui compte, mais la qualité. Vous aurez très bientôt la suite (qui sais, peut être la semaine prochaine ?)

On voulait vous remercier de suivre notre fic, de la commenter, et tout et tout, vous z'êtes top !

Sur ce, je vous laisser découvrir la suite !


Chapitre 3 : Blood's power

La petite clochette tinta, informant le diable que quelqu'un rentrait dans son antre. Il retira ses lunettes, saisit sa canne et releva la tête de ses comptes dans un sourire effrayant. Il fût bien surpris en découvrant la femme qui lui faisait face.

-Que puis-je pour vous, mademoiselle ?

Emma souleva un sourcil. Gold ne savait pas qu'elle avait retrouvé ses souvenirs.

-Je viens passer un marché avec vous.

Son sourire se fit intéressé.

-Ainsi donc, vous êtes rentrée et en plus de cela, vous vous souvenez de tout. Puis-je savoir comment vous avez levé le sort ?

-Regina m'a aidé à me délivrer.

-Elle s'est réveillée ? s'empressa-t-il de demander.

-Pas encore, mais je compte bien y parvenir.

-Ma magie ne peut rien contre son coma…

-Ce n'est pas pour cela que je suis venue, le coupa-t-elle. Henry n'a pas retrouvé la mémoire. Je pensais qu'en procédant de la même façon qu'avec moi, tout lui reviendrait, mais ça n'a pas fonctionné. Je voudrais que vous utilisiez la magie pour contrer le sort qui garde ses souvenirs enfermés. Je veux qu'il revoit sa mère en sachant qui elle est pour lui avant qu'elle ne…

La blonde se tût. Il fallait qu'elle garde espoir.

-Pouvez-vous m'aider ? demanda la jeune femme.

Son sourire se fit narquois.

-Voyez-vous, Mademoiselle Swan, je n'aide pas les gens, je conclue des marchés avec eux. De plus, la magie est très imprévisible, je ne peux pas vous garantir un résultat, cependant, puisque j'aurai essayé, je vous demanderai une contrepartie quelque soit le résultat.

-Que voulez-vous en échange ?

Rumplestilskin fit quelques pas, savourant d'avoir la main pour un moment. Il aimait cette partie des contrats, lorsque la personne dans le besoin dépendait totalement de son bon vouloir. Tout en continuant sa petite mise en scène, l'homme s'approcha le plus possible de la jeune femme, si bien qu'il pouvait sentir son souffle sur son visage.

Son sourire se fit glacial.

- Une goutte de votre sang.


« Docteur Whale ? »

Victor se retourna, cherchant des yeux son interlocutrice qu'il trouva assise sur le comptoir de la salle de repos. C'était une jeune femme d'une trentaine d'année peut-être, ravissante, il devait bien l'admettre, mais de son visage émanait un air plutôt mystérieux.

Il ne l'avait que rarement croisé, et ne la connaissait pas vraiment, la jeune femme ayant intégrée l'hôpital quelques semaines auparavant. D'ailleurs, il ne se rappelait même plus de son nom…

« Oui ? »

L'homme en profita pour se rapprocher de sa collège afin de mettre un nom à ce si beau visage. Son regard tomba sur la tasse qu'elle serrait dans ses mains, remplie d'un café noir encore brûlant. Chaque tasse de l'hôpital portait le prénom de son propriétaire, et sur celle-ci était gravé « Amy Hudson ».

« Que puis-je pour vous, Melle Hudson ? »

L'infirmière gênée, baissa les yeux, détaillant le sol immaculé. Elle semblait hésitante.

« C'est à propos de la femme de la chambre 15… »

« Regina Mills ? »

« Oui… » Souffla t-elle.

« Et bien, dïtes ! »

Amy sembla hésiter un instant, cherchant comment annoncer la nouvelle a son supérieur. Celui-ci semblait accorder énormément d'importance a cette patiente, pour une raison qui lui échappait encore. Elle regarda autour d'elle, vérifiant que personne d'autre ne l'entendait, puis se mit finalement a parler.

« Nous avons essayé de la stimuler à plusieurs reprises mais elle ne réagit pas. Les courbes cérébrales démontrent qu'elle s'enfonce de plus en plus dans le coma… Et des anomalies respiratoires ont été notées. Elle n'est pas assez régulière dans ses inspirations… Nous craignons une apnée trop longue qui pourrait entraîner sa mort prématurée… »

Victor soupira, puis réfléchit. Il devait être efficace, ou Regina en subirait les conséquences.

« A-t-elle cesser de respirer pendant plus de trente seconde ? »

« Pas encore, docteur »

« Il est encore trop tôt pour la placer sous respirateur… Si ses poumons tiennent encore le choc, alors cela peut attendre… »

« Bien, monsieur »

« Merci, Docteur Hudson. Continuez de la stimuler. Il ne faut pas qu'elle s'enfonce encore plus… »

Amy hocha la tête, reposa sa tasse à présent vide et sortit de la salle, très vite suivit par Whale.

