Chapitre 3
Des secrets révélés
La semaine suivante passa lentement. Fred et Georges avaient coincé leur investisseur et lui avaient montré ce qu'ils pensaient faire de leur magasin de farces et attrapes. Harry observait simplement les jumeaux qui vérifiaient leurs inventions en essayant de ne pas être submergé par elles. Il avait toujours su que Fred et Georges étaient créatifs, mais il n'aurait jamais pensé qu'ils puissent accomplir tant de choses en si peu de temps. Ils étaient extrêmement fiers et même frimaient en montrant leurs oreilles à rallonge, un article qui permettait à quelqu'un d'écouter des conversations. Harry fit une note mentale de tout dire à Sirius et à Remus au sujet de cette invention. Il y avait abondance de conversations qui avaient lieu dans ces murs et qui étaient censées être privées.
Garder ses propres affaires privées allait s'avérer plus difficile que Harry n'aurait jamais pu penser. La curiosité de ses amis avait été quelque chose à laquelle il n'avait pas été préparé bien qu'il aurait dû l'être. Il avait évité leurs questions depuis la fin de l'année sur ce qui lui était arrivé parce qu'il n'était pas encore prêt à parler de ce qui s'était produit avec eux. Il avait travaillé sur sa culpabilité, sa colère et sa dépression avec Sirius et Remus. Pourquoi devrait-il revivre encore cela juste pour satisfaire leur curiosité ?
Harry savait qu'il y avait plus de la persévérance d'Hermione que n'importe quoi. Son coeur était à la bonne place, mais certaines choses ne pourraient être résolues à partir d'un livre, là où elle rechercherait les réponses pour résoudre les problèmes qu'il y avait. La fratrie Weasley écouterait à contre-coeur ce que leurs parents leur diraient à moins qu'ils n'aient entendu différemment, quelque chose qu'Hermione aurait fait. Puisque Hermione venait d'un milieu moldu, elle avait su exactement ce qu'était le son bippant et avait informé les enfants Weasley qu'il surveillait le coeur de Harry. Par peur, les adolescents coincèrent Madame Weasley, exigeant de savoir ce qui n'allait pas avec lui.
« Ce n'est pas à moi de le dire, » leur dit Madame Weasley. « Souvenez-vous de ce que Sirius et Remus vous ont dit. Harry a encore besoin de récupérer après ce qui lui est arrivé. Si Sirius et Remus sentent qu'il est nécessaire de garder un œil sur Harry alors c'est leur décision. Vous êtes tous des invités dans leur maison. Ce serait mieux si vous vous souveniez de cela. »
L'attitude de Madame Weasley avait choqué beaucoup de personnes. La femme habituellement énergique avait toujours donné des conseils à Sirius et Remus, n'intervenant seulement que quand les deux hommes étaient en désaccord sur quelque chose qui concernait Harry. Les seules fois où son obstination avait vraiment pris le dessus était durant les repas. Elle insistait pour aider Harry et Remus à cuisiner, quelque chose que les deux sorciers étaient plus que désireux d'autoriser. Avec toujours plus de bouches à nourrir, plus ils avaient d'aide dans la cuisine mieux c'était.
Les nouveaux arrivants avaient également rencontré Kreacher au cours de la semaine passée. L'elfe de maison de la Famille Black avait également pas mal changé depuis le mois dernier. Sirius avait dit à Harry que Kreacher n'avait pas toute sa tête et n'était rien de plus qu'une nuisance mais après les premiers jours d'alitement, l'elfe de maison était entré dans la chambre de Harry en marmonnant au sujet de sa maîtresse. Harry savait par Sirius que la maîtresse de Kreacher était Madame Black, la mère de Sirius, et avait pris sur lui de demander à Kreacher comment avait été la femme.
Kreacher avait parlé de Mme Black à Harry d'une façon dont seul un serviteur obéissant le pouvait . Il y avait très peu de sorcières et de sorciers dans la famille Black qui s'étaient opposés à Voldemort. Kreacher avait grandi dans la maison Black, croyant tous ce que les Black lui disaient et qu'importe que cela soit vrai ou faux. Depuis que Sirius s'était enfui de la maison alors qu'il était encore à Poudlard, Kreacher avait cru que Sirius avait trahi sa mère et par conséquent, l'avait haï avec passion. La chose bizarre était que Kreacher ne traitait pas Harry de la même façon. Malgré que Harry soit contre Voldemort, Kreacher traitait Harry impartialement car Harry était intéressé d'en apprendre plus sur la branche de la famille Black.
Cela ne signifiait pas que Kreacher traitait les amis de Harry de la même manière. Le vieil elfe de maison avait, de fait, appelé les Weasley de traîtres à leur sang et Hermione de Sang-de-Bourbe (un nom ordurier utilisé contre les sorcières et sorciers nés moldus). Après avoir entendu ça, Harry et Sirius avaient grondé l'elfe de maison et lui avaient ordonné de rester loin des visiteurs. Depuis lors, Kreacher n'avait plus vraiment été vu par quiconque.
