Salut à tous, je suis bien contente de voir que ma fic plait quand même un peu à certains d'entre vous, ça me réchauffe le cœur en cette période de froid, lol. Faut pas oublier que chez moi l'été c'est comme l'hivers, froid.

Alors, comme je viens de finir d'écrire le chapitre 3, je me suis dis que je pouvais poster le chapitre 2. Je m'excuse de ne pas poster plus souvent, mais je n'ai pas beaucoup de temps pour moi entre le boulot et mes divers rendez-vous chez le médecin et à l'hôpital.

Enfin bon, je tenais à remercier DARKMAUD, phnxgrl, McCartneyQc et sonia pour vos commentaires, c'est vraiment sympa de votre part de prendre le temps de me donner votre avis.

Phnxgrl: thank you so much for your reviews, they make me very very happy. I know that is not easy for you reading in french and if I can, maybe in the futur I'll trie to translate this story in English.

Enjoy the new chapter.

Voilà, le prochain chapitre en ligne lorsque j'aurais écris le 4, sinon je risquerais de vous faire attendre trop longtemps. Je vais faire de mon mieux pour avancer au plus vite.

En attendant, je vous souhaite une bonne lecture.

Sweety


Why that arrives to me?


La nuit était tombée sur New-York, la ville qui ne dort jamais, la grosse pomme comme aimaient à l'appeler les gens d'ici et de part le monde. Les lumières de la ville filtraient à travers les rideaux tirés de l'appartement de Kate Beckett et la jeune femme, assise sur son canapé, ne pensait à rien d'autre qu'à ce qu'elle avait découvert dans l'après midi. Elle ne pouvait empêcher ses pensées de partir dans les contrées lointaines de la peur, de l'incertitude, de l'angoisse alors que ce n'était pas son genre. Elle d'habitude si terre à terre, ne se souciant que des faits et ne cherchant pas à voir plus loin dans des théories plus illogiques les unes que les autres, elle préférait laisser ça à Castle, il se débrouillait très bien dans ce domaine. Mais ce soir elle avait prit sa place, elle cherchait plus loin, sans vraiment savoir pourquoi. Elle avait peur, peur que tout cela ne devienne réel, que sa vie ne change à jamais sans rien ne pouvoir y faire.

Lanie lui avait promit de ne rien dire aux autres et elle savait qu'elle tiendrait sa promesse. Mais elle, parviendrait-elle à leur cacher la vérité? Parviendrait-elle à continuer de faire son travail sans laisser voir ce qui lui arrivait? Elle en doutait un peu, même si elle savait parfaitement jouer la comédie, cette fois c'était différent et elle n'était pas sure d'y parvenir.

Mais pour le moment elle ne savait rien, elle n'avait pas encore fait ses examens et ne devait pas penser ainsi, comme si c'était la fin, comme si elle allait mourir. Autant elle n'avait rien et elle se faisait des films, autant ce n'était rien de plus qu'un kyste et rien d'autre et elle s'était inquiétée pour rien. Il fallait qu'elle pense ainsi, qu'elle arrête de se faire peur inutilement.

Le téléphone sonna et Beckett sursauta avant de répondre.

.

"_ Beckett," répondit-elle.

"_ C'est Lanie," répondit l'appelant.

"_ Ah Lanie, alors tu as du nouveau sur l'heure du rendez-vous?" S'enquit-elle, une légère crainte dans la voix.

"_ Demain matin à 9h, j'ai prévenu le capitaine de ton absence…"

"_ Quoi? Tu lui as dis?" S'énerva presque Kate contre son amie.

"_ Non je ne lui ais pas dis pourquoi tu serais absente, juste que tu ne serais pas là et que tu arriverais plus tard, ainsi que moi," répondit Lanie. "Je lui ais dis que nous avions quelque chose d'important à faire et il n'a pas voulu en savoir plus, mais il se fait du souci pour toi Kate."

.

