Bonjour !
Tout d'abord, merci beaucoup, Alyssa7, Anadyomede, Philomoon, Schkan, et Sekmeth pour vos gentilles reviews !
Comme je l'ai déjà dit, les chapitres arriveront vraiment au compte-goutte, et je m'en excuse. J'aimerai vraiment passer la journée à écrire, mais avec plus de quarante heures de cours et des tonnes de devoirs à faire le soir –enfin- venu, j'ai vraiment du mal à avancer. J'espère que vous continuerez à suivre cette fic, que je n'abandonnerai pour rien au monde !
Petite introduction :Quoi de plus important, de plus angoissant et de plus merveilleux pour un sorcier que son entrée à Poudlard, la plus grande école de sorcellerie du monde ?
Bonne lecture !
Partie II : L'entrée à Poudlard
°o°Année 1962°o°
¤o¤°¤o¤°¤ Andromeda ¤o¤°¤o¤°¤
-Le courrier, Mrs. Black, dit d'une petite voix douce l'un des Elfes de maison de la famille, tout en posant délicatement le courrier du jour sur la table.
Druella observa les lettres reçues d'un oeil distrait. Une carte de la tante Cassiopeia, une invitation du ministère à une réception sans intérêt, des lettres adressées à son mari…Rien de très intéressant, conclut-elle en buvant sa dernière gorgée de thé. Mais, alors qu'elle allait se relever, une lettre qu'elle n'avait pas vu attira son attention.
« A l'attention de Mademoiselle Andromeda Black »
Etonnée, Druella retourna l'enveloppe. Elle reconnut immédiatement le sceau de Poudlard et lâcha sa tasse, qui se brisa sur le sol.
-Ma fille est une sorcière, murmura-t-elle. Elle est acceptée à Poudlard.
Elle s'était répété tant de fois le contraire que la nouvelle lui apparut tout d'abord comme une erreur, une mauvaise blague. Mais, en lisant la lettre, elle dut bien admettre la vérité. Elle s'était trompée sur le compte d'Andromeda.
Troublée, Druella décida de ne rien révéler à sa fille tant qu'elle n'aurait pas mis son mari au courant. Elle cacha l'enveloppe, et retourna à ses activités de la journée.
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-Vous êtes sûr ?demanda Cygnus.
Pour toute réponse, Druella tendit à son mari la lettre envoyée par Poudlard. Celui-ci l'examina et la relut deux fois avant de la reposer. Il soupira.
-Nous voilà dans de beaux draps ! Andromeda n'a reçu aucune éducation magique ! Vous m'aviez assuré qu'elle ne possédait aucun pouvoir.
-Andromeda n'a jamais fait de magie, confirma Druella, sur la défensive. Je ne pouvais pas deviner !
-Elle n'a jamais fait de magie devant vous, mais rien ne prouve qu'elle n'en a jamais fait ! L'avez-vous interrogé ? Lui avez-vous fait consulter un spécialiste ?
-Non, avoua Druella.
-Vous vous êtes contenté de soupçons, de pressentiments ! Vous n'avez absolument rien fait pour être sûre de ce que vous m'affirmiez chaque jour !s'énerva Cygnus.
-Je le reconnais et m'en excuse, déclara Druella afin de calmer la fureur de son époux.
-Cela ne suffit pas !s'écria Cygnus. Vous apportez la honte sur la famille Black avec votre haine envers cette enfant. Vous…
-Je ne la déteste pas !coupa Druella, indignée.
-Bien sûr que si ! Vous avez confié son éducation aux Elfes, l'avez traité de cracmole à longueur de temps et, maintenant qu'elle va entrer à Poudlard sans avoir reçu aucune instruction magique initiale, elle sera perdu et ses résultats serons pitoyables !
-Il reste encore plusieurs mois, faisons venir un professeur particulier afin qu'elle rattrape son retard, proposa Druella, sans chercher à nier les paroles de Cygnus.
-C'est la seule solution, concéda celui-ci. Maintenant, allez lui annoncer la nouvelle…
-Bien, j'y vais tout de suite, assura la jeune femme en s'éloignant.
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-Qu'est-ce que tu fais ? demanda Narcissa pour la troisième fois, bien décidée à ne pas bouger tant que sa sœur ne lui dirait pas pourquoi une valise à moitié remplie trônait au milieu de la chambre.
-Je pars, répondit enfin Andromeda d'une voix mystérieuse.
-C'est vrai, alors, que tu vas aller étudier à Poudlard ?
-Oui, c'est vrai.
-Quelle chance ! Quand irais-je là-bas moi aussi ?
-Dans deux ans…peut-être.
-Tu n'as pas peur ?
