Whatever I want.

(3ème partie.)

Le silence était pesant dans la pièce, la tension épaisse. Les Weasley étaient choqués, Hermione, Ron, Ginny et Mme Weasley n'en revenaient pas qu'Harry leur parle sur ce ton. Ce n'était jamais arrivé, ils ne comprenaient pas. Qu'est-ce qu'il faisait avec Malfoy - Draco. - ? Pourquoi étaient-il énervé contre eux ? Qu'est-ce qu'il c'était passé tout le temps où il n'était pas en Angleterre ? Pourquoi n'avait-il pas l'air heureux de les revoir ? Ce n'était pas censé se passer comme ça, il était censé être parti pour se changer les idées, et leur revenir plus heureux, mais non changer. Qu'était-il arrivé au Harry qui ne contrôlait pas sa magie ? Qui avait peur, était perdu sans leur aide ? Le chétif, et naïf Harry qu'ils connaissaient, il ne pouvait pas avoir disparu. Ce n'était tout bonnement pas possible.

Les autres Weasley présents étaient tout aussi choqués, Mr Weasley n'arrivait pas à se décider s'il était heureux qu'Harry ai enfin pris sa vie en main, ou prendre le côté de sa femme, de sa fille et de son plus jeune fils. Fred et George, eux, étaient tout simplement près à sortir le pop-corn et regarder les festivités commencer, après tout, ils avaient toujours été du côté d'Harry, il n'y avait aucune raison de changer de camp maintenant. Ils considéraient ça comme étant tout à fait normal pour le jeune homme de vouloir enfin vivre de la façon dont il l'entend. D'avoir pris le temps de partir pour se trouver, pour la première fois, Harry faisait les choses qu'il voulait sans que personne ne l'ai convaincu que c'était ce qu'il devait et voulait faire. C'était un grand changement, et pouvait - allait - affecter toutes relations qu'il avait eu avec le reste de leur famille, mais personne ne pouvait lui en vouloir, et si leurs parents, frères et soeurs, ainsi qu'Hermione finissaient par ne plus le revoir, ne serait-ce qu'un peu, ce serait entièrement leur faute, mais eux n'avaient pas l'intention de laisser si peu tout briser. Peu importe ce que les autres disaient.

Harry quant à lui les regardait impassiblement, attendant qu'ils se décident s'il voulaient continuer cette conversation, qu'il savait n'allait pas finir de la façon dont ils le voulaient, où s'ils allaient partir. Les deux lui allait, il s'était préparé à cette confrontation, savait comment elle pouvait se terminer, il était prêt. Il n'était plus le même. Draco, toujours à ses côtés avait lancé un sort de silence sur la pièce, parce que peu importe quoi, il savait que les voix n'allaient pas rester à un volume respectable. Il soupira et alla s'asseoir sur le fauteuil le plus près de la cheminée, qui était allumée. Si ça ne tenait qu'à lui, cette conversation n'aurait même pas lieu d'être, mais il savait que c'était important pour Harry, ce qui faisait que ça l'était pour lui aussi.

Harry se rapprocha pour aller s'asseoir sur ses genoux, un bras autour de sa nuque, Draco mis son bras autour de sa taille, et posa sa main sur son ventre. Le jeune homme aux yeux vert soupira et se relaxa un peu dans l'étreinte. - Ses yeux restant froid, posés sur les personnes en face de lui. - Il sourit quelques peu en voyant la tête que les jumeaux faisaient, il ne s'attendait pas à moins d'eux, les seuls en qui il avait confiance pour que toute cette conversation ne change rien à leur relation.

- « C'est quand vous voulez, » dit-il soudainement, « je suis fatigué et j'aimerais allezr me coucher, nous repartons bientôt, et bien que nous n'avons - que je n'ai - pas apporté beaucoup d'affaires, j'aimerais me reposer. »

Draco lui pinça la taille, et Harry lui lança un regard, un petit sourire rempli d'affection aux lèvres, avant de se retourner vers les autres personnes en face d'eux. Hermione fut la première à retrouver l'usage de la parole.

- « Harry, quand est-ce que tout a changé ? » Demanda-t-elle.

- « Pourquoi tout aurait changé ? » Rétorqua-t-il, la voix impassible.

- « Tu n'es plus le même qu'avant. » Murmura Ron.