Beckett resta silencieuse un moment suite aux paroles de son amie. Il est vrai que le capitaine se faisait toujours du souci pour ses hommes, et plus particulièrement pour elle, peut-etre était-ce du au fait qu'elle était une femme et que par conséquent il se faisait un devoir de veiller sur elle. Mais la jeune femme sentait qu'il y avait autre chose, il se montrait plus attentionné envers elle qu'envers les autres femmes du service et elle voyait en lui une figure paternelle. Kate s'en voulu un moment de devoir lui mentir, mais c'était pour leur bien à tous, il avait déjà bien assez de souci à se faire avec tout les hommes qu'il devait superviser, elle n'allait pas en plus en rajouter avec sa supposée maladie, du moins pas tant que ça ne gênerait pas son travail.

La voix de Lanie lui rappela qu'elle était toujours en communication.

.

"_ Katie t'es toujours là?" appela la jeune femme d'une voix inquiète.

"_ Oui je suis toujours là, excuse moi Lanie."

"_ Ça va, bon alors je passe te prendre demain vers 8h et on ira ensemble à l'hôpital."

"_ Ok alors à demain."

"_ A demain, et essaye de dormir un peu."

.

Puis elle raccrocha et se lassa retomber sur le dossier du canapé, toute ses pensées de nouveau tournaient vers ce qui lui arrivait. Dormir, elle en avait vraiment besoin mais elle n'avait pas très envie.

Kate se leva finalement et marcha jusqu'à la cuisine pour se faire un café, elle en avait besoin, bien qu'elle soit déjà bien assez énervé pour la soirée, elle avait besoin de ce breuvage qui avait le don de la calmer alors qu'en réalité c'était un excitant.

Apres avoir bu son café, Kate se prépara pour dormir, elle allait avoir besoin de beaucoup de repos, demain n'allait pas être une journée normale et il lui faudrait toute l'énergie possible pour supporter les examens, pas si fatiguant que ça mais tout de même. De plus, elle devrait ensuite retourner au poste, des rapports l'attendaient encore sur son bureau, ceux de la journée qu'elle avait mit de coté afin de rentrer plus tôt chez elle. Et le pire de tout, devoir supporter ses collègues qui, à coups surs, allaient lui poser des questions sur son absence du matin, ils voudraient savoir pourquoi elle n'était pas venue et voudrait savoir ce qu'elle avait. Il était de notoriété publique que Kate Beckett ne manquait jamais un jour de travail, jamais, quelles que soient les raisons. Elle avait toujours été présente, même lorsqu'elle avait été de nouveau confronté à l'affaire sur la mort de sa mère. Malgré toute la peine qu'elle avait eue à ce moment-là, elle avait été présente. Il avait fallut que le capitaine lui ordonne de rentrer chez elle pour qu'elle soit absente, cette décision n'avait pas été la sienne.

Kate se glissa dans les draps et laissa son esprit repartir vers son écrivain. C'était sa réaction à lui qui lui faisait le plus peur, elle le connaissait si bien qu'elle savait qu'il serait inquiet pour elle. Il l'était toujours, il ne pouvait s'empêcher de se faire du souci et ce depuis le début de leur collaboration. Il en était de même pour elle, s'il avait le moindre problème, que ce soit grave ou pas, elle était inquiète. Elle n'aimait pas le voir triste, tout come lui n'aimait pas la voir triste. Il y avait quelque chose entre elle et lui et pourtant ni l'un ni l'autre n'osait y faire référence.

Beckett ferma les yeux et se laissa envahir par le sommeil. Une bonne nuit de repos allait lui faire du bien et son corps entier ne pourrait le contester.

- o -

Castle avait passé la soirée avec sa mère et sa fille, l'adolescente lui racontant tout ce qu'elle avait fait, comment elle avait réussit ses derniers contrôles et à quel point elle était heureuse de voir la date de son prochain séjour avec ses amis approcher.

L'écrivain écoutait d'une oreille distraite, ne cessant de penser à Kate et à la façon dont elle était partie le soir. Il savait qu'elle n'allait pas bien, que quelque chose la préoccupait mais que, comme toujours avec la jeune femme, elle ne lui dirait rien. Il s'en voulait de ne pas faire plus attention aux dires de sa fille et de sa mère, mais il ne pouvait s'empêcher de penser à Kate.