-Pourquoi aurais-je peur ?s'étonna Andromeda.
-Et bien…Les autres sauront certainement beaucoup plus de choses que toi, qui es si nulle en magie, et…
Narcissa avait prononcé ces quelques mots d'une voix si innocente et naïve qu'Andromeda se retint de la gifler et de l'insulter. La faisant taire d'un geste de la main, elle préféra diriger toute sa haine envers sa mère, qui était forcément à l'origine de ce discours. Elle ravala ses larmes et répondit de la voix la plus digne possible :
-Nous verrons bien ! Rien ne sert d'avoir peur pour un échec qui n'est même pas certain. Et, même si mon échec est inévitable, avoir peur ne changera rien au problème.
Narcissa, qui n'avait pas très bien compris les paroles de sa sœur, préféra changer de sujet.
-Tu as fini l'histoire que tu écrivais ?demanda-t-elle.
-Laquelle ?questionna Andromeda en lançant un énième regard d'adoration à sa baguette magique nouvellement acquise – trente centimètres, bois de bouleau et poil de licorne mâle.
-Celle avec la princesse qui apprivoise un cheval volant pour s'enfuire de chez elle.
-Ah ? Celle là ! Euh…Non, pas tout à fait…
En vérité, Andromeda avait terminé cette histoire en moins d'une journée. Mais comment expliquer à sa petite sœur qu'elle avait perdu le contrôle du dénouement et que, tremblante et impuissante, elle avait écrit une fin si triste et si sanglante qu'elle en avait été malade toute la nuit ?
-Tu pars quand ?demanda Narcissa en fixant les livres qu'Andromeda rangeait maintenant délicatement dans sa valise –comme s'il s'agissait de bijoux très précieux.
-Demain !répondit Andromeda, d'un ton faussement enjoué.
Quelques minutes plus tôt, elle aurait donné n'importe quoi pour être déjà à Poudlard, mais maintenant, elle commençait à avoir un peu peur –sûrement à cause des paroles de Narcissa et de cette histoire tragique d'évasion ratée qu'elle avait eu la bêtise d'écrire.
-Tu reviendras à la maison quand ?
Andromeda grimaça.
-Aucune idée. Peut-être pour les vacances…
Elle faillit ajouter « Si on m'y oblige », mais se retint. Elle ne gagnerait rien à dire ce genre de chose à sa petite sœur…
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Un peu nerveuse, Andromeda tira sa lourde valise le long de l'étroit couloir du Poudlard Express, à la recherche d'un compartiment vide. Elle en trouva un assez vite, et s'y installa. Elle sortit un petit livre de sa poche et commença à le lire, le refermant presque aussitôt. Elle était bien trop excitée pour lire. Comme elle l'avait prévu, ses parents ne l'avaient pas accompagné jusqu'au train. Sa mère n'avait même pas franchit le mur magique. Heureusement, son père lui avait montré comment le franchir, car elle n'aurait jamais osé toute de seule. Il lui avait ensuite fait de multiples recommandations. Impressionnée, car son père ne lui parlait pas souvent, elle l'avait écouté avec un grand sérieux. Il était principalement question de réussite scolaire et de bonne conduite. Ensuite, il lui avait offert un petit sourire crispé et s'était éloigné, la laissant seule sur le quai.
-Je peux m'y mettre ?
Andromeda, surprise, mit quelques secondes à sortir de ses pensées et à comprendre qu'une fille de son âge venait d'entrer dans son compartiment et lui demandait maintenant la permission de s'y installer.
-Bien sûr !répondit-elle enfin, forçant ses lèvres à former un sourire poli.
D'un naturel solitaire, Andromeda aurait préféré que cette fille s'installe ailleurs. Les magnifiques boucles rousses et les yeux vert de l'intruse l'agaçaient déjà.
-Tu entres en première année toi aussi ?interrogea l'inconnue en s'installant.
Andromeda fit signe que oui, espérant qu'une réponse muette de sa part inciterait la fille à ne pas poser d'avantage de questions.
-Tu as acheté ta baguette récemment, alors ?
Andromeda se retint de lever les yeux au ciel. Ne pouvait-elle pas se taire deux secondes ? Ou au moins réfléchir à des questions intéressantes avant de les poser ?
-Ma baguette est en bois de bouleau, informa la jeune fille comme s'il s'agissait d'une information capitale. Le bouleau est un symbole d'élévation et de nouveau début !
Andromeda, songeuse, caressa du bout des doigts sa baguette magique, au fond de sa poche. Elle aussi était en bois de bouleau. Elévation et nouveau début…Si seulement cela pouvait être vrai.
-Dedans, il y a une plume de colombe, continua-t-elle. Comme dans celle de ma mère ! Et toi, elle est comment ta baguette ?