Le « bien aimé » portrait de Madame Black était une autre partie de la maison Black qui avait effrayé Hermione et les jeunes Weasley. Fred et Georges étaient en train de descendre les escaliers en parlant fort quand, à leur surprise, les rideaux du mur opposé s'ouvrirent pour révéler un portrait d'une vieille femme les regardant avec colère avant de se mettre à crier sur eux. Ceci attira l'attention de tout le monde dans la maisonnée.
Madame Weasley et Remus furent les premiers à arriver et essayèrent de fermer les rideaux mais en vain. Harry et Sirius vinrent en courant suivit par Ron, Hermione et Ginny. Remarquant Harry, Remus attira hors du chemin une Madame Weasley perplexe. « C'est assez, grand-mère! », lui cria Harry.
Il avait été intéressant d'expliquer cela aux Weasley. Quand Harry avait révélé que Madame Black n'était pas réellement sa grand-mère, Madame Weasley avait laissé échapper un soupir de soulagement. La plus part des membres de l'Ordre savaient être silencieux dans les parages du portrait de Madame Black, aussi aucun d'entre eux n'avait jamais vu Harry la faire taire. Sirius et Remus avaient tenté de la faire taire la première semaine que Harry était arrivé à la maison et était supposé se reposer. En entendant les hurlements de Mme Black, Harry était sorti de sa chambre et s'était assis au sommet de l'escalier, le regard confus. Ce fut à ce moment que Madame black avait remarqué Harry, le regardant fixement avec de grands yeux. Harry avait entendu Sirius l'appeler « Mère » aussi Harry avait simplement souri et dit « Salut grand mère ». Madame Black s'était évanouie, permettant à Sirius et à Remus de fermer les rideaux. Depuis lors tout était fait pour enfermer Madame Black et c'est Harry qui avait droit d'appeler sa grand-mère puisqu'ils n'avaient pas été capables de retirer le portrait du mur.
A la fin de la semaine, Harry était arrivé à la conclusion que garder Hermione et les jeunes Weasley loin des réunions de l'Ordre était plus facile à dire qu'à faire. Il avait prévenu Sirius au sujet des Oreilles à rallonge durant l'une de leur session d'entraînement ainsi que des précautions qui avaient été prises, pour la plus grande contrariété de Fred et Georges. Incapables d'entendre quoi que se soit, les adolescents étaient remontés dans leur chambre pour la nuit, enfin, c'est ce qu'ils avaient prétendu. Trop fatigué pour ce battre à se sujet, Harry était allé se coucher. Il avait survécu à deux heures d'entraînement ce matin et l'était certainement maintenant.
Rampant dans son lit, Harry pouvait sentir les charmes jetés tout autour de la pièce revenir à la vie comme ils le faisaient chaque nuit. Un doux son bippant envahit ses oreilles alors qu'il remontait ses couvertures. Fermant les yeux, Harry laissa son esprit errer comme il le faisait toujours. Se concentrant sur quelque chose l'avait juste tenu éveillé pendant des heures. D'ici peu, Harry aurait plongé dans le sommeil, l'atmosphère de sa chambre disparaissant dans l'obscurité.
Le problème était que ce n'était pas une obscurité paisible. Des émotions fortes semblaient envahir l'air. Il y avait de la colère, de la haine, du désespoir et de la rage. C'étaient les seules que Harry pouvait distinguer. Elles étaient tellement fortes que c'en était presque douloureux. Entouré par l'obscurité, Harry vérifia une deuxième fois son étui de baguette magique seulement pour se rappeler qu'il l'avait retiré. Vraiment génial. Je suis piégé dans cet... endroit avec aucune arme.
Une voix éloignée perça soudain l'air. Se tendant pour écouter, Harry inconsciemment fit un pas vers la voix. Si quelqu'un d'autre était là, alors peut-être qu'il connaissait une issue d'où qu'il soit. Et peut-être qu'il y avait un mangemort voulant te tuer. Harry grommela son ennui comme cette idée traversait son esprit. Il avait dû admettre qu'en l'état actuelle des choses il était plus que probable que la voix qu'il entendait était un ennemi plus qu'un ami.
Soudainement une douleur brûla pourtant la cicatrice de Harry, le forçant à tomber à genoux. Saisissant sa tête, Harry tenta d'ignorer la douleur et de se focaliser sur la voix qui était devenu plus claire mais qu'il ne pouvait pas comprendre. Il commença à paniquer. La seule raison qui faisait que sa cicatrice pouvait lui faire mal soit que Voldemort soit à proximité ou que Harry ait une vision au sujet du Seigneur des Ténèbres mais c'était impossible. Voldemort était supposé être dans le coma !