- « Vous vouliez que je reste le même ? Que je ne change pas ? La guerre est finie, je n'ai plus à me soucier de ce que les gens pensent. J'aurais crû que vous, mieux que quiconque comprendrais cela. »

- « Mais… Tu es parti sans rien dire pendant cinq ans Harry, sans donner aucunes nouvelles de toi. Sans nous dire où tu allais, si tu allais bien. Ni même pourquoi tu étaits parti. » Dit Hermione.

- « Parce que je ne savais pas où j'allais, que j'avais besoin de partir sans avoir sans arrêt quelqu'un sur le dos pour me dire quoi faire, quoi porter, quoi manger. Comment vivre ma stupide vie sans me laisser le choix de dire si oui ou non j'étais d'accord. » Répondit Harry, la voix un peu plus élevée.

Hermione, Ron et les autres le regardèrent les yeux écarquillés. Harry ne comprenait pas que s'ils avaient fait tout ça, c'était pour son bien. Parce qu'il était incapable de prendre des décisions.

- « Harry, nous n'avons pas fait ça pour prendre le contrôle de ta vie. Nous l'avons fait pour ton bien, seulement ça, » commença Mme Weasley, « tu n'étais pas capable de prendre des décisions par toi-même, nous avons fait les bons choix pour toi. »

- « C'est sûr que c'étaient de bons choix, les meilleurs, et la preuve c'est qu'Harry était tout à fait d'accord et est resté avec vous jusqu'au bout. » Dit Draco sarcastiquement.

Les Weasley et Hermione regardèrent Harry, attendant que celui-ci prennent leur défense. Mais ce dernier était toujours aussi impassible, et ne réagit pas une seconde quant à la remarque de Draco.

- « Harry, tu vas laisser cette … Cette sale vermine nous parler comme ça ? » Demanda Ron clairement choqué.

- « Pourquoi est-ce que je ne le ferait pas ? Je veux dire, je ne l'aurais certainement pas formuler de la même façon que Draco, étant donner que les mots ne lui viennent pas de façon subtile c'est un fait révolu, mais en soit il a raison. » Répondit Harry en haussant les épaules de façon nonchalante.

- « Je ne comprends pas, » dit Hermione, « pourquoi nous avoir laissé et être revenu comme ça ? »

- « Hermione, » soupira Harry, « il faudra un jour que tu comprennes que tout n'est pas compréhensible, la vie ne l'est pas, les livres ne détiennent pas tout le savoir. Tu n'es pas obligée de comprendre quelque chose pour celle-ci soit réelle, tu sais ? »

- « Mais… Mais tu étais censé te marier avec Ginny, avoir des enfants, et on aurait tous habités les uns à côté des autres. Tu étais censé être Aurore. Pas être avec… Avec lui. Habitant on-ne-sait-où. Pour l'amour de Merlin Harry pourquoi tu ne peux pas comprendre ça ? »

Harry se massa les tempes, cette conversation tournait en rond, et ne menait nul part. Ils ne voulaient pas comprendre, pourtant tout était simple, tout du moins il le pensait.

- « Parce que nous ne sommes plus des enfants, Hermione, je n'ai plus le béguin pour Ginny et ce depuis des années, bien avant que je ne revois Draco pour la première fois peu de temps après mon départ, » dit Harry sèchement, « et Ginny n'arrive pas à se remettre du fait que son héros n'est ni son héros, ni ce qu'elle pensait que j'était. »

- « Pourquoi tu dis ça comme si il n'y avait rien eu entre nous ? » Murmura Ginny.

- « Parce que c'est la cas, Ginny. Il n'y a rien eu entre nous, ont avait peur, on était en guerre, je ne savais pas quoi faire et on ne me disait rien. Tu étais persuadée que j'étaits quelqu'un que tu connaissais alors que ce n'était pas le cas. Rien n'a eu le temps de commencer, rien ne commencera jamais. Il est temps que tu passes à autre chose et que tu te trouve quelqu'un que tu aimeras pour ce qu'il est et non pour l'idée que tu te fais de lui. Tout comme je l'ai fait. » Dit Harry un peu plus gentiment.

- « Et pour toi, passer à autre chose inclus … Lui ? » Cracha Ron.