Martha remarqua que son fils était ailleurs, qu'il ne les écoutait pas vraiment, même s'il essayait de donner le change et elle s'en inquiéta. Depuis qu'il travaillait avec la police, elle n'avait de cesse de s'inquiéter pour lui, elle était sa mère et malgré qu'il soit adulte, elle voyait toujours en lui son petit garçon.

Lorsque l'heure de monter se coucher arriva, Alexis embrassa son père sur la joue et le serra fort dans ses bras. La jeune fille aussi sentait que son père n'allait pas bien et voulait lui montrer qu'elle était là s'il voulait parler. Castle gratifia sa fille d'un immense sourire puis la regarda monter l'escalier puis disparaitre en haut des marches.

Il resta un moment encore assis au comptoir de la cuisine avant de se lever et de commencer à ranger la pièce, bientôt rejoint par sa mère qui gardait elle aussi le silence.

Au bout de quelques minutes, Martha rompit enfin le silence devenu un peu lourd et osa la question qui lui brulait les lèvres depuis le retour de son fils.

.

"_ Qu'est-ce qui te chagrine mon fils?"

"_ Rien mère, tout va bien," lui répondit ce dernier dans un sourire qu'il voulu rassurant.

"_ Richard, je suis ta mère et je ne suis pas dupe, il y a quelque chose qui te tracasse et je voudrais savoir quoi," insista-t-elle.

.

Castle réfléchit un moment à ce que venait de lui dire sa mère. Elle n'avait pas tort, il ne pouvait pas garder ça pour lui, il n'avait pas le droit de se montrer si distant, si inquiet, provoquant par la même occasion l'inquiétude des membres de sa famille.

L'écrivain prit une profonde inspiration, regarda sa mère et se lança.

.

"_ Je me fais du souci pour Kate," dit-il. "Elle était bizarre en fin de journée, elle est allée voir Lanie en salle d'autopsie, puis elle est partit plus tôt."

"_ Peut-etre avait-elle besoin de parler avec son amie," tenta Martha.

"_ Peut-etre mais, elle était un peu distante avant de partir, je ne sais pas mais je sens qu'il y a quelque chose et je ne sais pas quoi."

"_ Pourquoi ne lui demande tu pas?"

"_ Tu la connais mère, elle refusera de me dire ce qu'elle a, elle est comme ça."

.

Martha posa une main sur l'épaule de son fils, lui montrant ainsi qu'elle était là pour lui, qu'elle comprenait son inquiétude pour la jeune femme. Elle ne pouvait pas faire grand-chose pour le réconforter, mais sa simple présence et son soutien aidaient déjà beaucoup.

Castle et sa mère finirent leur rangement en silence, puis chacun monta dans sa chambre pour dormir. L'écrivain n'avait pas vraiment envi de dormir, bien trop soucieux pour Kate, mais il avait besoin de se reposer alors il ferma les yeux et se laissa peu à peu envahir par le sommeil.

- o -

Sept heure du matin, le réveil de Beckett sonna et la jeune femme l'éteignit avant de s'étirer et de se laisser retomber sur l'oreiller. Elle n'avait pas passé une très bonne nuit, son sommeil ayant été peuplé de cauchemars plus ou moins horribles. Elle s'était réveillée à plusieurs reprise et avait eu vraiment beaucoup de mal à se rendormir, ce qui faisait que ce matin elle avait du mal à se lever. Mais Lanie devait arriver dans une heure, il lui fallait donc se préparer avant de partir pour l'hôpital.

De mauvaise grâce, la jeune femme sortit de son lit et alla prendre une douche dans l'espoir de chasser les marques de sommeil encore bien présentes sur son visage.

Comme la veille, elle laissa l'eau chaude couler sur son corps et s'imagina se préparer pour le travail. Une fois sa douche prise, elle s'habilla et se fit un bon café bien fort histoire de se réveiller un peu plus. Un petit coup à la porte la prévint que Lanie était là et Kate prit sa veste, son sac et ses clés avant d'aller ouvrir la porte et de partir avec Lanie, il ne fallait pas qu'elles soient en retard.

.

"_ Oulla, il semblerait que quelqu'un ait mal dormit aujourd'hui," dit alors Lanie en voyant les cernes sous les yeux de Kate.