A moins que cela soit un rêve, réalisa Harry. Cela signifie-t-il que Voldemort s'est réveillé ?
Si ce n'était en effet qu'un rêve, alors ne pourrait-il pas juste se réveiller ? La douleur augmenta faisant crier Harry alors qu'il tenait sa tête. Il pouvait sentir son coeur s'emballer dans sa poitrine. Comment voulez vous vous réveiller, surtout de quelque chose comme ça ? Se dire à soi-même de se réveiller ne fonctionne pas. La voix devenait plus forte, l'entourait complètement. C'était légèrement déformé, mais il y avait une touche manifeste de colère dans la voix.
« Venge... tue...les...tous... »
Harry se força à se lever d'un bond et à s'éloigner de la voix. Ça ressemblait trop celle qu'il avait entendu durant sa seconde année. Il n'avait pas réussi à s'éloigner beaucoup que quelque chose s'écrasait sur son dos et l'envoyait voler vers l'avant. Harry atterrit sur le plancher dur avec un bruit sourd. Il ressentait une douleur dans sa poitrine alors qu'il luttait pour respirer. Se retournant sur le dos, Harry regarda fixement les ténèbres, incapable d'en faire plus. Lentement, la capacité à respirer revint mais en tant que courts halètements. Ignorant la douleur, Harry s'assit et se retrouva face à face avec la dernière personne qu'il s'attendait à voir.
Cedric Diggory.
Harry regarda fixement le jeune de dix sept ans devant lui, incapable de trouver quelque chose à dire. Ce n'était pas possible. Cedric était mort. Harry l'avait vu se passer. Il avait vu Croupton utiliser le sort de mort cette nuit là dans le cimetière. C'est un rêve... ce doit être ça...ce n'est pas réel. Se rendant compte que Cedric était en train de l'attendre, Harry saisit sa chance. « Cedric ? » demanda-t-il nerveusement.
Cedric souriait. « Salut Harry », dit-il en tendant sa main et en aidant Harry à se remettre sur pied. « Tu n'es pas à ta place ici, tu dois te réveiller. Ton parrain ne supporte pas très bien ta souffrance. » Cedric tendit sa main et saisit l'épaule de Harry. « Reste fort, Harry. »
Avant que Harry puisse répondre, il sentit comme s'il était retiré des ténèbres. La douleur de sa poitrine et de sa cicatrice diminuèrent lentement. Des sons arrivèrent à ses oreilles. Quelqu'un lui demandait de se réveiller alors qu'il le tenait contre sa poitrine. Ouvrant les yeux, Harry poussa un gémissement alors qu'il bougeait sa main gauche et qu'il saisissait la manche de la personne le tenant. Il fallut quelques instants à Harry pour libérer son esprit et réaliser que c'était Sirius qui le tenait.
« Harry ? » demanda prudemment Sirius. « Tu est réveillé ? »
Harry laissa échapper un autre gémissement alors qu'il faisait lentement oui de la tête. Sirius resserra son étreinte sur Harry tandis qu'il cachait son visage dans les cheveux de Harry. Harry resta juste immobile, trop fatigué pour penser même à bouger. Il ne voulait rien de plus que tomber en arrière et s'endormir mais il trouva qu'il était tenu dans une position assez inconfortable. Le haut de son corps était tellement tordu que le genou de son parrain était enfoncé dans ses côtes.
« Sirius, s'il te plaît relâche-le, » dit Remus calmement. « Madame Pomfresh a besoin d'examiner Harry. Elle doit vérifier son coeur. »
C'était tout ce qu'il fallait faire pour que Sirius relâche son étreinte et repose Harry sur son lit pour prendre seulement la main de Harry et la tenir à la place. Les yeux de Harry étaient partiellement ouverts alors que la forme floue de Madame Pomfresh était en vue. Elle agita plusieurs fois sa baguette magique au-dessus de Harry, se concentrant sur sa poitrine. Harry connaissait la routine maintenant. Quoi qu'il soit arrivé cela avait dû déclencher les charmes qui avaient été placés autour de sa chambre.
Ce n'était pas étonnant que Sirius soit si affolé.
Une fois que Madame Pomfresh eut terminé, elle tira les couvertures sur sa poitrine et posa une main sur le front de Harry. « Remarquablement, il n'y a aucun autre dommage au coeur de Monsieur Potter, » annonça-t-elle. « À part un léger cas d'épuisement, je n'ai pu trouver aucun autre dégât. »
Sirius relâcha l'air qu'il avait retenu. Harry ouvrit les yeux un peu plus pour voir un Remus flou s'asseoir sur le bord du lit à côté de sa tête et essayer d'aplanir ses courts cheveux désordonnés . C'était un acte désespéré, mais il était clair que Remus ne l'avait pas vraiment fait parce que les cheveux de Harry avait besoin d'être démêlés. Comme Sirius, Remus avait besoin de vérifier que Harry allait bien et qu'il respirait toujours.