Harry haussa un sourcil, chose qu'il avait apparement pris de Draco, et regarda Ron droit dans les yeux, le vert émeraude sans émotion s'étant assombrit dangereusement à l'entente des mots de Ron. Il ne répondit pas, la tension était grimpée d'un cran - oui, c'était possible. - Draco connaissait ce regard, il l'avait vu tellement de fois au cours des dernière s années, il secoua la tête légèrement, un petit sourire aux lèvres, et d'un mouvement fluide de sa baguette fit léviter une tasse de thé vers lui.

- « Il y en a pour un moment » dit-il amusé, au choc de tout le monde. - Encore. -


Ca faisait un mois. Un mois entier depuis qu'il était partit, depuis qu'ils les avaient laisser avec rien d'autre qu'un sac sur le dos, et le strict nécéssaire. C'était un coup de tête, aussi simple que ça. Mais il étouffait, n'en pouvait plus. Il devait partir. Et c'est ce qu'il avait fait, sans destination en tête, il avait pris ses affaires et était partit. Au début, il s'était senti coupable de ne pas leur avoir ne serait-ce que laisser un mot pour leur dire qu'il s'en allait, pour il ne savait combien de temps. Ni pourquoi. Mais c'était son choix, il se rappela à lui-même, il avait besoin de se retrouver seul, d'apprendre à se connaître sans que personne n'essait d'interférer.

Il avait retenu tellement de colère, de haine et de rancune ces dernières années, et pas simplement contre Voldemort, mais contre tous ceux qui l'entouraient, ainsi que ceux qui ne le connaissaient que part simple journal, qui pensaient qu'ils avaient tout droit sur sa vie et sur lui simplement parce qu'une stupide prophétie avait décidée qu'il devait soit mourir en essayant de tuer un détraqué, ou le vaincre et devenir un héros qu'il ne voulait pas être. Sa magie était à peine retenue, sa colère risquait à tout moment de se relâcher.

Il avait tellement perdu dans cette guerre. Tellement plus que ce qu'il avait gagné. On ne lui avait jamais demandé son avis, s'il était même d'accord pour gagner cette guerre. On ne lui avait rien dit, diable on ne l'avait même pas entraîné. Il en avait sa claque et il devait partir avant que ça ne soit lui qui démarre une nouvelle guerre. C'est donc ce qu'il avait fait. Et aujourd'hui il se trouvait dans une sorte de désert. Peut être en Afrique du Nord, il pensait. Peut être. Qui sait. Le désert du Sahara, peut être. Il était seul. Il faisait chaud. Et il ne savait où il se rendait. Mais il était au meilleur de sa forme, et plus heureux qu'il ne l'avait jamais été. Parce que même s'il était perdu dans une partie du monde qu'il ne connaissait pas, sans civilisation ou quoique ce soit, il l'avait décidé lui-même et rien que ça était génial.

Il marchait depuis des heures sans s'être arrêté, et il pensait qu'il commençait à avoir des hallucinations, parce que sinon, comment est-ce qu'il serait possible qu'il voit quelqu'un de si pâle, avec des cheveux si blond et des yeux si gris, le regardant fixement, en plein milieu du désert. Il commença à rire de façon hystérique.

- « Pourrait-on savoir ce qui te fais rire, Potter ? » Demanda l'hallucination sèchement.

- « Je savais pas qu'une hallucination pouvait parler. » Dit Harry après avoir - enfin - arrêté de rire.

- « Elles ne parlent parle pas, mais je n'en suis pas une. » Rétorqua Draco-Hallucination.

- « Qu'est-ce que tu ferais dans un désert si tu n'étais pas une Hallucination ? » Se demanda Harry à lui-même.

Draco regarda Harry comme si celui-ci était fou, puis pris de l'eau, et lui balança à la figure.

- « Ok, ok, j'ai compris, pas une hallucination, reçu cinq sur cinq. » Dit-il en s'étouffant, un peu.

Il regarda le blond quelque temps, puis regarda le « camp » de ce dernier, et décida que ce serait une excellente idée de rester ici, il s'assit donc, normalement et regarda Draco, attendant que ce dernier fasse de même. Ce qu'il fit, ne comprenant toujours pas ce qu'il se passait.

- « Donc, tu es dans le désert. Pourquoi ? » Demanda Harry naturellement.

