Hello :) Me revoilà pour un nouveau chapitre ! Bon j'ai dû le couper en deux parties en fait parce qu'il était beauuuuuucoup trop long ce qui fait que je tarderais pas à publier le prochain, juste le temps de peaufiner un peu tout ça ^^

Pitchoune : Merci pour ta review et tes compliments :) J'espère que ce chapitre te plaira ^^ Rah oui moi aussi qu'est-ce que j'aimerais avoir ce choix d'une seconde vie (bon dans longtemps hein ^^ et faudrait qu'y ait un système de rajeunissement sinon je peux dire adieu à mon Tristan xD)

Team Seth : Héhé merci :) Moi aussi je l'adore ce Bors, il est très attachant comme personnage, j'ai bien eu peur que lui aussi y passe avant la fin du film ^^

Morgane : Mouhahaha ! Ta review m'a fait rire parce que j'ADORE les héroïnes qui n'ont aucun scrupule a tuer des gens xD (bon que des méchants hein, je fabrique pas des psychopathes non plus ^^) Et oui Lancelot... bah c'est Lancelot ! Il voit une fille, il fait le joli cœur (bouh je déteste cette expression mais y'a que ça qui me vient sur le coup ^^) Et puis Tristan... Rah ! No comment ! 3 En tout cas, merci beaucoup pour ta review et j'espère que ce chapitre te plaira aussi :p

Trêve de blablatage, je vous laisse lire :)


CHAPITRE 3 : UNE RENCONTRE IMPREVUE

Nous marchâmes environ une demi-heure avant d'arriver à ce qui devait être leur campement. Sept cheveux paissaient tranquillement tandis qu'un grand chevalier entretenait le feu d'un air concentré. Il se tourna vers nous en nous entendant et me jeta un regard étonné. Il était aussi imposant que Bors et une cicatrice lui barrait le visage de l'œil droit jusqu'au menton, lui donnant un air brutal, mais ses yeux étaient en opposition avec son visage. De magnifiques yeux très expressifs. Il me fit un signe de tête et se remit à la tache sans plus de cérémonie.

- Où est Gauvain ? Demanda Galahad.

- Parti chercher de l'eau.

Les chevaliers prirent place autour du feu et je les rejoignis avec plaisir, complètement gelée. La nuit était tombée à présent et l'air était vraiment froid. Je passais mes mains devant le feu avec plaisir pour les laisser se réchauffer. Arthur vit mon geste et m'adressa la parole :

- Vous devez avoir froid avec ces vêtements demoiselle Lili.

- En effet.

Il ôta sa cape rouge et me la mit sur les épaules en me les frictionnant gentiment. Je me tendis un peu à son contact, je n'étais pas très tactile à vrai dire, mais c'était un geste amical et je l'en remerciais. Peu de temps après, un chevalier aux longs cheveux blonds nous rejoignit avec des gourdes plein les mains. Il en tendit une à chacun et vint s'asseoir près du feu à mes côtés.

- Je suis Gauvain, enchanté.

- Lili.

- Où avez-vous trouvé une si jolie demoiselle ?

- Si Enora t'entendais, ricana Lancelot.

- Oui, mais elle n'est pas là alors je peux bien faire un compliment à une jolie fille. Qui ira lui dire ?

- Moi, sourit Lancelot.

- Moi aussi, ajouta Bors dans un grand rire.

- Traîtres ! S'exclama-t-il d'une voix faussement scandalisée.

- Nous l'avons trouvée en compagnie d'un groupe de Saxons à une demi-heure à l'est.

- Moi je suis sûr qu'elle s'en serait sortie toute seule, déclara Bors. Elle a un bon coup d'épée la p'tite !

Je ne pus empêcher un sourire de fierté de se dessiner sur mes lèvres. Je ne savais pas s'il le pensait vraiment, mais c'était un honneur qu'un des grands chevaliers du roi Arthur me fasse un compliment sur ma façon de combattre. Même si j'étais parfaitement consciente que sans l'intervention de Tristan je serais sûrement encore là-bas à l'heure qu'il est.

