Eh donc, voila enfin -après longtemps et pour ceux queça intéresse x)- le deuxième chapitre de Lupin's Tale. J'espère que ça vous plaira et j'espère avoir quelques reviews !
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Ça
faisait maintenant deux mois que j'étais arrivé à
Hogwarts et malgré une Pleine Lune, personne ne se doutait de
rien. Apparemment, Dumbledore avait raconté que ma grand-mère
était malade et que je devais aller régulièrement
la voir pour couvrir mes absences. James, Sirius, Peter et moi étions
désormais inséparable et, accessoirement, le cauchemar
de la plupart des professeur mais surtout du concierge, Filch (enfin,
surtout James et Sirius, cela dit.), un sale type antipathique au
possible.
Je
commençais doucement à me faire aux longs couloirs
sombres, aux tableaux qui chuchotaient à mon passage et aux
fantômes qui surgissaient des murs et traversaient la salle en
plein cours. Le nombre de devoir s'accroissait au fur et à
mesure que l'année s'avançait. James et Sirius ne
semblaient pas trop s'en soucier. Ils étaient bien trop
occuper à faire les quatre-cent coups et à s'acharner
sur Severus Snape à chaque fois qu'ils le voyaient. Il était
devenu en peu de temps leur souffre douleur et ce, malgré tout
ce que j'ai pu tenter pour qu'ils l'oublient.
C'était
un dimanche, en fin d'après midi, je revenais de
l'infirmerie où j'avais passé la journée
comme après chaque soir de pleine lune et, malgré
l'heure, il faisait sombre. La pluie tombait à seau
dehors et faisait un bruit terrible en se répercutant sur les
grandes fenêtres du couloirs qui menait à l'entrée
de la salle commune de Griffondor. Je prononçai le mot de
passe et entrai dans la grande pièce ronde et accueillante.
Autant le couloir était froid, autant la salle commune, elle,
était agréablement chauffée par le feu de
cheminée. Je saluai Lily qui lisait dans un fauteuil près
de l'âtre en passant et montai tranquillement l'escalier
pour aller au dortoir. Je poussai la porte et entrai.
-
Ah ! Te voila ! Comment va Grand-maman Lupin ?
s'écria James qui était assis en tailleurs sur un des
lits, en train de jouer aux cartes avec Sirius.
- Salut !
m'accueillit simplement ce dernier.
- Mieux,
merci, répondis-je avant d'aller m'affaler sur mon propre
lit. Où est Peter ? ajoutai-je, remarquant son absence.
- A la
bibliothèque, il a dit qu'il avait du travail, m'informa
James.
- Au moins
lui, il travaille, lançai-je d'un ton railleur.
Mais un
cliquetis à la fenêtre empêcha mon amis de me
répondre. Sirius se leva et alla jeter un œil. Après
un moment, il ouvrit la fenêtre. Un immense hiboux grand-duc
trempé jusqu'aux os s'engouffra dans le dortoir. Il laissa
tomber une petite enveloppe rouge, s'ébroua et repartit
simplement.
- Saleté !
cria James. Mais pourquoi il s'est secoué, ce con ?! Je
suis trempé !
Mais ni
Sirius ni moi ne prêtâmes attention à ses
plaintes. Nous fixions la lettre écarlate au sol.
J'eu à
peine de voir l'adresse de l'expéditeur de la beuglante (
« Famille Black, 12 Square Grimmaurd, Londres »)
avant que, d'un air sombre, Sirius ne la décachète .
- Mais
qu'est-ce que…, commença James, mais la fin de sa phrase
ne sois couverte par les hurlements stridents qui s'échappaient
maintenant de la lettre.
La femme
que l'avait rédigée paraissait excédée,
mais elle parlait tellement vite que je ne pouvais saisir que
quelques mots au passage. Sirius, lui, semblait comprendre et, au vu
de son air blasé, avait l'habitude de telles remontrances.
« Une
honte pour toute la grande famille des Black ! »
conclut la lettre avant de se consumer.
James et
moi tournâmes un regard interrogateur vers notre amis, mais il
continuait de fixé le tas de cendres d'un air pensif.
- Bon…
C'est pas comme si je m'y attendais pas ! Déclara-t-il
simplement, avec un sourire amusé.
C'est ce
moment là que choisit Peter pour faire irruption dans le
dortoir, les bras chargés de rouleaux de parchemin et de
livres.
- Ah,
salut Remus ! lança-t-il joyeusement.
Je lui
répondis d'un air absent et allai me coucher, prétextant
une fatigue excessive causée par le long voyage que je venais
d'effectuer. Je ne m'endormis cependant pas avant quelques
heures.
Je fus
violemment réveillé le lendemain matin par une perfide
attaque de chaussettes qui avaient atterri droit sur mon nez.
Surpris, je me réveillai et demandai d'une voix endormie ce
qui se passait.
- James et
Sirius remettent ça, me répondit Peter depuis le lit
voisin, ça va faire dix minutes qu'ils se balancent le
contenu de leur valise à la figure.
Je lançai
la chaussette en direction de Sirius et fis mouche, il se la prit
tout droit dans la figure.
- Hey !
Mais tu sais d'où elle vient cette chaussette ?!
s'écria-t-il.
- Nan, et
je préfère pas le savoir, arrêtez vos conneries,
ou allez les faire ailleurs j'm'en fiche, mais laissez-moi
dormir !
- Mais
Remus, on est lundi aujourd'hui, chantonna James d'un ton
mielleux.
Je poussai
un long soupir, j'avais oublié ça. Je me renfonçai
dans mes draps. Après
quelques minutes, tout de même, je pris mon courage à deux mains, me levai
et enfilai ma robe de chambre.