Personne ne remarqua la brunette, assise dans un coin de la salle, a présent anéantie par la conversation dont elle venait d'être témoin.


-Que voulez-vous faire avec mon sang ? rugit la blonde.

-Ça, ma chère, ça ne vous regarde absolument pas. Je vous aide pour Henry et vous me donnez de votre sang, avons-nous un deal ?

Emma savait qu'il était risqué de passer un marché avec le Ténébreux et que cela pouvait avoir des conséquences dans le futur, aussi, lui donner ne serait-ce qu'une simple goutte de son sang n'emballait pas du tout la jeune femme. Que diable pourrait faire Rumple avec le sang de la sauveuse, l'enfant d'un amour pur ? Bien trop de choses.

L'homme attendait une réponse, interrogeant le jade et tendant sa main gantée. Ça n'était pas une bonne idée. Emma le savait et chaque cellule de son corps semblait lui souffler de refuser cette proposition pourtant, elle savait aussi qu'elle n'avait aucune option de replie.

Aucune.

Elle songea à Henry qui allait revoir sa mère.

Imagina Regina.

Elle leur devait bien ça.

Alors que sa main allait s'avancer vers celle du Ténébreux, une sonnerie retentit. Emma recula et saisit son téléphone. Son père l'appelait, souhaitant qu'elle le retrouve au poste si elle voulait enquêter à ses côtés sur l'accident de Regina. La blonde lui assura qu'elle arrivait dans les plus brefs délais. Gold abaissa sa paume et retourna derrière son comptoir, devinant que leur contrat attendrait.

-Je vais y réfléchir, déclara la sauveuse en rangeant son portable.

-Tenez-moi au courant, miss Swan, mon offre ne sera pas éternelle.

Emma hocha la tête et sortit de la boutique.


Regina avait passée sa journée à errer dans les nombreux couloirs, marchant sans but, observant les actions des vivants sans vraiment y prêter attention, ou au contraire, se concentrant plus que nécessaire sur des taches aussi futiles. Cela faisait passer le temps. Et dieu savait ce qu'il était long. Elle était condamnée a rester seule, incapable de parler a qui que ce soit, incapable d'être vue…

La jeune femme en avait profitée pour explorer ce lieu qui serait sa demeure éternelle, passant, tel le fantôme qu'elle était a travers les 23 chambres, les 13 salles d'opérations, les 4 salles de repos ainsi que par le service psychiatrique au niveau du dessous. Après les dernières révélations, elle avait besoin de changer d'air, d'oublier un peu cette épée de Damoclès qui pesait au dessus de sa tête.

Elle rendit visite à Sidney Glass, et bien qu'ordinairement, sa présence lui était des plus désagréable, cette fois ci, c'était différent. Cette fois ci, elle n'avait plus à se cacher derrière ce masque de reine insensible. Cette fois ci, elle s'assit près de l'homme, tout en gardant le silence, contemplant son œuvre avec dégoût. Au bout de quelques minutes, elle ressorti de la cellule, le cœur gros.

Cela faisait trois ans que Sydney était enfermé ici, trois longues années coupées du monde entier, accusé d'une chose qu'il n'avait pas commis.

Enfermé dans sa solitude.

Par sa faute.

Parce qu'elle avait joué avec lui.

Parce qu'elle avait brisé son cœur.

Personne ne méritait cela, pas même cet imbécile de Sidney.

Et Regina se sentait coupable.

Coupable de la mort de millier de personnes, du malheur de son royaume entier, voir même de ceux voisins, responsable de la destruction de villages entiers…

Pour quoi au fond ? Pour sa vengeance ? Toutes ces vies qu'elle avait prises… Toute ces familles qu'elle avait brisées…tous ces futurs qu'elle avait anéantis…

Tout cela pour finir ainsi, piégée entre la vie et la mort, sans même avoir pu profiter du bonheur. Sans même avoir eu le temps d'accomplir quelque chose de sa vie…

Elle avait failli dans son rôle de Reine, et tout ce qu'elle avait un jour entrepris n'était plus.

Et maintenant qu'elle était…morte, ou presque, maintenant elle se rendait compte que… que si elle pouvait, ne serait-ce que réparer ses erreurs… si elle pouvait redonner le bonheur a ceux qu'elle avait blessés… Elle ne serait pas morte en vain.

Mais c'était impossible. Il était trop tard.

La Reine soupira.

Elle en avait assez d'être haït de tous. Assez que l'on ne la vois par pour ce qu'elle était réellement.

Une femme.

Une mère.

Un héro.

C'est accompagné par ce sentiment de tristesse que la brunette retourna lentement jusqu'à sa chambre. Elle avait l'impression de transporter avec elle le poids de ses erreurs, de ses échecs, de ses regrets et de la mort qui la menaçait. Cela pesait tellement lourd sur ces pauvres épaules… C'était insupportable…

Arrivée devant sa chambre, Regina se s'arrêta.

Et sourit.

Tout cela n'avait plus d'importance, ou du moins, pour le moment.