- « Parce que j'aime les paysages, »Répondit Draco une touche sarcastique, « Parce que je cherche des ingrédients de potion rares, et que personne ne veut de moi au Royaume Uni. »

- « Pourquoi personne voudrait de toi ? » Harry semblait sincèrement choqué, ce qui dérangea Draco énormément. Plus que la conversation « civilisée » qu'ils partageaient.

- « Peut-être parce que je ne suis pas à Azkaban, alors que tout le monde pense que ça devrait être ma nouvelle maison, que je ne suis qu'un mange-mort et/ou fils de Lucius Malfoy. Honnêtement, pour pleins de raisons Potter. »

- « Ouais bah les gens sont cons. » Marmonna Harry.

Draco regarda le premier, une pointe de questionnement dans ses yeux gris. Mais même si il mourrait d'envie de connaître les réponses à ses questions, il ne les posa pas. Il avait une fierté, et il en avait marre d'être seul. Alors pour la première fois de sa vie, il garda la bouche fermée. Mais tout de même, qu'est-ce que Potter faisait ici, tout seul ?

- « Qu'est-ce que tu fais ici, tout seul, Potter ? » Yep, un filtre, tout à fait.

Harry regarda dans le vide un long moment, et Draco pensait qu'il n'allait pas répondre. C'était frustrant, mais il haussa les épaules. Il n'allait pas le forcer à dire des choses qu'il ne voulait pas. Il savait ce que c'était, de devoir garder des choses cachées. Et ce n'était pas facile de les faire sortir, ni même de parler à quelqu'un que tu pensais être ton ennemie pendant des années.

- « J'en avais marre d'étouffer. » Répondit finalement Harry si doucement que Draco faillit ne pas l'entendre, « marre qu'on me dise quoi faire, comment vivre ma vie. Marre qu'on ne me laisse pas me remettre de la perte de gens que j'aimais. Marre qu'on me cache des choses. Marre qu'on m'acclame pour avoir tuer, pour avoir fait verser le sang. Marre qu'on pense que je devais des choses à tout le monde alors que ce n'est pas le cas. Marre de ne pas avoir la chance de me trouver moi-même parce que les gens, même ceux proche de moi, m'avaient déjà fait une personnalité et que je ne « pouvais pas me permettre de leurs faire penser que tout était faux », ça aurait fait de moi un menteur. » Enchaîna-t-il, « Honnêtement, on m'a à peine dit que j'était un Sorcier que le jour même on me dit que je suis célèbre, que je suis riche, et que tout le monde s'attend à ce que je détruise un gars qui c'est mis en tête que tuer tout ce qui ne lui plaisait pas était tout à fait normal. Fallait que je parte. Sans eux. »

Draco regarda Harry, les yeux grands ouverts. Il avait toujours plus ou moins pensé qu'Harry était tout ce qu'on disait de lui, mais pas totalement. Il savait qu'il y avait plus derrière tous les articles, toutes les rumeurs, tous les sourire qu'ils montraient. Il l'avait vu se battre, l'avait vu contre Voldemort lui-même, l'avait vu avec son propre père. Mais il n'avait jamais pensé que ça affectait autant l'autre.

Des deux côtés différents d'une même guerre, ils avaient pourtant tellement en communs, tellement de souffrance en eux, de colère, et de rancunes qu'aucuns d'eux n'avaient le droit de montré. Ils avaient eu des choses à faire, qu'ils le veuillent ou non. Ils avaient eu des personnalités dessinées pour eux, qu'elles soient vraies ou fausses. Ils avaient tellement vécus. Et ils ne s'en rendaient compte que maintenant. Dans un Désert. Alors que tout était fini.

Tout deux étaient silencieux, chacun dans leurs pensés.

- « Tu sais, » parla finalement Harry, « je t'ai jamais vraiment haïs, honnêtement j'ai tellement de personnes à haïr que tu n'es même pas dans le top dix. Mais même si j'ai réellement pensé de toi comme étant un gamin arrogant, superficiel et méchant sans raison, j'ai vite compris que, comme beaucoup de personnes, tu te devais de faire ça. J'ai vu, Draco, de mes yeux, ce que la guerre pouvait vous faire. Et tu étais de loin l'une des personnes les plus courageuses que j'ai eu l'occasion de croiser. Totalement méprisable, mais courageux quand même. »

Ce jour-là, ils parlèrent des heures. Sans personnes autour d'eux pour leurs dirent comment se comporter, comment parler, ni ce qu'ils devaient faire. Ils parlèrent librement. Ils voyagèrent dans le Déserts ensemble. Une amitié était née, cette journée là. Cependant, Draco voulait partir pour l'Australie après, Harry, lui, voulait se rendre en Chine, apprendre toutes sortes de techniques de relaxation, apprendre à enfin maîtriser sa magie.