"_ Mauvaise nuit," répondit simplement l'intéressée en se dirigeant vers l'ascenseur.

.

Une fois dans la rue devant l'immeuble, les deux femmes marchèrent en silence jusqu'à la voiture de Lanie où elles s'installèrent et partirent pour l'hôpital.

Kate garda le silence durant tout le trajet, ne cessant de penser à ses divers cauchemars qui revenaient tous au même point, elle avait un cancer et ne s'en sortait pas. Elle savait qu'elle partait défaitiste, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher, elle avait peur. Elle, Kate Beckett avait peur de ce que lui réservait l'avenir et c'était quelque chose dont elle n'avait pas l'habitude.

Elles arrivèrent enfin à l'hôpital et Lanie trouva facilement une place. Alors qu'elle sortait de la voiture, elle remarqua que Kate ne la suivait pas et elle fit demi-tour, se penchant à la porte passager pour voir son amie, le regard perdu dans le vide. Elle tapa à la vitre et Kate tourna des yeux emplis de peur vers elle. Cela lui serra le cœur et elle ouvrit la porte pour l'aider à sortir.

.

"_ Ça va aller Kate," tenta-t-elle de la rassurer.

.

Kate acquiesça et elles marchèrent jusqu'à l'entrée du bâtiment où elles s'engouffrèrent. Lanie se dirigea vers l'accueil et parla quelques minutes avec la réceptionniste qui appela ensuite une personne au téléphone tandis que Lanie revenait vers son amie. Elles n'attendirent pas longtemps avant qu'une femme les rejoigne et se présente.

.

"_ Vous êtes le docteur Lanie Parish?" demanda la jeune femme en lui serrant la main. "Je suis le docteur Andrea Stewart, Ben m'a prévenu de votre venue ce matin, et vous devez être Kate Beckett," dit-elle ensuite en présentant sa main à Beckett.

"_ Oui, bonjour docteur."

"_ Ben m'a aussi dit que vous vouliez faire des examens alors suivez moi, je vais vous conduire à la salle où vous pourrez travailler tranquillement."

.

Le duo suivit le médecin à travers les couloirs et Kate sentit monter la peur en elle, encore plus grande qu'elle ne l'était déjà.

Le décor blanc, l'odeur des désinfectants, le silence des lieux, tout cela ne l'aidait pas à se rassurer. Elle avait l'habitude de venir dans les hôpitaux, mais généralement c'était pour parler avec des victimes, des médecins, ou pour voir Josh. A présent elle était là pour elle et c'était différent.

Les trois femmes s'arrêtèrent devant une porte et le docteur Stewart les laissa entrer avant de repartir, les laissant seules, comme c'était convenu.

Pendant que Lanie préparait le matériel, Kate laissa son regard détailler toute la pièce. C'était une salle d'examen tout ce qu'il y a de plus normale, à la différence que cette fois Kate était la patiente.

La jeune femme commença à ôter sa chemise et son soutien gorge avant de s'avancer vers la machine que Lanie lui présentait.

.

"_ Tu risque d'avoir un peu mal mais ne t'inquiète pas c'est normal," lui dit-elle.

"_ Ok," répondit simplement Kate en prenant place.

.

Lanie installa Kate correctement et s'éloigna pour se mettre aux commandes de la machine.

.

"_ Maintenant tu prends une profonde inspiration et tu ne bouges plus."

.

Beckett s'exécuta et laissa son amie faire son travail, fermant les yeux lorsque la machine se referma sur son sein gauche. Elle serra un peu les dents puis attendit. L'examen ne dura que quelques minutes et Lanie lui dit ensuite de se rhabiller pendant qu'elle attendait que les images sortent.

Commença alors une longue attente pour la jeune femme qui pria jusqu'à ce que Lanie vienne vers elle, le regard grave.

.

"_ Alors c'est ça hein? Je suis malade," souffla Kate dont les yeux commençaient à s'embuer de larmes.

"_ Tu as effectivement quelque chose, mais il faudrait faire une biopsie pour en savoir plus," répondit le médecin. "Je vais organiser une intervention avec le docteur Stewart le plus tôt possible."

"_ D'accord."