Andromeda hésita avant de répondre. Elle ne voulait pas se faire d'ennemi si tôt, elle voulait juste qu'on la laisse tranquille…
-Bouleau aussi, répondit-elle. Et poile de licorne. Mais la constitution des baguettes magique n'est pas vraiment ma passion, ajouta-t-elle en fixant les yeux de jade de la curieuse.
-Oh ! Je comprends…Tu t'appelles comment ?
Non, décidément, elle n'avait rien comprit, pensa Andromeda, agacée.
-Andromeda, répondit-elle après un long moment de silence.
-Moi, c'est Eleanor !
Au même moment, le Poudlard express démarra. Le voyage s'annonçait très long, pensa Andromeda.
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-Dans quelle maison tu crois que le choixpeau t'enverra ?
Voilà. On y était. Après des heures d'un interrogatoire ennuyeux à mourir, Eleanor posait enfin la question qui hantait Andromeda. Serpentard, Serdaigle, Poufsouffle, ou Gryffondor ?
-Aucune idée, répondit Andromeda en finissant d'enfiler sa robe de sorcière.
-J'espère aller à Serdaigle, lança Eleanor avec une pointe d'appréhension.
-Je ne sais pas…De toutes façons, le choixpeau ne nous demande pas notre avis, si ?
-Non, pas vraiment. Mon frère m'a dit qu'il lisait dans notre tête pour voir qui on était vraiment. Je trouve ça effrayant qu'un vieux chapeau puisse savoir qui on est, alors que nous-même avons parfois tant de mal à le comprendre. Pas toi ?
-Oui, c'est effrayant…murmura Andromeda en sentant son estomac se contracter.
Un soudain mal de tête l'obligea à se rassoire, au moment même où le train commençait à ralentir.
-Tu vas bien ?s'inquiéta Eleanor.
-Ca va aller, répondit Andromeda d'une voix faible.
-Je vais t'aider à porter ta valise, proposa la rouquine.
-Non, c'est bon. Je vais me débrouiller toute seule !s'écria Andromeda d'une voix un peu trop dure en se levant précipitamment. C'est gentil de ta part, ajouta-t-elle aussitôt.
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-Les première année, par ici !
Stupéfaite, Andromeda observa un homme –si c'était un homme, car il était deux fois plus grand que la moyenne et au moins trois fois plus large- agiter ses énormes bras dans le but d'attirer l'attention des première année, qu'il appelait de sa voix puissante. Pressée de se retrouver au chaud dans l'école, Andromeda se dirigea d'un pas rapide dans sa direction, semant Eleanor dans la foule agitée du quai. A son grand malheur, il fallut attendre tous les retardataires avant de se diriger vers l'école, et Eleanor eut tout le temps de la retrouver.
-Il paraît que les première année rentrent dans l'école en traversant le lac dans des barques, l'informa-t-elle aussitôt.
-J'espère que non !s'énerva Andromeda. J'ai trop froid !
-C'est parce que tu es trop maigre, lança Eleanor.
La jeune Black la foudroya du regard. Il fallait définitivement apprendre à cette fille à se mêler de ce qui la regardait. Elle allait répondre quelque chose lorsque la foule qui les entourait s'agita, la bousculant de tous côtés.
-Suivez moi !cria l'homme aux dimensions impressionnantes.
Effectivement, il les emmena jusqu'à un lac. Une brume glacée s'élevait de l'eau noire. Andromeda frissonna. De l'eau noire. Jamais elle ne pourrait atteindre vivante l'autre rive…
-C'est juste un minuscule petit lac de rien du tout, murmura-t-elle. Il ne faut pas avoir peur. Il n'y a ni baleine ni monstre marin dans ce minuscule étang. Je m'appelle Andromeda Black. Tout va bien se passer. Il ne faut pas…
-Tout va bien ?questionna l'homme d'un air inquiet en s'approchant d'elle.
Andromeda constata alors que la plupart des élèves s'était déjà installés dans d'immenses barques et que –instinctivement- elle s'était éloignée de la rive.
-J'ai peur de l'eau, avoua-t-elle dans un murmure honteux.
-Tu vas venir dans ma barque, répondit-il en posant son énorme main sur son épaule.
Andromeda, tremblante, ne put que le suivre. Mais les quelques minutes à la surface du lac lui parurent une éternité.
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-Black Andromeda !