« Très bien, » dit la voix du Professeur Dumbledore. « Sirius, Remus, je vous fais confiance à tous les deux pour entendre le reste de la réunion d'une autre source. » Quand Sirius et Remus acquiescèrent en réponse, Dumbledore quitta la pièce, suivi par tous ceux qui étaient restés à côté de la porte.
A l'instant où la porte se ferma, Sirius et Remus semblèrent s'effondrer. Sirius se pencha en avant et enroula ses bras autour de la poitrine de Harry de même que Remus qui cacha son visage dans les cheveux de Harry. De sa main libre, Harry entoura le bras de Sirius et commença à frotter doucement le dos de son parrain. Il se rappela des mots de Remus 'Je n'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie'. Harry ne pouvait imaginer par ce que Sirius et Remus étaient passés quand les alarmes s'étaient déclenchées, les laissant ainsi vivre pendant qu'il se laissait aller.
Harry avait appris à présent que parfois il valait mieux laisser Sirius et Remus travailler là dessus comme ils le sentaient parce qu'il était condamné à en entendre parler demain...et le jour suivant...et le suivant...et encore le suivant...
Le matin suivant était tendu, c'était le moins qu'on puisse dire. Pour la première fois depuis que les vacances avaient commencé, Madame Weasley avait préparé le petit-déjeuner seule. Pas un ne parla de ce qui était arrivé la nuit d'avant, au mécontentement de Ron, Hermione, Ginny, Fred et Georges. Ils avaient entendu les alarmes, suivies par plusieurs membres courant devant leur chambre pour gagner celle de Harry. Ils avaient passé leurs têtes hors de leur chambre pour voir Bill courir de nouveau vers les escaliers tandis que les cris de Sirius avaient empli leurs oreilles, priant Harry de se réveiller.
Ils étaient rentrés rapidement dans leur chambre quand ils avaient entendu Bill monter en courant les escaliers avec quelqu'un le suivant. Ils était sortis de nouveau au son du hurlement de Harry. Fred et Georges avaient dû retenir Ron et Hermione de courir à la chambre de Harry quand le hurlement avait cessé. Ils n'avaient jamais entendu Harry hurler avec autant de force et de douleur avant. Madame Weasley était entrée dans le couloir un moment plus tard et les avait reconduits dans leur lit en affirmant que tout était sous contrôle. Ils étaient allés dans leurs chambres, mais pas un n'était allé au lit.
C'était presque un quart d'heure plus tard qu'ils avaient entendu des pas et des voix basses passer devant leurs portes. Ils n'avaient rien entendu d'autre pour le reste de la nuit et rien sur ça le matin suivant. Le petit-déjeuner était un moment silencieux avec la plupart des adultes qui semblaient trouver leur café et leurs tasses de thé extrêmement intéressantes. De frustration, Ron s'était même informé au sujet de la nuit dernière. Après un inconfortable silence, Madame Weasley informa les adolescents que Harry avait eut un cauchemar mais ne n'avait rien dit d'autre à part de donner à Harry et à ses gardiens assez d'espace aujourd'hui.
Cela n'avait pas calmé Ron et Hermione. L'Ordre du Phoenix en entier ne se rue pas dans votre chambre pour un simple cauchemar. Madame Pomfresh n'est pas appelée pour un simple cauchemar. Quelque chose n'allait pas avec Harry. Cela expliquerait pourquoi Sirius et Remus étaient si protecteurs mais pourquoi Harry ne disait rien ? Harry ne leur faisait-il plus confiance ?
Entrant dans la cuisine pour manger, Ron et Hermione restèrent sur leurs pistes quand ils virent Madame Weasley et Remus plaçant de la nourriture sur un plateau tout en parlant tranquillement. Remus semblait épuisé faisant à Ron et à Hermione se demander s'il avait dormit toute la nuit dernière.
« Êtes-vous sûr qu'il va bien ? » demanda Madame Weasley doucement. « Quand il a commencé à hurler... »
« C'était effrayant, je sais, » dit Remus alors qu'il se frottait ses yeux. « Harry ne sait pas vraiment ce qu'il s'est passé. Il dit que la douleur de sa cicatrice est la raison qui l'a fait hurler. Harry a une très haute tolérance à la souffrance. Je ne veux pas penser combien cela a dû lui faire mal pour justifier ses cris. J'ai déjà envoyé un mot à Dumbledore. Si Voldemort... » Madame Weasley et Ron tressaillirent, « ... est réveillé alors Harry serait encore plus en danger que nous pourrions jamais l'imaginer. »
« Et Sirius . » demanda Madame Weasley.
