Disclaimer : Tout appartient à Rowling, sauf l'idée des Trépassés, Tingör et Katarina m'appartiennent.
Petite info : ce chapitre est construit sur le point de vue de Severus uniquement, mais ne nous inquiétez pas, le chapitre prochain donnera des points de vue différents… je l'espère.
Je remercie TWICK pour son fabuleux boulot de bêta, qui a envie de me trucider, de camper devant chez moi, je crois qu'elle a envie d'ouvrir ce qui me sert de cerveau pour savoir la suite de cette fic…
Je remercie également tous les lecteurs, et ceux qui laissent des commentaires, qui sont toujours les bienvenus !
Note de la Bêta :ce n'est que le troisième chapitre et pourtant on veut déjà la suite pour savoir ce que ces deux là vont encore nous inventer. Enfin, je devrais plutôt dire pour savoir ce que Zinzinette va nous inventer. La suite la suite on veut la suite …
Bonne lecture à tous !
Le Lien des Trépassés
Chap3 : Le début de la fin
/SS/
Ma Captive est allongée sur le canapé de cuir, dans mes quartiers. Elle est toujours évanouie.
Accroupi sur mes talons, j'attends qu'elle relève ses paupières. J'ai appelé Tingör. Je ne veux pas la blesser, sa mise à mort est déjà suffisamment pénible comme cela.
Ma Miss Je-Sais-Tout. Un sourire fugace mais tendre éclaire brièvement mon visage avant que je n'entende les pas du Trépassé. Je me compose un visage neutre.
- Miss Granger donc. Laisse-la se réveiller et explique-lui, me dit-il.
- Pourquoi s'est-elle évanouie ? Je ne lui ai rien fait.
- L'Appel cause un certain nombre de désagréments : picotements, sueurs froides, douleur thoracique, les jambes en coton, une sorte de fièvre, une chaleur non négligeable, un feu dans le corps, et la lucidité s'en va, a répondu une autre voix.
- Merci Rina.
- Tu l'as appelée assez fort, le corps humain n'est pas habitué à ce désordre, il n'est pas fait pour avant que le Trépassé l'ai tué. Elle ne va pas tarder à se remettre, ta proximité accélère le processus.
- D'où tires-tu tout ce savoir ?
- De ma propre expérience, et des nombreuses conversations que j'ai eues avec les autres.
Je ressens plus que je ne vois ses paupières se relever. Sans aucun contrôle de ma part, mes crocs se sont allongés et mes yeux se sont mis à luire de cette teinte rouge sombre presque noire. Je me relève et je la redresse de façon à ce qu'elle soit assise.
- Où suis-je ? Pro… Professeur ?
- Miss Granger, vous êtes dans mes appartements, une discussion va être nécessaire. Qu'est-ce que… ?
Je tends la main vers l'ouvrage. Un manga. Avec une trame d'histoire vampirique.
- Bien. Captive. Quelle analyse faites-vous symboliquement d'une scène de morsure de vampire ?
- Je…
Elle rougit. Elle s'empêtre dans ses pensées, je note.
- C'est une scène de viol, Miss. Pourquoi croyez-vous que les filles sont vierges dans ces histoires ? Le vampire leur prend tout : leur dignité, leur vie, leur famille, le sang, le corps. Il tue pour le sang, cette chose qui les rend intenable. Comme le désir pour les humains. On les fait passer pour des bêtes sanguinaires pour cette raison.
- Vous en êtes un ?
- Non. J'appartiens – depuis peu – à une communauté de par l'Héritage de mon Sang. Que savez-vous des Trépassés, Miss ?
- Absolument rien du tout. Je n'ai jamais rien lu là-dessus.
- A un certain âge, différent pour chacun, nous recevons cet Héritage, qui modifie notre condition. Nous n'avons pas le choix. Nous mourrons dans une douleur atroce. Et il nous faut nous nourrir de sang. Un Trépassé n'est pas un vampire même si nous avons un certain nombre de choses en commun : la force, le besoin du Sang, une vue bien meilleure, une ouïe fine. Et nous avons la capacité d'Appel, de Réveil.
Elle fronce les sourcils.
- Il nous permet de trouver un Captif, une sorte de Calice qui nous assure une stabilité nécessaire, il confirme et termine notre transformation. En revanche, pour que cela arrive, le Trépassé doit tuer son calice.
Elle agrandit les yeux de stupeur et s'écarte de moi.