A peine remise de la traversée du lac, Andromeda marcha en titubant jusqu'au tabouret où déjà quatre personnes s'étaient assises avant elle, afin d'être répartit dans une des quatre maisons de Poudlard. Un fois assise, un professeur à l'air sévère –qui s'était présenté comme étant le professeur McGonagall- lui posa le choixpeau sur la tête. Les secondes s'écoulèrent alors sans que rien ne se produise. Pour aucun des élèves précédents le choixpeau n'avaient prit autant de temps avant de crier le nom de la maison appropriée.
Qu'est-ce qui se passe ?pensa Andromeda, étonnée et anxieuse.
Il se passe que tu ne me dis rien !répondit une voix –celle du choixpeau- dans sa tête. Tu ne me dis absolument rien, tu te caches ! Comment veux-tu que je trouve la bonne maison ?
Vous n'avez pas besoin de moi pour savoir, répondit mentalement Andromeda. C'est à vous de choisir, pas à moi.
Tu ne peux pas laisser les autres choisir pour toi indéfiniment !
Vous êtes un choixpeau, c'est à vous de faire un choix, répéta Andromeda. Vous êtes censé savoir qui je suis, et donc dans qu'elle maison je dois aller. Je ne peux pas choisir moi-même qui je suis ! Je n'ai pas de choix à faire. J'ai juste besoin de savoir.
On ne peux pas choisir qui on est ?Non. On est, tout simplement. Il faut s'adapter à ce que l'on est.
Dans sa tête, le choixpeau ricana. C'est drôle de te voir nier les choix qui s'offrent à toi. C'est une façon de choisir –car le non-choix est un choix- assez dangereuse, il me semble. Mais, après tout, c'est toi qui choisi le chemin que tu sembles devoir suivre, pas moi. Malgré tout, n'oublie pas qu'un choix, c'est comme un chemin qui se sépare en plusieurs routes. On ne sait pas qu'elle est la meilleure route à prendre au-delà de ce qu'on voit. Peut-être que la route qui paraît la moins accidentée est un cul-de-sac…Tu méditeras la-dessus à… SERPENTARD !
Silencieuse , le visage pâle et inexpressif, Andromeda se leva et marcha jusqu'à la table des vert et argent.
Rien de plus ne se passa le soir de son entrée à Poudlard. Elle entendit juste vaguement le choixpeau crier « Serdaigle ! » alors qu'il venait d'être posé sur de belles boucles rousses.
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°o°Année 1964°o°
¤o¤°¤o¤°¤ Narcissa ¤o¤°¤o¤°¤
-Tiens, petite, essayes donc celle-ci.
Narcissa saisit délicatement la baguette magique que Mr. Ollivander lui tendait et –instinctivement- elle agita le bout de bois. Un cri strident retentit alors dans la boutique, faisant s'envoler la poussière en épais nuages. Horrifiée, Narcissa lâcha la baguette et se boucha les oreilles.
-C'est non !ricana le fabricant en ramassant la baguette au sol. Non, non, et non !
Narcissa se rapprocha de sa mère, un peu effrayée par le cri poussé par la baguette et par cet homme aux grands yeux pâles argentés qui semblait être un peu fou.
-De toute façon, cette baguette n'était pas très belle, déclara-t-elle.
Ollivander –qui était reparti fouiller parmi les centaines de baguettes qu'il avait en réserve- s'arrêta de chercher et se retourna, visiblement intéressé, vers Narcissa.
-Pas très belle ?répéta-t-il.
Comme il ne paraissait pas du tout vexé par cette remarque, Narcissa continua :
-S'il faut que je vive toute ma vie avec cette baguette, il vaut mieux qu'elle soit jolie, non ? Je veux dire, qu'elle soit agréable à manier, à toucher, à regarder…
-Mais certainement, répondit le vieil homme en se précipitant vers une étagère située de l'autre côté de la boutique.
Il en sortit une boite dorée, qu'il ouvrit en souriant.
-Tenez !fit-il en remettant la baguette magique à la jeune Black. Bois de pommier, poil de la crinière d'une jeune licorne femelle, vingt-cinq centimètres, très souple, parfaite pour les enchantements !
Une douce chaleur envahit Narcissa à l'instant même où ses doigt se posèrent sur la baguette…Sa baguette.
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-Bois de pommier ?répéta Andromeda en réfléchissant. Je ne crois pas qu'Eleanor m'ait déjà parlé du bois de pommier…
Mais Narcissa, toute excitée, avait déjà laissé sa baguette de côté et lui montrait maintenant sa nouvelle robe, ses nouveaux livres, son nouveaux chaudron…
-Tu me donnes mal à la tête, Narcissa !lança Andromeda au bout de deux minutes à supporter le soliloque endiablé de sa sœur. Je retourne dans ma chambre.
Narcissa lui lança un regard mauvais avant de quitter à son tour le salon.