Remus secoua la tête. « Sirius refuse de quitter le chevet de Harry, » admit-il. « Je pense que nous allons devoir glisser quelque chose pour l'empêcher de suivre Harry à Poudlard. Nous pensions que c'était terminé. Nous avions travaillé si dur pour faire comprendre à Harry que la mort de Cedric n'était pas de sa faute. » Voyant la confusion de Madame Weasley, Remus prit une grande inspiration pour se calmer. « Cedric était dans le cauchemar de Harry la nuit dernière. C'était probablement ce qui était de plus dur à gérer pour lui. C'est dur de voir quelqu'un dans votre rêve et de se réveiller en se rappelant qu'il est mort. »
Madame Weasley couvrit sa bouche sous le choc alors que des larmes noyaient ses yeux. « Ce pauvre chéri, » dit-elle d'une voix hésitante. « Il a traversé tellement de choses. Je n'ai jamais pensé que c'était ce mal. Je prendrai soin de tout aujourd'hui. Toi et Sirius passerez la journée avec Harry. Si vous avez besoin de n'importe quoi, vraiment n'importe quoi, faites-le moi savoir à moi ou à l'un de mes enfants. Poppy s'arrêtera-t-elle aujourd'hui ? »
Remus acquiesça. « Elle veut être absolument sûre qu'il n'y a aucun autre dommage qui pourrait ralentir sa guérison, » dit-il alors qu'il prenait le plateau. « Harry assure qu'il va mieux, bien sûr. Harry ressemble tellement à ses parents que ce n'est pas drôle. Nous avions dû attacher James au lit à l'infirmerie après une blessure de Quidditch pour qu'il puisse guérir. Lily avait juste nié que quelque chose n'allait pas avec elle. Nous avions littéralement dû la traîner à Saint Mangouste parce qu'elle était tellement malade, seulement pour apprendre qu'elle était enceinte de Harry. »
Madame Weasley eut un sourire à Remus seulement mais il se fana quand elle remarqua les deux adolescents qui se tenaient dans l'embrasure de la porte. Elle donna un petit coup de coude à Remus et montra la porte d'un signe de tête. «Qu'est-ce que vous avez entendu tous les deux ? » demanda-t-elle alors que Remus se tournait pour voir Ron et Hermione.
« Assez, » dit Ron à travers ses dents alors qu'il lançait un regard furieux vers Remus et sa mère. « Qu'est-ce qui ne va pas avec Harry ? Pourquoi est-ce que personne ne nous dit rien ? Pourquoi est-ce un si grand secret ? Nous nous occupons de Harry aussi ! »
Remus laissa échapper un soupir et reposa le plateau. « Nous savons cela, » dit-il calmement. « Harry ne voulait pas que vous le sachiez parce qu'il n'a pas voulu que vous le traitiez comme s'il allait mourir n'importe quand. » Il nota les yeux des deux adolescents s'élargir au commentaire. « Ce qui ne va pas arriver, » rajouta rapidement Remus. « Le duel avec Voldemort... » il ignora les tressaillements qui venaient de Ron et de Madame Weasley, « ... a causé plus de dégâts que nous le pensions à l'origine. Il se remet mais lentement. En ce moment, son coeur ne peut pas supporter trop de stress, c'est pourquoi vous avez entendu les alarmes cette nuits. Elles ont été placées pour nous avertir toutes les fois où sa fréquence cardiaque atteint un certain niveau. »
« Alors ce qui c'est passé la nuit dernière s'était déjà produit avant ? » demanda craintivement Hermione.
« Plusieurs fois, » admit Remus alors qu'il reprenait le plateau de nourriture. « Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai un adolescent et un homme qui croit être un adolescent attendant leur repas. »
Ron et Hermione s'écartèrent du chemin et Remus put quitter la cuisine. Alors qu'il montait soigneusement l'escalier, Remus essaya de penser à la façon d'annoncer ça à Harry, que ses amis avaient tout découvert. Il savait que ce n'était qu'une question de temps avant que Ron et Hermione découvrent que les choses n'allaient pas « bien » comme Harry voulait leur laisser croire mais Remus avait espéré que Harry aurait été celui qui leur en parlerait.
Entrant dans la chambre de Harry, Remus eut un sourire à la position de Harry allongé sur le lit avec les yeux fermés alors qu'il caressait négligemment 'Midnight'. Le gros chien noir avait la tête reposée sur l'estomac de Harry, lui permettant un meilleur accès pour gratter ses oreilles. Remus secoua la tête. C'était incroyable la manière dont Sirius savait exactement ce dont Harry avait besoin sans rien lui dire.