Dix
minutes plus tard, nous étions tous les quatre dans la Grande
Salle pour le petit déjeuner. Ce matin-là, James avait
d'ailleurs eu la merveilleuse idée de mettre des limaces
dans le porridge de Snape, qu'il semblait avoir pris en grippe. Le
cri dégoûté qui retentit peu après
confirma que le coup de James avait encore une fois réussi et
il se mit à pouffer dans son bol, bien vite rejoint par Sirius
et Peter. Je restai impassible, ça devait être dû
à la fatigue.
Je
consultai mon horaire. La matinée était constituée
de deux blocs de deux heures de cours : métamorphose et
potion. Quelle magnifique façon de commencer la semaine !
La porte
de la salle de classe du professeur McGonagall était close
lorsque nous arrivâmes. Nous nous appuyâmes donc sur le
mur en attendant et commençâmes à parler de tout
et rien, comme toujours. D'autres groupes d'élèves
ne tardèrent pas à nous rejoindre. Environs une dizaine
de minutes plus tard, McGonagall arriva enfin, ouvrit la lourde porte
de bois et le flot d'élèves alla s'asseoir deux par
deux aux nombreux bancs de la salle. Je m'installai dans le fond de
la classe et fut vite rejoint par Peter tandis que James et Sirius
prirent place juste devant nous.
Sans mot
dire, notre professeur s'avança jusqu'à son bureau,
s'y assit et balaya la classe de son regard perçant.
- Bien,
déclara-t-elle enfin, puisque j'ai maintenant le calme, je
vous annonce que ce que nous allons commencer à voir durant ce
cours fera partie de la matière de l'examen. Aussi je vous
demanderai d'y faire particulièrement attention.
Et ainsi
commença un long et pénible cours sur la transformation
Nous
passâmes donc deux heures à tenter de transformer
un rongeur en porcelaine. Après une heure, j'y parvins enfin
et me retournai vers mes amis pour voir comment ils se
débrouillaient. James et Sirius avaient apparemment fini
depuis un moment et semblaient en plein conversation, jetant de temps
à autre un regard vers Snape. Peter, lui, semblait avoir bien
du mal. Je pris pitié et m'approchai. Je passai l'heure
suivant à tenter de lui expliquer que s'il ne bougeait pas
sa baguette en prononçant la formule, il n'arriverait à
rien. A la fin du cours, il réussit cependant à changer
son gros rat en assiette de porcelaine d'une couleur grise peu
appétissante. Nous sortîmes de la classe rapidement pour
courir jusqu'aux cachots où avait lieu le cours de potion du
professeur Slughorn. Nous nous postâmes devant l'entrée
et attendîmes encore une fois que le professeur arrive. Un
groupe de Serpentard attendaient déjà d'entrer.
Le couloir
était sombre, malgré le soleil froid d'hiver et les
quelques bougies qui l'éclairaient çà et là
et je commençai bien vite à grelotter à cause du
froid et ce, malgré l'entêtement de Slughorn à
chauffer cet endroit. Super, j'avais dû attraper un rhume la
dernière pleine lune. Après un moment, tous les autres
étudiants arrivèrent, mais durent encore attendre une
dizaine de minutes avant de voir arriver Horace Slughorn. Il se fraya
un chemin parmi les élèves, en saluant plusieurs au
passage et ouvrit la porte de sa classe.
Une demi
heure après, le travail était lancé et tout le
monde était penché sur son bureau à préparer
ses ingrédients. Nous devions préparer un antidote à
un poison donné qui était différent pour chacun.
Et bien sûr, cela allait être repris à l'examen.
J'y mis donc deux fois plus d'attention qu'à
l'accoutumée. Enfin, j'essayai. J'étais encore
épuisé du week end et j'avais du mal à me
concentrer.
« Attention,
ne met pas les orties avant la mandragore, sinon ça va
t'exploser à la figure ! » me souffla
rapidement la jeune fille qui se trouvait juste à côté
de moi.
Je levai
la tête et aperçu Lily Evans. Elle était elle
aussi élève de Griffondor et particulièrement
douée en potion. Ainsi qu'en métamorphose,
d'ailleurs. Et en défense contre les forces du mal aussi.
Tout autant qu'en botanique. Et… bon, vous avez compris l'idée. Elle me
fixait d'un air inquiet de ses yeux verts émeraude sous sa
chevelure d'un roux intense.
« Hein ? »
fis-je et elle me répéta ce qu'elle m'avait soufflé
plus tôt.
Et d'un
coup, comme si je me réveillais, je suspendis mon geste et
replaçai rapidement mes orties à côté de
mon chaudron.
« Merci. »
Elle me
répondit d'un signe et tête et d'un petit sourire
mais se retourna aussitôt vers son chaudron. Le professeur
Slughorn passa derrière elle s'extasia d'une voix
puissante sur la magnifique couleur dorée de sa potion. La
plus pure qu'il avait vu depuis des années d'enseignement.
Evans rougit malgré elle et s'appliqua à hacher sa
mandragore sous le regard curieux des autres élèves.
Avec un petit rire, je m'en retournai à ma préparation,
en essayant de me concentrer un peu plus.
Après
une heure, toutes les potions étaient prêtes –même
celle de Peter !- et les élèves commençaient
à ranger leur matériel dans leur sacs, se préparant
à partir manger. J'allai poser une fiole de mon antidote et
retournai vers ma place.
« Eh
ben, t'as vraiment l'air d'un mort-vivant ce matin. »
me fit aimablement remarquer James.
S'il
savait...