Andromeda et elle n'étaient vraiment pas faites pour s'entendre et, bien souvent, leurs conversations s'achevaient par de violentes disputes. Mais Narcissa revenait toujours vers sa grande sœur car –contrairement à celle-ci- elle détestait la solitude. Mais bientôt, les choses seraient différentes. Bientôt, Narcissa irait à Poudlard. Là-bas, elle pourrait enfin se faire de vraies amies. Et elle n'aurait plus besoin d'Andromeda…
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-Andromeda ! Attend moi !
La valise de Narcissa était vraiment très lourde, et elle avait du mal à avancer dans le couloir bondé du Poudlard Express.
-Attend moi !répéta-t-elle.
Andromeda –apparemment furieuse- fit volte face.
-Débrouille toi toute seule ! Tu es bien assez grande pour porter ta valise et te trouver un compartiment ! Mes amies m'attendent !
Et elle disparut, laissant Narcissa seule. De rage, celle-ci asséna avec force un coup de pied sur sa valise.
-Un problème ?
La voix bienveillante et chaleureuse appartenait à un garçon apparemment du même âge qu'elle et qui semblait sortir tout droit d'un film en noir et blanc à cause de ses cheveux noir corbeau, de sa peau pâle et de ses yeux gris métallique.
-On se connaît, non ?questionna aussitôt Narcissa en ouvrant grand ses yeux sous l'effet de la surprise.
-Heu…Je ne crois pas, non…fit le garçon en reculant d'un pas.
-Tu n'es pas Evan ? Evan Rosier ?
-Heu…Si, mais comment…
-Je suis ta cousine, triple andouille !s'écria Narcissa en riant.
Un éclair de compréhension passa dans les yeux d'Evan qui s'esclaffa à son tour.
-Narcissa, c'est ça ?
-Oui.
-Hé ben ça alors ! Je ne m'attendais pas du tout à te voir ici !
-Et où voulais-tu que je sois d'autre ?interrogea Narcissa en souriant devant l'air ahuri de son cousin.
-Je sais pas…Tu sais, j'ai beaucoup voyagé toutes ces années et…
-Et tu es complètement perdu maintenant !compléta Narcissa et se remettant à rire.
-Un peu, avoua le garçon en souriant. D'autant plus que cela fait très longtemps qu'on ne c'est pas vu.
-C'est vrai ! On a sûrement plein de truc à se raconter maintenant ! On se trouve un compartiment ?
-Avec plaisir ! Mais dis moi…Tu veux que je t'aide à porter ta valise ?
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Retrouver son cousin avait mis Narcissa dans une humeur merveilleuse. Cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient pas vu ! Il faut dire que le père d'Evan voyageait beaucoup. Narcissa ignorait pourquoi. Tout cela lui avait toujours parut très mystérieux…Ils n'en avaient d'ailleurs pas parlé, il y avait déjà tant d'hypothèses à faire sur leur scolarité prochaine à Poudlard ! De plus, ils avaient vite été rejoint par d'autres première année en quête d'un compartiment.
Il y avait tout d'abord eu Phyllida Spore, une jeune fille aux long cheveux châtain-roux très raides et qu'elle portait en une queue de cheval haute. Elle avait d'abord observé Narcissa et Evan avec un regard calculateur, avant de sourire et de donner à son visage à un air plus doux. Ensuite, elle leur avait demandé la permission de se joindre à eux, puisque les autres compartiments étaient déjà plein. Evan avait été le premier à répondre que oui, bien sûr, elle pouvait s'installer.
Ensuite, était arrivé Maëva Flint, une brune aux yeux noirs et aux airs de princesse. Elle portait un tee-shirt du groupe préféré de Narcissa, alors il parut tout naturel à celle-ci de l'inviter à s'assoire à côté d'elle.
Enfin, deux dernières personnes étaient venues s'installer dans le compartiment de Narcissa : Miriam Mulciber et William Warrington. Ces deux là avaient déjà sympathisé dans le couloir et s'étaient mis en quête d'un compartiment ensemble. Miriam –une blonde aux yeux verts et aux vêtements multicolores- avait salué Evan d'un air entendu avant même de s'être présentée, si bien que Narcissa leur avait demandé s'ils se connaissaient. Evan avait répondu que oui, ils se connaissait, mais il s'était contenté de cela, sans donner d'autres explications. Il s'était ensuite tourné d'un air soulagé vers William –un garçon de grande taille aux cheveux châtain-blond en bataille- et avait dit en riant qu'il commençait à croire qu'il serait le seul garçon du compartiment.
Une merveilleuse ambiance régna dans le compartiment durant le voyage jusqu'à Poudlard. Les six jeunes sorciers se trouvèrent de nombreux points communs, dont celui-ci :
-Je pense aller à Serpentard. Et vous ?