Remus se déplaça vers le lit de Harry, les sortant tous les deux en sursaut de leurs pensées. Avec un pop, Sirius s'assit sur le lit de Harry à la place de 'Midnight' avec un air impatient sur son visage. « Nourriture » dit Sirius joyeusement. « Si je comprends bien, Molly est la cuisinière aujourd'hui ? »
« D'où la surabondance de nourriture, » dit Remus pendant qu'il déposait le plateau et tendait une assiette et une fourchette à Sirius. « Tu te sens assez bien pour manger, Harry ? »
Bien que Harry n'avait pas vraiment faim, il savait que Sirius et Remus ne le laisseraient pas sauter un repas à cause de ça. « Je vais essayer de manger un peu, » dit-il pendant qu'il s'appuyait contre la tête de lit. « Comment ça se passe, en bas ? »
Remus remit une assiette puis prit une chaise et s'assit avant de prendre sa propre assiette de nourriture. « Eh bien, c'est assez calme pour te dire la vérité, » dit-il enfin. « Je n'ai pas vu les jumeaux ou Ginny, je ne sais pas ce qu'ils peuvent faire. » Il prit une bouchée et lança nerveusement un regard vers Sirius, ce que Sirius nota. « Mais je suis tombé sur Ron et Hermione. »
Harry nota également les regards échangés entre les Maraudeurs et poussa un soupir de déception. « Ils ont tout découvert, n'est-ce pas ? » demanda-t-il doucement alors qu'il laissait tomber son regard. « Ils savent tout. »
Remus déposa son assiette de nourriture et rapprocha sa chaise plus près du lit. Il tendit la main et donna sur l'épaule de Harry une pression rassurante. « Oui, ils savent sur l'état de ton coeur, » admit-il. « Ils m'ont surpris à en parler avec Molly et ont demandé des réponses. Je ne leur ai pas tout dit, juste assez pour calmer leur curiosité pour le moment. » Ne recevant pas de réponse, Remus décida de continuer. « Petit, ils s'inquiétaient pour toi. Ils avaient entendu les alarmes s'allumer la nuit dernière. Ils ont entendu ton cri. Qu'étaient-ils supposés faire ? Oublier ça ? »
Harry regarda fixement son assiette, incapable de croiser les regards de ses gardiens. Il savait qu'ils seraient obligés de tout découvrir un jour ou l'autre. Il avait juste souhaité que ce soit le plus tard possible, quand il ne serait plus surveillé aussi étroitement. Ils allaient dramatiser juste comme n'importe qui d'autre. « Qu'est-ce que je vais leur dire maintenant ? » demanda Harry.
« Je suggérerais la vérité, » offrit Remus doucement, « au moins sur l'état de ton coeur puisqu'ils savent déjà que ce qui le concerne. Tu devras ensuite décider de quoi tu leur parleras après. Tu sais ce que nous pensons de ça, petit, mais tu dois faire ce qui est bien pour toi. Tu nous fais confiance, mais nous ne serons pas avec toi à Poudlard, Ron et Hermione si. Ron sera capable de t'aider la nuit si tu fais un cauchemar. »
Harry poussa un soupir et frotta ses yeux sous ses lunettes. « Mais s'ils le disent à quelqu'un ? » demanda-t-il calmement. « Je ne veux pas que l'école entière découvre que je ne peux pas dormir la nuit tout seul parce que mon coeur peut lâcher. Les secrets ne restent pas secrets à Poudlard. Rien à propos de moi ne reste secret à Poudlard. »
« Alors tu vas laisser ta peur de quelque chose qui peut ou peut ne pas se produire décider de ta vie ? » demanda Sirius. « Je déteste admettre ça, Pronglet, mais Moony gagne un point. Nous ne pouvons pas être physiquement là à Poudlard avec toi... à moins que, bien sûr, quelque chose n'arrive et nous serons là avant que tu le saches. » Remus s'éclaircit la gorge alertant Sirius de s'ôter de cette piste. « Heu... Ce que je voulais dire c'est que nous ne pourrons pas être là mais tes amis le pourront. S'ils savent combien il est important de garder ceci secret de Voldemort alors ils feront probablement plus attention afin de ne pas dire n'importe quoi. »
Il y eut un léger coup à la porte, les surprenant tous les trois. La conversation cessa alors que la porte s'ouvrit lentement suivit par Ron et Hermione en passant leur tête. « Heu... est-ce que c'est d'accord si nous parlons à Harry un petit peu ? » demanda Ron nerveusement alors que lui et Hermione se tenaient à l'embrasure de la porte. « Nous promettons de ne pas le déranger. »
Sirius et Remus jetèrent un coup d'œil vers Harry avant de prendre leurs assiettes et de se lever dans le même mouvement. C'était presque comme une conversation sans mots qui passa entre les deux hommes par un simple regard. « Nous serons juste dehors, » dit Sirius à Ron et à Hermione avec une touche d'avertissement dans sa voix. « Si les alarmes se déclenchent, vous deux ne serez plus autorisés à vous approcher de Harry pour le restant des vacances. »
Ron et Hermione acquiescèrent nerveusement alors qu'ils se déplacèrent hors du chemin afin que Sirius et Remus puissent partir. Dés que la porte fut fermée, un silence inconfortable envahit la pièce. Les deux côtés avaient beaucoup à dire, mais ils n'étaient pas sûrs de comment commencer la conversation. « Alors comment tu te sens ? » demanda enfin Hermione.