- Je vous en prie, sans votre aide je serais encore avec eux en ce moment, dis-je.

- Maintenant qu'on est tranquilles, si vous nous disiez d'où vous venez ? Demanda Galahad qui était décidément bien intéressé.

Merde ! Ça, c'était quelque chose qui m'avait complètement échappé, je ne savais pas quoi leur dire. Que j'avais atterri ici après être morte ? Ils m'auraient prise pour une folle !

- Je... je viens de Los Angeles, soufflai-je.

- Los Angeles ? Jamais entendu parler, murmura-t-il.

- Moi non plus, ajouta Arthur. Où est-ce ?

- En Lusitanie, répondis-je avec un soudain rappel de mes cours d'histoire.

- Vous venez de Lusitanie jusqu'en Bretagne pour... trouver un travail ? Demanda Galahad, méfiant.

- Non, bien sûr que non ! Mes... parents sont morts et j'ai été envoyée ici, chez ma tante, repris-je avec un air faussement triste. Mais en arrivant, leur village avait été détruit et j'ai appris qu'elle et toute sa famille avaient été tuées par les Saxons.

Bon c'était un peu malsain d'inventer une histoire aussi glauque, mais j'espérai ainsi qu'ils ne me poseraient pas plus de questions sur le sujet.

- Je suis désolé pour toi ma p'tite, me dit Bors en me mettant une grande claque dans le dos qui me fit presque recracher l'eau que venait de me donner Gauvain. Les Saxons c'est pire que les Romains ! Enfin je parle pas pour toi Arthur...

- Je sais bien mon ami, sourit ce dernier.

Nous continuâmes à discuter un bon moment tandis que Bors cuisinait. C'était assez marrant de voir un type dans son genre, qui avait tout du macho de base se mettre à faire à manger pour nous. Il me donna un bol en s'exclamant d'une voix emplie de fierté :

- Tu vas voir, c'est une soupe que j'ai inventée, tu m'en diras des nouvelles !

Tout en parlant il me servait de grosses cuillères, je devais avoir assez de nourriture pour au moins trois Lili, mais je ne fis aucun commentaire pour une fois et me contentais de le remercier. Je jetais un œil au contenu et le moins que l'on puisse dire c'est que ce n'était pas très appétissant. Des morceaux de toutes sortes d'ingrédients que je ne préférais pas connaître flottaient dans une eau un peu rougeâtre. L'odeur n'engageait pas plus que le visuel, mais je mourrais de faim. Je portais une première cuillère à ma bouche avant de m'étouffer presque, toussant à n'en plus pouvoir. Gauvain, mort de rire, me tapa dans le dos en me tendant sa gourde. Je l'attrapais vivement et la but d'un trait, sentant avec plaisir l'eau fraîche calmer ma bouche en feu. Je devais être aussi rouge que l'eau de la soupe, car je sentais des gouttes de sueur couler sur mon front. Jamais de ma vie je n'avais mangé quelque chose d'aussi fort et pourtant j'étais une grande fan de la cuisine asiatique et mexicaine qui était quand même plutôt pas mal dans le genre. Bors me lança un regard inquiet.

- Tu n'aimes pas ? Me demanda-t-il d'une petite voix.

Devant son air déconfit, je ne pus me résoudre à lui avouer et me contentai de lui dire.

- Si, si. C'est juste que c'est un peu... fort, je dirais. Qu'est-ce que tu as mis là-dedans ?

- Quelques épices et des plantes que Tristan m'a ramenées. Tu trouves que c'est trop fort ?

- Je ne suis pas habituée à... ça. Je crois que je vais me charger de la cuisine à partir de demain si ça ne vous dérange pas.

Lancelot me fit un grand sourire.

- Je vous avais dit que ça marcherait, déclara-t-il en riant.

- Pardon ?

- Lancelot pensait qu'en me laissant faire la cuisine pour ce soir, tu te sentirais obligée de le faire par la suite.