Tout le monde se tourna vers Evan.
-Moi aussi, assura Maëva. Toute ma famille est allée à Serpentard.
-Pareil pour moi, répondit à son tour Narcissa.
-J'espère bien que j'irais à Serpentard !s'exclama vivement Phyllida. Les plus grands sorciers sont allés à Serpentard, alors ça serait une sorte d'honneur pour moi d'y aller aussi…Mais ce n'est pas nous qui choisissons, ne l'oubliez pas. C'est cet espèce de vieux chapeau parlant…
-Oui, mais on peut toujours espérer qu'il nous répartisse dans la maison qu'on préfère, répondit Evan. Et vous, vous voulez aller dans quelle maison ?demanda-t-il à Miriam et William, les deux seuls à ne pas avoir répondu la première fois.
-Oh ! J'irais sans aucun doute à Serpentard !répondit William. Moi aussi, toute ma famille y est, alors…
-Moi aussi, répondit Miriam. Serpentard sera ma maison, j'en suis certaine.
Personne ne remarqua son sourire un peu amère, car le chariot de sucrerie venait d'apparaître, faisant gronder les estomac de gourmandise.
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Comme prévu, après la traversé du lac en barque et la longue attente du début de la cérémonie, les six jeunes sorciers furent répartis à Serpentard. Quand le choixpeau indiqua à Narcissa qu'elle pouvait aller rejoindre les vert et argent, celle-ci chercha du regard sa sœur aînée. Andromeda, assise au milieu d'un groupe de deuxième année, lui lança un mince sourire, que Narcissa lui rendit de bon cœur, avant de courir s'installer à table. Elle était heureuse comme jamais elle ne l'avait été. Une nouvelle vie -cette fois à son image- venait de débuter aujourd'hui même, à Poudlard, sous le ciel étoilé de la Grande Salle. Qu'il lui semblait loin, à présent, ce manoir sinistre dont rien ne paraissait pouvoir briser le silence !
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-Eh ! Eleanor, dis moi, c'est quoi la signification du bois de pommier ?
Eleanor –assise à la table de Serdaigle- posa lentement sa fourchette et se retourna de cent quatre-vingt degrés pour pouvoir parler à Androméda, assise juste derrière elle, à sa propre table.
-Je rêve ou tu viens de t'intéresser à la signification de la composition d'une baguette magique?
Le sourire moqueur qu'elle offrit à Andromeda fit rire une autre jeune fille, assise à la droite de la jeune Black, et qui suivait la conversation.
-Non, tu ne rêves pas…cette fois, répondit Androméda en souriant.
-Le bois de pommier, récita Eleanor en ignorant la dernière remarque de la Serpentarde, c'est le symbole du choix et la beauté.
-Du choix de la beauté ?répéta Andromeda en observant sa sœur discuter avec ses nouveaux amis du coin de l'œil.
-Non ! Du choix et de la beauté !corrigea Eleanor.
-Pour ce que ça change, marmonna Andromeda en retournant à son assiette.
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-Une nourriture délicieuse, des lits super confortables…Décidément, j'adore Poudlard !s'exclama Narcissa en entrant dans le lit aux draps agréablement doux et parfumés.
-J'ai hâte de commencer les cours !répéta pour la dixième fois Phyllida, ce qui lui valut un oreiller en pleine figure de la part de Maëva.
-Je t'ai répété mille fois de ne pas dire ça !s'écria celle-ci, l'air faussement énervé. Aucune personne saine d'esprit ne peut avoir « hâte de commencer les cours », Phyllida !
Pour toute réponse, elle reçut à son tour un oreiller en pleine tête, ce qui sembla être le signal de départ d'une longue bataille enragée…
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°o°Année 1966°o°
¤o¤°¤o¤°¤ Bellatrix ¤o¤°¤o¤°¤
-Pousse toi de là, espèce de traînée, tu me bloques le passage !
Furieuse qu'on lui parle sur ce ton, Bellatrix se retourna vivement. Elle se retrouva alors en face d'un garçon plus grand qu'elle, aux cheveux bruns en bataille et aux yeux noirs où brillait une lueur mauvaise.
-C'est moi la traînée, espèce de gargouille puante ?
Le silence se fit instantanément autour d'eux ; tout le monde semblait curieux de savoir ce qui allait se passer ensuite. Le garçon ricana et sortit sa baguette de sa poche. Bellatrix l'imita instantanément, et se mit en position de duel. Cette initiative parut étonner le brun, qui se ressaisit bien vite pour se remettre à ricaner.