- Tuer le Calice et le faire renaître pour lui faire changer de statut est nécessaire. Il nous nourrit, nous protège, nous soigne. Et nous le chérissons plus que tout. En général, la relation s'installe comme un couple normal. Le lien se créé pour l'éternité. Si le Calice rejette le lien, il rejette le Trépassé et les deux s'étiolent à petit feu jusqu'à mourir de chagrin, lui expliquais-je calmement. Ma magie vous a choisie car nous sommes complémentaires. Je n'ai rien prémédité, je ne connaissais même pas cette communauté. Ni l'Héritage de mon Sang. Veuillez me croire Miss, continuais-je dans ma lancée. Votre professeur de défense pourra vous éclairer, elle est elle-même un Calice. Je ne ferais pas le lien sans votre accord. En outre, je me dois de prévenir le Directeur de votre identité. Une dernière chose : la complicité qui unit le couple nous permet une puissance incroyable, nos forces se décuplent, et pour abattre le seigneur des Ténèbres, elle serait la bienvenue, j'ajoute pour finir mon monologue.
Elle me regarde fixement sans un mot comme sous l'emprise d'un sort de pétrification. Lentement, elle cherche ses mots :
- Je… Vos yeux… Vous avez besoin de sang ? De mon Sang ?
- Ah. J'aurais effectivement besoin de votre sang, mais je peux toujours prendre un de ces infâmes ersatz.
- Infâmes ? Hum… Je suppose que seul le sang du Calice vous rassasiera. Pouvez-vous boire mon sang sans pour autant me transformer immédiatement ?
Je la regarde, interloqué. Ma surprise doit paraître sur mon visage. Elle s'agite mal à l'aise.
- Vous voulez me faire avaler votre sang ? Malgré tout ce que je vous ai fait ? Malgré le fait que j'ai tué les Potter, et un grand nombre de personnes ? Malgré mes actes monstrueux ?
Elle hoche la tête à chacun de mes morceaux de phrases, puis elle s'explique :
- Je sais qu'on vous a marqué jeune, nous avons un esprit malléable et idéaliste à cet âge-là, quelqu'un possédant un charisme comme le possédait Voldemort peut nous pousser à faire des choses que l'on regrette tout le restant de notre vie. Je ne vois pas en vous la terreur des cachots, mais un excellent professeur et… Un homme.
Elle baisse la tête, peut-être par peur de ce que je suis et de ses dernières paroles. Ce n'est pas l'agaçante élève que j'ai sous mes yeux, juste une jeune femme qui m'accorde une certaine rédemption, sans juger de part les apparences. La plaie dans mon cœur concernant mon passé semble vouloir se refermer tout doucement à ces mots.
Le couple de Trépassé nous a laissé seuls quelques minutes avant ces explications. Je pose deux doigts sous son menton que je relève pour plonger mon regard dans le sien.
- N'ayez pas peur de vos paroles Miss. Le Captif ne doit jamais avoir peur de son Trépassé. Enfin si vous m'acceptez en tant que tel.
- Y'a-t-il un moyen pour que vous buviez mon sang sans pour autant me transformer ? A-t-elle insisté.
J'hoche de la tête et je me penche vers elle.
- Détendez-vous. Je vais y aller doucement.
Ma bouche se colle dans son cou, lèvres closes. J'ouvre les lèvres après avoir humé son odeur quelques secondes. Mes crocs s'allongent jusqu'à toucher sa peau fine et douce.
Doucement, j'appuie sur la peau, en tentant de trouver le moyen de ne pas lui faire de mal. Je suis récompensé par un petit gémissement, je sens ses doigts s'agripper à ma robe de sorcier. Une sorte de feu liquide envahi mon corps, le stimulant plus que nécessaire.
Son sang est un régal, je bois doucement par petites gorgées. Le gout métallique du fer contenu dans cette boisson est bien présent, tout comme le sucre. J'ai l'impression d'être au Paradis.
Sauf que nous n'avons pas fait sa transformation.
Par Merlin, comment vais-je tenir maintenant que j'y ai gouté ? J'ai envie de la vider de son sang. Il est temps que je me maîtrise, la bête chez moi vient de faire son apparition.
Dumbledore va me tuer lorsqu'il saura que j'ai effectué un acte de vampirisation dans l'enceinte de l'école, sur une élève, Miss Granger qui plus est.
Petite Gorgone qui m'a proposé son sang délicieux, m'abreuver à ce cou, accroché comme une sangsue, fou que je suis ! Mais quel pied !
Je m'arrache d'elle, le souffle court, tremblant de désir. Elle m'observe, échevelée comme après un délicieux combat. Elle écarquille les yeux puis rougit.
La seconde d'après, elle s'enfuit ventre à terre de chez moi.
Nul doute qu'elle a dû avoir un échantillon de mes propres pensées.
Et Dumbledore qui va m'incendier… Tingör, pourquoi ne m'as-tu jamais dit à quel point c'est bon !
OOOOOOO
Voilà, voilà ! Que pensez-vous de ce 3è chapitre ?