- C'était une ruse ? M'exclamai-je d'un ton outré, mais amusée tout de même.

- Pardonnez-moi Lili, mais la présence d'une femme avec nous a ses avantages, déclara Lancelot. Vous n'imaginez pas tout ce que Bors nous oblige à manger.

- Si vous me l'aviez simplement demandé, je l'aurais fait.

- Vraiment ?

- Oui, mais puisque vous aimez rire je vous offre mon assiette. Vous devez être affamé après cette dure journée.

Il fit la grimace lorsque je lui tendis mon bol rempli à ras bord avec un sourire aimable, mais fut bien forcé de le prendre. Bors éclata une nouvelle fois d'un grand rire et me donna une tape sur l'épaule, comme si j'étais son amie depuis toujours. Nous passâmes la soirée à rire, les chevaliers me racontant les frasques amoureuses de Lancelot et de Bors et je ne vis pas le temps passer. Je me sentais vraiment bien, à ma place. Les paroles de Merlin me revinrent en mémoire et je me dis qu'il avait peut-être raison. Ma vraie place était peut-être ici et pas au XXIe siècle. Avec ces chevaliers Sarmates, m'avaient-ils dit, j'avais l'impression d'être moi-même, de ne pas jouer le rôle de la fille modèle que j'avais été toute ma vie. Seul Tristan restait silencieux, il regardait le feu d'un air absent comme s'il réfléchissait à quelque chose de très important. Au bout d'un moment Arthur se leva.

- Allons nous coucher maintenant, il est tard. Demain nous aurons une longue route pour rejoindre l'évêque. Tristan, tu fais le premier tour de guet ?

Celui-ci acquiesça et s'éloigna sans un regard pour nous.

- Il est toujours comme ça ? Demandai-je à Gauvain.

- Qui ? Tristan ? Oh, il est un peu bougon ce soir. Ça lui arrive parfois, il ne faut pas trop chercher à le comprendre, tu sais.

J'acquiesçai en silence, mais j'avais pourtant envie de comprendre, la curiosité était mon plus vilain défaut. Les chevaliers se couchèrent et s'endormirent directement si j'en croyais les ronflements qui me parvenaient. Je ne pouvais pas en dire autant, couchée sur le sol enroulée dans ma petite cape. J'aurai tout donné pour retrouver mon lit douillet, ma couverture Hello Kitty et mon gros coussin que je traînais depuis que j'étais gamine. Je me tournai et me retournai sans parvenir à trouver une position satisfaisante et finis par capituler en allant m'asseoir près du feu.

Merde ! J'étais en Bretagne ! Avec le roi Arthur et les chevaliers de la table ronde ! Comment était-ce possible que ça ne me paraisse pas plus bizarre que ça ? Je restai là à contempler les flammes fixement un long moment quand une envie pressante se fit ressentir. Je m'éloignai du campement en faisant le moins de bruit possible pour ne pas les réveiller et me mit à marcher dans la forêt. Une fois ma petite affaire terminée, j'étais sur le point de retourner d'où je venais lorsque j'entendis un bruit de croassement, il devait y avoir une mare pas loin. Sûrement celle que Gauvain avait trouvée. Je décidai d'aller y jeter un coup d'œil. Au bout de quelques minutes de marche, j'arrivais devant une large mare. L'endroit était magnifique, juste éclairé par les rayons de la pleine lune qui se dessinait, je m'installais dans l'herbe, passant distraitement ma main dans l'eau. Je restai un moment là, à contempler les reflets de la lune dans l'eau et à faire ricocher des cailloux lorsqu'un bruit derrière moi me fit sursauter. Je me retournais, épée en main, heureusement que je l'avais prise avec moi, au cas ou. Mais je n'en avais pas besoin, je ressentis tout de suite sa présence.

Merlin marcha vers moi aidé d'un grand bâton, avec les mêmes vêtements étranges que j'avais vu plus tôt. Je me rassis face à la mare où il me rejoignit.