-Je suis entraîné au combat en duel de sorcier depuis des années, lança-t-il d'une voix où perçait une excitation qui prouvait qu'il ne mentait pas. Tu n'as aucune chance.
-Ah oui, je comprends, ricana Bellatrix. Tu as peur de me faire mal, et c'est pour ça que tu refuses de me combattre, c'est ça?
Le blesser dans son orgueil, le pousser à se surpasser. C'est toujours comme ça qu'on finit par commettre une faute : quand on a quelque chose à perdre.
-Tu rigoleras moins quand tu seras à terre !lança le garçon en se mettant à son tour en position.
Aussitôt, un éclair jaillit de la baguette magique de Bellatrix. Rapide, son adversaire l'esquiva plutôt facilement, avant d'attaquer à son tour. Bellatrix évita tout aussi facilement le sortilège. Apparemment, songea la jeune fille, il faudrait être plus rapide que ça…Son adversaire l'avait compris lui aussi car il attaqua de nouveau, et Bellatrix eut tout juste le temps de se baisser. Faisant semblant d'être touchée, elle s'allongea sur le sol dur et froid du quai. Le garçon abaissa alors sa baguette, fier de sa victoire. Un sortilège de jambencoton l'atteignit en pleine poitrine au moment même où un sourire se formait sur son visage. Il s'écroula aussitôt sur le sol.
-Alors, qui est à terre, finalement ?demanda Bellatrix d'un air narquois en l'observant essayer piteusement de se relever.
Le garçon éclata de rire.
-Tu m'as eu !fit-il en stoppant ses tentatives désespérées, préférant rester assis. Mais, ajouta-t-il en lançant un sourire mi-moqueur mi-charmeur à la jeune fille, tu étais à terre avant moi !
Bellatrix éclata de rire à son tour.
-Mais, moi, c'était une feinte !répondit-elle, faussement indignée.
-Peut-être bien…Je m'appelle Justin Avery, déclara-t-il en présentant sa main à Bellatrix.
Celle-ci la prit aussitôt.
-Pas rancunier ?s'étonna-t-elle.
-Oh si ! Mais pactiser avec l'ennemi pour pouvoir l'attaquer plus facilement ensuite me paraît une bonne stratégie, répondit Justin en souriant.
-Ne te fais pas trop d'illusions, aucune stratégie ne viendra à bout de moi…Au fait, je m'appelle Bellatrix Black.
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-Tu viens dans notre canot ?proposa Justin en lui désignant une place libre entre lui et un garçon aux cheveux châtain-brun et aux yeux d'un marron doux, qui semblait le suivre comme son ombre.
-Oui, accepta Bellatrix sans hésiter.
-Je te présente Rodolphus, dit Justin en lui montrant son ami. Et elle, c'est Blodwyn.
Il lui désigna alors une fille à la longue chevelure brune et à la peau pâle comme celle d'un fantôme. Bellatrix lui sourit.
-Je m'appelle Bellatrix, informa-t-elle.
Ce fut au tour de Blodwyn de sourire.
-Je sais, répondit-elle. A peu près tous les élèves de première année savent ton nom maintenant.
Bellatrix fronça les sourcils, ne comprenant pas.
-Tout le monde vous regardait vous battre, expliqua la jeune fille.
Justin se remit à rire.
-Maintenant, on va me traiter de jambes-molles toute ma vie, par ta faute ! Tu comprends, dans cette situation, que je sois obligé de te jeter par dessus bord !
Par réflexe, Bellatrix s'agrippa à sa baguette. Mais, bien sûr, Justin plaisantait.
-Essaye, et tu auras rapidement un autre surnom, siffla-t-elle pour la forme.
Au même moment, les barques s'agitèrent et commencèrent la traversée du lac noir. Immédiatement, un même frisson glacé secoua les première année.
-Il paraît qu'il y a un calamar géant au font de ce lac, déclara tout à coup Rodolphus d'une voix calme. C'est mon frère qui me l'a dit.
Sa voix, constata Bellatrix, était aussi douce que la couleur de ses yeux. Mauvais signe, pensa-t-elle, persuadée que ce genre de personne ne pouvait en aucun cas être intéressante.
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-Vous pensez aller dans quelle maison ?demanda Blodwyn au bout de dix minutes qu'on les faisait attendre dans une petite salle qui avait du mal à les contenir tous.
-Serpentard, répondirent d'une seule et unique voix Justin, Rodolphus et Bellatrix.
Blodwyn eut un soupir soulagé.
-Moi aussi, se contenta-t-elle de répondre alors qu'une femme à l'air sévère entrait dans la pièce, les invitant à la suivre.
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-Serpentard !
