- Pourquoi? Tu disais que celles qu'on achète sont dangereuses? Tu veux me punir, c'est ça? De ne pas avoir été plus prudente, ou consciencieuse avec mes sorts contraceptifs? Mais c'est une petite erreur, c'est tout! Severus…je me sens si bien dans notre liaison… pas de sentiments stupides, pas de contraintes, je ne veux pas m'en passer…et je suis sûre que toi non plus

- Tu es bien présomptueuse! Te crois-tu si irremplaçable?

- Je suis la meilleure maîtresse que tu n'as jamais eue, tu me le dis à chaque fois que tu jouis. Et je ne t'ai jamais causé le moindre souci

- Hormis aujourd'hui

- Mais cela peut vite se résoudre, je ne comprends pas ta réserve

- Juste une question Narcissa

- Vas-y

- Considère-tu que certains enfants méritent plus la vie que d'autres?

- Que veux-tu dire par là? Tous les enfants méritent d'être aimés bien sûr

- Pourquoi veux-tu éliminer mon enfant, alors que tu as porté jusqu'à son terme celui de Lucius?

- Pardon?

- Mérite-t-il moins de chance que Draco? N'est-il qu'un bâtard sans intérêt alors que l'autre était l'héritier tant espéré?

- Non… Severus…que vas-tu imaginer?

- Je constate, tout simplement. Comment une mère peut-elle aimer un premier enfant et tuer le suivant?

- Mais…

- Il y a donc une hiérarchie dans l'amour des mères, malgré tout ce qu'on nous dit, vous êtes comme les autres

- Non Severus, écoutes-moi

- Il est trop honteux de porter mon sang, n'est-ce pas? Je ne suis pas le digne et beau Malfoy, moi! Je ne suis qu'un horrible mi-sang de bourbe, qui ne mérite pas de laisser une trace sur cette terre, qui ne mérite que de croupir au fond de ses cachots sans lumière

- Severus, non, ce n'est pas ça!

- Si c'est ça! C'est exactement ça! Porter l'enfant du riche Lucius Malfoy, c'était un honneur, mais le mien, une infamie, n'est-ce pas?

- Non!

- Alors pourquoi tuer mon enfant et pas le sien?

- Je ne voulais pas te perdre! J'avais peur que tu me rejettes si je décidais de le garder, que tu crois que je voulais t'enchaîner! Que tu penses que je l'avais fait exprès! Ça me désole d'avorter mais je croyais que c'était ce que tu aurais voulu, ce que tu aurais exigé!

- Non tu vois. Je ne veux pas que tu avortes

- Tu es sûr de toi? On ne pourra plus revenir en arrière. Les choses vont changer entre nous, qu'on le veule ou pas, et je ne voulais pas que cela change. Severus, je ne veux pas perdre la plus plaisante des relations que je n'ai jamais eue

- Notre relation n'est que du sexe, cela n'a rien d'exceptionnel

- Mais c'est justement ce que j'aime. Pas de sentiments qui nous embarrassent, pas de faux semblants à tenir devant la société. Mon mari qui se moque bien des amants que je ramène tant que je ne m'attache pas et ne le quitte pas. Toi qui ne voulait pas d'épouse collante, moi qui voulait justement ne pas l'être. Un bébé au milieu et tout va s'écrouler

- Tu tuerais ton propre enfant pour garder ta petite vie bien confortable?

- Non, je voulais le faire partir pour ne pas te contraindre à changer ta vie, puisque je pensais que tu le voudrais aussi

- Garde-le Narcissa, c'est ça que je veux

- Comment allons-nous faire maintenant?

- Tu vas redevenir une gentille épouse amoureuse et te glisser plus souvent dans la couche de ton époux

- Tu…? Tu me demandes de lui faire croire…qu'il sera de lui?