Harry haussa les épaules. « Mieux, » dit-il honnêtement. « Je suis encore fatigué pour quelque raison. Sirius et Remus m'ont ordonné garder le lit pour la journée. Je pense que je les ai vraiment effrayés la nuit dernière. Je pensais vraiment que ce gâchis complet était totalement terminé. Je n'avais pas eu d'aussi mauvais cauchemars depuis quelques semaines. »
Hermione fut la première à bouger et s'assit au pied du lit de Harry avec Ron la suivant. « Mais tu as encore des cauchemars ? » demanda-t-elle doucement. Par l'air sur le visage d'Hermione, Harry pouvait dire qu'elle se battait contre sa curiosité. « Sont... sont-ils au sujet de ce qu'il s'est passé ? » demanda Hermione doucement.
Harry hocha la tête alors qu'il regardait au loin. « Aucun de vous ne peut vraiment savoir comment c'était cette nuit », dit-il doucement. « J'étais sûr que j'allais mourir, juste comme Cedric. Les choses que j'ai vues ... ces choses qu'il a faites me hanteront probablement pour le reste de ma vie. Se battre en duel avec quelqu'un comme Voldemort... » Ron tressaillit mais Harry l'ignora, « ... n'est pas quelque chose que je recommanderais. Sirius et Remus m'ont beaucoup aidé mais je peux dire qu'ils voient encore l'enfant de quatorze ans qui est revenu cette nuit-là, blessé et proche de la mort. Je sais que je ne suis pas encore complètement en bonne santé mais je ne pourrais pas supporter que mes amis me voient ainsi aussi. Je suis devenu plus fort. Cela prend juste plus de temps que je ne le pensais. »
Le regard de Ron tomba sur la couette. « Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda-t-il calmement. Il n'y avait aucune question ce que Ron avait dit. Il avait demandé ce qui était arrivé pour que chacun fasse comme si Harry était trop fragile.
« J'ai eu un cauchemar une nuit et j'ai commencé à crier, » répondit Harry d'un ton neutre. « Sirius et Remus sont venus et ont essayé de me réveiller mais en vain. Mon coeur ne pouvait plus gérer le stress et entré en choc. Il a arrêté de battre pendant environ dix minutes, d'après Madame Pomfresh. C'est pourquoi il y a tant de charmes et de sorts ici, pour empêcher que ça recommence encore... ce que ça n'a pas fait. Je prends une potion tous les matins et à part quelques épisodes légers je vais bien. Vous comprenez que personne ne doit découvrir cela, d'accord ?
Ron et Hermione hochèrent la tête. « Nous ne dirons rien, Harry, » dit Hermione avec assurance. « Tu peux nous faire confiance? » Pendant un instant, il semblait que Hermione réfléchissait dessus soit poser ou ne pas poser une question. Sa curiosité l'emporta une nouvelle fois. « Est-ce que Tu-sais-qui est vraiment dans le coma, Harry ? » demanda-t-elle? « Fred et Georges ont surpris quelque chose comme ça avec leurs oreilles à rallonge. »
Harry laissa échapper un soupir fatigué puis hocha la tête. « C'est partiellement la raison pour laquelle je ne suis pas autorisé à quitter la maison, » dit-il pendant qu'il frottait nerveusement sa nuque. « L'Ordre pense que les partisans de Voldemort essaieraient de m'attraper pour découvrir 'ce que j'ai fait à leur maître' ce qui est des foutaises. » C'était bien sûr un mensonge puisque Harry savait de part sa conversation avec Dumbledore que le coma était la conséquence des éclats magiques qu'il avait expérimentés pendant qu'il combattait le Seigneur des Ténèbres, mais parler à Ron et à Hermione de ces éclats était une discussion dont Harry n'était vraiment pas prêt à avoir. « Je ne lui ai rien fait. »
« Bon, nous pouvons comprendre pourquoi tu ne nous en as rien dit, Harry, dit Ron d'un ton légèrement bouleversé par tout ce qu'il avait appris. « Je ne voudrais probablement pas en parler non plus. Donc... Qu'est-ce qu'on peut faire pour aider ? Je veux dire, je sais que nous ne pouvons pas... bon... »
« Je sais ce que tu veux dire, Ron, » dit Harry avec un sourire. Il avait dû admettre que cela lui avait manqué de parler ouvertement à ses amis comme ça sans avoir à s'inquiéter de dire quelque chose de mal. « Je pense que j'ai vraiment besoin de vous deux pour juste me traiter normalement. Tout le monde me traite comme si j'étais en verre, seulement rappelez-moi que c'est quelque chose de faux. Je n'ai pas besoin qu'on me le rappelle vingt quatre heures par jour. »
« Nous pouvons faire ça, » dit Hermione avec un signe de tête. « Mais tu sais qu'ils te traitent comme cela seulement parce qu'ils s'inquiètent. »
Pour la seconde fois, un coup sur la porte arrêta toutes conversations. Les trois adolescents tournèrent leurs têtes pour voir la porte s'ouvrant sur Madame Pomfresh qui entra, suivie par Sirius et Remus. Elle portait un petit sac avec lequel Harry était familiarisé. À l'intérieur de ce sac il y avait une variété de potions et presque chacune d'elles avaient un goût horrible. Harry avait appris assez grand nombre de tours pour étouffer le goût mais il le sentait encore suffisamment.