Bellatrix sourit légèrement avant de se diriger vers la table des serpents. Elle aperçu Narcissa qui l'applaudissait et elle lui lança un clin d'œil, avant de s'assoire. Elle fut très vite rejoint par Blodwyn, dont le nom de famille était Carrow, puis par Justin, et enfin, Rodolphus.
-Ouf ! On est tous ensemble !s'exclama Blodwyn.
-Tiens, tiens, murmura Justin. Je le connais lui…
Lui était un garçon aux cheveux noir corbeau, à la peau pâle et aux yeux gris métallique, assis à la droite de Narcissa, et qui était en train de les fixer en souriant. Bellatrix fronça les sourcils car il lui sembla que Narcissa se pencha vers lui pour la désigner d'un signe de tête. Aussitôt, le garçon se leva avec le but évident de venir leur parler.
-Salut les minus…euh ! Je veux dire, les première année !s'exclama-t-il en s'asseyant près d'eux, un grand sourire moqueur aux lèvres.
-T'es qui toi ? Qu'est-ce que tu nous veux ?s'enflamma aussitôt Bellatrix.
-Du calme, Bellatrix, du calme !
-Comment tu connais mon nom ?s'étonna Bellatrix. C'est ma sœur qui te l'a dit ?
-Je connaissais ton nom avant que Narcissa me parle de toi, Bellatrix…Et je suis très vexé tu ne te souviennes pas du mien !
Bellatrix fronça les sourcils.
-Je suis censée te connaître ?demanda-t-elle d'une voix plus calme.
-Je suis ton cousin, triple andouille !s'esclaffa le garçon.
La jeune fille faillit s'étrangler de surprise.
-Evan, c'est ça ? Evan Rosier ?
-Oui, c'est moi. Cousine ingrate !
-Ah ! Evan Rosier ! Je me disais bien que je te connaissais !s'exclama Justin. Moi c'est Justin...Avery, tu sais…
-Ah, ouais ! Salut Justin. Bonne appétit à vous !
Bellatrix lança un regard interrogateur à Justin, tandis qu'Evan retournait auprès de ses amis.
-Tu le connais ?
-Ouais. Enfin…Je l'ai déjà croisé…Nos parents se connaissent, tu comprends…
Bellatrix n'insista pas, même si elle avait la très nette impression qu'il cherchait à lui cacher quelque chose.
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-C'est une dure, ta sœur !commenta Evan en s'asseyant de nouveau à côté de Narcissa.
-Ca, c'est sûr ! Elle t'as pas jeté un sort, au moins ?répondit Narcissa en souriant.
-Non, mais c'était moins une !
-Elle sait se défendre et, parfois, elle s'énerve un peu vite, mais elle est merveilleuse, rassura Narcissa.
-Mais je n'en doute pas ! Les demoiselles Black sont toujours merveilleuses !…Ca doit venir du côté de leur mère, ajouta-t-il d'un air vantard.
-Imbécile !s'esclaffa sa cousine.
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-Elle est en quoi la baguette magique de ta sœur ?questionna Eleanor alors que tout le monde sortait de la Grande Salle pour aller rejoindre les dortoirs.
-Eleanor…soupira Andromeda en baillant. Tu me saoules avec tes baguettes magiques !
-S'il te plaît ! Je l'ai vu se battre tout à l'heure sur le quai, c'était impressionnant ! Dis moi !
-Elle s'est battue ?répéta Andromeda, à peine étonnée. Dès le premier jour ? Pff…
-Andromeda ! Cette baguette était trop belle ! Elle est en quoi ?
-Tu sais que t'es complètement tarée, Eleanor ? Bon, laisse moi au moins réfléchir…Elle est en prunellier, je crois…Avec un nerf de…Sombral, ou un truc dans le genre, je sais même pas ce que c'est…
-J'en étais sûre !s'exclama Eleanor. Ca doit pas être une facile, ta sœur, hein ?
-Ca, c'est sûr ! Bon alors, votre analyse, madame ? Ca veut dire quoi sa baguette ?
-Je croyais que ça ne t'intéressait pas, remarqua la rouquine avant de faire mine de partir.
-Ah non ! Tu restes là et tu m'expliques tout maintenant !
Eleanor, qui visiblement n'attendait que ça, se plia aux ordres d'Andromeda aussitôt :
-Le prunellier, dit-elle sur un ton mystérieux, est le symbole de la force dans l'adversité.
-Tout à fait ma sœur, commenta Andromeda. Quoi d'autre ?
-Je me rappelle aussi que cet arbre est lié à la puissance du destin et des forces extérieures…
Andromeda grimaça et chercha sa sœur du regard. La puissance du destin et des forces extérieures…Mauvais signe, pensa-t-elle.
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Merci de me laisser vos impressions…
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Licorne