Son regard resta accroché aux aubépines qui trônait sur sa table de chevet, apportant un peu de vie dans cette chambre qui en était dénuée.

« J'ai foi en vous »

C'était ce que ces fleurs signifiaient.


8 ans auparavant

« Réveille toi maman ! Réveille toi, c'est l'heure ! »

Regina sursauta, découvrant devant elle le visage bien réveillé de son fils, Henry. Elle soupira, cherchant a calmer les battements effrénés de son cœur.

« C'est l'heure ! Vite ! C'est l'heure ! » Continua t-il.

Encore endormie, Regina tourna sa tête mécaniquement en direction du réveil et y lu péniblement les chiffres : 5.36.

« Henry… » Marmona t-elle. « Il n'est même pas six heure du matin… Va te recoucher…»

Elle referma les yeux, couvrant son visage avec un des oreillers. Pendant quelque seconde, elle n'entendit rien, si bien qu'elle cru que le diablotin était parti. Pensant pouvoir regagner le sommeil, la brunette laissa son esprit divaguer, et baissa les gardes.

Grossière erreur.

A l'instant même où elle se mit a somnoler, Regina sentit une main glacée contre son cou et sur son abdomen. Elle se mit a gigoter dans les couvertures, cherchant a écarter les mains qui la chatouillait.

Sans succès.

Bientôt, la jeune femme se mit a rire aux éclats, incapable de se battre contre son fils, qui, lui aussi hilare, continuait de la torturer.

Regina n'avait pas rit ainsi depuis des années.

La bataille fit rage entre la mère et le fils, chacun essayant de chatouiller l'autre jusqu'à ce que celui-ci déclare forfait. Les rires fusaient dans la chambre encore plongée dans la pénombre de la nuit, des rires francs, formant une mélodie que jamais elle ne se lasserait d'entendre.

Et quand enfin, ils cessèrent, une dizaine de minutes après, Henry, le visage encore rouge d'avoir trop rit, vint se blottir contre sa mère.

Celle-ci le serra dans ses bras, posant un baiser sur le haut de son front et murmura doucement.

« Joyeux Noêl, Henry »

« Joyeux Noël, Maman »

Un silence confortable s'installa entre eux, seulement troublés par leur respiration encore haletante.

« Maman, on peut aller ouvrir les cadeaux ? »

Alors, devant la moue suppliante de l'enfant, La Reine baissa les armes.

« Attends moi près du sapin, j'arrive tout de suite ! »


Présent

Elle entendait un rire, dehors.

Cela provenait de la rue, a quelque mètre de la. Un jeune garçon jouait avec sa mère. Ils se chatouillaient sur un banc, riaient, tout les deux, échangeant des regards complices.

Ils riaient parce qu'ils étaient heureux.

Ensemble.

Sans elle.

Et la nuit tombait sur Storybrooke. Bientôt, tout deux rentrerait chez eux, main dans la main, tandis que le soleil se coucherait. Ils dégusteraient un bon repas en famille avant de se retrouver devant la télévision pour regarder des émissions de télé-achat idiotes mais qui pourtant les divertiraient. Emma s'endormirait sûrement devant, comme chaque jour, et Henry déposerait sûrement une couverture sur sa mère pour lui éviter d'attraper froid avant de lui-même se glisser dans son lit.

Une larme roula le long de sa joue pour mourir à la naissance de sa poitrine. Une larme fantôme, remplie de tristesse et de désespoir.

Elle resterait ici, seule.

« Arrêtes, maman ! »

Sur ses lèvres se forma un sourire faible, et Regina reporta son regard sur le banc. A présent, Henry était allongé par terre, attaqué par la blondinette qui ne lui laissait aucune échappatoire.

Elle aussi riait aux éclats.

On pouvait lire la joie sur son visage, la joie de partager cet instant avec son fils. Leur fils.

Elle rayonnait.

Ses cheveux d'or caressaient ses joues, tandis qu'un grand sourire s'était dessiné sur ses lèvres.

Regina la trouva belle. Très belle, même.

Elle n'y avait jamais pensé auparavant, si bien que ces pensées la surprirent.

Elle avait toujours considéré Emma Swan comme une menace, un parasite qu'il lui fallait éliminer.

Mais plus maintenant…

La blondinette était plus que cela…

« Et bien, et bien, regardez qui nous avons là… »

Regina sursauta, et se retourna automatiquement pour détailler l'inconnu qui venait de pénétrer dans sa chambre sans qu'elle ne l'entende. L'homme était posé la, sur le seuil de sa chambre, vêtu d'un grand manteau noir et s'appuyant sur sa cane.

« Monsieur Gold ? »

A sa grande surprise, le ténébreux la fixa du regard. Non pas son corps, toujours plongé dans un sommeil sans songe, mais bel et bien son esprit.

« Bonsoir Dearie »


Ce chapitre vous a plu ? N'hésitez pas a commenter, c'est gratuit, ça prends pas beaucoup de temps, et en plus, cela nous fait vraiment plaisir !

Gros bisous a tous !