- Vous pouvez m'expliquer ce qui se passe Merlin ? L'interrogeais-je.

- Je t'ai déjà tout dit ce matin il me semble.

- Qu'est ce que je fais là ? En... je ne sais même pas en quelle année on est !

- Nous sommes en l'an 467, mon enfant.

- Pourquoi m'appelez-vous comme ça ?

- Et pourquoi pas ?

- Pourquoi vous répondez à ma question par une autre question ?

- Parce que je ne peux pas te répondre autre chose que cela.

- Dites-moi en plus, je vous en prie ! Criai-je. Que dois-je faire exactement ?

- Les guider. Les protéger. Les rallier à notre cause.

- Guider qui ? Arthur et ses chevaliers ?

- Bien sûr, qui d'autre ?

- Alors c'est eux qui sont venus à moi...

- Comme promis oui.

- Je ne sais même pas où je suis, comment voulez-vous que je les guide ? Ou que je les rallie à votre cause, quelle qu'elle soit ?

- C'est ta cause aussi à présent. Les Romains ne seront bientôt plus qu'un souvenir en Bretagne. Bientôt nous pourrons récupérer nos terres et vivre en peuple uni.

- Et les Saxons ? Ce sont vos amis aussi ?

- Bien sûr que non. C'est bien là le problème. Il nous faut un chef, quelqu'un qui puisse commander mes hommes et nous libérer.

- Arthur, soufflai-je.

- Arthur. Mais il me voue une haine sans borne, il faut que tu m'aides à le convaincre.

- Mais je ne le connais pas ! Répliquai-je. Pourquoi m'écouterait-il ?

- Pas encore, mon enfant, pas encore. Quand le moment sera venu, je te mettrai au courant. Je n'ai aucun doute sur la personne que tu es et sur celle que tu vas devenir. Pour nous. Pour la Bretagne. Je t'enverrais une alliée en temps voulu, elle t'aidera à le convaincre, j'en suis sûr, termina-t-il avec un petit sourire.

- Je ne comprends rien à tout cela.

- Vous parlez toute seule maintenant ? Demanda une voix rauque qui me fit sursauter.

Je me retournai d'un bond, épée en main à nouveau pour me retrouver face à face avec Tristan. Je regardais à côté de moi, Merlin avait disparu comme par magie. Il eut un petit ricanement en voyant mon arme.

- Vous ne la tenez même pas comme il faut.

- Qu'est ce que vous faites là ? Lui demandai-je, vexée.

- Je pourrais vous poser la même question.

C'était la première fois que je l'entendais me parler et pourtant cette voix... cette voix m'était familière.

- Je n'arrivais pas à dormir alors... je suis venue réfléchir un peu près de cette mare.

- Vous n'avez donc aucune conscience du danger ? Cracha-t-il. D'abord vous vous promenez seule dans une forêt infestée de Saxons, ensuite vous vous levez en pleine nuit pour réfléchir seule devant une mare. J'aurais pu vous tuer cent fois et les Pictes ou les Saxons tout autant.

- Je ne me promenais pas, j'étais perdue ! Répliquai -je en sentant la colère monter.

- Et en plus vous n'avez pas le sens de l'orientation, soupira-t-il.

- Qu'est-ce que ça peut bien vous faire de toute façon ? Fulminai-je.

Il s'approcha jusqu'à être à quelques centimètres de moi. Il était parfaitement calme, alors que je tremblais de colère et de sa proximité qui me mettait mal à l'aise.

- Je vais te dire quelque chose et je ne le répéterais pas, murmura-t-il. Tu es sous la protection d'Arthur, ce qui signifie que s'il t'arrive quelque chose, nous devrons te couvrir. Je n'ai aucune envie de mourir par ta faute, alors à partir de maintenant si je te vois te promener seule dans les bois ou dans tout autre endroit dangereux, tout ce que je ferais c'est te laisser crever. Est-ce clair ?

Je frissonnai. Oui, c'était on ne peut plus clair.