- Bien sûr. Ne viens-tu pas de dire que tu ne voulais pas le quitter? Que tu ne voulais pas être ma femme? Car tu as raison sur un point, je ne veux pas de toi comme épouse. Nos petites escapades ne sont intéressantes que parce qu'interdites et sans attaches. Si je dois changer quelque chose dans ma vie, cela sera le nom de celle que je culbute

- Pourquoi garder l'enfant dans ce cas? Je ne comprends pas ton raisonnement. Tu ne sembles pas vouloir assumer ta paternité

- En effet, je laisse cette aberration aux idiots imbus de leur postérité et de leur nom illustre. Je m'amuserais juste à regarder l'air béat de ton mari devant celui qu'il prendra comme sa lignée, l'idiot. Ce sera très divertissant. Ne joues pas la choquée Narcissa. Les trois quarts des naissances ne sont pas du père dont elles se déclarent, je ne fais d'ajouter ma pierre à l'édifice

- Je te savais cynique, mais là je…

- Tu veux garder l'enfant et ta vie de plaisirs? Il n'y a que cette solution qui cumule ces avantages, alors cesse tes fausses crises tardives de moralités, et dépêches-toi de manipuler ton stupide mari pour qu'il n'ait aucun soupçon sur la conception de l'enfant

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- Merci chers amis de votre présence. Comme vous le savez tous, nous avons eu la joie d'accueillir dans notre maison un second héritier, dont il s'agit de la première présentation publique. Narcissa, si tu veux aller le chercher, tous sont impatients de le rencontrer

Au retour de la maîtresse de maison tenant emmitouflé le nouveau-né, des cris béats d'admirations s'échappent des invités, plutôt des invitées, les hommes restant toujours très stoïques devant ce genre d'événements. Surtout l'homme en noir installé le plus loin possible de l'assemblée. Bien qu'au courant de l'existence de cet enfant avant tout le monde,- et pour cause - il ne semble pas intéressé pour ne serait-ce que l'apercevoir. Jusqu'à ce que le père - officiel - réclame à grands cris sa présence. Ayant quand même un minimum de politesse, l'individu en question sort de sa cachette et s'approche de la famille tout sourire.

- Severus, enfin te voilà. Que pense-tu de mon fils? - fait Lucius en lui enserrant les épaules pour l'attirer vers l'enfant.

- Il te ressemble comme deux gouttes d'eaux, mon cher ami

- Oui n'est-ce pas?

- Ses cheveux sont plus foncés que ceux de Draco, mais à part ça…

- Les cheveux changent après quelques mois Drusilla, tu devrais le savoir

- Severus, depuis quand es-tu spécialiste des nourrissons? Ce sont les yeux qui changent de couleur, pas les cheveux

- Allons, cessez ces querelles! Severus, tu veux bien le tenir?

- Non merci Lucius. Comme le disais notre chère amie Drusilla, je ne suis pas spécialiste des bébés

- Mais j'ai une annonce à faire

- Fais ton annonce Lucius, mais tu n'as pas besoin pour ça que je joue les nounous décérébrées

- Je veux que tu sois le parrain Severus, mon vieil ami

- Ahaha

- Je…qu'y a-t-il de si drôle? D'ailleurs je ne t'ai jamais entendu rire auparavant!

- Lucius… tu ne peux sérieusement pas vouloir me nommer parrain?

- Si je l'annonce devant tout le monde, c'est que je ne fais pas que l'envisager mais l'ai décidé tout simplement

- Je refuse

- Pourquoi?

- Ce n'est pas un rôle que je peux endosser

- Tu es mon plus vieil ami, j'ai confiance en toi

- Tu as tord

- Severus, vois cette demande pour ce qu'elle est: une simple preuve de confiance et d'amitié. Nous n'allons pas mourir demain Narcissa et moi et te léguer l'enfant à élever, rassure-toi! Si notre mort arrivait prématurément, c'est Draco qui élèverait son frère, pas toi. Ne prends donc que la dimension honorifique du titre, mon ami

- Toujours non. Je te prierais de ne pas insister et de désigner un autre candidat

- Mais pourquoi à la fin?

- N'insiste pas Lucius! J'ai encore mon libre arbitre et le droit de refuser

- C'est une insulte à mon honneur, mon amitié et mon nom! On ne refuse pas une demande de Lucius Malfoy! On ne repousse pas ses preuves de considération comme de vulgaires mouches!

- Si tu continues à m'agacer, je vais sortir de mes gonds et tu pourrais le regretter

- Parce que tu me menaces maintenant? Je te conseille d'excuser ton manque de discernement et de revenir sur tes paroles, c'est ma dernière offre!

- Je ne peux pas être le parrain de cet enfant Lucius!

- Et pourquoi je te prie?

- Parce que j'en suis déjà le père!

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Non! il l'a dit! devant toute une assemblée en plus! Vous en pensez quoi? que va-t-il se passer maintenant que le mari et la bonne société sont au courant?

Merci de chacun de vos passages et messages. à bientôt