"_ Ne t'inquiète pas Kate, ça va aller."

.

Beckett hocha la tête et Lanie sortit de la salle pour aller voir le médecin, la laissant seule. Elle n'avait à présent plus beaucoup d'espoir, elle avait bien quelque chose et, à voir la tête de Lanie, c'était grave, même si la jeune femme ne le lui avait pas dit précisément.

Les minutes s'écoulèrent pendant lesquelles elle laissa son esprit partir loin d'ici, loin de cette peur, dans un endroit plus clément et plus joyeux. Sans vraiment savoir pourquoi, elle s'imagina avec Castle, au commissariat, parlant de tout et de rien, mais surtout pas de ce qui lui arrivait en ce moment. Seul l'écrivain parvenait encore à la détendre, mais elle ne lui avouerait jamais, il pourrait prendre la grosse tete, il l'avait déjà bien assez comme ça.

La porte se rouvrit et Lanie fit son apparition.

.

"_ Elle peut te prendre demain après-midi," l'informa-t-elle.

"_ Mais demain je ne peux pas Lanie, je travaille, je ne peux pas me permettre de manquer encore un jour," protesta Kate.

"_ Il s'agit de ta santé Kate, ton travail peut attendre."

"_ Mais…."

"_ Il n'y a pas de mais," coupa Lanie. "Tu va faire cette intervention, on fera une biopsie et tu auras enfin tes réponses, mais il ne faut pas laisser couler, il faut le faire le plus tôt possible."

.

Beckett garda le silence, la réalité de la situation la heurtant de plein fouet. Elle avait quelque chose, c'était grave et elle ne devait pas attendre, Lanie avait raison, mais elle avait peur.

Son amie se rapprocha d'elle et lui posa une main sur son épaule.

.

"_ Je suis là Kate, je ne te laisse pas."

"_ Je sais, c'est juste que j'ai peur."

"_ Tu n'as pas à avoir peur, et si jamais c'est bien un cancer, dis-toi que nous l'avons prit à temps et que ça se soignera vite."

"_ Ouais."

"_ Allez viens, je dois encore signer des papiers avant de partir."

.

Kate essuya les quelques larmes qui avaient coulé sur ses joues et suivit Lanie jusqu'à l'accueil, puis les deux femmes quittèrent l'hôpital pour retourner au commissariat.

- o -

Castle se faisait encore plus de souci pour Beckett lorsque l'horloge indiqua presque midi et que la jeune femme n'était toujours pas là. Il avait tenté de la joindre par téléphone mais n'avait pas obtenu de réponse, tombant à chaque fois sur le répondeur. Il avait ensuite tenté de joindre Lanie, se disant qu'elle devait savoir où était Kate, mais c'était la même chose, aucune réponse.

Il avait fait les cents pas durant presque toute la matinée, s'attirant des regards de désapprobation de la part de Ryan et Esposito. Les deux hommes aussi étaient inquiets, mais ils avaient beaucoup de travail et ne devaient pas se laisser perturber par l'écrivain.

Finalement, Castle partit se faire un énième café lorsque le ding de l'ascenseur retentit et que Kate apparut dans son champ de vision.

Ni une ni deux, il se précipita vers elle et la prit dans ses bras, la serrant fort contre lui. D'abord surprise, Kate se raidit puis elle fini par se laisser aller dans les bras de son collègue, savourant cette étreinte qui, sans que l'écrivain ne le sache, lui remonta un peu le moral. Elle passa elle aussi ses mains dans le dos de Castle et se serra encore plus contre lui, ne faisant même pas attention aux regards curieux des officiers qui passaient dans le couloir.

Au bout d'un moment, Beckett réalisa où ils se trouvaient et s'écarta à regrets de Castle. Elle releva les yeux vers lui et le vit aussi mal à l'aise qu'elle.

.

"_ Je… je me faisais du souci pour vous," lui dit-il alors, comme pour s'excuser de l'étreinte.

"_ Il n'y avait pas de quoi," lui dit-elle. "J'avais quelque chose à faire ce matin."

"_ Vous auriez du m'appeler pour me prévenir," la gronda-t-il gentiment.

