Fanfiction écrite par KimOunette-miniblonde07
Titre : Potter, tu embrasses comme une princesse !
Aaah. Je suis harcelé de tout part. Non je ne plaisante pas.
À part hermione qui est casée avec Ron, toutes les filles m'énervent. Et bien oui, je viens de larguer Ginny et du coup, ne me laissant aucune minute de répis, une dizaine de filles se sont déjà présentées devant moi pour être ma nouvelle petite amie. C'est vrai que la petite amie du Survivant, c'est la classe. Photo assurée dans les journaux, célébrité,… Tout çà depuis qu'on a gagné la guerre et surtout que Ginny m'a emmené faire une scéance de shopping avec relooking intégré. On est passé chez le coiffeur qui m'a dorloté. Normal vous allez me dire, tout le monde n'a pas la chance de passer ses mains dans mes cheveux. Même Ginny je ne supportais pas qu'elle remette une de mes mèches rebelles derrière mon oreille. Enfin bon, le principal c'est que çà donnait bien à la fin. Il était vraiment trop long mais maintenant j'ai sur la tête une coupe effet décoiffé, rebelle. On m'a laissé mes beaux cheveux noirs de jais mais grâce au shampoing ils sont plus lumineux. Et l'on m'a appliqué une sorte de colorant sur la pointe de quelques unes de mes mèches et le matin je peux choisir à l'aide d'un sort quelle couleur auront mes cheveux. J'ai déjà essayé bleu avec mon polo Lacoste et mon baggy blanc. Oui, oui de nouveaux vêtements, je vous ai dit que çà a duré 3h avec Ginny ? Heureusement que Lavande et Pavarti n'étaient pas là alors…
Et depuis quelques jours je me promène avec des mèches rouges et mon jeans taille (super) basse avec des inscriptions en écriture style gothique et ma veste en cuir rouge. Enfin, bon, après le coiffeur et les vêtements on a changé mes horribles lunettes pour des lentilles, mettant plus en valeur mes émeraudes. Et en ce qui concerne mon corps, sachez seulement que mes entraînements spéciaux et mes séances de quiddich on fait de mon torse l'objet de bien des convoitises.
Je suis beaucoup plus habitué aux médias, à force de faire la une des journaux.
Tout çà pour dire que les filles me courent après et çà commence à bien faire. Et bien oui, sachez que je n'ai pas quitté Ginny sans raison !
En fait, j'ai une obsession : Draco Malfoy. Ca dure déjà depuis quelques temps mais l'autre jour il me fixait vraiment bizarrement. J'avais juste senti un regard posé sur moi. Un regard insistant et j'avais tranquillement relevé la tête pour tomber dans les prunelles de mon obsession en personne. Pourtant il ne semblait pas vraiment présent mais c'était moi qu'il regardait. Il analysait chaque grain de peau de mon visage et je me suis retrouvé tout chamboulé. Là-dessus Pansy le bouledogue a tout gâché. J'étais si bien, là et Draco m'a quitté des yeux pour cette peste. Elle recevait plus d'attention que moi. Çà me brisait le cœur mais qu'est-ce que j'y pouvais. J'ai vraiment espéré à ce moment là que ce n'était pas un regard habituel, que celui-ci il était unique, qu'il y avait un message. Et puis je pouvais bien râler sur Pansy, j'étais avec Ginny moi il ne faut pas l'oublier.
Imaginez ma tête quand j'ai vu qu'il était furieux sur Parkinson. Il lui a hurlé dessus. On s'est échangé un dernier sourire avant qu'il ne sorte. Et là, ce moment précis a été le début et la fin de tout. J'ai pris une des grandes décisions de ma vie. Sous les yeux étonnés de mes camarades, je suis parti sans rien dire.
On s'est trouvé dans un couloir, pas très loin. Il m'avait attendu, j'en suis presque sûr. On s'est regardé et il s'est approché et là, j'ai gouté à l'ambroise des dieux, à la nourriture interdite : j'ai goûté les lèvres d'un ange.
//It's
really good to hear your voice saying my name
It sounds so sweet
coming from the lips of an angel//
Nos langues se sont emmêlées dans un commun accord et je me sentais partir ailleurs, loin de tout. Dans un monde imaginaire, irréel où il n'y a que toi et moi. Toi la personne que je rêvais de toucher, d'embrasser, je t'avais contre mon cœur. Nous étions chacun dans l'admiration de l'autre. Nous avons échangé un deuxième baiser et j'ai voulu fermer les yeux mais toi tu les as gardés bien ouvert « pour ne rien rater du spectacle » et plus jamais tu ne me lâches des yeux. Tu m'as chuchoté que j'embrassais comme une princesse. C'était débile comme phrase. As-tu jamais embrassé une princesse Draco ? Est-ce une insulte car je ne suis pas une fille ? Ou un compliment parce que c'était royal ?
Quoiqu'il en soit çà m'a fait pensé à Petite Fleur, Ginny donc. Je ne pouvais pas lui faire çà. Et je ne pouvais certainement pas t'abandonner car dès que tu as posé tes lèvres sur les miennes j'ai su que plus jamais je ne pourrai m'en passer. Je t'ai pris par la main. Nous sommes retournés en direction de la Grande Salle. On a croisé Ginny, qui me cherchait, un peu inquiète. Je l'ai prise à part pour lui annoncer qu'elle et moi c'était fini. Elle l'a assez bien pris même si je sais que par la suite elle a beaucoup pleuré par nostalgie mais je suis resté son plus proche ami sans qu'il n'y ait de problèmes. Je suis retourné vers Draco qui attendait patiemment comme si de rien n'était mais quand je suis retourné vers lui en chuchotant du bout des lèvres « c'est fait », je peux jurer avoir vu un sourire fleurir sur ces lèvres.
Nous nous sommes remis en route. Tu ne savais pas ce que je comptais faire. Tu as été agréablement surpris, je crois. J'ai ouvert les portes d'un coup de puissance magique. Je suis monté sur une table et j'ai fait mon coming out.
Je ne le savais pas vraiment avant aujourd'hui mais en même temps je l'ai toujours su. Oui, c'est assez paradoxal je l'avoue.
Bien des jeunes filles ne m'ont pas crue et m'ont regardé d'un air abasourdi, espérant que je rajouterais que c'est une blague ou un pari. Mais ensuite je t'ai présenté, mon Ange comme mon petit ami officiel et je t'ai roulé une pelle mémorable. Encore aujourd'hui en y repensant j'en suis essouflé. Tu as repris la direction. Mais avec toi cela ne me dérangeait pas. Tu passais ma main dans mes cheveux et j'adorais çà.
Un détail me revient de ce moment.Je portais une chemise verte assortie à mes mèches de cheveux et mes yeux, couleur Serpentard et tu étais mon prince lion qui venait embrasser la princesse qu'il a sauvée. Tu m'as pris dans tes bras et j'étais bien là, au chaud, protégé. Tu m'as regardé et réembrassé en souriant. Je m'en foutais royalement des autres. De Parkinson qui a tourné de l'œil jusqu'à Ron imitant parfaitement le poisson.
Le ciel bleu sur
nous peut s'effondrer
Et la terre peut bien s'écrouler
Peu
m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant
qu'l'amour inond'ra mes matins
Tant que mon corps frémira
sous tes mains
Peu importe le regard des autres, j'étais bien dans tes bras et depuis j'y reste tout le temps. Je fais la princesse dont son amour doit s'occuper. Et je peux vous dire que la nuit çà ne me dérange pas du tout de prendre le rôle féminin.
Après tout, j'embrasse bien comme une princesse…