Mais au fond d'eux, ils savaient qu'ils se reverraient. Et vite.

Et oui, ils s'étaient revu. Harry cligna des yeux rapidement, revenant au présent. Un sourire rêveur sur les lèvres, il tourna les yeux vers Draco, qui buvait sa deuxième tasse de thé. Le blond releva les yeux vers son époux, et le regarda, les yeux tendres, sans le masques que tant de personnes l'avaient vu porter pendant des années. Draco était toujours aussi magnifique, même avec les années. Ses cheveux à lui aussi était plus long - quoique toujours moins que ceux de Lucius. -, ses yeux, plus expressifs étaient toujours d'un gris profond.

- « Tu sais que j'ai pensé que t'étais une hallucination pendant la quasi-totalité de notre première discussion? » Dit Harry.

- « J'ai bizarrement aucun mal à le croire. » Répondit Draco.

La famille Weasley et Hermione regardèrent l'échange sans rien comprendre. Harry avait été perdu dans ses pensées pendant bien une demi heure, et seul Draco semblait trouver cela normal. Rien d'inquiétant là-dedans. Nop. Absolument pas.

Harry se tourna enfin vers les autres personnes présentent, mais ne s'excusa pas comme ils s'y attendaient, il les regarda, le visage de nouveau fermé, et soupira, montrant clairement qu'il voulait que cette conversation soit finie, qu'il puisse enfin aller se coucher. Mais ils n'en avaient rien à faire, ils ne partiraient pas sans Harry.

- « Harry, s'il te plait, » plaida Hermione, « Reviens avec nous. On ne sait pas ce qu'il s'est passé ces dernières années, mais tu n'es clairement plus toi-même. Viens avec nous quelques temps. Tu verras que tout ce que tu vis maintenant n'est pas ce que tu veux, d'accord ? » Ron hocha la tête à ses côtés, Ginny en fit de même.

- « Hermione, pour la dernière fois, je ne… »

- « Papa ? » Le coupa une petite voix endormie.

Tous tournèrent leur tête vers le nouvel arrivant. Un petit garçon, qui ne devait pas avoir plus de deux/trois ans se trouvait sur le seuil de la porte, se frottant les yeux de ces petites mains, portant un pyjama bleu ciel avec des balais comme motif.

Les Waesley étaient choqués, et encore une fois, complètement perdu. Draco grogna légèrement, bien sûr que ça allait pas être facile, leur fils n'arrivait jamais à s'endormir si ce n'était pas dans SON lit, dans LEUR maison. Harry persistait à dire qu'il avait hérité ça de lui, Draco le niera jusqu'à sa mort, oui. Harry regarda juste la scène entre son mari et son fils, amusé, le coeur rempli de chaleur.

Il y avait tellement de non-dit. De questions dans l'air. La tempête qui approchait serait décisive. Mais ça, le petit Gabriel n'en savait rien, tout ce qu'il voulait, lui, c'était un verre de lait.

Note d'auteure :

Voilà, je suis désolée, tellement désolée d'avoir tellement de retard sur cette troisième partie. Mais ces dernières semaines ont été un véritable cauchemar et honnêtement parlant, écrire était la dernière de mes priorités.

Quand j'ai commencé cette troisième partie, les mots sont venu tellement naturellement que j'en suis encore surprise. C'était pas réellement que j'imaginais, mais j'en suis assez fière.

Mais du coup, ça rajoute encore deux parties, finalement. Les flash-back sont plus long que ce que j'avais prévu, je me dois donc de rajouter une autre partie.

Mais la fin est proche.

A votre avis, les Weasley, Hermione et Harry vont-ils pouvoir renouer des liens, malgré les différents, ou vont-ils chacun partir de leur côtés ?

A bientôt,

Marie.