"_ Et pourquoi j'aurais fait ça?" demanda-t-elle en croisant ses bras sur sa poitrine, serrant un peu les dents lorsqu'elle appuya un peu trop fort sur son sein gauche qui était encore un peu douloureux. "Vous n'êtes pas mon père à ce que je sache."

"_ Non mais je suis votre partenaire et je dois savoir quand vous ne venez pas travailler," argua-t-il.

.

Kate savoura le retour de leurs petites piques après la matinée qu'elle avait passé. Castle était vraiment le seul à réussir à lui remonter le moral quand elle n'allait pas bien, et cela lui fit d'autant plus mal car elle allait encore lui mentir. Elle s'en voulait tellement de ne pas lui dire la vérité, mais elle ne pouvait pas, elle ne devait pas, c'était sa vie à elle et il n'avait pas besoin de savoir ce genre de chose, c'était bien trop embarrassant.

.

"_ J'ai du travail Castle," dit-elle pour changer de sujet.

.

Et elle partit poser ses affaires à son bureau avant de se diriger vers celui du capitaine, bientôt rejoint par Lanie qui venait d'apparaitre derrière elle.

Castle regarda les deux femmes et son instinct lui dit qu'elles lui cachaient quelque chose d'important. Il n'était pas flic, mais il savait reconnaitre quand Kate Beckett n'était pas honnête avec lui et c'était le cas en ce moment même.

- o -

Les deux femmes entrèrent dans le bureau du capitaine après avoir frappé à la porte et prirent place sur les chaises devant l'homme qui les regardait, inquiet.

.

"_ Alors?" S'enquit-il. "Vous avez quelque chose à me dire?"

"_ Capitaine je… je n'ai pas vraiment été honnête avec vous," commença Lanie.

"_ Pas honnête?"

"_ C'est de ma faute capitaine," intervint Beckett. "Je… ce matin je suis allée à l'hôpital faire des examens et je ne voulais rien dire à personne."

"_ A l'hôpital?" S'inquiéta encore plus le capitaine. "C'est grave? Vous êtes malade?"

"_ Et bien…"

"_ Nous ne savons pas encore," coupa Lanie. "Kate doit subir une petite intervention demain et nous en saurons plus à ce moment-là, c'est la raison pour laquelle je vous demanderais de la mettre en congé pendant quelques jours."

"_ Quoi? Mais tu m'avais dis juste pour l'après-midi," s'énerva presque Beckett.

"_ Ma chérie tu vas subir une intervention, il te faudra du repos après ça."

"_ Mais…"

"_ Accordé."

.

Beckett et Lanie se tournèrent vers Montgomery.

.

"_ Beckett ça a l'ai bien trop important et, même si vous ne voulez pas m'en dire plus pour le moment, j'ai assez confiance en le docteur Parish pour savoir qu'elle ne demanderait pas ça pour rien. Alors vous allez prendre quelques jours de repos avec effet immédiat. Vous vous confierez à moi lorsque vous serez prête."

"_ Capitaine, j'ai encore beaucoup de travail, je ne peux pas partir comme ça."

"_ Vos collègues pourront très bien s'en charger eux-mêmes, votre santé passe avant votre travail. Vous pouvez partir."

.

Beckett et Lanie se levèrent et quittèrent le bureau de Montgomery. Beckett alla directement à son bureau, le regard noir et prit ses affaires sans adresser un seul mot à ses collègues, puis elle partit à grands pas, laissant derrière elle Lanie et les autres.

.

"_ Beckett?" Appela Castle. "Kate!"

.

Mais la jeune femme l'ignora et monta dans l'ascenseur, essuyant une larme au passage, chose qui n'échappa pas à Castle. L'écrivain se tourna ensuite vers Lanie pour comprendre ce qu'il se passait, mais la jeune femme resta très vague.

.

"_ Kate sera absente durant quelques jours et ne me demandez pas pourquoi je ne peux rien dire."

.

Sur ces quelques mots, elle repartie elle aussi, laissant les trois hommes dans le flou le plus complet.

Castle osa un regard vers le bureau de Montgomery, puis vers Ryan et Esposito qui étaient aussi perdu que lui.

.