« Comment vous sentez-vous aujourd'hui, Monsieur Potter ? » demanda Madame Pomfresh alors qu'elle posait son sac sur la table de chevet. Elle nota l'assiette dans laquelle il avait peu mangé. « Je vois que votre manque d'appétit est de retour. Y a-t-il quelque chose d'autre ? Douleur dans la poitrine ? Spasmes Musculaires ? Mal de tête ? Difficulté à respirer ? »
Harry secoua la tête. « Je suis juste un peu fatigué, » admit-il. Puisqu'il voyait la femme au moins une fois par semaine, il se gardait bien de lui mentir. Elle savait toujours quand vous étiez en train de lui mentir. Ou alors je suis un mauvais menteur, songea Harry.
« C'est compréhensible, Monsieur Potter, » dit Madame Pomfresh alors qu'elle sortait sa baguette et l'agitait au-dessus de Harry. Après quelques instants, elle rangea sa baguette et ouvrit son sac. »Il semble que la nuit dernière n'était qu'un épisode mineur. Vous êtes assez chanceux qu'il n'y ait pas davantage de dégâts. J'espère que vous avez déjà pris votre potion ? »
Harry hocha la tête alors qu'il la regardait sortir quelques fioles de potions colorées. Hors de son champ de vision, Harry pouvait voir Ron et Hermione bougeant nerveusement autour du pied du lit de Harry. Ils n'avaient manifestement pas aimé le fait que ce qui c'était passé la nuit dernière soit considéré comme mineur. Jetant un coup d'œil vers Sirius et Remus, Harry ne put s'empêcher de noter combien ils avaient l'air fatigué, le faisant se demander s'ils avaient dormi la nuit dernière. Probablement pas. Ils avaient probablement peur que quelque chose se passe s'ils le faisaient.
« A présent, Monsieur Potter, je suggère que vous restiez tranquille pour le reste de la journée, » dit Madame Pomfresh en sortant Harry de ses pensées. « Je laisserai une potion de sommeil sans rêve pour vous à prendre ce soir, vous connaissez la routine maintenant. Je laisserai les activités de demain à faire à vos gardiens. » Elle regarda derrière son épaule vers Sirius et Remus pendant un instant avant de retourner son regard vers Harry. « Il y a également quelques potions calmantes, une potion relaxante pour vos muscles et quelques doses en plus de votre potion prescrite. N'ayez pas peur de les utiliser si vous en avez besoin, Monsieur Potter. »
« Oui, m'dame, » dit Harry avec un signe de tête alors que Madame Pomfresh fermait son sac et le ramassait. Il n'avait pas l'intention d'utiliser les potions supplémentaires mais il n'avait pas l'intention de le lui dire. La dernière chose qu'il voulait, c'était de devenir dépendant de potions alors que l'école commençait dans moins d'un mois. Il ne pouvait vraiment pas prendre une potion devant tout le monde. Ce serait une indication claire que quelque chose n'allait pas.
Une fois que Madame Pomfresh eut fait ses adieux et fut partie, Remus s'approcha de Harry et prit l'assiette de ses mains. Regardant vers Moony, Harry vit un sourire rassurant avant que l'homme lui fasse signe de se coucher. « Je suis sûr que tous les deux vous pourrez parler davantage avec Harry plus tard, » dit Remus à Ron et à Hermione alors que la tête de Harry touchait l'oreiller. « Bon, maintenant il a besoin de se reposer. »
Ron et Hermione firent aussi leurs adieux et partirent. Regardant la porte qui se fermait, Harry ne pouvait s'empêcher de se sentir légèrement soulagé. Ils l'avaient mieux pris qu'il l'avait pensé. Il avait pensé qu'ils seraient en colère et blessés qu'il ait gardé quelque chose pour lui. Il s'était attendu à ce que Ron et Hermione exigent de savoir tout ce qu'il s'était passé. Alors qu'il fermait les yeux, Harry se demandait à quel point il connaissait vraiment ses amis. Ils semblaient si différents des gens qu'il connaissait un mois plus tôt. Peut-être n'était-il pas la seule personne qui ait changé.
A suivre