"_ Tu devrais aller la voir Bro," dit alors l'hispanique. "Je crois qu'elle va avoir besoin de toi."

"_ Je ne crois pas que ce soit une bonne idée," répondit l'écrivain.

"_ Crois moi, c'est une bonne idée."

.

Les deux détectives lui lancèrent des regards éloquents et finalement Castle prit sa veste et courut prendre l'ascenseur, priant pour que Kate ne soit pas trop loin. Il avait un mauvais pressentiment, cette situation lui rappelait bien trop la fois où la jeune femme était partit à cause de l'enquête sur sa mère. Elle avait besoin de soutien et il avait besoin de se rassurer. Il savait qu'elle ne lui parlerait pas, elle ne disait jamais rien à personne, mais il devait quand même essayer.

Il arriva en bas de l'immeuble bien trop lentement à son gout et chercha Beckett des yeux mais ne la trouva nulle part. Il marcha dans la rue, regardant à droite, puis à gauche, un étau se refermant autour de son cœur jusqu'à ce qu'il la voit, assise sur un banc, les larmes coulant sur ses joues.

Il traversa la route et vint s'assoir à coté d'elle, gardant le silence, se contentant d'être là pour elle.

Kate ne tourna pas la tête vers lui, bien trop honteuse qu'il la voit pleurer ainsi. Il se faisait du souci pour elle et elle s'en voulait assez comme ça, mais elle ne pouvait pas lui dire pourquoi elle pleurait, elle ne pouvait pas lui avouer qu'elle était peut-etre malade et qu'elle allait peut-etre mourir, elle ne le savait pas elle-même.

.

"_ Kate," tenta Castle.

"_ Non," répondit-elle en se levant.

"_ Kate attendez," appela de nouveau Castle.

"_ Laissez moi Castle, retournez au poste et oubliez moi."

.

La jeune femme partit en courant, mais Castle ne la laissa pas faire. Il la suivit et l'attrapa par le bras. Mauvaise idée, Beckett lui retourna le bras d'une prise rapide et Castle se retrouva à genoux devant elle, le bras tordu dans le dos.

.

"_ Je vous ais dis de partir et de m'oublier."

"_ Jamais Kate," grimaça-t-il en tentant de se dégager.

.

Finalement, Kate le relâcha et s'éloigna de lui, mais Castle la suivit encore. Il arriva à sa hauteur et ne retenta pas de la rattraper par le bras, une fois mais pas deux.

.

"_ Qu'est-ce qui se passe Kate?" demanda-t-il.

"_ Rien qui ne vous concerne," répondit-elle sèchement.

"_ Kate…"

"_ Je vous ais dis de partir," hurla-t-elle cette fois, se faisant se retourner les gens autour d'eux.

.

Castle resta sans voix face à la réaction de Beckett et ne réagit pas plus lorsqu'elle disparue dans la foule des New-Yorkais. Il resta là, silencieux, se demandant ce qui pouvait bien se passer pour que Beckett soit si en colère. Il se promit de découvrir ce qu'elle avait, mais avant ça il devait aller voir Lanie, elle savait quelque chose et elle allait le lui dire. Il ne supporterait pas de savoir la jeune femme seule alors qu'elle avait besoin d'aide. Il devait savoir ce qui n'allait pas s'il voulait pouvoir l'aider.

.

.

.

TBC…


Je suis quand même gentille et vous livre un aperçu du prochain chapitre Bad News:

.

« Cette nuit là, Beckett ne dormit pas bien, mais pas bien du tout. Toute la nuit elle fit des cauchemars dans lesquelles la maladie avait le dessus sur elle. Elle se vit souffrir pendant des mois et des mois, elle vit ses amis venir la voir à l'hôpital, elle vit Castle lui tenir la main chaque jour jusqu'à ce que finalement le peu de force qu'elle avait ne la quitte et qu'elle meurt. Elle vit son enterrement, ses amis présents autour de son cercueil, Castle en larmes, soutenu par sa mère et sa fille.

La jeune femme se réveilla en sueur, les larmes coulant de nouveau sur ses joues. Elle n'avait jamais autant pleuré que depuis ces deux derniers jours et elle se dit que ce n'était pas prêt de prendre fin. »